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dimanche, 17 février 2008

Georges W. Sarkozi

Le nouveau Mal de la République, que notre mâle présidentiel se met en devoir de pourfendre, est l’athéisme. C’est que notre Nonos (NS) a une terrible peur du vide : le monde sans dieux, comme sa jugeotte à la hauteur de ses talons. Il vaut mieux parler du vide que du plein qui manque !

jeudi, 14 février 2008

L'angoisse sur écran

La première des choses que j'ai pensée du monde est que le monde est à l’image de la perception que j'en avais, perception essentiellement gouvernée par le bon, l’avenant, le commensal, le consensuel. Niet ! Là, c’est un véritable plantage. D’abord les gens ne sont pas plus intelligents que moi (sinon quelques-uns qui utilisent la leur en image) et ensuite ils font de cette intelligence un tout autre emploi que le mien. Tout faux ! J’ai au plus profond de moi pensé que les problèmes vitaux que nous (comme ensemble « humain ») pouvions rencontrer ne demandaient dans leur résolution qu’un tantinet de jugeotte, un semblant de forme et un rien de poétique. Pète à ton cul, bonhomme : il ne s’agit, pour ce que je suis bien obligé d’admettre ce que l’on nomme l’être humain, à part quelques artistes infinitésimaux quant à la quantité relative, qu’une sorte de démerde fantaisiste dont on peut légitimement se poser la question du fondement, de la finitude (le but) et des moyens (le comment).

Aussi, las de cette manière de voir ou, peut-être, dissolu à cette manière de faire, je me suis penché sur les modalités. Ici, comment l’avouer ?, je n’ai pas plus davantage reçu d’encouragement à perdurer ma vie : la sexualité est une merdouille, la nourriture un consommé commercial et l’activité inhérente à tout être vivant un « travail ».

Parce qu’il ne SENT pas qu’il pense, l’être humain CROIT qu’il est autre chose qu’un simple être parmi d’autre. C’est précisément ici sa tare. La tare humaine est de penser qu’il est autre chose qu’un animal du fait qu’il pense qu’il pense sans s’en rendre compte. Enfin… il s’en est rendu compte sous la forme de l’Économie, ce qui est équivalent, finalement, je veux dire qu’il achète.

L’être humain consiste en l’image. Il lui arrive parfois de réaliser une de ces images, mais cela ne correspond que rarement à ce à quoi il s’attendait en réalisant cette image. Et il ne s’est JAMAIS penché sur ce fait de la correspondance entre l’image qu’il a d’une chose et sa réalisation ; je parle précisément de cette différence dont il fait une image, une inconsistance qu’il ne cherche pas même à réaliser et surtout pour ce qui regarde des conséquences de la réalisation de cette image..

S’il pouvait y avoir un sujet au plus haut précieux qui puit l’intéresser, l'engrosser, c’est bien celui-ci : quel est le processus de l’image ? Mais non, il préfère en rester à la seule image pour le plaisir de ne se réaliser pas ou sans conséquence.

Ainsi l’essentiel de son énergie est-elle consacrée au travail, la majeure partie de ses transports le sont au travail, sa reproduction même ne dévie pas de la notion de travail de la femme ou de son enfant en bas-âge, sa respiration, son sommeil, ses rêves cauchemardeux ou de fins de mois, ses bains rapides, sa bouffe rancie ou insipide, ses logements clapiéresques, etc., tout cela est consacré au travail au même titre que cette étrange satisfaction qu’il se permet d’octroyer à la sexualité qu’il confère à son existence. Et ce p… de travail d’avarier la planète, la vie sociale, l'amour, la connaissance du monde.

Alors qu’il est le seul animal sur cette planète (le présomptueux s’imagine pouvoir aller ailleurs ! quelle bourre !) à RÉFLÉCHIR sa pensée sur elle-même, il est le plus crétin des animaux qui peuplent cette même planète, la réduisant à ce mode de penser délétère, l’asphixiant, la polluant pour des millénaires, l’engrossant de ses pesticides, insecticides, herbicides et engrais indigérables, par la réalisation d’une PENSÉE mise HORS d’elle-même, du monde « réel », dans lequel pourtant elle est, se manifeste et se réalise.

Lorsque je regarde les débuts historiques humains, la pensée grecque ou romaine par exemple, je suis interrogé par son pur fonctionnement analogique comme mode simplifié de résorption de son angoisse devant laquelle cet être humain fuit sans cesse. Les formes du ciel devaient trouver une réalité humaine : il a inventé les constellations … et les légendes qui lui confèrent cette étrange réalité. Ce mode de pensée ne comprenait pas les aléas de la vie qu’il les transforme encore en « avanies » ou en « malheur » ou en « dieux » inventant par là-même le pharmacos propre à conspuer ce gênant du temps qui passe à travers une image du tangible : son angoisse !

De fait, il n’a jamais rien voulu d'un savoir relatif à son angoisse de vivre, jamais. Oui, certes, il y a eu des Freud, des Reich, des Ferenzi, mais cela lui échappe pour la plus grande part, car pour comprendre la solution qu’ont apporté à l’angoisse ces personnes, il faut s’être d’abord posé la question du questionnement sur lequel ces êtres se sont penchés. Ce n’est certes pas la télévision qui va permettre ce genre de (pré)disposition. Et il regarde pourtant avec une attention soutenue cette télévison précisément pour ne pas RÉFLÉCHIR cette angoisse en lui, même avec du vin.
C’est que le vin qu’il produit pour de ci vastes pensées est peu à même de lui procurer ce genre de vastitudes.

Peu à même de s’arrêter pour se regarder, le nez dans le guidon du paiement de son loyer, et du reste, bref… je me demande bien ce que peut être l’avenir d’un tel animal sinon qu’une mort à laquelle il est pourtant destinée. Mais lui qui se devait de soulager le mortifère de la sienne est en train de la plomber pour l’assombrir dans les vapeurs délétères qui soient, qui ont déjà eu lieu sous d’autres formes et qu’il est incapable de RÉALISER autrement, le bougre ! Boudu… ! combien ce public est d’un contentement facile ! Une guerre, un pseudo scandale, une demi-fesse épilée, un beau-parleur, un micro et un haut-parleur et l’affaire est dans l'sac !

mercredi, 13 février 2008

Retournement de la déviation

Une affiche de cinoch, en ce moment, dans les rues, montre un petit garçon face à un grand monstre. Décriptage psychologique : Papa, maman interdisent à leur petit garçon de se toucher ses parties génitales. Le « désir » (en fait : la force irrépringible de la vie encore non-domptée présente dans l’organisme, en mouvement dans le corps de cet enfant) grossit de plus en plus à tel point qu’il ne sait plus quoi en faire et qu’il s’en dissocie, qu’elle devient autre que lui par un rejet vers l’extérieur : elle se présente alors devant lui dans toute sa puissance plus ou moins monstrueuse. L’affiche fait percevoir et espérer qu’il réussit à maîtriser l’affluence de sa génitalité.

Et les gens, eux, qui vont voir ce film, vont voir quelle est la solution adoptée par ce petit garçon pour réussir à dompter cette énergie que leurs parents leur avaient interdite de résoudre par la manière naturelle : de simplement se toucher les organes génitaux et d’en satisfaire le besoin de satisfaction, qui sont une affaire intime, personnelle.

On montre principalement la résolution de ce problème dans la personne d’un petit garçon : c’est que le sexe masculin est, lui (et si on veut !) visible lorsqu’il est en érection : c’est plus facile. Mais il arrive aussi qu’on montre cette solution (en image) du problème de la génitalité chez l’enfant par des grottes, des images sombres et gluantes, etc. Le problème n’en est pour autant jamais résolu, car la solution proposée est extérieure, extériorisée sans plus de relation physique qu’une relation psychique, en image, avec la personnalité.

C’est qu’il est difficile d’admettre, pour de telles personnes, que le seul fait de montrer de telles images montre à la fois A — le problème ; B — la manière de le résoudre qui est à l’image de cette image (c’est-à-dire impossible de cette manière !) ; C — le désir que l’on a à la fois de le résoudre et de ne pas le résoudre (et comment donc, puisqu’on a séparé la racine devenue problème de ses feuilles ?) et D — la satisfaction que l’on a de le voir perdurer, puisque c’est ce mode de vie qui vous permet, maintenant, de retirer de cette manière encore de la satisfaction de la vie (en tenant éloignés le problème et sa solution pratique, radicale). On est pas sorti de l’auberge, les garcs, pas sortis du tout.

J’ai nommé l’ensemble de ces quatre éléments indissossiables une « préoccupation », je veux dire que, dès qu’un et un seul des éléments précités, précisément, de ce problème (la satisfaction génitale interdite au cours de la prime enfance et plus tard) est effleuré, c’est l’ensemble qui se manifeste et obnubile l’ensemble de la personnalité.

L’être qui a réussi le plus à se civiliser est celui qui a réussi à mieux montrer que ce problème ne le préoccupe en aucune manière (y’a qu’à regarder sa cravatte ou la manière qu’il a adopter d'emberlificoter les gens). Et celui qui aura le plus de succès sera celui qui, non seulement, réussira à démontrer que c’est là le moindre de ses soucis, mais encore qu’il peut vous apprendre à en faire le moindre des soucis pour vous, c’est-à-dire à vous faire miroiter que sa méthode (et il en existe un grand nombre, plus ou moins populistes) est la meilleure pour vous : vous n’avez, finalement, que l’embarras du choix, mais élisez bien !

Car réussir avec grand succès, vous-même, à faire une moindre de vos préoccupations de ce problème, vous devenez par là-même un meneur, une vedette, célèbre ! Il y aurait d’ailleurs de quoi en faire un film avec des images montrant des gros trucs sortant de l’eau, plus ou moins succeptible d’être votre « ami », par exemple, ou une balade bien angoissante dans une caverne humide, au plus proche de vous faire bouffer par un « alien ».

jeudi, 07 février 2008

Logique de l'affaibli

Les temps changent, c’est long, mais ça change : au Congrès sur le suicide qui se passe je ne sais où en ce moment en France, un psychiatre de renom a affirmé que l’alcoolisme pouvait fort bien être considéré, non pas comme une méthode lente de suicide, mais au contraire : comme une manière de NE PAS se suicider. Ça évolue tout ça, ça évolue !

En fait, c’est déjà commencer à admettre que pour supporter le contexte social dans lequel ils vivent, des individus éprouvent le besoin de boire, de s’en séparer par les effets de l’alcool. Bon… on va dire qu’ils sont faibles ! C’est pas si sûr. Sans vouloir dire que toutes les personnes qui boivent sont fortes, l’expérience que j’ai de cette société est que justement elle déteste les individus « forts », je ne veux pas dire « qui font usage de la force physique » je veux dire « qui supporte fortement de fortes émotions pour en jouir ». Dans ce contexte, je ne parle pas non plus de la souffrance, mais du plaisir et, dans ce contexte, par exemple, la relation sado-maso est faible.

J’ai émis il y a un temps l’adage : « L’humanité sera heureuse le jour où le plaisir aura cessé de faire souffrir ». Car c’est précisément l’incapacité à « supporter » le plaisir qui donne aux gens le désir de le faire souffrir, ce plaisir de vivre. Cette société admet les individus qui soulèvent de fortes émotions quand elle peut trouver un moyen de s’en séparer, trouver moyen de poser un écran « social » entre le soulèvement de l’émotion et l’émotion soulevée. L’émotion étant indispensable à la vie, au vivant, cette société soulève des émotions mais comme « mortes », comme exsangues de vitalité, des émotions dont la vitalité a été purifiée de sorte à pouvoir être admises par elle. « Tout ce qui était directement vécu s’est changé en représentation ».

Cette société considèrera donc comme vertu l’usage de la force physique, l’irrespect de l’autre, forces qui soulèvent des émotions sado-maso ou de victimes face à une perversité, des plaisir-angoisse. L’orgasme, qui est la FORCE de la nature se manifestant, est réduit à une éjaculation et un cri resté coincé dans une gorge ; et nous voyons ici la réalité de la liberté donnée à cette émotion, ce mouvement du vivant, liberté et mouvement qui se retrouvent partout ailleurs dans le monde humain, les relations sociales qu’il entretient avec lui-même, ces enfants en bas-âge, par exemple, SANGLÉS dans des poussettes et qui se tortillent comme des fadas pour se sortir de cette contrainte à la vie. Le pouvoir d’identification de leurs éducateurs (mère, père, etc.) est dans un tel abîme qu’il ne perçoit pas la souffrance de cet enfant, ne la comprend pas afin d’y trouver le remède adéquat à la vie en lui donnant libre cours et de trouver les moyens pratiques pour que ce « libre-cours » (je n’ai pas dit « licence », j’ai dit « libre-cours ») puisse se réaliser.

On a admis que la maltraitance à l’enfance se répercute sur sa vie adulte et que si la majeure partie des maltraités reste soumise à l’état des choses, pour lui laisser toute licence, elle va s’identifier à ces individus qui, eux, ont refusé la soumission et se sont « révoltés », qui ont refusé de se soumettre ; soumission dont ils sont incapables de se défaire par eux-mêmes. Bien sûr ce système est nécessaire pour que la maltraitance disparaisse par un jeu de balance entre deux extrêmes. Mais aujourd’hui on a perçu cette relation entre la maltraitance à l’enfance (ce genre de sanglage qui ressemble fort à l’emmaillotement des temps plus ancien, les meurtrissures d’ordre directement sexuel, etc.) et le comportement de cette personne arrivée à l’âge adulte. Mais non, on continue… On a fait la relation entre l’esprit « guerrier » d’un peuple et la maltraitance que subissent les enfants de ce peuple et notamment l’emmaillotement et le désir de se battre : une fois acquis la FORCE PHYSIQUE pour le faire, pour pouvoir affirmer son désaccord à la restriction qu’on apporte à sa vie (ne serait-ce que comme souvenir somatisé), on se met en « droit » de pouvoir manifester cette force ; et l’organisation sociale d’un tel complexe permet ce genre de chose, bien sûr.

La société va SE trouver des héros militaro-policiers, athlétiques, politiques, chacun dans son genre donnant à ce peuple la possibilité de rêver à un solutionnement de son problème : la vie vivante sans la maltraitance qu’elle a dû subir en bas-âge. Mais le moyen utilisé, la représentation du problème sans solution pratique et immédiate, n’est pas le bon.

Et pour celui, donc, qui n’a pas subi profondément ce genre de maltraitance, il est amené à vivre dans un contexte social dans lequel il est d’abord assez libre (puisqu’il ne conçoit pas l’entendement nécessaire à la compréhension de ce qu’il trouve évident et naturel) ; il en vient ensuite à trouver des sources de plaisir (musique, écriture, peinture, ouvrage) qui commencent à dénoter dans ce contexte par l’expression d’une liberté (pas une « licence ») ; on continura par trouver une manière de l’enfermer quelque part ; il commencera à être abasourdi ; il va mettre dix, trente ans pour tenter de comprendre ce qu’il se passe ; pour cela, pour se séparer du contexte social, il boira parce qu’il aura constaté que l’usage d’autres drogues ne permet pas de ne pas s’embrouiller dans cette affaire ; et finalement, quand il aura compris que cette société est véritablement effrayée par la vie vivante, il se demandera bien ce qu’il lui reste à y faire.

Pour aussi beau que soit le monde, il ne peut donner que ce qu’il a et on ne peut lui reprocher la misère humaine. C’est l’humain qui est responsable de sa propre misère, de la misère humaine, et nul autre que lui, partout sur cette planète. Il serait temps qu’il s’en rende compte. L’être doté par excellence du pouvoir planétaire d’adaptation est démuni face à lui-même tout simplement parce que le contexte social qu’il a créé, et donc il est l’émanation par la succession des temps, refuse d’admettre que, entre autres, ce « pouvoir d’adaptation », c’est la vie, une manifestation du vivant vivant.

lundi, 04 février 2008

L’impudeur de l’impublicité

En demandant au procureur de la République de Paris une dérogation pour ne pas avoir à publier les bans de leur mariage, nos épousés présidentiels en on fait un SECRET d’État : nul ne pouvait en connaître la réalisation avant son effectivité.

Vous comprenez ? Il ne s’agit pas d’être procédurier mais de préciser que les procédures CIVILES ont une raison SOCIALE d’être, que ces procédures ont été instituées par la vie civile pour des raisons de certification sociale, d’acceptation par la société de la réalité d’un tel fait : le mariage.

Or, ce mariage est resté SECRET malgré son absolue nécessité de publicité puisque l’épousée prend cette étrange fonction de « Épouse du président de la République ». Je veux dire malgré le fait qu’il ne peut être que publique, puisque l’épousée prend cette étrange fonction de « Femme du président de la République », les administrés de la République n’en n’ont pas eu vent à travers la publication des bans d’une part et se sont trouvés devant le fait accompli d’autre part. C’est une méthode qu’on commence à reconnaître, j’espère.

Ce mariage aurait tout aussi bien eu lieu normalement, à l’Élysée (puisque c’est un lieu public) avec les invités désirés (puisque c’est la prérogative des époux) et après la publication des bans (puisque c’est ainsi que cela doit se passer lorsqu’on ne se sent pas au-dessus des lois et qu’on n’est pas dépourvu des moyens de les outrepasser). Mais la complication qui règne dans la tête des personnages en question est telle, que les choses les plus simples y prennent une tournure absurde.

La publication des bans a pour objet de laisser la possibilité à quiconque de s’opposer au mariage d’une part et d’autre part, par la réalisation de ce mariage, de souligner que nul ne s’y est opposé, c’est-à-dire qu’il n’a été désapprouvé par personne. La non-publication des bans, dans le cas de ce « mariage » est, soit-disant, basée sur une certaine pudeur tandis que l’épousée se montre dénudée dans des revues disponibles gratuitement, etc. Qu’elle ait eu une vie privée, cela ne me regarde pas. De même que notre président. Mais il s’agit ici de vie publique, c’est-à-dire du respect des normes, des lois, des us et des coutumes par le représentant de ces normes, lois, us et coutumes.

C’est quoi exactement la nature du pouvoir d’un président, chez nous ? C’est bien selon des lois, des normes, etc. qu’il en a été doté, non ? On aurait, au moins, désiré d’un tel personnage qu’il se hisse à la hauteur de sa charge mais il rabaisse tout à sa propre hauteur ; et s’il porte des chaussures compensées, c’est pour mieux la piétiner en regardant ailleurs.

Lorsque le Président du Conseil constitutionnel lui fait une remarque d’ordre « protocolaire » ("À partir du moment où vous avez reçu une mission du peuple, quelle que soit cette mission, il y a une certaine tenue à avoir"), on répond : "Le président du Conseil constitutionnel doit être à l'abri de tout soupçon de partialité. Il n'avait pas à dire ce qu'il a dit". Laissez-moi rire ! Quelle tristesse.

Ainsi disposé il s’agit davantage ici d’un ARRANGEMENT qu’autre chose, d’un rossignol comme on dit dans notre milieu. Cette complication n’en a pas terminé de se manifester, croyez-moi, ni de nous en remettre dans le dos, ni par devant, ni par derrière, et surtout pas du plus équitable. On continuera par la « Révision de la Constitution », par exemple, puis le Traité de Lisbonne… on verra pour le reste plus tard !

—oOo—

Tient, par exemple : parlons de la loi de 1905 sur la position de l'État vis-à-vis des religions, qui précise dans son article premier : « La République assure la liberté de conscience » ; ce qui devient dans la bouche de Michèle Aliot-Marie, ministre de l’Intérieur : « Je dois assurer la liberté de croyance de tous » (LeParisien du 4/02/08, page 16). Pour ces gens la conscience c’est la croyance : tout est dit ! On va donc alléger les contraintes établies pour la protection des personnes contre les « sectes » (ces sections éparses carrément tenaces d’endoctrinement) et démanteler le service gouvernemental chargé de l’affaire. On verra bientôt ces punaises vous demander devant les tribunaux réparation pour les avoir traitées d’aberration affective. Vous vous souvenez ? Le 30 août 2004 de la « rencontre » de NS (Nénesse) et de Tom Cruze.

La définition de la laïcité par un curé ne laisse jamais de rester équivoque : c'est donner à Nénesse la laisse pour éviter de se faire battre.

Nous sommes, et j’en suis particulièrement fière, le pays le plus athée de la planète et pas des moindres. C’est une des principales raisons pour laquelle les peuples différents, et notamment les États-uniens, nous comprennent si peu. Un invité de ce pays pensait que j’étais « communiste » parce que je suis particulièrement athée. Je n’ai rien ergoté sur le terme « communiste », mais ils sont sérieusement à la traîne, tout de même, aussi pour cela. Il ne faut pas oublié qu’une des principales raisons de l’accession au pouvoir de Hitler est qu’il s’est présenté, lui-même, comme un rempart au « communisme » dont la manifestation la plus abstrusément délirante se retrouvait dans la personne de Staline.

Ce n’est que beaucoup plus tard que ces politicards auparavant effrayés par un « communisme » issu de leur fantaisie (dont il percevait cependant un danger certain pour la société « libérale ») se sont aperçus de l’erreur… mais c’était déjà bien tard : le nettoyage des « communistes » avait commencé depuis un moment — dès le début, en fait, en 1933 — et ça sentait le roussi des chairs brûlées, le sang qui giclait des torturés, les expériences sur la ténacité humaine, la révolte, la soumission. Tout un chacun était traité comme de la vermine communiste et l’Occident en était content : « Ouf, un rempart ! ».

D’ailleurs, en politique, il n’y a pas d’erreur, même quand il s’agit de millions de gens, il y a juste une « légitimité » plus ou moins évidente, sans plus, qu’ils se reconnaissent entre-eux. « Responsable mais pas coupable ».

On va donc revoir émerger des fosses de basses-cours de la pensée malade, les obscures méthodes d’endoctrinement qui vous mèneront, le cœur beaucoup plus gai au « Travailler plus », la légitimisation d’une sexualité directement tranchée dans le vif avec une justification d’ordre « cultuelle », la séparation des sexes et une police spéciale pour les récalcitrants. Il y a encore trop pour ces curetons dans ce pays, zut !

Le problème est que le procédé va être discret car la majeure partie de ceux qui seraient ici et là pour nous informer, en font parti, car pour eux il ne s'agit QUE d'une polémique, sans plus.

samedi, 02 février 2008

Des uns et des sens

On nous montrait comme des pervers-pépères les ceux-ce qui, sous le manteau, proposaient des photos osées. La plupart étaient des trucages de clichés pour aguicher le chalan. Et parfois il s'agissait des épouses des personnages politiques afin de les ridiculiser, les discréditer, etc.

Avec le mariage dernier présidentiel, tandis qu'un publicitaire est poursuivi pour l'usage "sage" d'une image, nous pouvons trouver l'épousée dans des revues avec des poses lascives en étant dénudée, vous foudrayant du regard pour mieux vous séduire, comme dans les dernières pages du dernier n° de Sports, par exemple.

Ce qu'un pornographe aurait hésité à utiliser pour attirer l'argent des poches vers les siennes, aujourd'hui ce projet est corrompu à la base de ses démarches. Resterait, peut-être, d'être plus crue encore, pourquoi pas ? Ce ne serait pas là seulement persévérer dans le même sens, mais nous montrer ce que le passé a déjà donné d'un des sens au présent.

vendredi, 01 février 2008

Le consom-spectateur

Selon Marie Grenier-Pezé, docteur en psychologie et psychanalyste, in Message n°620 de janvier 2008,page 11, à propos du harcèlement du patron sur les personnes qu’il emploie dans un travail, « la violence faite à autrui s’est banalisée et s’énonce cyniquement comme nécessaire (…) 90% des harcelés ont laissé faire un harcèlement sur quelqu’un d’autre dans les six mois précédents. » Autrement dit : ne pas s’être imposé CONTRE un harcèlement vous montre et vous fait montrer à un patron que vous êtes suffisamment faible pour qu'il puisse vous en demander plus fort.

Ou bien : faire le mort face à une injustice, non seulement dénonce votre peu de vitalité à protéger LA vitalité (et entre autre la vôtre) mais revient aussi à ne rien dire sur sa propre condamnation à mort, six mois plus tard. Ou encore : ne pas s’opposer à un harcèlement dont on a connaissance, pour des raisons multiples et quelqu’elles soient, induit au moins DEUX morts : celle qui se présente devant vous et la votre dans six mois.

Ayons le courage de lire le livre de Marie-France Hirigoyen : Le harcèlement moral (Pocket). Il ne s’agit pas seulement d’un acte de courage individuel, mais de se permettre de comprendre pourquoi un patron ou un de ses sous-fifres attend de vous que vous soyez soumis à ses exigences qu’il dégage sous la forme de celles qu’exige le travail. On n’est pas obligatoirement malade d’être patron, mais alors on ne harcèle pas ! Et ce n’est pas obligatoirement un patron qui harcèle, mais un sous-fifre, encore qu’il en est responsable.

Le harcèlement est un contexte comprenant au moins trois personnes : un pervers, une victime et un voyeur ; s’il y a plus de trois personnes, c’est généralement le nombre de spectateurs qui augmente et qui se comportent dans la vie comme devant leur téléviseur, en passif, en consom-spectateur.

jeudi, 31 janvier 2008

Cette satanée société adore la violence

L’interdiction du Mosento810 s’est faite au prix d’un « échange » : la communauté scientifique s’est vu dotée d’un budget additionnel de 45 millions d’euros pour l’étude des plantes transgéniques.

Et cette communauté attend de la prochaine loi sur la réglementation de telles plantes (c’est-à-dire leur protection) une plus grande sévérité à l’égard de ceux qui manifesteront trop impétueusement leur désaccord sur cette forme de transformation du vivant.

Car il faudra toujours et encore en faire la culture en plein champ, de toutes les façons. (Le Figaro du 19-20 janvier 2008, page 14).

Et pourtant, nul n’est besoin de ce genre de transformation du vivant puisqu’on peut lire dans le Monde du 19 janvier page 7, de la même année qu’un maïs enrichi en vitamine A a été mis au point sans le recours à la transgénèse, selon les moyens du simple croisement statistique habituel. Quelle obstination !

On a préféré investir dans le nucléaire pour ne pas investir dans ce qu’on nomme « énergies douces », on préfère investir dans le transgène car on veut ignorer d’autres moyens de parvenir à d’autres manières de gagner moins violement de l’argent. Cette satanée société adore la violence.

mercredi, 30 janvier 2008

Le fil de la trame de la SG

En conclusion d’une petite enquête, je peux imaginer ceci :

— Dispute au Conseil d’administration de la SG : le Conseiller Robert A. Day met sur le marché boursier 85,7 millions d’euros d’action qu’il possède sur la SG et commande à la Robert A. Day Fondation et la Kelly Day Fondation de mettre en vente respectivement pour 8,63 millions d’euros et 959066 euros d’actions de la SG (Métro de mardi 29/01/08 p. 2). Je n’ai pas réussi à savoir la part que cette somme représente en fonction de la capitalisation de la SG.
— La SG plonge de 22% sur les marchés dans la journée qui suit, le 9 janvier 2008.
— Le reste du Conseil d’administration de la SG se voit pris à la gorge : en sus de ces pertes, un contrôle de routine pour reconnaître sa solvabilité englobe aussi les courtages en cours. Ce Conseil s’aperçoit que cette solvabilité est en péril du fait des sommes mises sur le marché (si la vente avait eu lieu AVANT le 9 janvier, avant que le Conseiller Day mette sur le marché une part importante de la richesse de la SG, ce qui lui donne sa réelle solvabilité, sa capitalisation, ou un peu après la descente, c’est-à-dire la remonté générale des cours, le gain eût été POSITIF).
— Le Conseil décide de vendre les courtages en prise pour ne pas mettre davantage la solvabilité de la SG en danger RÉEL. Seulement cela doit être dissimulé car la confiance en la SG serait alors elle AUSSI mise en péril. On décide de mettre en accusation un trader ; et au début, c’est tout timide.
— Il arrive que l’ensemble de la trame apparaît à tous, en désordre. La mise en vente de ces acquis de courtage fait plonger l’ensemble du marché, ce qui augmente encore plus les pertes.La Banque états-unienne sauve la mise en descendant son taux d’argent. Le reste on connaît.

En fait, un individu met sur le marché sa participation dans une grande banque. Cette participation est assez gigantesque (en tout quelques 95 millions d’euros ! mais… d’où vient tout cet argent, punaise ??? Comment l’a-t-il acquis ?). Ce acte issu d’un seul individu met en péril l’ensemble d’une banque. Pour le cacher, lui, son action et ses conséquences, c’est un clampin qu’on accuse de malversation alors qu’il est payé pour être malveillant, pour gagner de l’argent virtuel.

mardi, 29 janvier 2008

Pas Carrément Bon

Il est interdit, par arrêté préfectoral de manger du poisson et des anguilles de la Seine, celle-ci étant trop polluée par des PCB (polychlorobiphényle), ce qui rend ceux-là immangeables.

Non pas pour nous protéger d’une contamination, non ! Car 58% de nos enfants et 20% de nos adultes sont déjà contaminés et dépassent les doses journalières d’absorption. « Pour protéger les consommateurs, il faudrait abaisser les seuils de concentration en PCB dans les aliments à des niveaux tels qu’on serait obligé d’interdire la commercialisation de 40% des poissons d’eau de mer et presqu’autant les viandes… Faute de mieux, on s’oriente vers des doses admissibles en fonction des catégories spécifiques : enfants, adultes mâles, femmes en âge de procréer… » (60 millions de consommateurs de février 2008, page 23.) Pareil pour les minima du nucléaire, de la pollution par hydrocarbure, pour les pesticides, les gaz d’échappement des bagnoles, les insecticides, les trucs, les machins, les bidules, la pollution en règle générale, les risques bancaires et le reste, le temps de travail, pourquoi pas !

D’ailleurs, si on ne cure plus ni les canaux ni les rivières c’est à cause de la dose que contient la vase en métaux lourds, résidus de pneumatiques (une bagnole-mobile a 4 pneus et il y a 48 millions de bagnole-mobile en France ; un pneu fait environ 100 000 Km. Ça s’use et la gomme s’en va dans les rivières à chaque pluie), les hydrocarbures (les huiles, le gas-oil, etc.) et les produits chimiques divers agricoles ou industriels qui forme notre civilisation, c’est que lors de ce curage, le nuage que cette vase formerait dans l’eau tuerait toute vie, sauf celle qui résiste à de telles agressions, évidemment.

Il y a 400 millions de tonnes de cette substance PCB disséminés dans notre environnement. Elle ne se dégrade presque pas (c’est pour ses propriétés de stabilité qu’elle intéressait l’industrie), elle est liposoluble et se concentre dans les graisses. Troubles neurologiques, métaboliques, reproductifs et immunodépresseurs. « Certains PCB sont mutagènes et l’ensemble de ces toxiques est classé “ probablement cancérigène pour l’homme “. »

C’est amusant : en cas de pénurie alimentaire, ce coup-ci, ce sera les plus débrouillards qui crèveront d’abord !

dimanche, 20 janvier 2008

Le grossier du parcimonieux

Page 9 du Monde du 19 janvier 2008, une demi-page consacrée à de la pub pour des tires : « Meilleurs vœux pour l’environnement », c’est le titre de la pub. Alors, alors…

Une bagnole que cette pub vante produit en gros, selon des critères autogérés bien évidemment, 125g de CO2 au km. Intéressant pour l’environnement ? Une telle bagnole qui va à 90 km/h a produit plus de 11 kg de CO2 en UNE heure ; plus de 16 kg si elle va à 130 km/h. Il s’agit, bien évidemment, de voitures modernes sur lesquelles le constructeur a porté une attention sourcillieuse sur ce point, au point qu’il vante et s’en vante.

Ces bagnoles se sont vues décerner le « bonus écologique gouvernemental ». Il y avait effectivement de quoi en faire une demi-page. 48 millions de bagnoles en France qui parcourent, à 95% pour le transport d’une seule personne qui tient les gouvernes de cette petite boîte à roues et à volant, qui pue, environ 150 000 km par an.

Les excès du parasite ou le parasite de l'excès

Je ne sais comment dire. Il s’agit des OGM dont il est affirmé qu’ils minimisent l’usage de certains poisons chimiquement élaborés par l’humain pour les prémunir des insectes, des champignons et le reste.

J’ai un tout petit bout de terre (1m x 6m) et je plante des bulbes, des herbes, des trucs qui m’amusent. J’aime voir la croissance des plantes, leur floraison, leur fructification et leur déclin. Bon : chacun ses goûts.

Mais je vais relater une expérience que je trouve éclairante. J’adore la fleur de la capucine : ça a goût à poivre et c’est sucré. Je plante de la capucine de graines qu’une amie m’a refilées. Ça pousse pépère. Mais, à mon goût, ça ne pousse pas assez vite. Alors j’arrose copieusement.

Et un matin, je vois que ma capucine, bien gonflée d’eau, est envahi par des pucerons communs. Zut ! Je commence à les enlever à la main. Mais, les jours passant, l’ouvrage devient impressionnant ; et puis on a l’impression d’être dépassé.

J’avais lu un truc d’un Danois qui disait que la plante a une relation organique avec son environnement ; c’est-à-dire que ce que l’on nomme « maladie » chez la plante est une manière d’échange entre deux « trop », deux éléments qui sont en excédent, dont l’un pourvoie et l’autre dilapide. Et je me suis demandé si je n’arrosais pas « trop » ma plante.

Aussi, j’ai cessé de l’arroser, émettant l’hypothèse que l’eau du ciel lui suffirait. Deux semaines plus tard, elle était bien plus « maigrichonne » mais bien plus robuste, aussi. Et les pucerons avaient diminué en nombre d’au moins 75%. J’ai donc pensé que ces petites insectes profitaient de l’excédent de sève de la plante, excédent dont j’étais responsable par un arrosage excessif.

Je n’ai pas eu moins de fleurs car la plante était diminuée par les pucerons qui étaient présent sur les tiges à fleurs. J’ai eu le nombre de fleurs que ma plante m’a donné. Aurais-je utilisé un produit destiné à me débarrasser des insectes que ces fleurs auraient eu un drôle de goût : impensable, donc d’en utiliser.

Et puis j’ai lu chez Bourguignon que les engrais, en fait, « gonflent » la plante comme une baudruche mais n’apportent rien de plus que cette transformation gonflante. C’est comme de la poudre de talc dans la farine : le poids et le volume augmentent, certes, mais le pouvoir nutritif (ce à quoi la plante est destinée, finalement) n’est en rien modifié, sinon même diminué. Si je suppose que ce gonflement correspond à mon excès d’eau, il est normal donc que des insectes et des champignons se mettent à « profiter » de ces excès. Les « mauvaises » herbes (qui sont chez elles là où elles poussent, finalement !) profitent de même des excès humains.

L’usage des insecticides et des pesticides et des fongicides et des herbicides demandent donc une réflexion, indispensable, avant d’être utilisés : ceux sont là des POISONS, non pas seulement pour les insectes, herbes et champignons, mais à un ensemble dont les insectes, herbes et champignons sont une partie dans la relation plante/environnement. En fait, ces insectes, etc., sont là pour indiquer à l’humain intelligent un déséquilibre (par rapport à la destination que cet humain attend de SON usage de la plante) d’avec l’environnement de la plante et, plutôt, qu’augmenter ce déséquilibre, il serait plus judicieux de le comprendre et de l’utiliser à nos fins : pas de DÉTRUIRE l’environnement de la plante, bien sûr.

Cette réflexion, nul ne pourra l’entreprendre s’il n’est déterminé à botter le commerce chimique du pays de la vitalité. On en est loin, ne nous en faisons pas ! On a le temps de crever, du simple fait que le parasite meurt de ses excès sur le parasité : on le sait, on l’a étudié, répertorié, classé ; mais cela s’adresse aux autres animaux, pas à nous… ainsi que le raconte cette petite histoire : Un scorpion désire traverser un cours d’eau. Il va voir la grenouille. La grenouille est méfiante, mais le scorpion la rassure : « Si je te pique, tu meurs, et si tu meurs, je me noie ». La grenouille, assurée de cette logique, prend le scorpion sur son dos et se met à traverser le ru. Au mitan du lit, le scorpion la pique. La grenouille : « Mais pourquoi ? ». Le scorpion : « Nul ne peut outrepasser sa nature ». Il a crevé donc de sa bêtise mais en emportant quelqu’un d’autre avec lui.

Bien qu’il ne l’ait jamais été jusqu’au environ de 18ème siècle, si on veut, l’humain est devenu depuis cette époque un parasite : il n’a fait, finalement, qu’augmenter son domaine d’exploitation à la nature ce qu’il s’octroyait gentiment à lui-même. Mais si auparavant son action sur la planète ne posait pas trop de problème, si son sang versé par le fer et le plomb, ne faisait qu’engraisser la terre, aujourd’hui il a porté son exploitation au ROUGE feu.

Peut-être une solution viendra-t-elle quand il aura compris ce qu’est un « parasite » lui-même… peut-être ! Est-il assez humble pour cela ? J’en doute fort. Il ne sait pas ce qu’est l’humilité, sinon que de bigot qui n’a rien à voir avec l’intelligence.

Maxima des minimums

Dans le Figaro du 19-20 janvier 2008, page 18, il y a un article d’un économiste amusant. Dans les extraits, toutes les italiques sont de moi.

Il nous dit que l’OCDE s’est donné « de limiter l’augmentation de la température à un maximum de 2°C (3,6°F) au dessus des températures pré-industrielles ». (…) « Empêcher les températures de s’élever de plus de 2°C nécessiterait des réductions d’émissions draconiennes et immédiates. Pour les pays de l’OCDE, les réductions devraient être inférieurs de 40 à 50% de celles prévues sur douze ans ».

Autrement dit : non seulement les moyens prévus pour atteindre un objectif maximum de 2°C sont insuffisants de 40% à 50%, mais en plus il faudrait 40% à 50% de plus de mesures « draconiennes et immédiates » par rapport à celles PRÉVUES d’être adoptées. C’est-à-dire que non seulement nous restons dans la simple prévision, mais ces prévisions, ces rêves de résolution du problèmes, sont insuffisantes de 40% à 50%.

Il continue plus loin : « Notre objectif de réduction rapide des émissions de CO2 est à la fois inutilement cher et sans grande chance de succès. Au sommet de Rio de 1992, nous avions promis de réduire les émissions avant 2000 et nous avons dépassé l’objectif de 12%. À Kyoto, en 1997, nous avions promis des réductions encore plus radicales d’ici l’an 2010 que nous manquerons de 25%. » Joli travail n’est-il pas ? Ha ! ces politiques quels rigolos ! quels supositoires du Capital, quels incapables ! Ils réalisent, finalement, que ce qu'on leur permet de réaliser, ni plus ni moins et selon la seule manière dont ils sont capables.

C’est que notre économiste nous en donne une raison un peu auparavant : « Même si le consensus politique pouvait être atteint [remarquons qu’il ne s’agit que du consensus POLITIQUE, pas de la résolution du problème planétaire], le coût serait phénoménal : une simulation avance que le coût mondial total tournerait autour de 84 trillions de dollars, alors que les bénéfices économiques ne se monteraient qu’à un septième tout juste de ce montant ». Sacrifions le monde pour 6/7ème de dépenses exemptes de retour sur investissement ! Qu’importe la perte du monde face à une perte économique ! On voit aussi sur quoi se porte l’intérêt d’un tel artiste de l’Économie.

Ce point de vue émanant d’un « groupe de huit économistes renommés dont trois Prix Nobel qui travaillent sur la meilleure manière d’améliorer le bien-être global » (sic !) montre la borne de l’Économie ayant à ce point imprégné les têtes qui refusent à la fois d’admettre qu’il s’agit là du système générateur des nuisances mais aussi son incapacité à résoudre le problème qu’elle génère car elle ne pense qu’en « retour sur investissement » quitte à crever d’une constipation de dollars en décomposition. La solution, donc, du problème de ne pas dépasser de 2°C de réchauffement climatique (ce qui est ÉNORME à notre échelle d’humain) ne réside PAS dans l’Économie ; et pour résoudre ce grave problème demandant en plus 40% à 50% des dispositions draconiennes et immédiates que celles PRÉVUES il faut adopter autre chose qu’un plan de l’OCDE.

Cessons de travailler pour l’Économie est une des meilleures dispositions qui soit. À nous d’en trouver l’organisation, de rendre organique cette disposition adéquate et indispensable !

vendredi, 18 janvier 2008

Le commerce ? : la merdification du monde

C’est pourtant simple, non d’une pipe, le commerce c’est la merdification du monde. Pourquoi ?

Le commerce DOIT vendre : c’est son objectif, sa raison d’être, son existence qui nécessite son auto-existence et son auto-reproduction (aller, je n’y manque pas : sa bagnole-existence et sa bagnole-production). Pour vendre, il doit faire fabriquer des choses À VENDRE. Pour être vendues, ces choses doivent être achetables, c’est-à-dire qu’elles doivent contenir une utilité, un peu comme on est obligé de manger parce qu’on a faim et on a faim parce que l’on vit.

Mais on ne mange que ce qu’on a dans son assiette, c’est-à-dire ce qu’on a trouvé sur le marché des choses à manger, ce que le commerce vous donne à acheter (et oui : donne à acheter) ; à moins d’avoir des circuits différents que ceux de la marchandise — qui produite dans le but d’être de la marchandise et seulement cela (LeDoux produits 43 milliards de poulets tous identiques les uns aux autres au cours d’une année), non pas pour nourrir, mais pour être achetée parce que vous avez tout bonnement faim du fait d’être en vie. Ainsi, le commerce vous fait acheter n’importe quoi du fait que vous avez besoin de vous nourrir, sinon vous avez encore plus faim et parfois vous en mourez. Exactement comme les animaux d’élevage qui ne peuvent manger que ce qu’ils trouvent dans l’auge : PAREIL.

En dehors donc de la nourriture et de quelques autres trucs, on pourrait attendre de la production humaine des choses qui durent car leur renouvellement ne contient pas directement un caractère d’urgence, caractère que contient la marchandise. On pourrait attendre de la production humaine des choses une pérénité dans leur usage.

Or cette utilité qui perdure la vie avec le moindre heurt car « parcimonieuse » du temps, de la matière première et de l’énergie, est la contradiction même du commerce qui doit TOUJOURS et SANS FIN vendre en plus grand nombre. Pour cela il doit faire des choses qui ont l’APPARENCE de l’usage de l’utilité, sinon il ne vendra plus ! Dans ce but « VENDRE », le commerce concevra donc des choses, non pas d’utilité se rencontrant dans un usage, mais d’utilité se rencontrant dans le commerce pour lui-même, des marchandises. Et c’est ce qui se passe. Il s’agit de choses dont doit D’ABORD se débarrasser le commerce sous couvert d’une utilité d’usage et non pas de choses possédant une utilité, un usage utile destinés par leur judicieuse conception à une « économie » du temps, des efforts, des matières.

Nous n’achetons pas un interrupteur, par exemple, nous achetons un interrupteur à venir, car celui qu’on nous vend c’est de la daube : il ne VAUT rien en USAGE, sinon que notre argent pour l’acquérir. Lorsqu’on affirme que la panne est programmée dans l’usage d’une utilité, cela revient à dire que son utilité contient le « prochain » achat de la même chose. Vous saisissez ? Vous n’achetez pas seulement la choses que vous êtes en train d’acheter — et que vous acquerrez pour en avoir l’usage immédiat — mais vous achetez aussi la pérennité du commerce, la même chose à venir (ou une autre approchante) que vous êtes, présentement, OBLIGÉS d’acheter. Il est tout de même étonnant que, doué de la grande expérience de l’usage des choses, on ne crée JAMAIS de choses pérennes. Quand on démonte une chose tombée en panne, on s’aperçoit de la stupidité de la panne et on ne peut que constater que cette panne était, dès l’achat, prévue, qu’il est prévu que vous en achèteriez une autre incessamment !

L’ail rose de Lautrec est brûlé aux racines avant sa mise en vente pour qu’on ne puisse pas le replanter : qu’on ne me parle pas des produits issus de l’ingénierie biologique ici, où le grain récolté est rendu stérile afin de ne pouvoir pas s’en servir comme semence ! Les paysans français, ici en France, sans ingénierie biologique, font de même pour conserver leur prérogatives sur leur produit, tout comme ! pour conserver les prérogatives de leur commerce. Le commerce merdifie le monde.

« Ha mais… de toutes façons, le cœur de l’ail est indigeste », me dit-on. Tu parles, bouffi, dans de telles conditions, comment veux-tu qu’il soit mangeable. Car, c’est une manière de pensée qui envahit le monde : pour se prémunir de quelques pertes de prérogatives de commerce, on pourrit le reste du monde, qui est en proportion égal à ce que ne cache pas un écran de télévision, même grand format, par rapport au milieu où il déverse ses images ! Pour se protéger d’infimes (comparés à l’ensemble du monde) inconvénients, on va merdifier l’ensemble du monde.

Alors on va me dire qu’il faut bien CRÉER du TRAVAIL, une occupation de leur temps aux générations présentes et futures. Si tant est qu'on soit d'accord, d’accord, mais pas du travail destiné au commerce qui merdifie le monde : on en a le résultat devant les yeux dès lors qu’on les sort de l’espace ridiculement (tant dans l’étroitesse de surface que d’esprit que de ce qui y est montré qui corrobore sans fin le commerce) petit d’un écran de télévision que vous serez bientôt obligés de remplacer !

D’ailleurs, chers amis, le travail est toujours lié au commerce, et inversement : le commerce est toujours lié au travail d’un autre.

lundi, 14 janvier 2008

La policité publitique

Submergés par le nombre et la surface, tout le monde connaît la « publicité ». Il s’agit d’un procédé, arrivant selon l’ONU, troisième dans le monde selon le budget qu’on y consacre (après les ventes d’armes et celles des drogues illicites — dans lesquelles ont ne compte pas les « licites, je veux dire). C’est le troisième budget des dépenses de la planète.

La publicité c’est donner une image plus acceptable que d’autres à des produits mis en vente afin qu’ils soient davantage achetés que d’autres. On doit, bien sûr, faire ressortir ce produit, face à d’autres aussi mauvais, pour que l’intérêt de chaque particule composant le public, chacune en son âme et conscience propre, juge opportun d’en faire l’acquisition ; et pour les ceux-ce dont le sens critique est des plus cabossé, sans en avoir spécialement besoin.

D’autre part, ces produits doivent se vendre vite car d’autres suivent qui contiennent plus de « progrès » dedans c’est-à-dire dont l’aspect est plus attrayant idéellement ; et cette idée est que l’humain travaille moins, bien sûr. Mais, on le sait bien, en fait, il ne travaille pas moins quand il acquière de tels produits. La publicité est de rendre attrayant, par n’importe quel moyen (par omission, par pensée et par action) un truc, un chose, un bidule, une babiole, une baliverne. Souvent, dans ces pages que tu lis, cher lecteur, je parle de vin : c’est que pour manger la nourriture que nous propose le marché que la publicité nous fait accepter par la vénération qu’elle en donne, payée, il faut du mauvais vin ; et comme il n’y a plus sur ce marché que des choses (pas de la nourriture, de l’habit, du logement, non : des produits de l’agriculture, de l’industrie du vêtement, du parpaing, des choses) que du mauvais pollué, dé-goûté, aseptisé, etc., de boire du bon vin reviendrait à en faire la critique pratique : de prendre des dispositions pour pouvoir en boire du bon. C’est pour cela que celui que l’on trouve bon ici, est médiocre ailleurs, faute de gaité.

Le progrès consiste aujourd’hui à plus de police dans tout ce que l’on mange, boit, utilise pour se vêtir, pour se loger, pour se distraire : c’est ce qui lui donne sa consistance particulière. Le progrès est nécessaire à la publicité pour faire acquérir des produits du marché de la marchandise, des trucs, choses, bidules, fabriqués essentiellement dans le but précis d’être vendu : dont l’âme ne contient que cette destination qui est une série de transactions dont le dernier sujet est le « consommateur ». Le progrès, lui, est l’adjuvant permettant à la publicité de venter (mettre en vent ou faire du vent avec) tel ou tel aspect d’un truc, bidule, chose afin de justifier à la fois sa propre existence, à la fois l’existence du produit qui contient ce progrès et à la fois ce progrès lui-même, bien sûr. Et ce progrès (je me répète pour qu’on ne l’oublie pas) n’en est un que par rapport au produit lui-même, à sa relation avec d’autres produits similaires, analogues, identiques, c’est une technicité et rien d’autre ; une utilisation diversement ingénieuse appliquée à une chose, un truc, un bidule.

Pour vous montrer que vous êtes vraiment abrutis, la publicité suppose que vous faites de la purée avec des gants de boxe, par exemple, non pas pour tenir l’outil (un presse purée) à l’aide de ces gants (il peut y avoir des petites mains, n’est-ce pas) mais pour écraser les pommes de terre avant même qu’elles ne soient cuites. Il doit s’agir de rubymens, je pense pour savoir de la sorte faire de la purée. Et pourquoi cela, que vous êtes pris pour un abruti ? Pour vous montrer que vous seriez plus intelligent en employant un truc. Déjà je connaissais, au plus prompt, la simple fourchette, sans utiliser de gants de boxe, maintenant il y a un truc qui va me sortir de la connerie dans laquelle me noie la publicité pour me faire acheter son truc. Mais ce truc, est-il vraiment moins stupide ? Je vous laisse juge.

Un autre exemple : on voit un type, dans un rue brunâtre, seul, avec des cailloux assez gros derrière lui, comme s’il les semait.
On pense :
— Si c’est le Petit Pousset, il doit avoir une sacrée poche et il doit pas aller bien loin car une telle dose de cailloux aussi gros dans un tel but nécessite obligatoirement une brouette, or je ne vois pas de brouette. S’il ne s’agit pas ce personnage imaginaire, il doit s’agir d’un imbécile qui ne sait pas avoir la mémoire des lieux où il passe, parce que dans le forêt, je veux bien (encore que ????) et pour un enfant petit et maigrelet, mais dans la rue ? Et ce type ne semble pas petit et maigrelet. Il doit donc s’agir d’un paumé : le personnage que ce 3 X 4 me présente doit être un paumé. Il ne sait pas lire, demander sa direction aux gens, comparer un plan à une situation, et avoir peur de se perdre. Ce type, le pauvre, est mal barré.
D’autant qu’il s’agit d’un personnage isolé ; je veux dire : supposont que quelques autres personnes (parce qu’aussi stupides que la publicité voudraient qu’elles soient) se mettent à utiliser ce procédé pour revenir chez soi le nombre de cailloux qui jaloneraient le trottoir le rendrait dérisoire. Mais il s’agit précisément de cela : d’isoler les gens les uns des autres pour rendre (faire percevoir comme) indispensable et la politique et le produit de la publicité.
Alors je lis le laïus de l’image : on fait penser que le transport avec soi d’un appareil serait plus judicieux que la méthode que le sujet de cette image utilise. Ha bon ? Un type aussi abruti, savoir utiliser un truc moins stupide que lui ? Mais serait-il le trouver, déjà, qu’il risquerait fort de ne savoir pas à quoi cela sert ! Et, pour le trouver il faut savoir trouver un magasin (entrepôt distingué) où ce truc, bidule, machin-chose serait déposé et comme il est paumé, de toutes façons, cela ne va pas être facile pour lui. Alors, il va se mettre à demander aux gens sa direction, il va trouver un plan pour s’orienter, il va être obligé de se souvenir du nom de certaines rues. Ainsi, la démarche même d’acquérir le produit venté lui permettrait de s’en dispenser : il faut chercher à l'acquérir en toute conscience, en n'oubliant pas de trouver la méthode pour s’en dispenser. Cette pub est vraiment abruti ou alors il faut détenir une sacrée couche pour acquérir ce qu'elle vente.

Mais il y a des publicistes qui prennent encore les gens pour plus cons qu’ils ne sont eux-mêmes, et sans vergogne : je veux parler des politiques. Bon, je vois des réprobations dans la salle, aussi je vais employer la même méthode pour démontrer la réalité.

Il y a deux jours, on apprend que l’Angleterre a opté pour le retour au nucléaire, à travers des moyens privés. Il va être consacré environ (aujourd’hui ! on sait ce qu’il va en être demain : 4 ou 10 fois plus !) 100 milliards d’euros à l’affaire. Bien. Mais cette décision vient d’où, émane de quoi ? Des politiques. Et à qui profite ce genre de décision politique : aux industries en question, bien sûr. Depuis un moment, il existe pourtant plusieurs alternatives au nucléaire : d’abord stopper, sinon RALENTIR, cette énorme hémorragie énergétique, c’est-à-dire, réfléchir à la finalité du TRAVAIL (pour faire des trucs, des machins, des bidules bourrés de progrès comme des canards pour du foi gras ?). Ensuite l’utilisation d’autres dispositifs qui relève aussi de décisions politiques.

Mais ce ne sont pas là les mêmes intérêts. Un politique, donc, est bien une publicité en chair et en os destinée à faire accepter l’invasion de la vie par des procédés pourrissant la vie, le vivant : j’en veux pour preuve le résultat dans lequel nous sommes aujourd’hui (ceux qui ne sont pas d’accord ne sont pas obligés de rester dans la salle : la porte leur est ouverte pour qu’ils puissent respirer l’air pur de nos villes, boire l’eau pure de nos robinets — quand il est encore autorisé de s’en servir pour s’en désaltérer —, de faire naître nos enfants dans des conditions humaines, pas selon des critères marchands pour le moins, de voir s’égayer nos bambins, librement, dans des espaces un peu plus larges qu’une maternelle, de faciliter l’attraction qu’éprouvent entre eux nos adolescents, et le reste : et en sortant de cette salle, ils peuvent le constater, c’est cela qui est de bien, dans notre monde : on l’a devant nos yeux ou derrière un écran publicitaire ou politique).

Un politique est une publicité sur deux pattes, qui vous parle personnellement en sollicitant personnellement votre approbation, votre vote, avec une intelligence autoformée pour faire admettre son indispensable présence (comme un syndicaliste, finalement, ou un avocat) émergeant du commun par une adaptation mièvre aux dispositions du commun déresponsabilisé de son action sur le monde, personnellement, dont l’objet est cette émergence et qui doit, pour cela, bien comprendre que son intérêt est celui de quelques autres, ou bien réellement, (industries pour faire travailler, oups « pour donner du travail ») ou idéellement en vous bourrant à la gueule des produits de progrès, comme des produits du progrès que nous ne cessons d’être d’ailleurs (le lait maternel contient plus de pesticides que des légumes frais).

Un politique est un maquignon : quelque chose qui vous achète à moindre prix à l’aide de toutes les ruses qu’il dispose et qu’il a apprise dans ce but et que vous êtes prêts à gober ; et c’est un margoulin : quelqu’un d’intermédiaire qui vous fait acheter n’importe quoi à n’importe quel prix. Vu que ni l’un ni l’autre n’ont d’âme que le vent qu’ils possèdent et professent pour des intérêts qu’ils sont obligés de dissimiler (comme la publicité « normale » ne parlera jamais de l’impact du produit qu’elle vente sur le monde), ils ne risquent pas d’aller en enfer puisqu’ils y sont déjà (sinon ils ne feraient pas ce drôle de métier, ils seraient honnêtes), ni de percevoir celui qu’ils génèrent dans notre monde par leur maquignonerie et leur margoulinerie. Et la publicité comme le politique sont on ne peut plus « sincères » ! Vive la policité publitique.

Bien sûr, je ne renie pas que la douche, la machine à laver, la maternité assistée, les contraceptifs, etc., sont là des progrès humains. Ce dont je suis sûr, est de tenter de comprendre pourquoi cela a mis tant de temps à venir, car il ne s’agit pas de progrès, de technicité, mais bien d’une compréhension du monde, de ce que l’on y est, de ce que l’on est et de ce que l’on veut y être. La publicité et le politique masquent ce progrès-là pour des intérêts beaucoup plus avariés, bien que divers.

En conséquence, il y a donc un dispositif destiné à faire acheter au fretin du fifrelin, c'est la « publicité » ; et il y a un dispositif destiné à faire accepter, à faire admettre la nécessité au fretin du gros tirefond : c'est la « politique ». Qu'on se le dise. Quand l’ONU a calculé l’importance du budget de la politique, elle l’a certainement compris dans celui de la publicité !

jeudi, 10 janvier 2008

C’était quoi le Moyen-Âge d’avant la Renaissance de notre président

Est-ce la perte, depuis 1978, de tous nos avantages sociaux ?
C’est la retraite beaucoup plus tard, c’est les heures sup’ à 110% au lieu de 125 les deux premières et 150 les suivantes ?
C’est le grignotage de la protection sociale ? C’est être traité de délinquant lorsqu’on se met en repos de travail ?
Au cours de ce Moyen-Âge, le temps de bouffe à midi était compris dans les heures de travail, et compté dans le temps de travail : on courrait pas après un sandwich mangé sur le pouce le cul sur un banc public ; il y avait une prime de transport bien plus intéressante que la moitié de la Carte orange.
Au cours de ce Moyen-Âge, si on était pas content d’un patron, on changeait de turne : dans la semaine qui suivait, on en trouvait un autre, sans faire de courbettes ou même de sourire : travailler, à cette époque lointaine (30 ans !) était considéré comme une tâche à accomplir, pas un devoir vous demandant votre âme et votre conscience même s’il est stupide.
Les bureaucrates, à cette époque n’étaient aussi dégradant qu’aujourd’hui et aussi indispensables, surtout, avec leurs exigences personnelles et leurs interprétations personnelles des textes qui sont pléthores. On ne demandait pas un certificat de religion pour avoir une carte d’Identité nationale.

Au cours de ce Moyen-Âge, il y a environ 60-80 ans, les Immigrés venaient, étaient exploités selon les critères français (et non pas de leur pays), se taisaient plus ou moins et mettaient au moins trois générations pour se dire intégrés et affirmer avoir réussi dans la société française. Je ne dis pas que c’est le mieux, je décris. Mais notre président de la République, lui, est un immigré de première génération, issu d’un famille riche dans son pays d’origine et élevé en France dans cette famille possédant encore les caractères et les critères de vie de son pays d’origine. Notre président ne se comporte pas comme se comporte un politique français : il est insultant, il a de la gouaille, il pérore (Moi, j’y suis arrivé ! Et regardez le bien ! Devant les 600 journalistes que j’ai invités !), il n’a pas cette prestance de l’homme politique français qui vous baise la gueule, certes, mais avec le sens de notre culture. Il ne comprend pas le Français. Il est passé par angoisse, ne l’oublions pas, face à une femme qui ne proposait rien de mieux et comme il est un homme, qui plus est pas très grand, il a eu, par négatif, la faveur du nombre, et de peu, de ceux qui n’avaient rien à craindre du futur, sinon l’angoissante perte de la pérennité de leurs propres acquis.

Quand on observe comment il répond aux questions (pourtant mièvres) des journalistes, il ne répond pas, il renvoie la question posée bien chargée d’une amertume qui ne vous convie en rien à en poser une autre, de question… sans avoir eu de réponse. Il a pourtant bien, lui, orchestré cette entrevue pour qu’on lui pose des questions, non ? Ha oui ! mais selon SES réponses possibles : il ne répond qu’aux questions qui ne le dérange pas (sinon, comme je l’ai dit, avec de l’amertume dans la non-réponse à la question) et ces questions auxquelles il acquiesce de répondre ne valent RIEN, sinon qu’à corroborer ce qu’il n’a rien à dire sans arrogance.

Les politiques qui l’ont précédé n’ont pas oublié ce fait de passer de peu, ils modéraient, en somme (y’a qu’à voir le Mitmit et son revirement bourgeois) l’élan de leur bêtise car les gens allaient rapidement dans la rue. Notre président, lui, vous pourfend d’une théorie de la Renaissance, de la politique de l’Homme (le goujat en mal d’érection : et la femme ?), d’une civilisation en décrépitude justifiée comme nécessaire.

J’en arrive à penser qu’il va devoir utiliser tous les moyens policiers disponibles légalement pour faire taire toute critique désobligeante ; et sur ce point on ne pourra pas compter sur les journalistes pour protéger ces critiques désobligeantes ! La fameuse protection des sources des journalistes, c’est comme le reste : une transaction où le perdant légal sera celui qu’on donnera pour gagnant : mais de quoi ? Le flicage d’Internet, le système d’empreinte génétique qui s’étale sur les délinquants de droit commun, le déploiement d’une police « scientifique » disposant de fichiers divers et variés proprement rangés sur des disques durs aux localisations incertaines, en sont des prémices grises mais réelles.

Il se comporte comme un roi qui n’a de compte à rendre qu’à son idéologie et son idéologie venteuse justifie n’importe quoi qu’il fasse, APRÈS coup. « Non, je ne toucherai pas aux 35 heures parce que… », « Je souhaite la fin des 35 heures parce que… ».

Il se fait inviter par des rois, et il invite des rois, à la « démocratie » douteuse, sexiste, parfois violeurs consentants, souvent despotes pour affirmer qu’on les fréquente pour le bien du peuple qui y trouvera plus de travail. Voilà une belle gageure : en quoi cela va-t-il profiter à ces pauvres travailleurs, dont le travail est de moins en moins payé certes mais bien plus que dans les pays où ce travail est exporté ? Qui va aller travailler au tarif des pays en question ? Avec quelle prime de déplacement ? Et qu’est-il d’exportable au prix où il est fabriqué en France dans des pays où le « pouvoir d’achat » est risiblement bas ? C’est ridicule ! Ce n’est qu’aux firmes que ces transactions vont profiter, et à personne d’autre.

Tous les politiques s’identifient à cette personne, à son comportement, sa prétention maladive ; ils voient dans cette personne ce qu’ils ne sont pas arrivé à faire : bousculer tout un chacun avec la force d’un tirailleur, d’une charge de cavalerie à laquelle il donne consistance par leur nombre d’abasourdis. Il ne tient que par le paravent des autres politiques désirant, rêvant une ascension aussi fulgurante. Mais même Pasqua s’est fait baiser la gueule. Il mange à tous les râteliers non seulement parce qu’il est sûr d’y trouver toujours le même goût, mais aussi pour s’approprier le râtelier des autres, se les faire soi. Les critiques douçâtres qu’on lui oppose n’ont que la consistance de ceux qui les portent et qui ne voient rien parce qu’ils lui ressemblent en un endroit, quelque part.

Il est le parangon de l’individu politique moderne français de première génération en ce sens particulier qu’il ne forme pas à proprement dit lui-même une unité, mais est la somme de parcelles d’unité : un peu de LePen, de Chirac, de Mitmit, de Derichebourg, un peu étranger, etc. avec la force du dispositif relatif à l’argent du capital, c’est-à-dire la PUBLICITÉ et son empire qu’elle cache par des images autodigestes.

Rien ne peut renaître du mort : seul le vivant apporte la vie qui se reproduit, le mort est mort : c’est définitif !

mercredi, 09 janvier 2008

Misère de la sarkozition, sarkozition de la misère

Notre président a été élu par les 55-65 ans qui ont été les seuls à le soutenir avec plus de 65% de leur suffrage ; le reste étant resté kifkif. Cette bande de la population à la retraite ou très proche de la retraite, n’ayant plus rien à demander au monde duquel elle a acquis ce qu’elle considère comme un minimum, a craint pour ses sous et ses capitalisations. Mais si Farcozi a été élu, c’est du fait de cette bande de molassons.

Durant la campagne présidentielle, il n’a jamais été question que « la France soit l’âme de la nouvelle Renaissance dont le monde a besoin » (Le Monde du 10 janvier 2008, page 20 et 21).Pour aussi molassons qu’ils puissent être, la bande en question n’aurait pas voté pour ce type car ils auraient tout de suite compris que l’usage d’une telle expression sonne creux dans le creux de leurs oreilles : intéressée d’accord, mais con pas tant ! Pourtant notre ami des Farc l’utilise aujourd’hui en la présentant comme un projet de civilisation… humaine, comme résolution du problème de l’amour entre la femme et l’homme et réciproquement, le respect de l’enfant, la bientraitance de son environnement, la modestie de se savoir un moment dans le temps de l’Histoire, de notre histoire, une solution approchant la résolution de la misère HUMAINE ? c’est-à-dire sa compréhension ? Hummm.

C’est quoi cette Renaissance dont le monde aurait besoin ?

Ce terme se réfère à la Renaissance du XIVème siècle : l’invention de la marchandise, c’est-à-dire la perte du travail autonome par l’instauration du travail salarié, autrement dit la création d’une nouvelle méthode de baiser le petit en le spoliant de sa capacité de vivre d’une manière autonome par l'établissement des crédits rendus possibles au moyen de la création du système bancaire. On ne tisse plus pour soi ou pour le seigneur du coin, on tisse pour des personnes dont on ne sait rien, qu’on a jamais vu et dont on entendra jamais parler. Les marchants ambulants s’occupent de liquider (transformer en argent trébuchant le solide de la marchandise produite) ce qu’ils ont rendu indispensable ici et ailleurs, toujours en différé. Le monde est clos par une philosophie adéquate, une science du nombre et de la précision, du rapport des transformations et du calculs des intérêts (le calcul logarithmique y trouve sa raison d’être). Bref, il s’agit d’un temps humain qui n’a pas moins apporté de misère, qui n’a pas solutionné la misère humaine mais l’a circonscrite dans de nouvelles murailles dont la solidité, bien qu’ébranlées par un bon nombre de révoltes, trouvent toujours à se réparer, à s’adapter, à perdurer jusqu’à aujourd’hui avec la forme particulière qu’on lui connaît : le spectacle autodigeste.

Que pourrait-il y avoir d’une nouvelle Renaissance en ce bas monde d’aujourd’hui ? Celle de notre président ? C’est qu’il s’agit d’une politique de civilisation ! Ce projet a une base, essentielle à son accomplissement : la complicité qu’on y mettra à le voir se réaliser : le TRAVAIL. D’ailleurs, on doit travailler plus pour gagner plus de travail et rien d’autre que du TRAVAIL. Supprimer le temps de travail, qui est un minimum de civilisation (de progrès, d’un pas vers plus d’humain dans la réalisation mécanique des tâches — à ceci près que cette réalisation mécanique des tâches doit comporter une critique sévère des tâches à réaliser : ne pas faire faire n’importe quoi à une machine revient à ne pas la faire TRAVAILLER), supprimer le temps maximum de temps de travail consacré au salariat (l’Économie s’effondrait sans le « travail » des associations bénévoles de notre pays) est de la plus grosse bêtise qui a pour obstiné objectif l’accumulation du travail « mort » : l’argent… enfin, ce qu’il en reste dans des comptes nébuleux de la richesse du monde : la « richesse » cumulée des 225 personnes les plus possédantes du point de vue de l’argent correspond à celle cumulée des 2,5 milliards des plus dépossédés de la planète, notre monde.

Cette vieille civilisation est beaucoup plus vieille que le temps du seul notre président (zut, je ne sais pourquoi j’ai le cure dent coincé dans mon dentier), basée sur l’utilisation faite du travail de l’autre par un autre que celui qui le réalise, le dépossédant par cela de ce qu’il est : un être humain RESPONSABLE de son action sur le monde, son monde, démuni même de son existence de prolétaire puisque le mot n’existe plus dans l’effectivité de ce qu’il permet de décrire, démuni des moyens de production de son monde comme de sa mainmise sur sa propre existence (« De plus en plus, les prix semblent être fixés à partir de ce que l’on [sic] pense que le consommateur [sic] est prêt [le con] à payer et non plus à partir d’une marge rajoutée à un prix de revient » Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV in Métro du 8 janvier 2008 page 13). Une Renaissance du monde serait donc, en conséquence, par déduction et conclusion analytique, la LIBÉRATION du débile de son travail. Or c’est quoi que propose notre Farcozi en remettant « l’Homme au cœur de la politique » ?

Et d’ailleurs, ces producteurs du monde, s’y intéressent-ils ? À l’exacte mesure de la compréhension qu’ils ont de leur action sur le monde : un SALAIRE pour payer un loyer, la bouffe, des fringues, des amuse-gueules et des boissons frelatées ; parfois une capote quand il/elle est apprenti/e.

« La politique de la civilisation c’est la politique de la vie (…) qui est nécessaire quand il faut reconstruire des repères, des normes, des règles, des critères, (…) réconcilier l’ordre et le mouvement [han, déi, han déi, …], l’identité et la modernité, aider le monde nouveau à naître [poussez ! poussez !] et à s’organiser quand l’ancien n’a pas encore fini de se désagréger, réhumaniser la société, permettre à l’Homme [sans la femme] de reprendre le dessus [gloup-gloup], de mettre le changement à son service, de s’approprier les nouveaux savoirs. » C’est la méthode Farcozi de toujours finir par une banalité creuse ce qu’il vient de dire susceptible de profondeur. On voit que notre président perçoit bien ce qu’il a à combattre : ce monde en décrépitude.

En fait notre président, c’est la péridurale qui nous manque pour la naissance de son nouveau monde. Il y a que TOUS les bébés nés par péridurale naissent drogués : l’injection de corticoïdes normalement sécrétés par la glande corticosurrénale (administrée sous forme de bétaméthasone ou de dexaméthasone ) passe au travers de la barrière placentaire puisque cette barrière est encore, jusqu’après la naissaisance accomplie, nourrie par le sang artériel de la mère (qu’on s’empresse — allez-vous-en savoir pourquoi — de couper avant son achèvement en sectionnant prématurément le cordon ombilical). Les corticoïdes, selon ce qu’on attend d’eux dans ce cas précis, sont des substances s’opposant à la conscience de la souffrance… qui peut être détournée par d’autres moyens, bien sûr, que chimiques, mais qui donneront un point d’appui précoce au nouveau-né pour se sortir d’une situation stressante majeure, moyen qu’il utilisera, adulte, en vue de se soustraire pareillement d’une situation handicapante par la collision des représentations du monde du moment (la collision des idées) soustrayant de la certitude de la satisfaction son aspect reposant ; ceci a lieu alors que cette collision des idées n’a plus la stabilité du réel vécu comme certitude : ce que l’on vit alors est excessivement sujet à l’indécision qui ne se retrouve même plus dans l‘aléatoire, le chaos qui passe comme substance vitale dont on peut, encore jouir (par le vin, par exemple).

Et c’est quoi ce monde à naître ?

Voilà une excellente question que pas un journaliste n’a osé poser à notre président. C’est un monde où davantage les personnes qui le produisent n’auront plus d’emprise sur leur production, c’est-à-dire que la production de tels individus (225/2 500 000 000) se verra encore moins dotée d’une RESPONSABILITÉ se rapportant sur leur effectivité sur le monde.

Ce projet prévoit, cependant, selon les mots d’un Egdard Morin revus selon l’auteur de ces affirmations dérivées, « une politique de société [où] le resourcement identitaire [imaginez !], la moralisation [idem !], la solidarité [225/2 500 000 000], la convivialité [opposée] aux maux de notre temps que sont l’isolement, le cloisonnement, l’anonymat, la dégradation de la qualité [sic] de la vie [comme si la vie avait une autre qualité que sa qualité], de l’irresponsabilité ». Vu le nombre de bouteilles de vins qu’on me présente ici où là et la quantité relative de médiocres (proche des 99%) que je trouve aisément, ce monde n’est pas prêt de changer. Et tout cela pour être de la marchandise, des TRUCS dont le destin est de faire de l’argent et RIEN d’autre : pas de partage, d’honnêteté, de goût, de saveur, de plaisir (oups !), de divisibilité reconnue, de durabilité.

« C’est avec la même volonté de mettre en œuvre une politique [c’est quoi la « politique »] de civilisation [la politique ça n’est responsable de RIEN] que je souhaite engager une réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative [SIC !], trop comptable de la mesure [sic] de nos [sic] performances collectives. » La nouvelle bande « sarko » (qui vous sortira des plus mauvais passages) c’est la reconsidération de la MESURE du PNB. Nous avions du vin, nous avons quelque chose d’étrange (j’en suis arrivé à m’ébahir lorsque j’en trouve encore du bon !), nous avions un reste de mesure, ce n’est plus valable : la MESURE du capital va trouver de nouvelles assises qui vont le satisfaire. OK et certes. Mais à quoi, et où cela va-t-il nous mener ? À cette « nouvelle civilisation » ? Hé bé oui ! Le capital va trouver une autre, nouvelle, sarkosienne, MESURE pour se JUSTIFIER ! Quand on veut pisser dans un pot, le mieux est de trouver un pot à sa contenance, sinon ça déborde ou on est obligé, dans le cours de sa pissitude, de se retenir, ce qui n’est pas toujours très bienvenu.

Ainsi donc, dans ce fouillis des évènements dont ne distingue pas grand chose notre analyste en chef puisqu’il a besoin de deux experts internationaux afin de prendre « mieux en compte les conditions réelles et la qualité de la vie des Français qui n’en peuvent plus [les pauvres !] de l’écart grandissant entre les statistiques qui affichent un progrès continu et des [sic] difficultés croissantes [tient, une relation de cause à effet ?] qu’ils éprouvent dans leur vie quotidienne » il pose ses fesses.

Tout cela, en bref, somme quelque mésentente entre le pouvoir en place et ses administrés. Mon but, mon astreinte, est de montrer les limites de la cohérence des possibles : ici celle que propose ce gouvernant et sa clique, ceux pour qui nous allons parfois voter, et NOS possibles d’organisation sociale réalisés que nous montrons en maints endroits, autonomement, par notre propre base des réalisations variables et efficaces.

L’humain est ainsi composé, ce gouvernant l’admet implicitement et explicitement, que sa relation sociale trouve PAR elle-même sa complémentarité du seul fait d’exister en bonne intelligence. Il s’agit de s’adonner à cette « bonne intelligence » de ce que nous sommes, et peu en plus, sinon que des variations de cette intelligence selon son mode propre : variable.

Ce gouvernant admet aussi implicitement que le monde change par la tentative de gouverne qu’il tente d’impliquer à ce changement qu’il désire maîtriser. Il montre par la négation de ce qui est sans la synthèse qui en découle, que ce mode social de vivre est sur sa fin, à la fois écologiquement et à la fois socialement (ce qu’il nomme pudiquement « politique », le con) : pour lui « l’urgence est partout » car il est perdu dans ces contingences.

Ce que doit être sure l’organisation sociale à venir est l’absolu humain de l’abolition de l’obligation au travail. À s’astreindre [Ô joie !] à cette seule tâche, il se réalisera tel qu’il est : Humain, un magnifique Être de la vie… et non pas un misérable ! (225/2 500 000 000).

mardi, 25 décembre 2007

Jouissances endiablées

Mettons sur cette estrade la vérité et sur celle-là n’importe quoi qui est faux : l’humain va se tourner vers ce qui est faux. L’humain préfère la vérité, bien sûr, mais il trouvera toujours une bêtise pour s’en détourner. C’est que la vérité c’est fatigant, beaucoup plus fatiguant que la bêtise qui est, elle, pourtant bien fatigante.

Hé oui, pour aussi fatigante que peut être la bêtise, elle ne rebute en rien l’humain. L’humain est une bête de fatigue, et elle adore ça. L’humain déteste en idée le labeur, le travail bête, mais en pratique il l’adore et s’y adonne sans autre commune mesure qu’elle-même, et ce n’est pas de la tarte, cette mesure : un seul être peut la rivaliser et à lui tout seul il la rivalise, la surpasse même. Il semble qu’il lui manque tant de bêtise que ce travail, justement, lui en apporte d’autres ; en somme il a le sentiment de se dépêtrer des bêtises du moment en en pourvoyant son avenir immédiat de moins défraîchies.

Par exemple, l’humain déteste qu’on lui dise qu’il est borné : et pourtant sa nature le borne du fait de sa nature. Lui qui se croie au-dessus du monde parce qu’il pense, rejette avec vigueur, sinon colère, mépris et dépit, le fait d’admettre qu’il est borné par sa propre nature. C’est qu’il n’a aucune, ou si peu, connaissance de sa propre nature, il ne sait pas qui il est, sinon il ne prendrait pas à mal qu’on affirme être borné par ce qu’on est car, bien plus que des seules apparences comportementales, on jouirait de ce que l’on est : la vérité est jouissive. C’est parce qu’il ne connaît pas les limites de ce bornage qu’il s’inquiète de ne pas paraître intelligent et qu’il se met en pétard alors qu’on le lui dit.

Bien sûr il est toujours loisible de jouir des apparences comportementales pour ce qu’elles sont, en vérité, pour ce qu’elles voudraient être, mais pas si souvent pour ce qu’elles ignorent être et ce qu’elles veulent être. Un imbécile ne sait pas jusqu’où ou bien quand il est imbécile, le moment où il le devient, l’est devenu. On sait qu’il passe cette borne quand il ignore qu’il la dépasse. Son environnement détecte alors comme « un déplacement de l’attention du point central vers une périphérie incertaine », comme un évitement obstaculaire de ce qu’il n’est pas capable de comprendre et qui lui échappe, qu’il n’a pas vu et qu’il a pourtant contourné. On rit, chez lui, de son manque de prouesse intellectuelle et il en rit aussi car elle est risible, en toute bonne foi, comme système : de l’ignorance de sa mécanique et de la sincérité de son déroulement.

À ceci près que la bêtise, à l’encontre de l’imbécillité, se pose en sincère alors qu’elle a une idée dans la tête : « Comment vais-je réussir à lui faire acheter cette bêtise ». Ici, il n’est pas obligatoirement question de prix : il s’agit juste et seulement de faire accepter au meilleur coût et le plus rapidement possible telle ou telle idée de la relation qu’on entretient avec la personne et dont on veut qu’elle pâtisse sans que, finalement, on s’en rende, soi, responsable. Il suffirait d’écouter, mais on se fait avoir. Et on se fait avoir toujours à cause d’une autre idée que l’on a de la bienséance, de la décence, de l’honnêteté… que l’autre, l’inducteur de la bêtise, utilise car il ne la possède pas d’une manière aussi vivante. Et on se fait avoir.

L’humain n’est pas aveuglé par la bêtise, mais bien par autre chose qui lui fait admettre la bêtise pour plus valable que la vérité. L’humain voit, sent, perçoit, palpe même la vérité, lui trouve un bon goût (quoi qu’un peu fade), etc. mais il lui préfère la bêtise de loin plus riche, selon lui, en variétés, en formes, en fonds ; ce qui est faux, bien sûr. La bêtise est banale, morne, plate, uniforme, blanche ou noire, de droite ou de gauche, vieillotte ou jeune, défraîchie ou ravivée : elle se reproduit toujours avec les mêmes moyens, de la même manière et dans des formes similaires. On riait déjà dans le livre aussi vieux que la prostitution, des mêmes gags éculés sur la sexualité bête, insatisfaisante de l’amour, de celle de la femme comme celle de l’homme (à qui il ne manque aucune côte) que l’on rit de nos jours sans qu’ils soient plus crus car la chair est aussi fade, froide et flasque ; on est peut-être moins sanguinaire.

En fait l’humain n’accepte pas le mouvement à moins qu’il ne soit différé et exécuté par un autre, sinon il le tuera dans l’œuf, très tôt, intra-utero parfois. Si la vérité et la bêtise provoquent ou procurent une émotion, la différence entre l’émotion provoquée par la première est différente que celle provoquée par la seconde. La première est profonde, la seconde est superficielle. Vous allez me dire que c’est là un jugement moral, personnel qui n’est étayé par aucune étude sérieuse inférée pour écarter l’élément erroné qui formule mon hypothèse. Et si un des deux éléments est erroné, puisqu’il n’en reste qu’un, l’hypothèse est fausse et non avenue. Pour admettre donc que cette hypothèse est juste, je suis obligé d’admettre que la vérité est profondément émouvante et la bêtise supercielle, d’emblée. Ach’, me voilà bien coincé ! Je ne peux prouver la vérité qu’en posant pour certaine mon hypothèse. Zut. C’est plus une hypothèse, mais une vérité, alors… et je n’ai rien prouvé. Vous êtes donc obligés de me croire.

La vérité doit être prouvé, au même titre que la bêtise. Mais le problème avec la preuve de la bêtise c’est qu’elle est vraie et avec celle de la vérité aussi. Comment m’en sortir. Hé bé, y’a qu’à sortir de la bêtise pour voir si c’est vrai, n’est-ce pas ?

En conséquence, ce qui est vrai est vrai et ce qui est bête est vrai dans la mesure où je constate sa bêtise, sinon c’est bête. Savoir s’il est plus intéressant d’être dans le vrai que dans la bêtise est une question de goût personnel, je vous le concède. D’ailleurs, du fait de l’incertitude des bornes humaines, on ne peut être si affirmatif tant de la bêtise que de la vérité. Ces bornes sont flottantes, comme son angoisse et la bêtise étant le fruit de l’angoisse humaine face à la vérité, perdre l’une, perdre l’autre, tout cela est fortement incertain, c’est certain.

L’angoisse de l’humain face à la vérité, l’évitement, « le déplacement de l’attention du point central vers une périphérie incertaine » en corroborant l’incertitude de la vérité de l’être est le nœud de cette affaire.

Cette angoisse se répertorie en deux catégories où chacune d’elles ne voit pas son effectivité identique. Il y a l’angoisse flottante, inhérente au vivant et qui lui permet de se mouvoir, d’être différent et celle qui est en surplus de l’angoisse flottante qui est la conséquence de l’absence du mouvement accumulée, de l’angoisse flottante accumulée faute de mouvement. On voit que cette haine du mouvement, de l’émotion sinon que de loin et par un autre, trouve là son origine, sa « raison d’être ».

La « raison d’être » de l’angoisse flottante est la sauvegarde. Elle est un élément de la joie de vivre en immersion dans son environnement, le contact indispensable pour ne le perdre pas. Plus on va dans l’animal prédateur et moins cette angoisse a d’occasion de se manifester, car moins on craint pour sa propre existence (je n’emploie pas le mot « vie » : on ne sait plus à quoi cela correspond !). Ce sont les animaux prédateurs qui ont le sommeil paradoxal le plus profond et le plus long, et en ce domaine, le seul qui surpasse l’humain est l’ours. La nature n’a pas prévu l’arc et la flèche qui sont une invention humaine ; mais ça ne l’empêche pas pour autant de dormir, l’ours.

Dans la panoplie des meilleurs sommeils chez l’humain, on trouve aux moins bons le patron et le commerçant (qui ont peur l’un pour sa place, l’autre pour ses sous) et dans les plus profonds, l’ouvrier qui n’a aucune responsabilité. L’absence ou la profondeur du sommeil paradoxal rend plus nerveux les patrons et les commerçants et non plus intelligents ceux qui en profitent le plus. Quand je vous disais que nous sommes bornés ! L’intérêt des uns et des autres va à l’encontre de la résolution du problème du bonheur de vivre ! L’absence de sommeil paradoxal induit par accumulation une forte angoisse qui se nourrit elle-même par accumulation et trouve les ingéniosités pour l’induire chez les autres par accumulation.

On savait qu’une des jouissances diaboliques du riche est l’accumulation, en fait c’est un tic, il ne peut faire autrement pour satisfaire son impuissance face à l’accumulation de son angoisse provoquée par l’accumulation de l’absence de mouvements émotionnels profonds fruit de la vérité évitée qui donne ainsi à sa vie cette superficialité, « ce déplacement de l’attention du point central vers une périphérie incertaine ». Ce tic est contracté très tôt, dès la petite enfance, hélas, avant même l’apprentissage du langage. Faute de mots, il se manifeste par la production effrénée d’objets sur lesquels on reporte la stabilité de cette angoisse sans jamais trouver pourtant sa fixation, sinon que dans une autre dépression de cette affectivité devenue maniaque, par exemple, le retour sans fin d’une pseudo satisfaction insatisfaisante. Ou autre chose.

La jeunesse se trémousse et elle a raison. Vieille, elle fera un peu moins que ses aînés car elle se sera trémoussée un peu plus.

mardi, 18 décembre 2007

Le malheur du pharmakos et sa valeur

Il fut un temps où les anicroches, les déboires de la vie quotidienne étaient pris pour des aléas. Arriva ensuite le temps où ces aléas devinrent, plus précisément au moment de l’invention de l’élevage, des coups du sort ; et pour finir ces derniers se transformèrent, après l’invention de l’agriculture, de l'araire, au néolithique, en avanies. En fait, la transition des « coups du sort » en « avanies » en très rapide.

Dans le lot de ces coups du sort, pour l’agriculture il y a la sécheresse. Je peux donner un exemple sensiblement parallèle : imaginons un instant une panne d’électricité qui dure environ deux semaines, au mois de février, à l’échelle de l’Europe. Le gaz aura lui aussi des difficultés à être acheminé vers les lieux où il serait très utile pour chauffer et les aliments et la maison. Les plus chanceux, ou prévoyants, ou ceux qui sont plus enclins à joindre l’utile à l’agréable, avec leur cheminée auront accès à la chaleur devenue indispensable aux animaux que nous sommes, animaux dotés d’une jolie peau rose et douce mais complètement inadaptée à de telles agressions climatiques.

Les plus malins iront rapidement chercher du bois, en voiture, et les pompes pour amener les liquides carburants des tanks au réservoir étant en panne, il y aura des maîtres-syphon qui auront inventé des dispositifs adéquats. Bien. Mais arrive rapidement le moment où les pompes des raffineries, elles aussi en panne depuis le début, hé bé, il n’y a plus rien dans les tanks. L’armée sera assaillie, ce qui n’est pas un mal et détroussée sera la grande muette, de ses réserves stratégique de carburant.

On retrouverait, tout à coup, un regain d’intérêt pour l’énergie solaire qui a toujours été là, à disposition, mais pas suffisamment monnayable pour avoir une valeur, un espoir de gain de cambiste. Je ne sais pas si la jugeotte de l’être humain sera assez prompte pour percevoir que l’énergie concentrée contenue dans le gaz et les hydrocarbures devra être immédiatement utilisée à des fins de transformations de l’énergie vitale, solaire, dans l’élaboration de dispositifs permettant de concentrer directement cette énergie à des fins humaines primaires (chauffage essentiellement)… je n’en suis pas sûr, parce qu’il va se mettre à espérer que son cas va s’améliorer, lui qui s’est tant endurci à la tâche et aux déboires, aux coups du sort, qu’espérer est devenu pour lui comme la quatrième roue de son carrosse, le bougre, une sorte de seconde nature, comme l’usage de l’électricité, par exemple.

Alors la grande majorité de nos êtres humains, désespérant de voir leur espoir s’étirer comme un élastique de plus en plus tendu et imaginant que cet espoir va les lâcher (alors que l’espoir est une interprétation de la passivité de leur attitude face à un déboire et non pas l’attitude positive adoptée face à ce déboire) et se rompre. La peur va saisir leurs entrailles et ils vont se mettre à prier le dieu du sort, celui qui assène des coups, qui gouverne si mal leur existence. « Ô dieu du sort, désortilège-nous, nous qui ne savons pourquoi tu nous affubles de ce sort qui pèse sur nous ! Nous sommes innocents, ou nous avons pêchés sans que nous en sachions exactement la manière, le mode, l’intention. Pardonne-nous ! Nous, pauvres pêcheurs ! ». Etc. Mais cela ne sera pas suffisant.

Dans de telles dispositions, l’être humain est borné (autrement aussi, d’ailleurs, mais sa légèreté naturelle, commune à tous les animaux à sang chaud ou froid, lui donne une sensation d’allégresse qui le met plus vigoureux quand à son action sur le monde, plus gai) et il reproduit, borné, ce qu’il est… ne pouvant faire autrement, sinon il ne serait pas, de cette manière borné, bien sûr. Donc, l’organisation qui lui a induit l’usage délirant d’une forme d’énergie dont la rentabilité — de l’élément encore en gangue à l’utilisation terminale — est de l’ordre de 13 à 15%, alors qu’avec l’usage d’un chauffage héliothermique l’utilisation de la chaleur solaire est quasi-immédiate (c’est pour cette raison précise qu’elle est dépourvue d’espoir de gain, de valeur), l’organisation, donc, de cette société autour de l’usage d’une énergie implique une organisation connexe : hiérarchie, marchandise, salariat et le reste.Donc (ter), notre animal humain, placé face à son grave déboire, priant, obéira d’autant mieux, irresponsable qu’il est, à ses chefs qui, mis dans l’obligation de trouver une solution, c’est-à-dire réagissant à ce qu’on leur demande de la même manière qu’ils le font aujourd’hui-même, trouveront des boucs émissaires pour calmer l’angoisse devenant dangereuse avec les propensions sanguinaires qu’on lui connaît lorsqu’elle arrive à un tel paroxysme (les stades de foot peuvent donner un aperçu de l’affaire, en microscopique). Ils trouveront des pharmakos, en grec ancien, de ces individus que l’on lançait du haut d’une falaise pour calmer les ardeurs du dieu des tempêtes, ces personnes qu’on dépeçait pour que le liquide lymphatique donne à la pluie le désir de mouiller, à des pendaisons pour que l’éjaculation fertilise la terre sèche, comme l’eau de la pluie (les deux tombent, n’est-il pas ?) et d’autres rites semblables ou différents.

Avec l'invention de l'élevage qui consiste essentiellement à infantiliser l'animal de sorte qu'il perde son indépendance naturelle (qui est pour lui une sauvegarde), l'humain a comme pris sur lui une disposition semblable en se rendant dépendant des dieux, en s'infantilisant. Le travail de Freud, avec son complexe d'Œudipe, finalement, n'est qu'une critique de cette dépendance enfantine et naturelle reportée et maintenue à l'âge adulte : c'est que les parents ne font rien pour que la conclusion de leur « éducation » soit précisément cette indépendance adulte vis-à-vis de l'enfantillage, d'une manière enfantine de résoudre un problème par ce que l'enfant suppose toute puissance : son imagination.

Mais, bien sûr, l’invention du pharmakos trouvera un moyen d’être utilisée parce que les gens sont ce qu’ils sont et tels qu’ils le sont. Je veux dire qu’avant la grande panne d’électricité évoquée tout à l’heure, son usage présageait de son utilisation. On a pris l’habitude de se défaire des insectes comme on a compris ce qu’est un microbe, un champignon ou un virus : par l’insecticide qu’on appelle antibiotique ou antiviral ailleurs, par un fongicide qu’on nomme fongicide ici-même. L’être humain est borné par la compréhension qu’il a de lui-même (et je ne saurais dire si c’est inhérent à sa constitution ou si c’est plus simplement culturel — culture où il y a à faire, tout de même) qu’il imagine toujours à l’extérieur de lui-même : il pense que ce qui lui arrive provient toujours de l’extérieur de lui, qu’il n’est jamais responsable (et c’est vrai qu’à un tel stade d’irresponsabilité il est irresponsable) de ce qui lui arrive, que c’est la faute, lui qui pêche par extraversion, du monde dont il se détache, se sépare, se dissocie.

Aujourd’hui, l’industrie pharmaceutique est un des aspects de la science du pharmakos et de son usage. On croit tant, on désire tant forte l’efficacité du pharmakos — cette résolution imaginaire à un problème réel différé et qui répond au désir de se défaire d’une souffrance en la différant, en la reportant sur un élément extérieur — qu’on pense solvable l’ensemble des problèmes réels que se pose à lui-même l’être humain, par un ensemble divers de dispositions pharmaceutiques : calmants, antidépresseurs, pesticides, antibiotiques, antiviraux, fongicides, engrais NPK, insecticides, transformation du pétillement concentré de certaines roches en énergie électrique, combustion de la transformation végétale dans le temps au moyen de l’oxygène du moment, et le reste, une concoction chimique détenant l’espoir tenace de s’en sortir par un bidouillage moléculaire. Certes, l’usage de plantes pour soulager la douleur d’un problème est utile, c’est sans conteste, mais de là à en faire un mode de vie, il y a un grand pas de franchi, trop grand pas. Dans les trois sources les plus importantes de revenus, l’industrie de la pharmacie (drogues licites) et celle des drogues (illicites) sont les deux dernières : la première provient de l’industrie des armes.

C’est en cessant de se dissocier du monde que l’humain trouvera une solution à son être et son mal-être, à ces catastrophes qu’il crée, génère, entretient, dans lesquelles il patauge avec tant de délice lorsqu’il regarde un programme télé élaboré par d’autres êtres humains qui s’y pataugent autant mais mieux payé : c’est qu’il y a plus de valeur à faire le clown que d'être face à lui. Mais le clown, lui, ne résoud rien, sinon qu'en imagination ! pour de rire ; et moins encore celui qui en rit.

Et, justement, puisqu’on parle de « valeur » (quel hasard !) : ne serait-ce pas précisément ici que se situerait l’extraversion de son intériorité perdue ? Hach’ ! Une grande panne générale, en somme.

11:10 Publié dans Pharmacos | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, pharmacos

mardi, 27 novembre 2007

Sens des proportions

J'ai entendu, à une conférence de Patrick Viverai, que la richesse cumulée des 225 (deux cents vingt cinq) personnes les plus riches de "notre" planète correspond à la richesse cumulée des 2 500 000 000 (deux milliard cinq cent millions) personnes les plus pauvres de la même planète (en fait je me demande si c'est la leur).

Et en plus on veux nous faire travailler plus pour vivre moins ?

Mais pourquoi ces pauvres acceptent-ils une telle déchéance de la vie ? la leur.

La richesse est une maladie des riches et des pauvres qui ne s'applique pas identiquement aux uns et aux autres et ne se manifeste pas par les mêmes symptômes chez les uns que chez les autres. Ici probèmes de cœurs, là problèmes de digestion.

Mais le tronc commun c'est l'appauvrissement de l'affectivité chez les uns comme chez les autres. Chez les uns, on n'y pense pas, en conséquence on ne perçoit rien et la scélorose affective ne fait rien percevoir ; chez les autres on est trop amoché affectivement pour penser à une autre plainte autre que ces douleurs d'estomac et de traîner la pattes derrière les uns.

Cette organisation sociale de l'affectivité est branque, totalement branque ; et ne trouvera JAMAIS sa solution car, justement, c'est la solution à cette folie qui en est la solution et cette maladie de l'affectivité ne peut elle-même se guérir. La SEULE solution est de ne l'acquérir point, de ne pas tomber malade, mais ces branques affectionnent particulièrement de faire que leurs enfants, la SEULE solution à ce problème de tordus, tombent eux aussi malades.

La perte du sens de la proportion est une manifestation de la perte de la vivacité affective, qui est elle-même la garante d'une autonomie sociale par l'adéquation de l'équité.

Travaillons moins pour vivre mieux et n'instillons pas cette vilaine maladie à nos enfants : le labeur, la soumission, la résignation, l'odeur du pourri (ou des gaz d'échappement, d'usine,etc.), la chéfitude et le reste. Laissons aux bœufs ce qui est aux bœufs, octroyons-nous la faculté d'être ce que nous sommes. Zut !