samedi, 28 novembre 2009

Grippe viagère

Chaque année, il y a entre 250 miles et 300 miles morts par la grippe ; chaque année. Et on vient nous brouter le mou avec 68 morts d’une variante de la grippe en trois mois. Mais qui cherche-t-on à baiser dans cette affaire et pourquoi ?

On meurt. On meurt un jour, tôt ou tard et de circonstances qui le plus souvent vous échappent, puisque désireriez-vous ne pas mourrir que vous mourrez de la mort tout de même.

Que cherche-t-on à nous insinuer :
- que la mort n’est pas un fait de la vie qu'ainsi l’on se doit de prolonger dans ces putains de souffrances ;
- que la femme n’enfante toujours pas dans la douleur du blanc médical de l’indifférence non consentie à tel point rendu "privée" qu’elle est toujours et encore seule face à cette engeance de la médicalisation de la vie ;
- que l’enfant ne grandit pas sous les coups de la morale des cons - nous ne sommes pas *complémentaires* mais individualistes - ;
- que la sexualité n’est pas brimée dès le plus jeune âge : "ça bouge !" ;
- que le produit de son travail au travailleur ne lui passe pas au travers des doigts de son salaire, un peu plus tard et qu'il n'en pleurt pas ;
- qu’il n’a de maîtrise sur rien de sa vie, sinon qu’en soudoyant un chien qu’il va promener pour faire sa crotte lorsque lui le veut ;
- et qu’arrivé à la vieillesse, il perd tous les avantages qu’il a acquis au cours de force lutte ?

CELA ce n’est-il pas cette souffrance vivante que l’on veut dissimuler derrière des images d’un malheur plus terrifiant, plus terrible quoi qu’anodin et sans faille ?

Le drap est lavé : il faut le mettre à sécher au soleil de nos possibles et pour cela débarrasser le ciel des nuages de leur "travail de misère".

Qu’on me lâche la grappe avec ces morts de rien du tout : il meurt, PAR JOUR, environ 15 milles personnes en France : c’est quoi ces 68 ou neuf là ? A quelle panique correspond cette hantise de ces quelques morts neufs ? quelle est la nouveauté de cette forme de la mort ? H1N1 ?

Il en est mort dix fois plus par accidents de la route au cours du même mois (sans que l’on supprime la voiture), du même nombre par bavures (sans qu’on supprime les matraques et autres tasers ou plus simplement les Forces de l’Ordre) et cent fois plus de tentatives de suicide chez nos adolescents (pour ne pas avoir trouvé de solution à leur détresse affective) ; sans compter les accidents du travail (sans qu’on songe à le supprimer, ce travail).

lundi, 23 novembre 2009

La grippe H1C1

Le virus H1N1 a muté chez les chiens !

Le décès de la Finlandaise de le semaine dernière, semble avoir été causé par une mutation du virus H1N1 que l'on a retrouvé chez quatre de ses chiens. Ces chiens n'en sont pas morts, car ils semblent être immunisés contre cette variation du dangereux virus de la grippe qui a fait jusqu'à ce jour, un peu plus d'une centaine de morts sur les quelques dix milles quotidiennes en Europe.

On apprend de l'Institut Pasteur de Helsinki, la découverte d'une mutation du virus si redouté H1N1 chez le chien : son propriétaire ayant contracté la grippe de ce type semble en en avoir été un révélateur qui lui a été fatal. Cette nouvelle mutation a reçu le nom de H1C1 (C comme canin).

De source sûre, les conséquences économiques de cette mutation semble colossale pour la marche de l'économie de notre civilisation occidentale où l'animal de compagnie, et particulièrement le chien, tient une place importante auprès des personnes esseulées qui y trouvent le réconfort des relations sociales perdues, que des personnes qui ne trouvent plus d'autorité sur leur vie que d'en avoir une sur un animal de compagnie. La question qui se pose est de savoir, si, face à cette épidémie de H1C1, il ne va pas falloir abattre toute cette variété de nos chers amis les bêtes que l'on amène deux fois par jour déposer sur la voie publique le dû de leur rejet obligatoire.

Va-t-il falloir abattre tous nous "amis" ? Cela serait catastrophique et génèrerait des pertes d'emplois à n'en plus finir. C'est que l'industrie de la nourriture pour animaux qui produit une nourriture industrielle d'une qualité parfois supérieure à celle produite pour les humains, s'en ressentirait gravement, tout autant que les os en peau traitée, l'industrie des colliers de promenades, etc.

On apprend en haut-lieu que les gouvernements, mis au courant de cette explosion de grippe H1C1 qui laissent en vie nos amis les animaux tandis qu'elle s'acharne avec les douleurs que l'on sait sur leurs maîtres, qu'on hésite à prendre une décision immédiate. Doit-on euthanasier ces animaux innocents ou laisser leurs propriétaires prendre la responsabilité de se voir ou non contaminés par ce virus H1C1 ? Et de voir s'il ne vaut pas mieux suivre le cours de la nature et trier ainsi les plus faibles en les affaiblissant qui laisseront la place aux plus forts, face à notre économie déjà si mise à mal qu'il a fallu produire la hantise du virus original H1N1 ?

C'est que notre économie ne pourrait résister à une telle perte : l'industrie qui tourne autour du bien-être de nos chéris, est essentielle à sa survie et la question qui se pose est celle-ci : ne vaut-il pas mieux que les animaux soient bien nourris, bien mieux que ceux qui n'en possèdent pas en d'autres lieux, et que les maîtres puissent aller toujours au supermarché se procurer de cette nourriture qui leur est indispensable ? Le dilemme est prégnant relativement aux exigences de l'économie et du travail qui lui est indispensable pour son expansion.

On attend de voir l'évolution de la propagation du virus H1C1 pour prendre les décisions plus précises qui conviennent. Dès lors l'industrie pharmaceutique a proposé ses services aux gouvernements des pays de l'Europe et s'apprête à mettre sur le marché un vaccin contre le H1C1 dont on protègera d'abord, devant la grandeur d'âme de leur propriétaire et puisque qu'il en sont le vecteur porteur, nos animaux chéris. Les services spécialisés des gouvernements, réunis à Bruxelles, sont en train de mettre au point une stratégie de communication de sorte que la population puisse, au regard des couacs de celle faite autour de la grippe H1N1, une information à l'aide des psychologues les plus réputés et des services médicaux mis en alerte maximale. La campagne va être rude.

Peut-on envisager un avenir plus sombre où seuls les chiens restent après nous et se mettent à dominer par leur nombre la planète ? Ne seraient-ils pas perdus sans nous ?

 

dimanche, 01 novembre 2009

C'est pas moi qui le dit, pour une fois !

"... cette terre magnifique, aux mille beautés encore inconnues que la patiente évolution a fait éclore et que notre hubris dévaste à jamais. Nous nous sommes crus « Maitres et possesseurs du monde ». Nous n’en sommes en réalité que les bourreaux implacables et inconscients, incapables de comprendre et respecter le miracle de la vie, ce gigantesque et multiforme réseau d’interactions et d’équilibres dynamiques d’innombrables êtres dont nous ne connaissons qu’une infime partie. En massacrant allégrement des pans entiers du vivant, c’est la vie elle-même dans sa totalité que nous mettons à l’agonie, nous les furieux barbares, toujours aussi incultes finalement, mais que l’évolution, puis nos sciences et le déchainement de notre technique, pilotée désormais par la seule avidité sans borne, ont promu au rang de nuisibles suprêmes. L’humanité était pourtant porteuse d’autres promesses. Combien de temps reste-t-il pour nous en souvenir, et les ressaisir ?"

L'"hybris" est le terme grec désignant la séparation d'avec l'organisation harmonique du monde.

 

jeudi, 10 septembre 2009

Déjà usé est l'usé

C’est sans fin le même refrain : les pannes programmées dans tous les outils, des aciers merdeux pour l’outillage, des vêtements déjà usés, antennes micro-ondes pour téléphones portables, nucléaire : tout cela c’est pour satisfaire le peuple, ses convoitises de prestige de plouc, ses nikes et ses tocs.

Rien n’y fera ! D’ailleurs, les ouvriers qui SE tuent à ce TRAVAIL s’habillent de même, ont les mêmes désirs d’apparence pour ces appâts rances.

Télé, bagnole sans alcool, fringues d’apparat, on dépensera sa VIE pour l’image de soi, et même son soi-même pour qu’il ne correspond plus à ce que l’on est, mais à ce qu'on veut que l'autre voit de soi. Chacun s’oublie dans la transe de l’apparence, tant est vide l’âme qui vous anime.

Société de pacotille, de fétiche.

On ne meurt pas de faim parce qu’il n’y a rien à manger, mais parce qu’il faut ACHETER à manger. Il en est de même du reste. La perception de la dijonction entre le besoin identifié et la satisfaction possible ne sera possible que par décision, détermination et constance ainsi qu’un certain je-m’en-foutisme pour les réalisations que cette société trouve des plus importantes.

Pour cause de renouvellement précipité, tout est déjà vieux avant l'âge, car déjà vieilli dès le giron de l'existence, essentiellement pour faire travailler davantage, en pure perte.

samedi, 29 août 2009

Halte ! Terre native !

Du fait que je ne possède pas d'abonnement à un téléphonne portable, bien des amis me demandent :

- Mais qu'est-ce donc que tu proposes à sa place ?

Car il s'agit de salubrité publique : les ondes auxquelles sont asservis ces engins correspondent, à peu de chose près, à celle de ce "four" à micro-ondes (le portable rugit et la fourmi cro-onde...) qui est tant trop entré dans les mœurs et qui est précisément destiné à exciter la molécule d'eau qui est présente dans la vapeur de notre air sous forme de taux d'humidité, et accessoirement, de point de rosée... (mais qui s'intéresse au "point de rosée", de nos jours ! Allez-vous me le dire ?).

Ces ondes porteuses correspondent à celles ce ces *fours* qui ont pour but d'exciter la molécule d'eau afin de *cuire* l'aliment qui est composé, pour près de 90% de cette molécule universelle (universel pris au sens de *terrien*, bien sûr, parce qu'ailleurs, perlipopette, sous la forme précisément présente sur cette terre, il n'y en a pas des masses ; je dirais même que c'est assez rare, accessoirement).

N'empêche, oui, j''ai une proposition et c'est celle que je ressorts à tous ces charmants interrogateurs. Ô muse caresse mon front chaud et souffle de ta fraîche haleine le vent qui le refroidira.

C'est simple : chacun qui soit sur cette planète possède un RÉPONDEUR sur un Service Universel mis en place pour pourvoir à cette carence. Une "boîte vocale" à laquelle il pourra avoir accès à un coût ridicule de n'importe où sur la planète, du moment où il aura accès, soit à une cabine téléphonique, soit à l'Internet, soit à un simple téléphone. Cette boîte sera un Droit. Ce droit comprendra aussi à celui de le protéger ou d'en changer les paramètres. Cette boîte vocale conservera les messages jusqu'à la mort de son possesseur. Il est imaginable une connexion entre cette boîte vocale et une adresse courrielle. C'est tout.

Dès ce moment où chacun, dès qu'il est né, possède ce moyen social accordé d'office de communication, il n'est plus besoin de "portable". Car chacun est joignable selon des procédé simples, ne demandant qu'une technologie simple répondant à ce besoin simple de communiquer entre nous.

Je compare souvent la relation sociale au plaisir de boire du vin. Ce vin est élaboré non loin de chez moi (je pourrais me rendre à son lieu de production en cinq jours de marche). Et il me procure l'ivresse que le vigneron s'attend à me procurer. C'est matériel. C'est un moyen de communication bien plus complexe que le seul fait de communiquer à travers ces réseaux qui pourrissent la planète, bien plus. Tout comme de manger une salade fraîche. Les moyens employés, bien souvent, pour des affaires qui nous touchent immédiatement (à moins d'aller se coltiner avec les supermarchés : rien à dire) sont très enfouis sous une somme de relations *sociales* bien plus complexes que le seul fait d'user des ondes micro-ondiques pour s'inter-parler. Et pourtant, c'est ce qui apparaît du plus à la mode.

Si la mode consistait en hyper-production de cyprine et de mouillure, fortement alimenté par du fruit, du fromage, du pain, des baisers et du vin, elle serait, de la VIE, bien moins polluante !

Il est vrai, hélas, que bien des ploucs à la cuirasse inamovible sont employés à nous pourrir l'existence pour des buts sombres comme des coffres fermés.

 

vendredi, 17 juillet 2009

L'immature et son creux relatif

Une vidéo présentant une jeune fille énoncer des désirs de mieux-être à l'Assemblée de l'ONU circule depuis début juin, sur l'Internet. Cette vidéo a été tournée en 1992. Le discours qui semble pourtant bien étayé, n'a servi à rien : l'état du monde a même empiré.

D'ailleurs, aujourd'hui, la police ne permettrait pas une telle "altercation" à des gens d'aussi bonne compagnie, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé à Strasbourg, dernièrement, et le spectacle creux du G8 en Italie. Et la police (ou sa forme plus achevée : l'armée) est justement orientée et entraînée dans ses dispositions comme dans ses actions, par ceux qui font du gain une chose si âpre dans sa démesure.

Déjà, en 1974, René Dumont, disait la même chose dans son livre "À vous de choisir : l'écologie ou la mort". Et rien n'a bougé sinon qu'en pire, entre nous et le "reste" du monde pillé pour du gain effréné et âpre ; ou un petit mieux du point de vue des relations entre nous, les humains.

En 1974, nous étions environ 4 milliards, en 1992 (date de cette vidéo) nous étions environ 5 milliards et aujourd'hui nous en sommes à 7 milliards et on sait que 5% de cette population détient la richesse cumulée de 85% du reste des gens. Plus on naît et plus il y a de misère et dans tous les cas on naît pour aller au travail, au moindre coût, sous les coups, la corde de la police ou de l'armée ou de la famine au cou… rien n'a été résolu ! ça continue !

La psychologie de l'inconscient, venant juste après une critique du travail et de son organisation sociale par Karl Marx, avait commencé à ouvrir une brèche dans la bêtise humaine, en reliant cette bêtise à la satisfaction sexuelle sans forme (Freud : Trois essais sur la sexualité). Mais nous en sommes toujours à souder bêtement cette satisfaction à la reproduction de l'espèce, espèce qui se reproduit dans la violence, reproduit sa misère, le travail et son résultat en évitant de reconnaître quelles sont les implications de son action sur le monde dans lequel elle vit, quelle est la FORME de SA vie. Le caractère révolutionnaire du livre de Freud a vite été piétiné pour n'être plus qu'une référence lointaine (c'est-à-dire : seulement psychologique), à cet "inconscient" de lui-même qu'est l'humain. Cette approche de la vie humaine a montré que la pulsion de l'amour, qui palpite tout autour de nous dans sa rutilance généreuse, a une fonction, et est rejeté par l'être qui sait SE raconter des histoires après qu'il ait appris à la craindre, parfois dès le giron, dans les *images* mêmes qui lui servent à raconter ses histoires.

Une multitude de livres renommés ont mis à l'évidence la relation entre l'âpreté au gain (qui implique l'irrespect de l'autre, comme inégal à soi, c'est-à-dire toujours inférieur à soi) et une sexualité délirante, *immature* à l'âge adulte. Il en est de même de la perception "écologique" de la vie : dans les intérêts de cet "inconscient d'humain", la vie vivante n'est que vétille et sans commune mesure avec ce qu'il désire et n'atteindra jamais. Elle est gênante, même, car il faut s'en occuper… et il trouvera la solution, à nouveau, dans l'âpreté au gain qu'il trouve naturelle, lui : le film "Home" a été financé par Pinaut, par exemple, qui va donner à sa production une *valeur* écologique dont il détiendra l'exclusivité : personne d'autre que lui ou sa bande, n'aura son mot à dire sur la question.

Cette vidéo, finalement, est gentille : elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, alors que c'est cette production sans fin d'objets sans finalité qui submerge de ses détritus la planète, épuise de son creux la planète, obstrue de sa pollution radio-active (25 ans de nucléaire, 250 000  ans de déchets), chimique et biologique le vivant de cette planète. Elle resurgit dans l'actualité sans aucun doute pour appuyer une action spectaculaire (creuse) d'un de ces gouvernants qui sont là, avec fierté, détermination et responsabilité pour organiser cette destruction, en faire encore et plus accepter une forme, celle que cet "inconscient d'humain" ira le mieux gober. Ce n'est pas les décisions des puissants qui polluent la planète, c'est la réalité de la production des gens, celle que les gens, eux-mêmes, font de leur production ; c'est l'obéissance de personnes immatures qui pollue la planète : pour cela il suffit de leur raconter des histoires correspondant à leur maturité… sexuelle.

Elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, ni des âpres intérêts de ceux qui en sont si préoccupés qu'il est impossible de penser autre chose et autrement. Elle montre les intérêts d'une enfant immature qui parle d'une voix enfantine à notre enfance à d'autres, absolument différents qui n'y verront qu'une sorte de poésie qui ne sera toujours pour eux qu'une histoire d'enfants immatures à laquelle ils applaudiront et ils s'en iront ensuite continuer leur ouvrage. C'était il y a 17 ans et c'est "bon-enfant".

Ce sera sans fin car l'humain a peur de lui-même, il SE fuit sans fin comme il fuit la perte du temps alors qu'il en réalise l'effectivité. Il craint ce qui est profond alors qu'il s'éloigne toujours plus loin dans des explications de la nature dont il n'a que faire, sinon qu'un déplacement de son affectivité vers des *objets*, sans expliquer jamais sa propre nature. On bien, d'un autre côté, on le voit expliquer le monde avec des dieux auxquels il faut faire allégeance, par les coups et la meurtrissure corporelle s'il le faut, qui seraient eux seuls responsables de ce qui EST : dédouanement de la conscience de la peur de soi. Il affectionne des *images* qu'il prend pour réelles.

Et tout ce beau monde immature perçoit bien quelque part que quelque chose cloche, mais il ne voit pas ce qu'il fuit, sa profondeur, le creux de son âme désirant l'amour profond de l'âme qui est liée à la maturité sexuelle satisfaisante ; et il fuira d'autant plus tout ce qui évoque cette profondeur, ou bien l'annihilera. Il est adulte pourtant, il prend des décisions, il travaille, comment donc peut-il ne pas se comprendre ? Il approchera la compréhension de la misère quand il aura compris et résolu sa misère, sa fuite de lui-même.

Et c'est peut-être cet aspect qui plaît tant dans cette vidéo : qu'une personne très jeune et sexuellement immature (sinon elle ne présenterait aucun intérêt particulier) exprime son ressentiment face à la catastrophe régentée par d'autres gens sexuellement matures d'après l'âge mais irresponsables, c'est-à-dire affectivement immatures. Et, effectivement, c'est sans cesse l'enfance qui pâtit des bêtises de l'adulte de son temps, qui l'a engendré sans rien y comprendre pour autant… et qui paraît plus sensé dans sa maturité affective !

mardi, 30 juin 2009

Plus loin mon cas !

Notre manière de nous en sortir, de nous sortir de cette atroce réalité, sur laquelle nous ne voulons avoir qu'une emprise enfantine, qu'une emprise d'adulte doté d'une sexualité immature, est de se disposer à la voir "dans le cadre bien délimité d'un appareil produisant des images" jusqu'au moment où sans prévenir, l'appareil imaginaire (qui a pris, en nombre immense, mesure de son rêve dans chaque foyer) se casse et où la réalité apparaît (enfin !).

Et qu'en ferons-nous de cette réalité pourrie, produit direct de cette sexualité immature, de cette affectivité d'enfant à l'âge adulte ?

Que cela se passe de manière fortuite, sur un sujet photographique "hors champ" qui n'a pas à voir avec le conflit que ce cadre veut cacher et qui nous protège de la laideur de notre monde, de la réalité jusque là, et tout tombe dans la folie. La confiance misée dès l'enfance dans la rigueur des affections et des privations inutiles, se trouve tout-à-coup sans repos tangible, sans l'assise que cette confiance donnait à cette image encadrée de la vie. Dès lors que cet élément étranger est entré dans le cadre, on ne peut plus dire "ce n'est pas à moi que cela arrive… " et on est rattrapé par l'horreur de la réalité.

On croyait qu'il en était ainsi, dur comme bois ou fer de cadre, aussi dur que l'affectivité impliquée dans l'existence même de ce cadre : la morale sociale qui est sexuelle, c'est-à-dire, affective. Et puis : pouf !!! plus rien ne reste de cette certitude… et comme on n'a appris à ne se fonder sur rien d'autre que sur ce FAUX (puisqu'il disparaît devant la lumière du vrai, de ce qui est sans lui et dont il est un élément voilant) il ne vous reste plus que ce fond sans fond du désespoir qu'on nomme plus gentiment "dépression".

Généralement, à ces moments là, on plonge dans la psychose comme moyen de se protéger de cette horreur RÉELLE : la mouche et l'asticot.

Il faut se défaire consciemment de cette initiale défense du "cadre de la photo" pour éviter d'USER de la défense inconsciente de la psychose.

Pour sa plus grande part, cette peur de la réalité tient sur la puissance de l'amour que ce cadre photographique se montre apte à focaliser : l'imagination que l'on a de l'amour (même s'il n'existe pas !) que l'on NE veut PAS perdre est précisément enceint dans le périmètre du bois de ce cadre de la réalité photographique, dont les jointures sont faites d'une cheville pornographique, d'un encollage hypothécaire et d'un équerrage soporifique des moyens possibles pour cette réalisation de l'amour qu'on désire évident.

Généralement, pour résumer, tout cela tourne autour de la frustration (c'est-à-dire la RÉALITÉ de ce qui n'a pas été atteint de nos désirs, et premièrement, la princeps marque de l'amour qui est la nourriture du sein, le bon-soin et les caresses) de nos rêves plaisants : "le monde du rêve est le rêve du monde".

Bien souvent, ce n'est qu'une question de "dispositions des lumières", d'éclairage ou bien, peut-être est-ce dû au fait que ce cadre donne une consistance à cet engouement à son éviction, au BARATIN qui accompagne l'image qu'il se dispose à montrer ?

Probablement que l'information que l'on m'a transmise, pouvait me laisser supposer la non-réalité des choses (étant ce qu'elles sont : ignobles), mais je ne savais pas où poser ma pensée : dans la société du spectacle, le problème du prolétariat réside principalement dans SA gestion du DOUTE qui est du même ordre que celle du doute en amour en matière de complicité pour attenidre son but : le plaisir matériellement partagé !

vendredi, 01 mai 2009

À bas le travail !

À bas le travail ! Il faut en finir avec cette activité frénétique, destructrice et débile, origine de tous nos déboires, de ceux de la seule planète sur laquelle nous posons nos pieds et nos dos, activité de la vie changée par sa soumission au salariat en argent, l'âpre gain et la misère.

L'argent qui affame lorsqu'on en a pas et oriente la finalité de cette activité humaine uniquement vers sa propre et unique production. On ne meurt pas, on n'est pas mal logé, mal vêtu faute d'activité mais faute d'argent. Tout est organisé autour de ce travail or la vie n'a que faire du travail sinon que rendre TOUT malade de travail.

La maladie affective qui monopolise les esprits des possédants comme des possédés est l'accumulation de cet argent qu'il nous faut comprendre : comprendre ses relations avec la sexualité malade.

S'il y a du pain sur la planche que ce pain soit NOUS ! À BAS LE TRAVAIL ! ARRANGEONS-NOUS !

mercredi, 08 avril 2009

Poésie et magie

La seule et véritable magie qui nous reste de notre prime enfance et qui demeure valable à l'âge adulte, c'est la poésie : la résonance des mots sur les sens de l'autre. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais l'organisation des mots, la syntaxe (à laquelle s'agrègent la grammaire et la rhétorique) dans laquelle elle s'immisce dans les interstices.

La PENSÉE MAGIQUE qui perdure dans l'âge adulte, est le fait de donner un ordre, de commander et de voir son ordre exécuté. Nous ne sommes pas, humainement, poétiquement, sortis de la la prime enfance.

La rigidification de la PENSÉE MAGIQUE et le fait qu'elle perdure dans l'âge adulte, provient de l'exécution de l'ordre et lui fait perdre la relation dans son évolution dans le temps, d'une simple relation entre nous, les êtres humains, de la poésie.

Et si vous ne répondez pas à l'ordre, à la PENSÉE MAGIQUE rigidifiée (qui considère que le monde DOIT répondre à ce que l'elle désire immédiatement, et sans faille) chez l'adulte, comme l'enfantin, elle prendra la violence pour vous l'obliger : la PENSÉE MAGIQUE n'invoque pas le dialogue, la confrontation et la recherche du consensus entre deux êtres égaux puisqu'elle implique que le JE soit plus fort que le monde, que le reste du monde dont on se pense, magiquement (faussement, bien sûr !) le roi. La poésie, si : la poésie invoque la participation de l'autre, dialogue ouvert.

Nous vivons dans la PENSÉE MAGIQUE : l'armement et la publicité (les deux premiers budgets mondiaux) en sont une simple mise en évidence, le fait que l'adulte humain pense, agit comme lors de la prime enfance dont il s'est refusé à passer le cours psychique du temps, et qu'arrivé à l'âge adulte avec les tares de cette infantilisation du monde et son imposition par la violence, il ne voit que cette manière de comprendre ses relations aux autres êtres et au monde.

Le hic c'est que cette PENSÉE MAGIQUE ne peut que se perdurer : elle ne peut pas sortir d'elle-même, de sa propre conception de la vie. Elle a besoin de la bienveillance de l'éducation pour qu'elle se rende compte d'elle-même et se mature en poésie.

Même mise de toute évidence devant ce qu'on pourrait appeler sa "stupidité", elle ne se rend pas compte, elle ne peut pas se rendre compte de son agissement, de sa réalité, de son effectivité nocive sur l'existence. C'est LA raison pour laquelle l'humanité évolue si lentement, avec tant de réticences et d'obstruction.

C'est cette PENSÉE MAGIQUE qui ne lui fait pas voir, à cet humain, l'urgence de sa situation environnementale, écologique, sociale, amoureuse ! Tout se résout, pour un tel être, par la PENSÉE MAGIQUE : l'image de la résolution par un mot, un dessin, une photo, une vidéo, une chanson ; mais dans la réalité du monde, il reste dans sa moïse !

lundi, 06 avril 2009

Y faire taire plus de mille

La réintégration de la France dans l'Otan va servir à l'intégration de la Turquie dans le périmètre de la communauté européenne. C'est une manière détournée d'en rendre indispensable, pour cause de cohésion territoriale militaire, l'effectivité de cette cohésion. Bien sûr, cela va correspondre directement avec les désirs des industriels et leurs magouilles de main d'oeuvre peu "coûteuses".

Pour cela, militairement, il devient légitime de balancer sur des manifestants des grenades et autres engins militaires, à partir d'hélicoptères en vol stationnaire. Bien sûr, ces lâchages seront ciblés : on évitera dans la meilleure mesure, les personnes qu'on ne peut pas reconnaître sous leur cagoule et leur foulard pour affoler les autres gens qui vivent à découvert. Je ne prône pas la non-violence, mais je dis que la violence est évitée par les gouvernants pour justifier l'effectivité des dispositions prises à l'encontre de cette violence, dispositions qui s'avèrent sans effectivité pour le cas de ces cagouleux.

Il devient aussi légitime de faire le blocus de toute une mégapole, en instaurant des zones suivant des procédés militaires et non pas "policiers".

Et c'est dans une société militaire que l'on va chercher des poux à des informateurs sous des prétextes farfelus qui n'ont rien à voir avec ce que la Justice se devrait de défendre d'abord : l'expression des gens selon la loi et non pas selon l'affectivité que contiendrait une loi.

C'est dans une telle organisation sociale, militaire, qu'un Parlement peut édicter des lois qui ne trouvent plus d'interprétation qu'affective permettant d'outrepasser le sens de la loi : le vivre ensemble ; et d'outrepasser le fondement de ce vivre ensemble : la Constitution qui régit sans affectivité, sinon que sa garantie de liberté, notre relation sociale. Les gens trouveront toujours des contournements à ce que ces législateurs ne comprennent pas de la vie sociale ou veulent l'ignorer pour les gains d'une partie infime de la société.

C'est suivant une organisation militaire de la société qu'il est possible d'outrepasser sans vergogne le droit des gens.

Seule une organisation militaire de la société permet de circonscrire le malaise des gens par l'emprisonnement, la matraque et les gaz, c'est-à-dire d'opposer une indifférence, un mépris, sinon même une arrogance quant à leur revendication, en les considérant ouvertement comme des incapables, des irresponsables et des ignorants, publiquement devant ces gens-mêmes.

Les militaires aiment à recevoir des ordres qu'ils aiment à ne pas discuter, car ils ne sont pas discutables, dont ils renvoient la responsabilité d'exécution sur ceux qui les leur donnent et les exécutent avec cette joie que peut procurer, pour cette engeance, la notion du TRAVAIL bien fait, puisqu'il leur correspond. Et vous n'avez aucune possibilité de discuter de ces ordres avec eux, de leur faire rendre compte de ce qu'ils font en les exécutant, puisqu'ils les exécutent pour avoir le plaisir de les exécuter, précisément, sinon ils ne seraient pas à les exécuter. Et ils veulent voir la société leur ressembler, à leur image d'une vie réalisée selon leur ordre.

Même si tout ce qu'a dit Julien Coupat pour sa défense était faux, il n'y a absolument aucune raison de lui appliquer les lois liberticides relatives au terrorisme, par exemple qui est une conception militaire de la société. Il n'y a pas, non plus, de raison qu'une procureure de la République usurpe le droit en prenant la direction des débats d'une cour, débats qu'il revient au Président de cette cour de mener : c'est ici une conception militaire de la Justice. Et le fait que le président de cette cour laisse une telle chose avoir lieu, montre sa lâcheté vis-à-vis de cette conception militaire de la Justice. Dans ce cas, nous l'aurons toujours dans le bab.

Les journapisseux, au lieu de parler de ce qui est effectif, nous noient dans des catastrophismes face auxquels on aurait pu faire quelque chose : ils nous informent de leur propre frayeur dont on sait qu'elle a pour origine la peur que ceux qui les payent ont du monde qui s'ébroue sur sa base. Ils n'ont ainsi plus le temps de parler de ce qui leur arrivent, à eux-mêmes, de subir dans une société qui se militarise dans leur silence. Ils nous racontent bientôt qu'il est possible de fabriquer une BOMBE avec du chlorate de soude et de l'hydrate de carbone parce que le ministère de l'Intérieur leur aura expliqué la manière d'en constituer une avec de tels ingrédients ! Une usine, à Toulouse, a explosé, ne leur a-t-on pas asséné, avec des ingrédients peut-être plus simplissime encore ?

Quand une société dite "démocratique" en vient à être régentée par des dispositions militaires, le rêve "démocratique" (qui ne vole pas pourtant bien haut) est attaché par des menottes au glacial calcul égoïste du Capital, comme d'autres à des radiateurs, qui se sont vu entravés les mains dans le dos pour de simples délits mineurs et dérisoires.

Les mots ont sensiblement la même signification pour tous, mais ne sont pas dotés de la même charge affective pour tous : chez les peureux, en cette matière, cette affectivité submerge sans faillir leur entendement sans qu'ils veuillent comprendre leur effarouchement enfantin à l'âge adulte. L'aspect militaires d'une société trahit sa rigidité, la rigidité qui envahit les pensées face à ce monde étrange et incertain qui émerge dans nos pensées.

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