mardi, 04 août 2009
Quelle ivresse, la révolution !
Quelle ivresse, la révolution ! Durant ces moments de véritable ivresse (formée d'espoir, d'amour-s inassouvi-s, de pornographie même — sans qu'on en veuille obligatoirement s'y adonner car il est su qu'elle n'est pas source de pleine satisfaction satisfaisante —, formée de vin et de faim, et d'une telle détermination vers son moment qu'elle s'en trouve enhardie d'elle-même au point de se perdre en elle), tant de choses ont été faites ou décidées (pour ceux qui se donnent de répondre praxissement à leur décision, bien sûr et qui ne s'excusent pas pour seul fait de boire) dans l'ivresse de la révolution, du changement des temps, des mœurs et des idées, et de manière semble-t-il irrémédiable !
Et dire qu'il n'est plus même permis de seulement boire convenablement un coup tranquille sans être ennuyé par la loi de ceux qui ont peur de NOTRE ivresse, bien évidemment. C'est que l'ordre sait que l'apprentissage de l'ivresse donnerait à vouloir jouir d'une autre bien plus présente, prégnante et proche du cœur lequel est si proche de la tête et des lèvres de l'être aimé-e.
Mais les gens, le peuple, abêtisé par les exigences morales de ceux qui gardent le monde, lourdement assoupi sur la pesanteur et la sottise de son travail, sa télévision restrictive, ses impôts et son peu de satisfaction amoureuse libre et profonde, se soulèvera, certes, mais en ne sachant plus ce qui le fait se mouvoir vers des désirs idéaux inconçus.
On marchera, certes, mais où ? C'est précisément là l'ivresse de l'avenir en marche !
Tout se passera dans la confusion orientée par quelques paroles prononcées dans la confusion pour des intérêts que quelques particuliers prendront sur eux. Mais, véritablement, tout se passera dans la confusion, l'ivresse du moment.
Et chacun de nous qui sommes attachés à la création de cette ivresse, nous nous demandons quel peut en être le déclenchement ou l'élément déclencheur. Il sera toujours de l'ordre d'une confusion, toujours, entre ce qui est et ce qui en est perçu et LA conclusion de ce moment si étrange qu'est la révolution qui SE réalise. L'ordre est aussi la volonté de toute absence de confusion. Or l'humain (la femme et l'homme) vivent de la confusion, et des pensées, et des âmes, et des désirs, et des réalisations, et de ce qui manque à chaque chose, mouvement, réalisation.
Et sans cesse, à mes temps perdus, je me demande quel serait cet élément de confusion qui pourrait mettre plus de confusion à mon temps, de sorte que cette confusion où le règne de l'impartage (sinon que la misère contre les grées) chapeaute l'ensemble de la vie, veuille se manifester dans une plus grande encore, tant en perspective qu'en dimensions qu'en ivresse, confusion des possibles.
Et lorsque cela se passera, celui, ou celle qui en sera l'initiation se perdra dans la confusion des temps pour les réaliser selon les désirs de son moment.
20:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 24 juillet 2009
Que d'eau, que de maux !
Selon le New Scientist, c’est une des ressources naturelles en eau douce les plus grandes et les plus précieuses du monde, bien qu'entièrement cachée, que présente une carte établie dernièrement des nappes phréatiques. Le New Scientist révèle que pour la première fois, une carte haute résolution montre où se situent les énormes quantités énormes d’eau souterraine. La carte qu'il présente de cet "or bleu" est le résultat de presqu’une décennie de pourparlers parfois difficiles entre des gouvernements voisins, obtenus par médiation par l’UNESCO. L’espoir est qu’elle aidera à frayer la voie à une loi internationale pour gérer le partage de l’eau dans le monde entier.
Le problème, avec l’humain, est que lorsqu’il trouve une source d’amélioration de ses conditions de vie, il trouve moyen de se reproduire au surplus. De sorte que deux générations plus tard, le problème initial posé par l’inconfort d’un moment (nourriture, eau manquantes, par exemple) se retrouve au même point de misère.
La mise à découvert de cette eau va amener des conflits sans fin, encore et encore, toujours et toujours. Pour aussi bête que cela soit : c’est d’abord sa conception de la vie que l’humain doit changer (le travail, l’amour suffisamment délié de la reproduction, etc.) qui résoudra son problème et son adaptation à la vie, à son intégration à cette planète. Et je suis très pessimiste sur ce point : ce qu’il fait présentement pour le futur de ses enfants laisse pantois !
On a vu des procédés d’irrigation qui vont sans aucun doute être utilisés ici, désertifier la mer d’Aral et les terres irriguées par minéralisation. Il se passe la même chose en Andalousie, en ce moment, avec les fraises de printemps, les concombres et autres melons. L’usage de l’eau souterraine minéralise le sol et le tue. L’humain qui aura employé ce moyen fera la guerre parce qu’il aura faim ou soif et c’est reparti pour un tour : voir l’usage du Trigre et de l’Euphrate aujourd’hui… avec seulement un semblant de confort supplémentaire qui le fera se reproduire encore davantage. C'est sans fin !
12:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 17 juillet 2009
L'immature et son creux relatif
Une vidéo présentant une jeune fille énoncer des désirs de mieux-être à l'Assemblée de l'ONU circule depuis début juin, sur l'Internet. Cette vidéo a été tournée en 1992. Le discours qui semble pourtant bien étayé, n'a servi à rien : l'état du monde a même empiré.
D'ailleurs, aujourd'hui, la police ne permettrait pas une telle "altercation" à des gens d'aussi bonne compagnie, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé à Strasbourg, dernièrement, et le spectacle creux du G8 en Italie. Et la police (ou sa forme plus achevée : l'armée) est justement orientée et entraînée dans ses dispositions comme dans ses actions, par ceux qui font du gain une chose si âpre dans sa démesure.
Déjà, en 1974, René Dumont, disait la même chose dans son livre "À vous de choisir : l'écologie ou la mort". Et rien n'a bougé sinon qu'en pire, entre nous et le "reste" du monde pillé pour du gain effréné et âpre ; ou un petit mieux du point de vue des relations entre nous, les humains.
En 1974, nous étions environ 4 milliards, en 1992 (date de cette vidéo) nous étions environ 5 milliards et aujourd'hui nous en sommes à 7 milliards et on sait que 5% de cette population détient la richesse cumulée de 85% du reste des gens. Plus on naît et plus il y a de misère et dans tous les cas on naît pour aller au travail, au moindre coût, sous les coups, la corde de la police ou de l'armée ou de la famine au cou… rien n'a été résolu ! ça continue !
La psychologie de l'inconscient, venant juste après une critique du travail et de son organisation sociale par Karl Marx, avait commencé à ouvrir une brèche dans la bêtise humaine, en reliant cette bêtise à la satisfaction sexuelle sans forme (Freud : Trois essais sur la sexualité). Mais nous en sommes toujours à souder bêtement cette satisfaction à la reproduction de l'espèce, espèce qui se reproduit dans la violence, reproduit sa misère, le travail et son résultat en évitant de reconnaître quelles sont les implications de son action sur le monde dans lequel elle vit, quelle est la FORME de SA vie. Le caractère révolutionnaire du livre de Freud a vite été piétiné pour n'être plus qu'une référence lointaine (c'est-à-dire : seulement psychologique), à cet "inconscient" de lui-même qu'est l'humain. Cette approche de la vie humaine a montré que la pulsion de l'amour, qui palpite tout autour de nous dans sa rutilance généreuse, a une fonction, et est rejeté par l'être qui sait SE raconter des histoires après qu'il ait appris à la craindre, parfois dès le giron, dans les *images* mêmes qui lui servent à raconter ses histoires.
Une multitude de livres renommés ont mis à l'évidence la relation entre l'âpreté au gain (qui implique l'irrespect de l'autre, comme inégal à soi, c'est-à-dire toujours inférieur à soi) et une sexualité délirante, *immature* à l'âge adulte. Il en est de même de la perception "écologique" de la vie : dans les intérêts de cet "inconscient d'humain", la vie vivante n'est que vétille et sans commune mesure avec ce qu'il désire et n'atteindra jamais. Elle est gênante, même, car il faut s'en occuper… et il trouvera la solution, à nouveau, dans l'âpreté au gain qu'il trouve naturelle, lui : le film "Home" a été financé par Pinaut, par exemple, qui va donner à sa production une *valeur* écologique dont il détiendra l'exclusivité : personne d'autre que lui ou sa bande, n'aura son mot à dire sur la question.
Cette vidéo, finalement, est gentille : elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, alors que c'est cette production sans fin d'objets sans finalité qui submerge de ses détritus la planète, épuise de son creux la planète, obstrue de sa pollution radio-active (25 ans de nucléaire, 250 000 ans de déchets), chimique et biologique le vivant de cette planète. Elle resurgit dans l'actualité sans aucun doute pour appuyer une action spectaculaire (creuse) d'un de ces gouvernants qui sont là, avec fierté, détermination et responsabilité pour organiser cette destruction, en faire encore et plus accepter une forme, celle que cet "inconscient d'humain" ira le mieux gober. Ce n'est pas les décisions des puissants qui polluent la planète, c'est la réalité de la production des gens, celle que les gens, eux-mêmes, font de leur production ; c'est l'obéissance de personnes immatures qui pollue la planète : pour cela il suffit de leur raconter des histoires correspondant à leur maturité… sexuelle.
Elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, ni des âpres intérêts de ceux qui en sont si préoccupés qu'il est impossible de penser autre chose et autrement. Elle montre les intérêts d'une enfant immature qui parle d'une voix enfantine à notre enfance à d'autres, absolument différents qui n'y verront qu'une sorte de poésie qui ne sera toujours pour eux qu'une histoire d'enfants immatures à laquelle ils applaudiront et ils s'en iront ensuite continuer leur ouvrage. C'était il y a 17 ans et c'est "bon-enfant".
Ce sera sans fin car l'humain a peur de lui-même, il SE fuit sans fin comme il fuit la perte du temps alors qu'il en réalise l'effectivité. Il craint ce qui est profond alors qu'il s'éloigne toujours plus loin dans des explications de la nature dont il n'a que faire, sinon qu'un déplacement de son affectivité vers des *objets*, sans expliquer jamais sa propre nature. On bien, d'un autre côté, on le voit expliquer le monde avec des dieux auxquels il faut faire allégeance, par les coups et la meurtrissure corporelle s'il le faut, qui seraient eux seuls responsables de ce qui EST : dédouanement de la conscience de la peur de soi. Il affectionne des *images* qu'il prend pour réelles.
Et tout ce beau monde immature perçoit bien quelque part que quelque chose cloche, mais il ne voit pas ce qu'il fuit, sa profondeur, le creux de son âme désirant l'amour profond de l'âme qui est liée à la maturité sexuelle satisfaisante ; et il fuira d'autant plus tout ce qui évoque cette profondeur, ou bien l'annihilera. Il est adulte pourtant, il prend des décisions, il travaille, comment donc peut-il ne pas se comprendre ? Il approchera la compréhension de la misère quand il aura compris et résolu sa misère, sa fuite de lui-même.
Et c'est peut-être cet aspect qui plaît tant dans cette vidéo : qu'une personne très jeune et sexuellement immature (sinon elle ne présenterait aucun intérêt particulier) exprime son ressentiment face à la catastrophe régentée par d'autres gens sexuellement matures d'après l'âge mais irresponsables, c'est-à-dire affectivement immatures. Et, effectivement, c'est sans cesse l'enfance qui pâtit des bêtises de l'adulte de son temps, qui l'a engendré sans rien y comprendre pour autant… et qui paraît plus sensé dans sa maturité affective !
13:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie
mardi, 30 juin 2009
Plus loin mon cas !
Notre manière de nous en sortir, de nous sortir de cette atroce réalité, sur laquelle nous ne voulons avoir qu'une emprise enfantine, qu'une emprise d'adulte doté d'une sexualité immature, est de se disposer à la voir "dans le cadre bien délimité d'un appareil produisant des images" jusqu'au moment où sans prévenir, l'appareil imaginaire (qui a pris, en nombre immense, mesure de son rêve dans chaque foyer) se casse et où la réalité apparaît (enfin !).
Et qu'en ferons-nous de cette réalité pourrie, produit direct de cette sexualité immature, de cette affectivité d'enfant à l'âge adulte ?
Que cela se passe de manière fortuite, sur un sujet photographique "hors champ" qui n'a pas à voir avec le conflit que ce cadre veut cacher et qui nous protège de la laideur de notre monde, de la réalité jusque là, et tout tombe dans la folie. La confiance misée dès l'enfance dans la rigueur des affections et des privations inutiles, se trouve tout-à-coup sans repos tangible, sans l'assise que cette confiance donnait à cette image encadrée de la vie. Dès lors que cet élément étranger est entré dans le cadre, on ne peut plus dire "ce n'est pas à moi que cela arrive… " et on est rattrapé par l'horreur de la réalité.
On croyait qu'il en était ainsi, dur comme bois ou fer de cadre, aussi dur que l'affectivité impliquée dans l'existence même de ce cadre : la morale sociale qui est sexuelle, c'est-à-dire, affective. Et puis : pouf !!! plus rien ne reste de cette certitude… et comme on n'a appris à ne se fonder sur rien d'autre que sur ce FAUX (puisqu'il disparaît devant la lumière du vrai, de ce qui est sans lui et dont il est un élément voilant) il ne vous reste plus que ce fond sans fond du désespoir qu'on nomme plus gentiment "dépression".
Généralement, à ces moments là, on plonge dans la psychose comme moyen de se protéger de cette horreur RÉELLE : la mouche et l'asticot.
Il faut se défaire consciemment de cette initiale défense du "cadre de la photo" pour éviter d'USER de la défense inconsciente de la psychose.
Pour sa plus grande part, cette peur de la réalité tient sur la puissance de l'amour que ce cadre photographique se montre apte à focaliser : l'imagination que l'on a de l'amour (même s'il n'existe pas !) que l'on NE veut PAS perdre est précisément enceint dans le périmètre du bois de ce cadre de la réalité photographique, dont les jointures sont faites d'une cheville pornographique, d'un encollage hypothécaire et d'un équerrage soporifique des moyens possibles pour cette réalisation de l'amour qu'on désire évident.
Généralement, pour résumer, tout cela tourne autour de la frustration (c'est-à-dire la RÉALITÉ de ce qui n'a pas été atteint de nos désirs, et premièrement, la princeps marque de l'amour qui est la nourriture du sein, le bon-soin et les caresses) de nos rêves plaisants : "le monde du rêve est le rêve du monde".
Bien souvent, ce n'est qu'une question de "dispositions des lumières", d'éclairage ou bien, peut-être est-ce dû au fait que ce cadre donne une consistance à cet engouement à son éviction, au BARATIN qui accompagne l'image qu'il se dispose à montrer ?
Probablement que l'information que l'on m'a transmise, pouvait me laisser supposer la non-réalité des choses (étant ce qu'elles sont : ignobles), mais je ne savais pas où poser ma pensée : dans la société du spectacle, le problème du prolétariat réside principalement dans SA gestion du DOUTE qui est du même ordre que celle du doute en amour en matière de complicité pour attenidre son but : le plaisir matériellement partagé !
22:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie
samedi, 20 juin 2009
Un certain voyage
Les désirs de mon cœur ont disparu dans les dunes de ma solitude
Le vague au loin de leurs vagues du sable du temps perdu en vain
Que le vent soulève et déplace de grain en grain à sa latitude
Se brouille dans ma vision de l'espoir d'un jour prendre une main
La porter à mon cœur au plaisir de me sentir battre de joie brûlante
La resserrant sur ma peau chaude et douce de ma poigne drue
Et regarder tes yeux après l'avoir portée à mes lèvres ardentes
Se refléter brillants d'une harmonie complice et propicement perdue.
Je suis un fou dans un monde de fous sans commune prégnante folie
Égaré sans être perdu, inidentifié et pourtant d'un social reconnu
Indéterminé dans le temps advenu désossé, sans charpente construit
Moi l'être parmi les êtres qui le scancent au rythme de l'incongru
Je ne suis plus rien, je ne suis plus tout et plus rien sans ce grand con
Un langage morse, long, court, long long, court, long court, cours long
De la palpitante vie le pâle reflet du mirage d'une chaleur de plomb
Lointaine comme ma vie sans sein, sans lèvres humides, sans giron.
Attracteur de la satisfaction qu'on désire au dessus de tout commun
L'amour me manque faute de réflexion dans son opiniâtre rage
De se fondre en pure perte dans le fond de ton corps mains en maint
Pour se retrouver, repu, quiet, reconnaissant, irradiant et sage.
Les portes de mon cœur aux désirs du corps sans consistance se heurtent
Je ne vois pas de clef, à cette obstinée serrure du temps, à mon trousseau
Vers où vais-je, vers où puis-je aller, où se trouve l'aiguille verte et alerte
Qui donne forme à mon existence du balayage subtil de son pinceau ?
Combien donnerai-je d'espace à ce temps au surplus de cette ingratitude ?
Point ne sais et ne puis savoir : « quantité versus qualité », dira un penseur,
Ou « qualité versus quantité », l'ensemble trouvant sa vaginale incertitude
À un moment dit « Insupportable ! » et en finir un vif tranchant à mon cœur !
21:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 01 mai 2009
À bas le travail !
À bas le travail ! Il faut en finir avec cette activité frénétique, destructrice et débile, origine de tous nos déboires, de ceux de la seule planète sur laquelle nous posons nos pieds et nos dos, activité de la vie changée par sa soumission au salariat en argent, l'âpre gain et la misère.
L'argent qui affame lorsqu'on en a pas et oriente la finalité de cette activité humaine uniquement vers sa propre et unique production. On ne meurt pas, on n'est pas mal logé, mal vêtu faute d'activité mais faute d'argent. Tout est organisé autour de ce travail or la vie n'a que faire du travail sinon que rendre TOUT malade de travail.
La maladie affective qui monopolise les esprits des possédants comme des possédés est l'accumulation de cet argent qu'il nous faut comprendre : comprendre ses relations avec la sexualité malade.
S'il y a du pain sur la planche que ce pain soit NOUS ! À BAS LE TRAVAIL ! ARRANGEONS-NOUS !
09:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie
mercredi, 29 avril 2009
Fassaye l'oreille du vent
Les écartées lèvres de la dépliure
Hésitent à se résigner à n'être pas :
Elles rougissent à leur rêve
Qui s'acharne à la tessiture du silence
pour ne s'écouter pas.
Le geyser point ne s'étrangle
à son insuffisance :
il se confond à sa verticale,
à la résolution de ses facettes
comme solution à sa puissance
et s'apparie dans ses flaques toquantes
à son inter-sourire.
L'ivresse va souvent son cours
et se parachève, douceur ou saillie
où s'engouffrent les crins de l'existence.
Un visage se confond à l'horizon rafraîchissant,
pavage du zénith hurlant de chaleur,
plein du sens d'une ride aux cheveux blancs.
Au loin, le pavillon, au son d'un baiser
aussi sûr que le coin de tes lèvres,
Hésite à s'abjurer là où l'art de
l'*où* généreux se déshabite.
00:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
jeudi, 09 avril 2009
Mélange de virtualité
Diable ! Je suis trahi : ces mots de paresse
Doublure traversant le tain flottant
Que je voulais passer pour de l'adresse
Comme on regarde ailleurs en sifflotant
À ciseler leurs sens dans la caresse
Se révèlent un subterfuge haletant
Pour parcourir en douce la forme de tes fesses !
Mais oui, tout cela nage en virtuel
Le délectable reste pour moi, miroir,
Une image ou quelques mots sensuels
Approfondissant le sens de l'ivoire
— lisse sculpture aux mains mutuelle —
Le tendre imaginaire d'un à-valoir
Qui repose en nos sens textuel.
La poésie ne s'exprime jamais mieux
Que dans la perception de la relation
Et n'atteint jamais plus haut les cieux
Que comme pure et seule communication :
Le sujet-autre, perceptible à nos propres yeux
Au devant d'une lecture la sensation
Nous en fait ressentir le précieux d'un dieu !
Elle est l'espace entre les gens, leurs sens,
Qui la choient, la caressent, l'ondoient
La veulent rendre palpable et dense
Réelle, sexuelle et immédiate soie
À se réverbérer dans l'immense
Distance abolie entre toi et moi
Et nous bousculer jouissive par sa danse !
Je pénètre, comme un poisson l'eau
Ou un oiseau de ses ailes l'air
Comme un devin les entrailles de tes mots
Et jouit du frémissement d'éther
De la vie qu'il sent dans ce féminin chaud
Qu'il aime à remuer de son subtil flair
Pour qu'en nous résonnent les plaisirs boréaux !
10:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie
mercredi, 08 avril 2009
Poésie et magie
La seule et véritable magie qui nous reste de notre prime enfance et qui demeure valable à l'âge adulte, c'est la poésie : la résonance des mots sur les sens de l'autre. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais l'organisation des mots, la syntaxe (à laquelle s'agrègent la grammaire et la rhétorique) dans laquelle elle s'immisce dans les interstices.
La PENSÉE MAGIQUE qui perdure dans l'âge adulte, est le fait de donner un ordre, de commander et de voir son ordre exécuté. Nous ne sommes pas, humainement, poétiquement, sortis de la la prime enfance.
La rigidification de la PENSÉE MAGIQUE et le fait qu'elle perdure dans l'âge adulte, provient de l'exécution de l'ordre et lui fait perdre la relation dans son évolution dans le temps, d'une simple relation entre nous, les êtres humains, de la poésie.
Et si vous ne répondez pas à l'ordre, à la PENSÉE MAGIQUE rigidifiée (qui considère que le monde DOIT répondre à ce que l'elle désire immédiatement, et sans faille) chez l'adulte, comme l'enfantin, elle prendra la violence pour vous l'obliger : la PENSÉE MAGIQUE n'invoque pas le dialogue, la confrontation et la recherche du consensus entre deux êtres égaux puisqu'elle implique que le JE soit plus fort que le monde, que le reste du monde dont on se pense, magiquement (faussement, bien sûr !) le roi. La poésie, si : la poésie invoque la participation de l'autre, dialogue ouvert.
Nous vivons dans la PENSÉE MAGIQUE : l'armement et la publicité (les deux premiers budgets mondiaux) en sont une simple mise en évidence, le fait que l'adulte humain pense, agit comme lors de la prime enfance dont il s'est refusé à passer le cours psychique du temps, et qu'arrivé à l'âge adulte avec les tares de cette infantilisation du monde et son imposition par la violence, il ne voit que cette manière de comprendre ses relations aux autres êtres et au monde.
Le hic c'est que cette PENSÉE MAGIQUE ne peut que se perdurer : elle ne peut pas sortir d'elle-même, de sa propre conception de la vie. Elle a besoin de la bienveillance de l'éducation pour qu'elle se rende compte d'elle-même et se mature en poésie.
Même mise de toute évidence devant ce qu'on pourrait appeler sa "stupidité", elle ne se rend pas compte, elle ne peut pas se rendre compte de son agissement, de sa réalité, de son effectivité nocive sur l'existence. C'est LA raison pour laquelle l'humanité évolue si lentement, avec tant de réticences et d'obstruction.
C'est cette PENSÉE MAGIQUE qui ne lui fait pas voir, à cet humain, l'urgence de sa situation environnementale, écologique, sociale, amoureuse ! Tout se résout, pour un tel être, par la PENSÉE MAGIQUE : l'image de la résolution par un mot, un dessin, une photo, une vidéo, une chanson ; mais dans la réalité du monde, il reste dans sa moïse !
15:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie
lundi, 06 avril 2009
Y faire taire plus de mille
La réintégration de la France dans l'Otan va servir à l'intégration de la Turquie dans le périmètre de la communauté européenne. C'est une manière détournée d'en rendre indispensable, pour cause de cohésion territoriale militaire, l'effectivité de cette cohésion. Bien sûr, cela va correspondre directement avec les désirs des industriels et leurs magouilles de main d'oeuvre peu "coûteuses".
Pour cela, militairement, il devient légitime de balancer sur des manifestants des grenades et autres engins militaires, à partir d'hélicoptères en vol stationnaire. Bien sûr, ces lâchages seront ciblés : on évitera dans la meilleure mesure, les personnes qu'on ne peut pas reconnaître sous leur cagoule et leur foulard pour affoler les autres gens qui vivent à découvert. Je ne prône pas la non-violence, mais je dis que la violence est évitée par les gouvernants pour justifier l'effectivité des dispositions prises à l'encontre de cette violence, dispositions qui s'avèrent sans effectivité pour le cas de ces cagouleux.
Il devient aussi légitime de faire le blocus de toute une mégapole, en instaurant des zones suivant des procédés militaires et non pas "policiers".
Et c'est dans une société militaire que l'on va chercher des poux à des informateurs sous des prétextes farfelus qui n'ont rien à voir avec ce que la Justice se devrait de défendre d'abord : l'expression des gens selon la loi et non pas selon l'affectivité que contiendrait une loi.
C'est dans une telle organisation sociale, militaire, qu'un Parlement peut édicter des lois qui ne trouvent plus d'interprétation qu'affective permettant d'outrepasser le sens de la loi : le vivre ensemble ; et d'outrepasser le fondement de ce vivre ensemble : la Constitution qui régit sans affectivité, sinon que sa garantie de liberté, notre relation sociale. Les gens trouveront toujours des contournements à ce que ces législateurs ne comprennent pas de la vie sociale ou veulent l'ignorer pour les gains d'une partie infime de la société.
C'est suivant une organisation militaire de la société qu'il est possible d'outrepasser sans vergogne le droit des gens.
Seule une organisation militaire de la société permet de circonscrire le malaise des gens par l'emprisonnement, la matraque et les gaz, c'est-à-dire d'opposer une indifférence, un mépris, sinon même une arrogance quant à leur revendication, en les considérant ouvertement comme des incapables, des irresponsables et des ignorants, publiquement devant ces gens-mêmes.
Les militaires aiment à recevoir des ordres qu'ils aiment à ne pas discuter, car ils ne sont pas discutables, dont ils renvoient la responsabilité d'exécution sur ceux qui les leur donnent et les exécutent avec cette joie que peut procurer, pour cette engeance, la notion du TRAVAIL bien fait, puisqu'il leur correspond. Et vous n'avez aucune possibilité de discuter de ces ordres avec eux, de leur faire rendre compte de ce qu'ils font en les exécutant, puisqu'ils les exécutent pour avoir le plaisir de les exécuter, précisément, sinon ils ne seraient pas à les exécuter. Et ils veulent voir la société leur ressembler, à leur image d'une vie réalisée selon leur ordre.
Même si tout ce qu'a dit Julien Coupat pour sa défense était faux, il n'y a absolument aucune raison de lui appliquer les lois liberticides relatives au terrorisme, par exemple qui est une conception militaire de la société. Il n'y a pas, non plus, de raison qu'une procureure de la République usurpe le droit en prenant la direction des débats d'une cour, débats qu'il revient au Président de cette cour de mener : c'est ici une conception militaire de la Justice. Et le fait que le président de cette cour laisse une telle chose avoir lieu, montre sa lâcheté vis-à-vis de cette conception militaire de la Justice. Dans ce cas, nous l'aurons toujours dans le bab.
Les journapisseux, au lieu de parler de ce qui est effectif, nous noient dans des catastrophismes face auxquels on aurait pu faire quelque chose : ils nous informent de leur propre frayeur dont on sait qu'elle a pour origine la peur que ceux qui les payent ont du monde qui s'ébroue sur sa base. Ils n'ont ainsi plus le temps de parler de ce qui leur arrivent, à eux-mêmes, de subir dans une société qui se militarise dans leur silence. Ils nous racontent bientôt qu'il est possible de fabriquer une BOMBE avec du chlorate de soude et de l'hydrate de carbone parce que le ministère de l'Intérieur leur aura expliqué la manière d'en constituer une avec de tels ingrédients ! Une usine, à Toulouse, a explosé, ne leur a-t-on pas asséné, avec des ingrédients peut-être plus simplissime encore ?
Quand une société dite "démocratique" en vient à être régentée par des dispositions militaires, le rêve "démocratique" (qui ne vole pas pourtant bien haut) est attaché par des menottes au glacial calcul égoïste du Capital, comme d'autres à des radiateurs, qui se sont vu entravés les mains dans le dos pour de simples délits mineurs et dérisoires.
Les mots ont sensiblement la même signification pour tous, mais ne sont pas dotés de la même charge affective pour tous : chez les peureux, en cette matière, cette affectivité submerge sans faillir leur entendement sans qu'ils veuillent comprendre leur effarouchement enfantin à l'âge adulte. L'aspect militaires d'une société trahit sa rigidité, la rigidité qui envahit les pensées face à ce monde étrange et incertain qui émerge dans nos pensées.
13:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique
dimanche, 05 avril 2009
Le silence est un cri autre
D'une souche étincelle, cellule,
Le corps qui s'embrase en baisers
Déchire le ténèbre des chairs
De ses plaisantes bouillances
À consommer et à jeter,
ailleurs, on consume à tarir.
Nos ailes déchicaturent de nos strictes
La croisée des fantaisies désincarnées.
Que serait notre candeur
au temps du conditionnel ?
Même au présent, une page imperméable
à l'aune de l'encre du temps !
Repassons en nous nos songes
Où tout ce qui est se résorbe
Tel un coup simple d'éponge
que l'amour dans son tout absorbe.
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Six prix ne valent mou y hure, parfois !
De mon rêve agile, vient s'absoudre un sourire
Où mes lèvres se baignent au vase sensible
Qui offre son gazouillis à mon désir discible
Qu'une montée de sang fait promptement rougir.
Au bleu de méthylène de tes beaux yeux d'amant,
Amoureuse je me noie à demi-dévêtue
Ma cyprine d'attente vers toi pré-tendue
Se prolonge du plongeon que de toi j'attends.
En robe d'appariée, auréolée d’un "je t'aime",
Debout avec moi-toi, des plaisirs prête à l'aile,
Je savoure l'orgasme que l’astre de nous frémit.
Et puisque de la coupe aux lèvres vogue un blasphème,
Que les anges déchus viennent y mouiller leurs ailes
Afin de nous enivrer de ce péché toujours insoumis.
17:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
vendredi, 20 mars 2009
L'impérative folie de la douceur
À Aude, à nouveau
L'impératif glisse ses roses
des vents dans le cœur
de ton improbable
et enlise les sens de ta rosée d'amure
sur la lèvre où perdure ta fièvre
pour cultiver la transludence
(comme le soufflet, la vie de l'existence)
et chanter
chanter
et chanter en signe
les cent pas
qui brûlent
et brûlent
jusque la dislocation
de notre candeur
notre pure joie.
chaque mot nous rebondit
comme l'ondée qui mousse
des frissons du désert
prêt à fleurir
comme une question
lassée de répond
de caprice ou de si
qui se peut illuminer
de connaissance et d'intelligence
le "à quoi bon" qui questionne encore
pour cause d'indigence.
Quelle douceur, cette folie !
17:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'ombre du juste
À Aude
Juste le temps d'une esquive
qui se serait complice
Un regard qui se voudrait
le retrait d'une mise à vue
L'incise d'une intimité
de l'air des distances
Juste l'assez d'attention
et d'attachement
Pour suffisamment d'impertinence
être impromptu
Juste l'assez du soleil
dont tu fais l'ombre !
17:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 16 mars 2009
L'os de l'eau
Mais qu'est-ce qu'ils sont bêtes ces salariés ! Ceux de Continental (fabrication de pneus ou je ne sais quoi) foutus à la porte pour cause de SURPRODUCTION (de pneus) préfèrent produire encore (des pneus) en réclamant du TRAVAIL plutôt de s'arranger pour NE PAS travailler, c'est-à-dire NE PAS SURPRODUIRE : la planète est submergée de conneries, de merde, de poubelles, de pollution, de misère sexuelle et affective et tout le monde ne veut que travailler : est-ce LÀ résoudre le problème de l'existence, la nôtre, sur la seule planète sur laquelle nous posons nos pieds ? Nom de non !
On ne parle que d'argent qui manque ! Effectivement !?! Tant qu'il faudra de l'argent pour créer de la "richesse", tout ira de travers : il faudra acheter le fait de n'être pas affamé car cette famine n'est essentiellement due qu'à cet argent et non pas à ce que NOUS produisons, NOUS !!! et pas l'argent !!! l'argent ne produit rien !
Il n'y a que l'activité humaine qui produise quelque chose, l'argent est un intermédiaire entre le fruit de cette production et les autres, intermédiaire physiquement humain qui se sert, s'en sert, et s'y sert pour créer le manque tant chez le producteur que le "consommateur", celui à qui cette production est destinée.
On décide pour VOUS ce que VOUS créer pour TOUS et VOUS laissez faire, quitte à redemander à celui qui vous dépossède ce que VOUS avez produit pour TOUS. Zut de zut !
C'est comme cette histoire d'EAU : produire de l'eau, de l'hygiène et des denrées issues de l'irrigation SANS considération de la multiplication de notre espèce, amènera, pour cause de débilité affective, à la reproduction humaine en surnombre de ce que nous sommes capables par rapport à ce que nous pouvons, d'assumer, zut de zut ! Oui à l'hygiène (10% de la consommation totale de l'eau, mais combien est-ce important dans ce cas de la reproduction de NOTRE espèce !) mais avec une régulation des naissances, c'est-à-dire l'acceptation de la sexualité dans sa plénitude, son entièreté et la responsabilité qui y est afférente, avec le PLAISiR qui y correspond et qu'on recherche à travers elle.
Mais ces gourdes de politiques qui sont eux-mêmes des malades affectifs ayant été choisi précisément (pour avoir choisi eux-mêmes de représenter cette particularité de maladie affective devant tous, de "droite"… de "gauche"…) pour représenter la maladie affective de la société, ne sont en aucun cas capables de résoudre le problème de l'amour, du confort, de la vie : comment des gens qui ne sont pas capables de gérer leurs propres déchets qu'ils considèrent moralement comme sales (latrines comprises) peuvent-ils prendre des décisions adaptées au présent pourri justement par l'argent : la latrine des rapport sociaux.
C'est un SYSTÈME d'organisation sociale qui est bancal, désuet, obsolète, claudiquant, mais rien ne bougera tant que la relation humaine sera sous le joug du TRAVAIL, de l'activité humaine considérée comme un ESCLAVAGE à l'argent, du TRAVAIL !
Ce qui est doux, le lagunage et les toilettes à compost, par exemple, ne peut être envisagé car cela ne rapporte pas d'argent, n'est pas aussi grossier qu'une centrale nucléaire et… est DOUX !!! C'est cela l'affectivité réalisée d'un système social effectivisé par l'affectif de ceux qui le composent, le réalisent et l'idéalisent !!!
La considération de la femme par l'homme et celle que cette femme aura d'elle-même, car dénuée d'une inutile réprobation stupide et autoritaire quant à son ÊTRE, ressentit dans sa résonance réelle lorsqu'elle ne se révoltera plus de n'être plus à être considérée comme un rebus social (pour rester poli) car le rebus social n'existera plus pour avoir été compris, cette femme, par l'acte de l'être, se retrouvera dans cette douceur de vivre intègre. L'"homme" aura alors intégré ce qu'il persiste à nommer encore son "déchet" et en prendra cas comme de la vie elle-même dans son ensemble !!!
Je vous avais dit que la solution est sexuée ! Comprenons-nous pour pouvoir nous arranger ENSEMBLE !
20:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie
dimanche, 15 mars 2009
La rue plus d'rôle
Cette époque monomaniaque en arrive à ne plus du tout tolérer le moindre espace de parole.
Selon le Canard enchaîné du 11 mars 2009, page 8, en bas, le préfet de police de Paris, copain de sa sarkozicature, a pondu une "note" spécifiant que le moindre rassemblement outrepassant le nombre de trois personnes — ce qui signifie, pour elle, qu'il y a une foule et un "meneur" — doit faire l'objet d'une procédure de police auprès de la SIC, id est : la Salle d'Information de Commandement, le centre névralgique de la police de la région, sous bunker.
C'est à dire que la rue est à étouffer, à l'esbroufe des péteux du flicage selon lesquels NOUS n'aurions plus le droit de DIRE quoi que ce soit dans la RUE. La rue, selon cette directive enjoignant à tous les commissariats de la ville et de la région de Paris une implacable application, n'appartiendrait plus qu'à la police de DIRES : tout attroupement (les bœufs s'attroupent, les humains s'assemblent) est susceptible de troubler l'ordre public, "ordre" qui n'a JAMAIS reçu de définition judiciaire si ce n'est que selon la politique du moment des gouvernants.
Nous voici donc objets des matraques, des invectives de ce que l'on prononce de son existence, dans le cadre, le LIEU de ce qui NOUS appartient, la RUE, enjoint d'obéir à la flicaille qui jugerait de ce que NOUS devons dire ou pas de ce que NOUS vivons et désirons modifier de notre vie, dans la rue, le lieu PUBLIC par excellence.
Privatisation du public par la police personnelle des gouvernants qui se l'approprient selon des "notes" de préfêts, des pré-faits, des sucseptibilités intolérables avant même qu'elles aient eu lieu.
Ainsi donc, sa sarkozicature aura su auprès des détenteurs de la liberté publique imposer à ces esprits de peu de foi, obéissant à leur place plutôt qu'à leur cœur, la muselière de la matraque contre la jaillissance des mots disant des maux qui se cherchent une résonnace, en se prononçant selon une LOI qui n'existe PAS, à l'encontre du peuple : rien ne NOUS oblige à obéir à cette injonction de nous taire, rien qu'une sarkozicature.
22:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozicature
mardi, 03 mars 2009
Du fond des sois
Le sexe des femmes est une ouverture
Où perdre son âme est une aventure
Au moment des flammes qui font la jointure
Entre elle et le pâme et vous la césure
On y voit le sombre parfois qui vous guette
Comm' partie d'une ombre venue en goguette
Ou sous l'onde l'ombre, aqueuse sonnette
Qui vous happe, tombe de soi à vous faite !
C'est que, dès le moment où, à vous offerte,
Sans contrainte feinte à vous abandonnée,
À tous ces sentiments se donnant sans guigne,
Au cœur de l'étreinte, à tous sens résonnée,
Échelle d'un instant, au languir en perte,
Savez-vous être à temps de son vagin l’insigne ?
23:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, politique
vendredi, 27 février 2009
La colle de la crise
Je vais essayer, ce soir, de ne pas être trop embêtant. Il faudra admettre, tout de même, accepter une certaine forme de réflexion, sinon ce ne sera pas intéressant pour vous de continuer à lire ce message.
La crise fait que le chômage augmente. Déjà, il faut dire tout de suite que la forme d'organisation sociale qui régit les êtres humains d'hier (deux cents cinquante ans, environ) et d'aujourd'hui, est toujours en crise : ça ne fonctionne pas : pauvres, dilapidés, dilacérés, esclavagisés, putaciérisées, etc. Bon. Mais…
Disons que la crise est plus importante. LA crise crée plus de chômage. Mais que cela signifie-t-il ?
Lors de son fonctionnement normal le mode d'organisation des êtres humains passé et présent présente déjà du chômage et en est SA forme courante. Il y en a plus ? Humm ?!?
Pensons autrement, si vous le voulez bien. Pensons que le chômage est l'IMPOSSIBILITÉ pour la capital d'employer des personnes à SON ouvrage : je rappelle, chers lect-eur-trice-s, que c'est l'argent qui mène à la nourriture et non le manque de nourriture qui mène à la famine, de nos jours.
Bien. Pensons maintenant comme un poivrot (vous savez, ce genre d'ivrogne qui se met, de temps à autre, selon ses délires éthanolisés, à poser quelques jalons de philosophie qui suivent souvent la boisson qu'il ingère : ce soir ce sera du "Coteaux du Layon", pour moi) : lorsque la bouteille est vidée, il en faut une autre, bien évidemment. S'il n'y en pas d'autres, on va voir un autre poivrot, qui, comme vous être un peu bavard — cela donne soif — sera tout content de disputer ou discuter avec vous d'une chose ou d'une autre : "qu'importe la bouteille pourvu qu'on ait l'ivresse", dit-on très poliment et comme il ne se renie pas tel, le poivrot aime à boire dans le calme assez souvent, surtout entre deux seins.
Mettez une crise : un manque d'éthanol, soudain, du fait que quelques ploucs ont supputé qu'il y en avait plus qu'il n'y en a. Cela veut dire : il AURAIT existé plus d'alcool qu'il en EST en ce monde ? Humm !?! Est--ce que le nombre de gens qui travaillaient à l'élaboration de cet éthanol influerait sur la quantité possiblement ingérable ? Non, bien sûr, car les éthanolisés, tout de suite, prendrait des dispositions efficaces pour pouvoir pourvoir sensiblement rationaliser leur besoin de boire. Tout fermente, en ce monde de vie, et c'est tant mieux, sinon souhaitable !
Seraient les non-buvants plus bêtes que les éthanolisés ? Il semble que oui. Et pourtant ils ne daignent pas de leur moral leur casser les oreilles.
Le chômage n'est que la forme IMPOSSIBLE au capital de S'employer entièrement à VOTRE exploitation.
Je veux dire que lorsque la crise apparaît sous une de ses formes aiguës, que les gens sont foutus à la rue (alors qu'ils devaient la foutre tous les jours, femelles et mâles, à leur libre accointante) et se mettent à ne plus savoir ce qu'ils sont - des suppôts du capital - se mettent à mourir de faim alors que tout regorge de nourriture (même pourrie par les OGM et les intrants d'agriculture modernes pour les seuls rendements du capital) c'est qu'ils sont vraiment CONS. Et c'est PRÉCISÉMENT cette connerie qui soutient de ses jambes frêles la structure métaphysique de CE capital.
Voudrais-je dire que cette crise qui met tant de gens au chômage, ne correspond qu'à ce ce que ce capitalisme NE peut PAS exploiter, ici et maintenant, de la force qu'il use à s'en repaître autrement ? Me comprenez-vous bien ? Vous êtes au chômage car vous n'être PLUS DU TOUT exploitables. Est-ce là une condition proprement HUMAINE ?
Serions-nous, sobres, qu'une simple bande de ploucs ! Prenons-vous en mains, que diable : soyons ivrognes de NOTRE vie ! Cette condition, intériorisée, vous correspondrait-elle ?
Non ? Bien. Alors arrangeons-nous autrement
21:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie
dimanche, 22 février 2009
Substantifique image
Quoi qu'on en fasse, ou presque, dès le moment où une /e quidam/e a décidé de reposer son angoisse (qui DOIT se détendre) sur une image-idée etc., il 'y a plus rien à faire pour lui faire entendre "raison" ou bien lui faire comprendre SA démarche : c'est cette démarche qui lui permet cette détente !
Alors, avec ces vieux mots rabat-joie de la rationalité, qu'allons-nous pouvoir RÉSOUDRE de cette angoisse ?!? Hum ???
Nous nous trouvons donc devant un cul de sac et derrière un cul de sac : comment initier une démarche amenant à une reconnaissance du mondé délesté d'images le rendant flou tandis que ces images sont un appui et un poids affectif permettant d'être adapté à ce monde d'angoisse, au monde ? Il faut détenir une curiosité dite "intellectuelle" pour admettre — ne serait-ce ! — que la préemption du monde sans image qui le défocalisent, est bien plus prégnant à vivre dans ce plaisir de vivre souvent sans images.
De fait, les diverses propositions qui induisent (comme une lumière sous un pas de porte) la possibilité d'entrevoir en correspondance avec la réalité - qui est dépourvue d'image en SOI) - se présentent encore et encore comme des avatars (des images d'images) de nos désirs de réalisation de nos désirs, jusqu'au moment où on s'aperçoit que le monde est bien plus simple (et sans aucun doute plus riche) que toutes les complications qui induisent ces images du mondes des angoisses coagulées.
Ici ou là, cela tient à une perception du vivant qui vous apporte une satisfaction vis-à-vis de laquelle chacun est accoutumé à l'intensité émotionnelle. Il pourrait ne s'agir que des bornes des limites au-delà desquelles l'angoisse vous astreint tant dans ses modalités que vous ne pouvez en admettre le franchissement. Voyons cela du point de vue de celui/celle pour qui ces bornes sont plutôt lâches dans leur géographie.
D'abord, la superficie de l'espace des plaisirs possibles est notablement agrandie, élargie ; ou bien l'orientation donné à un plaisir praticable – ce qui implique le don de soi à ce plaisir, ce qui veut dire, finalement, la perte de soi dans cette nature acceptée de ce plaisir pour praticable… ce qui est le schéma de tout un chacun, normal et universel de tout un chacun ; mais ici, il n'y a, en fait, que les seules bornes à ne pas transgresser du non-respect du plaisir comme la forme inadmissible [et là encore on retrouve un universel cuirassé ou non] car l'expérience reconnue vous en fait le dénigrer – est corroborée par le plaisir qu'on éprouve au cours de son parcours qui ne peut être que plaisant, c'est-à-dire, exempt d'angoisse, de celle qui vous empêche de vous adonner plus encore à ce que vous ressentez, que vous vivez sans… angoisse.
Je comprends pourquoi je gêne parfois, pourquoi je ne me sens pas intégré, socialement : je n'éprouve pas identiquement au même moment les angoisses de mes contemporains ; et cela d'autant plus que j'ai dûment identifié les miennes comme étant d'origine amoureuses, sexuellement amoureuses… on comprend tout !
Là où mon contemporain se tient comme à une main courante à une image qui stabilise son angoisse, moi je vague appuyé sur une ancre flottante, celle dont je suis sûr qu'elle n'est que ce qu'elle est : une angoisse lorsqu'elle se présente sous une forme de la vie, cette vie dont je n'ai rien à craindre sinon que la mort. Je suis, en somme, comme ces animaux : j'ai plus peur de la prédation que de toute autre chose et, chez cette sorte de chose qu'est l'animal qui se dit humain, j'ai immensément plus peur de LUI que de la vie en général. Et c'est l'objet de mes recherche que de comprendre cette absurdité.
De fait, l'énergie que j'attend de la vie en retour de la mienne n'a présentement pas de résonance et je reste trop souvent à plat. Les prétentions des rêves de cette société n'arrivent pas à ses propres chevilles qu'elle a très sales (pesticides, radio-activités, ce CO2 qui n'est qu'une partie de l'iceberg de la pollution générale de l'existence,etc.) tout juste à peine (de travail) du haut de ses sandales qui sont dans un état déplorable. C'est partout visible, mais le flou des images du rêve en obstrue la réelle vision, tout comme la satisfaction réelle qui est obtenue de sa sexuation pourtant indispensable, n'a pas le retour qu'on peut attendre de la satisfaction du plaisir de vivre !
23:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, poésie, image
mercredi, 04 février 2009
Des gouttes du sens
Fuir sans cesse ce qui court devant soi
aux portes de l'indicible perte
à mes baisers et à mon sexe d'amour,
À l'accueil de la douceur de tes lèvres du bas
Fuir sans cesse ce qu'on redoute
dans le doute de la redoute du doute
de ce que l'on craint pour ne l'avoir atteint jamais
Et qui pleure sur le seuil de n'avoir pas encore été emporté.
Fuir sans cesse ce qu'on ne connaît pas
n'a jamais connu, entrevu pourtant
dans le brouillard de la crainte
Et qui est si lâche alors qu'on s'y laisse si peu atteindre
Fuir sans cesse, sans cesse,
sans cesse fuir devant ce qui fuit devant vous
à votre allure, juste à votre mesure juste devant vous
Qu'on voudrait bien voir trébucher pour pouvoir y sombrer.
23:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie

