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jeudi, 27 août 2009

Le temps de l'étang

Le vent frissonne par nappes

la surface de l'eau

dynamiquement.

Et on voit ces plis résonnant le ciel

s'évanouir, pas même sur la berge.

La libellule semble portée sur

des glissements d'air sans la

lasser de ne jamais y tomber.

Des circulations d'ondes sillonnent

la face du ciel, des arbres et des ombres

toutes fluettes que, subrepticement, un rayon

de soleil vous fait identifier

comme le mouvement saccadé

d'un insecte flottant.

D'autres décrivent des volutes aériennes

dans la poursuite souvent éphémère

de l'attraction d'un sexe pour l'autre et

revient flotter à deux doigts du glacis

des eaux en balancements élégants !

Toujours frissonnant, le reflet du ciel

contraste celui des déclivités

dans les verts feuillus des arbres.

Je suis , depuis deux heures et

quatre bières, contemplant le temps qui

passe à l'ombre d'un grand frêne.

Tout se passe et repasse sans cesse

sans se reproduire pourtant

sans que cesse le temps.

Je suis hors du monde des

bruyants - ho ! combien bruyants ! -

humains mécaniques à 4 temps.

Déjà le vent gire, comme la lumière

ne vient plus à gauche et le frêne

trop haut pour me protéger

plus longtemps

de l'ardence du soleil : quittons

plus loin cet étang du temps.

13:16 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie

dimanche, 16 août 2009

Goutte de sueur de lune

La lune vient fleurer un rayon qu'un somme nie
Comme une onde se meut des chocs des blés.

Le manque est une alternative au complet sans
Suture : le vent y pourvoit.

Je mime de croire ces mines en puits
Inexpugnables fissures de mes larmes
Des raisons sans raison pour y trouver justice
Et hisser à son comble mon feu.

Cœur con très sœur
Si con très
Et négation si proche des rais des égards
Friction des corps et des âmes envolés
Volées des uns et des autres
Si cibles de nous, autres, immiscés des nues

mardi, 11 août 2009

Courir sans pour-poings

Bon, revenons à nos temps troublés : ici une vidéo : un type qui court, qui court, on le comprend vite, pour REJOINDRE quelqu'un ou quelque chose, par l'utilisation d'une aptitude (certainement beaucoup cultivée) de courir le monde. La musique est bien scandée, le titre n'est pas reconnaissable dans le chant. Finalement, nous voyons notre coureur ou, plutôt, notre déterminé rejoingneur, faire la jonction avec son désir, l'objet de sa course. Et quelle est cette finalité ?

Pas même de rassurer l'angoisse suscitée de son propre chef en se proposant comme accidenté involontaire à une personne dont on pourrait penser qu'il a une relative accointance, car le film se termine devant cette opposition des personnages séparés par la vitre d'un pare-brise d'automobile !

Je vous le disais : j'ai trop l'impression de vivre dans un monde au comportement "militaire" (pas de sourire, pas d'avenance, pas de bienveillance sociale comprise comme une évidence relationnellement humaine) où tout un chacun est un ennemi en puissance, et non pas seulement un ennemi (et c'est ce qui me choque le plus, finalement,) mais un ennemi "bigot" qui voudrait, RÉCIPROQUEMENT, vous imposer de voir sa manière de la sexuation, de ce seul fait, Ô combien hélas ! d'être doté d'un sexe et d'en vouloir avoir la propension d'en jouir de l'existence.

Un monde militaire est un monde où on en impose, parce que tel est son désir, à l'autre qui vous échappe par son désir qui n'est pas ENCORE le votre : c'est anticiper la liberté de l'autre pour l'enfermer dans la vôtre ! au moyen d'armes, je veux dire de la douleur, si l'Autre n'acquiesse pas à votre optique de la vie.

Ces CALOTINS (ils ont tous un calot - kipa, képi, bachi, calotte, et le reste, casque ou casquette - sur le crâne, ces militaires militant pour l'ordre de la sexuation sans la satisfaction du plaisir irrigué par la vie qui passe son cours) de toutes sortes, cette police et ses chiens dressés à maintenir par le croc leur délinquant *libertaire*, ces militaires d'une morale dont il n'est entendu que l'abjection du plaisir sexué à moins de viol, la génonie, ces CALOTINS, dis-je, veulent nous la couper et principalement, avec force réussite, à nos filles. Un monde d'ennemiEs auquel vous devez constamment vous confronter le visuel TROP libertaire, un monde militaire, dis-je !!! Regard bas, sans sourire, exempt de bienveillance, de gentillesse, d'avenance, d'ouverture à l'autre comme interrogation de votre propre existence *complémentaire* à un objet, un projet, une vie, un monde, une existence !!!

Des têtes de cons qui anticipent une subodorée souffrance de la mort sans se donner le plaisir de vivre d'en vivre la substantifique moelle !! car on la craint comme on craint la vie d'ici bas pour n'en avoir à demi compris que l'angoisse. Ce qui est craint au plus haut point, l'expérience de Wilhelm Reich nous l'a montré, c'est l'*orgasme*, cette perte de soi dans son mélange à l'Autre, et cette crainte même fait qu'elle ne peut trouver de RéSolution (comme retour à l'initial) à elle-même, à moins de se prendre en main, soi... et bien peu en éprouve le désir, bien peu le cherche, bien peu s'approche de cette approche : c'est qu'il faut du courage, beaucoup de courage (ce qui implique d'assumer beaucoup d'angoisse, bien évidemment) et de détermination.

L'érotisme agricole c'est faire passer des ou un principe avant le fait d'aimer et de s'y abandonner : on y affectionne particulièrement le déguisement ou l'uniforme.

vendredi, 07 août 2009

Masquer dissimule toujours un manque

Selon ce journal, ou celui-la deux dirigeants de la Société Général seraient sous le coup d'un délit d'initié. Le 30 janvier 2008, j'énonçait DÉJÀ cette idée, pire, j'énonçais que du fait que Robert Day avait soustrait les 40,5 milliards en questions, c'est lui qui a fait plongé la SG.

Mais Le Monde donne cette somme de 40,5 millions d'euros, alors qu'à l'époque, j'avais glané 85,7 millions de changement direct de main. En tout, à travers les diverses manip de l'argent de Day, il y a eu plus de 93 milliards de passés des comptes de capitalisation de la SG à d'autres comptes par la décision d'UNE seule personne.

Là encore, comme pour Maldof, le chômage, la misère, etc. on diminue pour diminuer la malversation sociale de ces gens-là et le journavomiste est là pour falsifier les faits, et non pas les relater, tel qu'ils énoncent être leur métier, de sorte que ceux qui les lisent ne puissent rien comprendre à ce qui se passe.

Mais, pourtant, moi, à l'époque, j'avais bien pigé quelque chose… cela serait-il dû au fait que je boive ? Que je sois moins enclin à penser cette société comme une société désirant profondément le plus profond de mon bonheur ? Que je n'ai plus du tout confiance en quoi que disent les politiques, les médecins, les patrons, la police, et le reste, car ces gens là sont affectivement malades, ce qui implique qu'ils sont à la recherche de ce qu'ils ne peuvent atteindre de la manière dont ils s'y prennent pour l'atteindre et que cette frustration les amènent à vouloir dominer le monde et ses êtres vivants pour les maîtriser, eux ?

En quoi un journalisseur peut-il comprendre ce qu'il comprend de ce qu'il voit ? Quel est son intention en détournant les choses : ne pas les voir,LUI ? En obligeant les gens à les voir comme lui ? Et pourquoi ? Pour garder des part de marchés publicitaires (premier budget des dépenses mondiales consacré à l'ingurgitation de couleuvres) ? Non, tout cela n'est pas suffisamment juste : il est sincère !

C'est véritablement pour votre bien qu'il écrit ses mensonges, tout comme les gens qui les gobent ! Tout le monde est sincère ! Ils se font confiance les uns les autres, car certes c'est la condition première d'une société, mais c'est aussi une facilité de vivre, sinon on remet tout en cause ! Un ingénieur du nucléaire (25 ans centrales nucléaires = 250 000 ans de déchets nucléaires) est sincère : c'est pour le bien de l'humanité qu'il travaille, tout comme l'agronome de chez Mosanto ! Ces gens, tous les gens, sont sincères et ont confiance en la responsabilité de ce qu'ils font, maîtrisent, construisent, etc., même s'il y a obligation de fonder cette sincérité sur des Bureaux de vérification de toutes sortes, où les gens sont aussi sincères.

Je ne pense pas les gens sincères. Tous les gens ont des intérêts particuliers à satisfaire qui outrepassent le plus souvent (faute, non pas de sincérité, mais de sens social, du sens du commun) le bien-être social. Les politiques, la police, la justice, l'administration,les industries alimentaires, la médecine, etc. tout cela n'est pas sincère et répond à de besoins personnels des gens, du pouvoir sur l'autre car on est dépourvu de tout pouvoir sur sa propre vie. Les gens se voilent la face en se faisant réciproquement confiance, socialement, car sinon, étant dépourvu de toute autonomie affective, ils seraient perdus.

Les gens savent que le travail est la source de toute la richesse à laquelle ils n'ont pas accès, mais ils travaillent, car sinon, ils seraient perdus. J'ai lu un jour : "La plus grande des aventures dans cette société du capital, est de ne pas travailler" : le Vendée-Globe est de la gnognote à côté du fait de ne vouloir pas travailler. Le chômage est d'environ 10% actuellement, et chacun de s'agripper à son turbin dont il sait qu'il est aliénant affectivement. Et personne de penser qu'il travaille 10% de trop par manque de partage ! C'est que l'affectivité c'est le partage et le partage c'est la reconnaissance de l'autre comme équivalent à soi !

Lorsqu'on a pigé que les intérêts de ces gens qui sont riches à milliards est simplement une compensation à ce pouvoir qu'ils n'ont pas sur leur propre vie affectivement parlant, on comprend qu'ils n'ont rien à faire des autres, et que leur but, sur lequel se fonde la sincérité de leurs actes et décisions, est le pouvoir sur l'autre. De fait, un Day qui se voit remettre, au cours d'une dispute au cours d'un Conseil d'administration de banque, en cause ce pouvoir par se pairs, retire ses billes pour détruire l'autre par le manque de ce qu'il possède et qu'il considère comme indispensable à la vie de la chose en question.

Ce pouvoir du manque, mes petits, c'est par là qu'on nous mène depuis le ventre de notre mère qui ne fait que ce que la société lui dit de faire et comment le faire, le sein qu'elle refuse de donner, les bon-soins de la petite enfance, l'indifférence sur les besoins d'amour qui s'expriment chez l'adolescent : c'est une excellente manière de reproduire le monde. Et on ne peut pas faire autrement, car on ne sait pas faire autrement ; et ne sait pas faire autrement car on ne peut penser autrement ; et on ne peut penser autrement, parce qu'on a égaré l'autre quelque part, ailleurs.

On appréhende les "mécanismes" du monde comme étant complexes : effectivement, c'est de l'ordre du complexe bio-affectif, c'est à dire de l'affectivité rendue malade par manque de bon-soins satisfaisants ! Découvrir le mécanisme de ce qui s'est passé dans un Conseil d'administration n'est pas très "complexe", sinon que d'être soi-même dans un état de complexité intellectuelle, c'est-à-dire, affective qui vous fait voir les choses énormément complexes, comme le simple fait de cesser de travailler !

Car même si je me trompe, je ne me trompe pas sur l'aspect malveillant de ces décisions et de ces actions, sur la nocivité réelle du travail et de son manque, sur moi, sur toi, sur nos relations sociales, sur ce qu'on nomme la nature qui n'est que (et c'est TOUT) la Vie.

 


mardi, 04 août 2009

Quelle ivresse, la révolution !

Quelle ivresse, la révolution ! Durant ces moments de véritable ivresse (formée d'espoir, d'amour-s inassouvi-s, de pornographie même — sans qu'on en veuille obligatoirement s'y adonner car il est su qu'elle n'est pas source de pleine satisfaction satisfaisante —, formée de vin et de faim, et d'une telle détermination vers son moment qu'elle s'en trouve enhardie d'elle-même au point de se perdre en elle), tant de choses ont été faites ou décidées (pour ceux qui se donnent de répondre praxissement à leur décision, bien sûr et qui ne s'excusent pas pour seul fait de boire) dans l'ivresse de la révolution, du changement des temps, des mœurs et des idées, et de manière semble-t-il irrémédiable !

Et dire qu'il n'est plus même permis de seulement boire convenablement un coup tranquille sans être ennuyé par la loi de ceux qui ont peur de NOTRE ivresse, bien évidemment. C'est que l'ordre sait que l'apprentissage de l'ivresse donnerait à vouloir jouir d'une autre bien plus présente, prégnante et proche du cœur lequel est si proche de la tête et des lèvres de l'être aimé-e.

Mais les gens, le peuple, abêtisé par les exigences morales de ceux qui gardent le monde, lourdement assoupi sur la pesanteur et la sottise de son travail, sa télévision restrictive, ses impôts et son peu de satisfaction amoureuse libre et profonde, se soulèvera, certes, mais en ne sachant plus ce qui le fait se mouvoir vers des désirs idéaux inconçus.

On marchera, certes, mais où ? C'est précisément là l'ivresse de l'avenir en marche !

Tout se passera dans la confusion orientée par quelques paroles prononcées dans la confusion pour des intérêts que quelques particuliers prendront sur eux. Mais, véritablement, tout se passera dans la confusion, l'ivresse du moment.

Et chacun de nous qui sommes attachés à la création de cette ivresse, nous nous demandons quel peut en être le déclenchement ou l'élément déclencheur. Il sera toujours de l'ordre d'une confusion, toujours, entre ce qui est et ce qui en est perçu et LA conclusion de ce moment si étrange qu'est la révolution qui SE réalise. L'ordre est aussi la volonté de toute absence de confusion. Or l'humain (la femme et l'homme) vivent de la confusion, et des pensées, et des âmes, et des désirs, et des réalisations, et de ce qui manque à chaque chose, mouvement, réalisation.

Et sans cesse, à mes temps perdus, je me demande quel serait cet élément de confusion qui pourrait mettre plus de confusion à mon temps, de sorte que cette confusion où le règne de l'impartage (sinon que la misère contre les grées) chapeaute l'ensemble de la vie, veuille se manifester dans une plus grande encore, tant en perspective qu'en dimensions qu'en ivresse, confusion des possibles.

Et lorsque cela se passera, celui, ou celle qui en sera l'initiation se perdra dans la confusion des temps pour les réaliser selon les désirs de son moment.

vendredi, 24 juillet 2009

Que d'eau, que de maux !

Selon le New Scientist, c’est une des ressources naturelles en eau douce les plus grandes et les plus précieuses du monde, bien qu'entièrement cachée, que présente une carte établie dernièrement des nappes phréatiques. Le New Scientist révèle que pour la première fois, une carte haute résolution montre où se situent les énormes quantités énormes d’eau souterraine. La carte qu'il présente de cet "or bleu" est le résultat de presqu’une décennie de pourparlers parfois difficiles entre des gouvernements voisins, obtenus par médiation par l’UNESCO. L’espoir est qu’elle aidera à frayer la voie à une loi internationale pour gérer le partage de l’eau dans le monde entier.

Le problème, avec l’humain, est que lorsqu’il trouve une source d’amélioration de ses conditions de vie, il trouve moyen de se reproduire au surplus. De sorte que deux générations plus tard, le problème initial posé par l’inconfort d’un moment (nourriture, eau manquantes, par exemple) se retrouve au même point de misère.

La mise à découvert de cette eau va amener des conflits sans fin, encore et encore, toujours et toujours. Pour aussi bête que cela soit : c’est d’abord sa conception de la vie que l’humain doit changer (le travail, l’amour suffisamment délié de la reproduction, etc.) qui résoudra son problème et son adaptation à la vie, à son intégration à cette planète. Et je suis très pessimiste sur ce point : ce qu’il fait présentement pour le futur de ses enfants laisse pantois !

On a vu des procédés d’irrigation qui vont sans aucun doute être utilisés ici, désertifier la mer d’Aral et les terres irriguées par minéralisation. Il se passe la même chose en Andalousie, en ce moment, avec les fraises de printemps, les concombres et autres melons. L’usage de l’eau souterraine minéralise le sol et le tue. L’humain qui aura employé ce moyen fera la guerre parce qu’il aura faim ou soif et c’est reparti pour un tour : voir l’usage du Trigre et de l’Euphrate aujourd’hui… avec seulement un semblant de confort supplémentaire qui le fera se reproduire encore davantage. C'est sans fin !

vendredi, 17 juillet 2009

L'immature et son creux relatif

Une vidéo présentant une jeune fille énoncer des désirs de mieux-être à l'Assemblée de l'ONU circule depuis début juin, sur l'Internet. Cette vidéo a été tournée en 1992. Le discours qui semble pourtant bien étayé, n'a servi à rien : l'état du monde a même empiré.

D'ailleurs, aujourd'hui, la police ne permettrait pas une telle "altercation" à des gens d'aussi bonne compagnie, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé à Strasbourg, dernièrement, et le spectacle creux du G8 en Italie. Et la police (ou sa forme plus achevée : l'armée) est justement orientée et entraînée dans ses dispositions comme dans ses actions, par ceux qui font du gain une chose si âpre dans sa démesure.

Déjà, en 1974, René Dumont, disait la même chose dans son livre "À vous de choisir : l'écologie ou la mort". Et rien n'a bougé sinon qu'en pire, entre nous et le "reste" du monde pillé pour du gain effréné et âpre ; ou un petit mieux du point de vue des relations entre nous, les humains.

En 1974, nous étions environ 4 milliards, en 1992 (date de cette vidéo) nous étions environ 5 milliards et aujourd'hui nous en sommes à 7 milliards et on sait que 5% de cette population détient la richesse cumulée de 85% du reste des gens. Plus on naît et plus il y a de misère et dans tous les cas on naît pour aller au travail, au moindre coût, sous les coups, la corde de la police ou de l'armée ou de la famine au cou… rien n'a été résolu ! ça continue !

La psychologie de l'inconscient, venant juste après une critique du travail et de son organisation sociale par Karl Marx, avait commencé à ouvrir une brèche dans la bêtise humaine, en reliant cette bêtise à la satisfaction sexuelle sans forme (Freud : Trois essais sur la sexualité). Mais nous en sommes toujours à souder bêtement cette satisfaction à la reproduction de l'espèce, espèce qui se reproduit dans la violence, reproduit sa misère, le travail et son résultat en évitant de reconnaître quelles sont les implications de son action sur le monde dans lequel elle vit, quelle est la FORME de SA vie. Le caractère révolutionnaire du livre de Freud a vite été piétiné pour n'être plus qu'une référence lointaine (c'est-à-dire : seulement psychologique), à cet "inconscient" de lui-même qu'est l'humain. Cette approche de la vie humaine a montré que la pulsion de l'amour, qui palpite tout autour de nous dans sa rutilance généreuse, a une fonction, et est rejeté par l'être qui sait SE raconter des histoires après qu'il ait appris à la craindre, parfois dès le giron, dans les *images* mêmes qui lui servent à raconter ses histoires.

Une multitude de livres renommés ont mis à l'évidence la relation entre l'âpreté au gain (qui implique l'irrespect de l'autre, comme inégal à soi, c'est-à-dire toujours inférieur à soi) et une sexualité délirante, *immature* à l'âge adulte. Il en est de même de la perception "écologique" de la vie : dans les intérêts de cet "inconscient d'humain", la vie vivante n'est que vétille et sans commune mesure avec ce qu'il désire et n'atteindra jamais. Elle est gênante, même, car il faut s'en occuper… et il trouvera la solution, à nouveau, dans l'âpreté au gain qu'il trouve naturelle, lui : le film "Home" a été financé par Pinaut, par exemple, qui va donner à sa production une *valeur* écologique dont il détiendra l'exclusivité : personne d'autre que lui ou sa bande, n'aura son mot à dire sur la question.

Cette vidéo, finalement, est gentille : elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, alors que c'est cette production sans fin d'objets sans finalité qui submerge de ses détritus la planète, épuise de son creux la planète, obstrue de sa pollution radio-active (25 ans de nucléaire, 250 000  ans de déchets), chimique et biologique le vivant de cette planète. Elle resurgit dans l'actualité sans aucun doute pour appuyer une action spectaculaire (creuse) d'un de ces gouvernants qui sont là, avec fierté, détermination et responsabilité pour organiser cette destruction, en faire encore et plus accepter une forme, celle que cet "inconscient d'humain" ira le mieux gober. Ce n'est pas les décisions des puissants qui polluent la planète, c'est la réalité de la production des gens, celle que les gens, eux-mêmes, font de leur production ; c'est l'obéissance de personnes immatures qui pollue la planète : pour cela il suffit de leur raconter des histoires correspondant à leur maturité… sexuelle.

Elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, ni des âpres intérêts de ceux qui en sont si préoccupés qu'il est impossible de penser autre chose et autrement. Elle montre les intérêts d'une enfant immature qui parle d'une voix enfantine à notre enfance à d'autres, absolument différents qui n'y verront qu'une sorte de poésie qui ne sera toujours pour eux qu'une histoire d'enfants immatures à laquelle ils applaudiront et ils s'en iront ensuite continuer leur ouvrage. C'était il y a 17 ans et c'est "bon-enfant".

Ce sera sans fin car l'humain a peur de lui-même, il SE fuit sans fin comme il fuit la perte du temps alors qu'il en réalise l'effectivité. Il craint ce qui est profond alors qu'il s'éloigne toujours plus loin dans des explications de la nature dont il n'a que faire, sinon qu'un déplacement de son affectivité vers des *objets*, sans expliquer jamais sa propre nature. On bien, d'un autre côté, on le voit expliquer le monde avec des dieux auxquels il faut faire allégeance, par les coups et la meurtrissure corporelle s'il le faut, qui seraient eux seuls responsables de ce qui EST : dédouanement de la conscience de la peur de soi. Il affectionne des *images* qu'il prend pour réelles.

Et tout ce beau monde immature perçoit bien quelque part que quelque chose cloche, mais il ne voit pas ce qu'il fuit, sa profondeur, le creux de son âme désirant l'amour profond de l'âme qui est liée à la maturité sexuelle satisfaisante ; et il fuira d'autant plus tout ce qui évoque cette profondeur, ou bien l'annihilera. Il est adulte pourtant, il prend des décisions, il travaille, comment donc peut-il ne pas se comprendre ? Il approchera la compréhension de la misère quand il aura compris et résolu sa misère, sa fuite de lui-même.

Et c'est peut-être cet aspect qui plaît tant dans cette vidéo : qu'une personne très jeune et sexuellement immature (sinon elle ne présenterait aucun intérêt particulier) exprime son ressentiment face à la catastrophe régentée par d'autres gens sexuellement matures d'après l'âge mais irresponsables, c'est-à-dire affectivement immatures. Et, effectivement, c'est sans cesse l'enfance qui pâtit des bêtises de l'adulte de son temps, qui l'a engendré sans rien y comprendre pour autant… et qui paraît plus sensé dans sa maturité affective !

mardi, 30 juin 2009

Plus loin mon cas !

Notre manière de nous en sortir, de nous sortir de cette atroce réalité, sur laquelle nous ne voulons avoir qu'une emprise enfantine, qu'une emprise d'adulte doté d'une sexualité immature, est de se disposer à la voir "dans le cadre bien délimité d'un appareil produisant des images" jusqu'au moment où sans prévenir, l'appareil imaginaire (qui a pris, en nombre immense, mesure de son rêve dans chaque foyer) se casse et où la réalité apparaît (enfin !).

Et qu'en ferons-nous de cette réalité pourrie, produit direct de cette sexualité immature, de cette affectivité d'enfant à l'âge adulte ?

Que cela se passe de manière fortuite, sur un sujet photographique "hors champ" qui n'a pas à voir avec le conflit que ce cadre veut cacher et qui nous protège de la laideur de notre monde, de la réalité jusque là, et tout tombe dans la folie. La confiance misée dès l'enfance dans la rigueur des affections et des privations inutiles, se trouve tout-à-coup sans repos tangible, sans l'assise que cette confiance donnait à cette image encadrée de la vie. Dès lors que cet élément étranger est entré dans le cadre, on ne peut plus dire "ce n'est pas à moi que cela arrive… " et on est rattrapé par l'horreur de la réalité.

On croyait qu'il en était ainsi, dur comme bois ou fer de cadre, aussi dur que l'affectivité impliquée dans l'existence même de ce cadre : la morale sociale qui est sexuelle, c'est-à-dire, affective. Et puis : pouf !!! plus rien ne reste de cette certitude… et comme on n'a appris à ne se fonder sur rien d'autre que sur ce FAUX (puisqu'il disparaît devant la lumière du vrai, de ce qui est sans lui et dont il est un élément voilant) il ne vous reste plus que ce fond sans fond du désespoir qu'on nomme plus gentiment "dépression".

Généralement, à ces moments là, on plonge dans la psychose comme moyen de se protéger de cette horreur RÉELLE : la mouche et l'asticot.

Il faut se défaire consciemment de cette initiale défense du "cadre de la photo" pour éviter d'USER de la défense inconsciente de la psychose.

Pour sa plus grande part, cette peur de la réalité tient sur la puissance de l'amour que ce cadre photographique se montre apte à focaliser : l'imagination que l'on a de l'amour (même s'il n'existe pas !) que l'on NE veut PAS perdre est précisément enceint dans le périmètre du bois de ce cadre de la réalité photographique, dont les jointures sont faites d'une cheville pornographique, d'un encollage hypothécaire et d'un équerrage soporifique des moyens possibles pour cette réalisation de l'amour qu'on désire évident.

Généralement, pour résumer, tout cela tourne autour de la frustration (c'est-à-dire la RÉALITÉ de ce qui n'a pas été atteint de nos désirs, et premièrement, la princeps marque de l'amour qui est la nourriture du sein, le bon-soin et les caresses) de nos rêves plaisants : "le monde du rêve est le rêve du monde".

Bien souvent, ce n'est qu'une question de "dispositions des lumières", d'éclairage ou bien, peut-être est-ce dû au fait que ce cadre donne une consistance à cet engouement à son éviction, au BARATIN qui accompagne l'image qu'il se dispose à montrer ?

Probablement que l'information que l'on m'a transmise, pouvait me laisser supposer la non-réalité des choses (étant ce qu'elles sont : ignobles), mais je ne savais pas où poser ma pensée : dans la société du spectacle, le problème du prolétariat réside principalement dans SA gestion du DOUTE qui est du même ordre que celle du doute en amour en matière de complicité pour attenidre son but : le plaisir matériellement partagé !

samedi, 20 juin 2009

Un certain voyage

Les désirs de mon cœur ont disparu dans les dunes de ma solitude

Le vague au loin de leurs vagues du sable du temps perdu en vain

Que le vent soulève et déplace de grain en grain à sa latitude

Se brouille dans ma vision de l'espoir d'un jour prendre une main

 

La porter à mon cœur au plaisir de me sentir battre de joie brûlante

La resserrant sur ma peau chaude et douce de ma poigne drue

Et regarder tes yeux après l'avoir portée à mes lèvres ardentes

Se refléter brillants d'une harmonie complice et propicement perdue.

 

Je suis un fou dans un monde de fous sans commune prégnante folie

Égaré sans être perdu, inidentifié et pourtant d'un social reconnu

Indéterminé dans le temps advenu désossé, sans charpente construit

Moi l'être parmi les êtres qui le scancent au rythme de l'incongru

 

Je ne suis plus rien, je ne suis plus tout et plus rien sans ce grand con

Un langage morse, long, court, long long, court, long court, cours long

De la palpitante vie le pâle reflet du mirage d'une chaleur de plomb

Lointaine comme ma vie sans sein, sans lèvres humides, sans giron.

 

Attracteur de la satisfaction qu'on désire au dessus de tout commun

L'amour me manque faute de réflexion dans son opiniâtre rage

De se fondre en pure perte dans le fond de ton corps mains en maint

Pour se retrouver, repu, quiet, reconnaissant, irradiant et sage.

 

Les portes de mon cœur aux désirs du corps sans consistance se heurtent

Je ne vois pas de clef, à cette obstinée serrure du temps, à mon trousseau

Vers où vais-je, vers où puis-je aller, où se trouve l'aiguille verte et alerte

Qui donne forme à mon existence du balayage subtil de son pinceau ?

 

Combien donnerai-je d'espace à ce temps au surplus de cette ingratitude ?

Point ne sais et ne puis savoir : « quantité versus qualité », dira un penseur,

Ou « qualité versus quantité », l'ensemble trouvant sa vaginale incertitude

À un moment dit « Insupportable ! » et en finir un vif tranchant à mon cœur !

 

 

 

vendredi, 01 mai 2009

À bas le travail !

À bas le travail ! Il faut en finir avec cette activité frénétique, destructrice et débile, origine de tous nos déboires, de ceux de la seule planète sur laquelle nous posons nos pieds et nos dos, activité de la vie changée par sa soumission au salariat en argent, l'âpre gain et la misère.

L'argent qui affame lorsqu'on en a pas et oriente la finalité de cette activité humaine uniquement vers sa propre et unique production. On ne meurt pas, on n'est pas mal logé, mal vêtu faute d'activité mais faute d'argent. Tout est organisé autour de ce travail or la vie n'a que faire du travail sinon que rendre TOUT malade de travail.

La maladie affective qui monopolise les esprits des possédants comme des possédés est l'accumulation de cet argent qu'il nous faut comprendre : comprendre ses relations avec la sexualité malade.

S'il y a du pain sur la planche que ce pain soit NOUS ! À BAS LE TRAVAIL ! ARRANGEONS-NOUS !

mercredi, 29 avril 2009

Fassaye l'oreille du vent

Les écartées lèvres de la dépliure
Hésitent à se résigner à n'être pas :
Elles rougissent à leur rêve
Qui s'acharne à la tessiture du silence
pour ne s'écouter pas.

Le geyser point ne s'étrangle
à son insuffisance :
il se confond à sa verticale,
à la résolution de ses facettes
comme solution à sa puissance
et s'apparie dans ses flaques toquantes
à son inter-sourire.

L'ivresse va souvent son cours
et se parachève, douceur ou saillie
où s'engouffrent les crins de l'existence.

Un visage se confond à l'horizon rafraîchissant,
pavage du zénith hurlant de chaleur,
plein du sens d'une ride aux cheveux blancs.

Au loin, le pavillon, au son d'un baiser
aussi sûr que le coin de tes lèvres,
Hésite à s'abjurer là où l'art de
l'*où* généreux se déshabite.

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jeudi, 09 avril 2009

Mélange de virtualité

Diable ! Je suis trahi : ces mots de paresse
Doublure traversant le tain flottant
Que je voulais passer pour de l'adresse
Comme on regarde ailleurs en sifflotant
À ciseler leurs sens dans la caresse
Se révèlent un subterfuge haletant
Pour parcourir en douce la forme de tes fesses !

Mais oui, tout cela nage en virtuel
Le délectable reste pour moi, miroir,
Une image ou quelques mots sensuels
Approfondissant le sens de l'ivoire
— lisse sculpture aux mains mutuelle —
Le tendre imaginaire d'un à-valoir
Qui repose en nos sens textuel.

La poésie ne s'exprime jamais mieux
Que dans la perception de la relation
Et n'atteint jamais plus haut les cieux
Que comme pure et seule communication :
Le sujet-autre, perceptible à nos propres yeux
Au devant d'une lecture la sensation
Nous en fait ressentir le précieux d'un dieu !

Elle est l'espace entre les gens, leurs sens,
Qui la choient, la caressent, l'ondoient
La veulent rendre palpable et dense
Réelle, sexuelle et immédiate soie
À se réverbérer dans l'immense
Distance abolie entre toi et moi
Et nous bousculer jouissive par sa danse !

Je pénètre, comme un poisson l'eau
Ou un oiseau de ses ailes l'air
Comme un devin les entrailles de tes mots
Et jouit du frémissement d'éther
De la vie qu'il sent dans ce féminin chaud
Qu'il aime à remuer de son subtil flair
Pour qu'en nous résonnent les plaisirs boréaux !

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mercredi, 08 avril 2009

Poésie et magie

La seule et véritable magie qui nous reste de notre prime enfance et qui demeure valable à l'âge adulte, c'est la poésie : la résonance des mots sur les sens de l'autre. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais l'organisation des mots, la syntaxe (à laquelle s'agrègent la grammaire et la rhétorique) dans laquelle elle s'immisce dans les interstices.

La PENSÉE MAGIQUE qui perdure dans l'âge adulte, est le fait de donner un ordre, de commander et de voir son ordre exécuté. Nous ne sommes pas, humainement, poétiquement, sortis de la la prime enfance.

La rigidification de la PENSÉE MAGIQUE et le fait qu'elle perdure dans l'âge adulte, provient de l'exécution de l'ordre et lui fait perdre la relation dans son évolution dans le temps, d'une simple relation entre nous, les êtres humains, de la poésie.

Et si vous ne répondez pas à l'ordre, à la PENSÉE MAGIQUE rigidifiée (qui considère que le monde DOIT répondre à ce que l'elle désire immédiatement, et sans faille) chez l'adulte, comme l'enfantin, elle prendra la violence pour vous l'obliger : la PENSÉE MAGIQUE n'invoque pas le dialogue, la confrontation et la recherche du consensus entre deux êtres égaux puisqu'elle implique que le JE soit plus fort que le monde, que le reste du monde dont on se pense, magiquement (faussement, bien sûr !) le roi. La poésie, si : la poésie invoque la participation de l'autre, dialogue ouvert.

Nous vivons dans la PENSÉE MAGIQUE : l'armement et la publicité (les deux premiers budgets mondiaux) en sont une simple mise en évidence, le fait que l'adulte humain pense, agit comme lors de la prime enfance dont il s'est refusé à passer le cours psychique du temps, et qu'arrivé à l'âge adulte avec les tares de cette infantilisation du monde et son imposition par la violence, il ne voit que cette manière de comprendre ses relations aux autres êtres et au monde.

Le hic c'est que cette PENSÉE MAGIQUE ne peut que se perdurer : elle ne peut pas sortir d'elle-même, de sa propre conception de la vie. Elle a besoin de la bienveillance de l'éducation pour qu'elle se rende compte d'elle-même et se mature en poésie.

Même mise de toute évidence devant ce qu'on pourrait appeler sa "stupidité", elle ne se rend pas compte, elle ne peut pas se rendre compte de son agissement, de sa réalité, de son effectivité nocive sur l'existence. C'est LA raison pour laquelle l'humanité évolue si lentement, avec tant de réticences et d'obstruction.

C'est cette PENSÉE MAGIQUE qui ne lui fait pas voir, à cet humain, l'urgence de sa situation environnementale, écologique, sociale, amoureuse ! Tout se résout, pour un tel être, par la PENSÉE MAGIQUE : l'image de la résolution par un mot, un dessin, une photo, une vidéo, une chanson ; mais dans la réalité du monde, il reste dans sa moïse !

lundi, 06 avril 2009

Y faire taire plus de mille

La réintégration de la France dans l'Otan va servir à l'intégration de la Turquie dans le périmètre de la communauté européenne. C'est une manière détournée d'en rendre indispensable, pour cause de cohésion territoriale militaire, l'effectivité de cette cohésion. Bien sûr, cela va correspondre directement avec les désirs des industriels et leurs magouilles de main d'oeuvre peu "coûteuses".

Pour cela, militairement, il devient légitime de balancer sur des manifestants des grenades et autres engins militaires, à partir d'hélicoptères en vol stationnaire. Bien sûr, ces lâchages seront ciblés : on évitera dans la meilleure mesure, les personnes qu'on ne peut pas reconnaître sous leur cagoule et leur foulard pour affoler les autres gens qui vivent à découvert. Je ne prône pas la non-violence, mais je dis que la violence est évitée par les gouvernants pour justifier l'effectivité des dispositions prises à l'encontre de cette violence, dispositions qui s'avèrent sans effectivité pour le cas de ces cagouleux.

Il devient aussi légitime de faire le blocus de toute une mégapole, en instaurant des zones suivant des procédés militaires et non pas "policiers".

Et c'est dans une société militaire que l'on va chercher des poux à des informateurs sous des prétextes farfelus qui n'ont rien à voir avec ce que la Justice se devrait de défendre d'abord : l'expression des gens selon la loi et non pas selon l'affectivité que contiendrait une loi.

C'est dans une telle organisation sociale, militaire, qu'un Parlement peut édicter des lois qui ne trouvent plus d'interprétation qu'affective permettant d'outrepasser le sens de la loi : le vivre ensemble ; et d'outrepasser le fondement de ce vivre ensemble : la Constitution qui régit sans affectivité, sinon que sa garantie de liberté, notre relation sociale. Les gens trouveront toujours des contournements à ce que ces législateurs ne comprennent pas de la vie sociale ou veulent l'ignorer pour les gains d'une partie infime de la société.

C'est suivant une organisation militaire de la société qu'il est possible d'outrepasser sans vergogne le droit des gens.

Seule une organisation militaire de la société permet de circonscrire le malaise des gens par l'emprisonnement, la matraque et les gaz, c'est-à-dire d'opposer une indifférence, un mépris, sinon même une arrogance quant à leur revendication, en les considérant ouvertement comme des incapables, des irresponsables et des ignorants, publiquement devant ces gens-mêmes.

Les militaires aiment à recevoir des ordres qu'ils aiment à ne pas discuter, car ils ne sont pas discutables, dont ils renvoient la responsabilité d'exécution sur ceux qui les leur donnent et les exécutent avec cette joie que peut procurer, pour cette engeance, la notion du TRAVAIL bien fait, puisqu'il leur correspond. Et vous n'avez aucune possibilité de discuter de ces ordres avec eux, de leur faire rendre compte de ce qu'ils font en les exécutant, puisqu'ils les exécutent pour avoir le plaisir de les exécuter, précisément, sinon ils ne seraient pas à les exécuter. Et ils veulent voir la société leur ressembler, à leur image d'une vie réalisée selon leur ordre.

Même si tout ce qu'a dit Julien Coupat pour sa défense était faux, il n'y a absolument aucune raison de lui appliquer les lois liberticides relatives au terrorisme, par exemple qui est une conception militaire de la société. Il n'y a pas, non plus, de raison qu'une procureure de la République usurpe le droit en prenant la direction des débats d'une cour, débats qu'il revient au Président de cette cour de mener : c'est ici une conception militaire de la Justice. Et le fait que le président de cette cour laisse une telle chose avoir lieu, montre sa lâcheté vis-à-vis de cette conception militaire de la Justice. Dans ce cas, nous l'aurons toujours dans le bab.

Les journapisseux, au lieu de parler de ce qui est effectif, nous noient dans des catastrophismes face auxquels on aurait pu faire quelque chose : ils nous informent de leur propre frayeur dont on sait qu'elle a pour origine la peur que ceux qui les payent ont du monde qui s'ébroue sur sa base. Ils n'ont ainsi plus le temps de parler de ce qui leur arrivent, à eux-mêmes, de subir dans une société qui se militarise dans leur silence. Ils nous racontent bientôt qu'il est possible de fabriquer une BOMBE avec du chlorate de soude et de l'hydrate de carbone parce que le ministère de l'Intérieur leur aura expliqué la manière d'en constituer une avec de tels ingrédients ! Une usine, à Toulouse, a explosé, ne leur a-t-on pas asséné, avec des ingrédients peut-être plus simplissime encore ?

Quand une société dite "démocratique" en vient à être régentée par des dispositions militaires, le rêve "démocratique" (qui ne vole pas pourtant bien haut) est attaché par des menottes au glacial calcul égoïste du Capital, comme d'autres à des radiateurs, qui se sont vu entravés les mains dans le dos pour de simples délits mineurs et dérisoires.

Les mots ont sensiblement la même signification pour tous, mais ne sont pas dotés de la même charge affective pour tous : chez les peureux, en cette matière, cette affectivité submerge sans faillir leur entendement sans qu'ils veuillent comprendre leur effarouchement enfantin à l'âge adulte. L'aspect militaires d'une société trahit sa rigidité, la rigidité qui envahit les pensées face à ce monde étrange et incertain qui émerge dans nos pensées.

dimanche, 05 avril 2009

Le silence est un cri autre

D'une souche étincelle, cellule,
Le corps qui s'embrase en baisers
Déchire le ténèbre des chairs
De ses plaisantes bouillances

À consommer et à jeter,
ailleurs, on consume à tarir.
Nos ailes déchicaturent de nos strictes
La croisée des fantaisies désincarnées.

Que serait notre candeur
au temps du conditionnel ?
Même au présent, une page imperméable
à l'aune de l'encre du temps !

Repassons en nous nos songes
Où tout ce qui est se résorbe
Tel un coup simple d'éponge
que l'amour dans son tout absorbe.

Six prix ne valent mou y hure, parfois !

De mon rêve agile, vient s'absoudre un sourire
Où mes lèvres se baignent au vase sensible
Qui offre son gazouillis à mon désir discible
Qu'une montée de sang fait promptement rougir.

Au bleu de méthylène de tes beaux yeux d'amant,
Amoureuse je me noie à demi-dévêtue
Ma cyprine d'attente vers toi pré-tendue
Se prolonge du plongeon que de toi j'attends.

En robe d'appariée, auréolée d’un "je t'aime",
Debout avec moi-toi, des plaisirs prête à l'aile,
Je savoure l'orgasme que l’astre de nous frémit.

Et puisque de la coupe aux lèvres vogue un blasphème,
Que les anges déchus viennent y mouiller leurs ailes
Afin de nous enivrer de ce péché toujours insoumis.

vendredi, 20 mars 2009

L'impérative folie de la douceur

À Aude, à nouveau

L'impératif glisse ses roses
des vents dans le cœur
de ton improbable

et enlise les sens de ta rosée d'amure
sur la lèvre où perdure ta fièvre

pour cultiver la transludence
(comme le soufflet, la vie de l'existence)

et chanter
chanter
et chanter en signe
les cent pas
qui brûlent

et brûlent
jusque la dislocation
de notre candeur
notre pure joie.

chaque mot nous rebondit
comme l'ondée qui mousse
des frissons du désert
prêt à fleurir
comme une question
lassée de répond
de caprice ou de si
qui se peut illuminer
de connaissance et d'intelligence
le "à quoi bon" qui questionne encore
pour cause d'indigence.

Quelle douceur, cette folie !

L'ombre du juste

À Aude

Juste le temps d'une esquive
qui se serait complice

Un regard qui se voudrait
le retrait d'une mise à vue

L'incise d'une intimité
de l'air des distances

Juste l'assez d'attention
et d'attachement

Pour suffisamment d'impertinence
être impromptu

Juste l'assez du soleil
dont tu fais l'ombre !

lundi, 16 mars 2009

L'os de l'eau

Mais qu'est-ce qu'ils sont bêtes ces salariés ! Ceux de Continental (fabrication de pneus ou je ne sais quoi) foutus à la porte pour cause de SURPRODUCTION (de pneus) préfèrent produire encore (des pneus) en réclamant du TRAVAIL plutôt de s'arranger pour NE PAS travailler, c'est-à-dire NE PAS SURPRODUIRE : la planète est submergée de conneries, de merde, de poubelles, de pollution, de misère sexuelle et affective et tout le monde ne veut que travailler : est-ce LÀ résoudre le problème de l'existence, la nôtre, sur la seule planète sur laquelle nous posons nos pieds ? Nom de non !

On ne parle que d'argent qui manque ! Effectivement !?! Tant qu'il faudra de l'argent pour créer de la "richesse", tout ira de travers : il faudra acheter le fait de n'être pas affamé car cette famine n'est essentiellement due qu'à cet argent et non pas à ce que NOUS produisons, NOUS !!! et pas l'argent !!! l'argent ne produit rien !

Il n'y a que l'activité humaine qui produise quelque chose, l'argent est un intermédiaire entre le fruit de cette production et les autres, intermédiaire physiquement humain qui se sert, s'en sert, et s'y sert pour créer le manque tant chez le producteur que le "consommateur", celui à qui cette production est destinée.

On décide pour VOUS ce que VOUS créer pour TOUS et VOUS laissez faire, quitte à redemander à celui qui vous dépossède ce que VOUS avez produit pour TOUS. Zut de zut !

C'est comme cette histoire d'EAU : produire de l'eau, de l'hygiène et des denrées issues de l'irrigation SANS considération de la multiplication de notre espèce, amènera, pour cause de débilité affective, à la reproduction humaine en surnombre de ce que nous sommes capables par rapport à ce que nous pouvons, d'assumer, zut de zut ! Oui à l'hygiène (10% de la consommation totale de l'eau, mais combien est-ce important dans ce cas de la reproduction de NOTRE espèce !) mais avec une régulation des naissances, c'est-à-dire l'acceptation de la sexualité dans sa plénitude, son entièreté et la responsabilité qui y est afférente, avec le PLAISiR qui y correspond et qu'on recherche à travers elle.

Mais ces gourdes de politiques qui sont eux-mêmes des malades affectifs ayant été choisi précisément (pour avoir choisi eux-mêmes de représenter cette particularité de maladie affective devant tous, de "droite"… de "gauche"…) pour représenter la maladie affective de la société, ne sont en aucun cas capables de résoudre le problème de l'amour, du confort, de la vie : comment des gens qui ne sont pas capables de gérer leurs propres déchets qu'ils considèrent moralement comme sales (latrines comprises) peuvent-ils prendre des décisions adaptées au présent pourri justement par l'argent : la latrine des rapport sociaux.

C'est un SYSTÈME d'organisation sociale qui est bancal, désuet, obsolète, claudiquant, mais rien ne bougera tant que la relation humaine sera sous le joug du TRAVAIL, de l'activité humaine considérée comme un ESCLAVAGE à l'argent, du TRAVAIL !

Ce qui est doux, le lagunage et les toilettes à compost, par exemple, ne peut être envisagé car cela ne rapporte pas d'argent, n'est pas aussi grossier qu'une centrale nucléaire et… est DOUX !!! C'est cela l'affectivité réalisée d'un système social effectivisé par l'affectif de ceux qui le composent, le réalisent et l'idéalisent !!!

La considération de la femme par l'homme et celle que cette femme aura d'elle-même, car dénuée d'une inutile réprobation stupide et autoritaire quant à son ÊTRE, ressentit dans sa résonance réelle lorsqu'elle ne se révoltera plus de n'être plus à être considérée comme un rebus social (pour rester poli) car le rebus social n'existera plus pour avoir été compris, cette femme, par l'acte de l'être, se retrouvera dans cette douceur de vivre intègre. L'"homme" aura alors intégré ce qu'il persiste à nommer encore son "déchet" et en prendra cas comme de la vie elle-même dans son ensemble !!!

Je vous avais dit que la solution est sexuée ! Comprenons-nous pour pouvoir nous arranger ENSEMBLE !

dimanche, 15 mars 2009

La rue plus d'rôle

Cette époque monomaniaque en arrive à ne plus du tout tolérer le moindre espace de parole.

Selon le Canard enchaîné du 11 mars 2009, page 8, en bas, le préfet de police de Paris, copain de sa sarkozicature, a pondu une "note" spécifiant que le moindre rassemblement outrepassant le nombre de trois personnes — ce qui signifie, pour elle, qu'il y a une foule et un "meneur" — doit faire l'objet d'une procédure de police auprès de la SIC, id est : la Salle d'Information de Commandement, le centre névralgique de la police de la région, sous bunker.

C'est à dire que la rue est à étouffer, à l'esbroufe des péteux du flicage selon lesquels NOUS n'aurions plus le droit de DIRE quoi que ce soit dans la RUE. La rue, selon cette directive enjoignant à tous les commissariats de la ville et de la région de Paris une implacable application, n'appartiendrait plus qu'à la police de DIRES : tout attroupement (les bœufs s'attroupent, les humains s'assemblent) est susceptible de troubler l'ordre public, "ordre" qui n'a JAMAIS reçu de définition judiciaire si ce n'est que selon la politique du moment des gouvernants.

Nous voici donc objets des matraques, des invectives de ce que l'on prononce de son existence, dans le cadre, le LIEU de ce qui NOUS appartient, la RUE, enjoint d'obéir à la flicaille qui jugerait de ce que NOUS devons dire ou pas de ce que NOUS vivons et désirons modifier de notre vie, dans la rue, le lieu PUBLIC par excellence.

Privatisation du public par la police personnelle des gouvernants qui se l'approprient selon des "notes" de préfêts, des pré-faits, des sucseptibilités intolérables avant même qu'elles aient eu lieu.

Ainsi donc, sa sarkozicature aura su auprès des détenteurs de la liberté publique imposer à ces esprits de peu de foi, obéissant à leur place plutôt qu'à leur cœur, la muselière de la matraque contre la jaillissance des mots disant des maux qui se cherchent une résonnace, en se prononçant selon une LOI qui n'existe PAS, à l'encontre du peuple : rien ne NOUS oblige à obéir à cette injonction de nous taire, rien qu'une sarkozicature.