lundi, 22 octobre 2007
Cyprine et mouillure sont les mamelles de la vie vivante
Si je devais établir une bibliographie de ce que j’ai lu pour assertir mes thèses, le nombre des livres que j’ai lus ou étudiés est suffisamment important pour correspondre à moins des bouteilles de vin que j’ai bues. Ce qui est assez normal du fait que de lire un livre prend généralement plus de temps que de boire une bouteille ; et que si relire un livre qui vous a plu est encore possible, il faut en ouvrir une autre pour tenter d’en retrouver le goût qui se modifie au fur et à mesure qu’on la termine.
On peut aussi dire que le nombre de bons livres que l’on peut lire au cours d’une vie n’est pas très éloigné de celui des bons amis ou des amantes chatoyantes que l’on rencontre. Ce n’est pas seulement ici une question de chance (ou plus sporadiquement une affaire d’opportunité) à laquelle on ne peut pas grand-chose sinon que d’en suivre le cours qui va comme celui d’un torrent : parfois impétueux et souvent à sec. C’est que les rencontres sont pour une grande part sujettes à des idées du moment qui courent votre tête en ce qu’elles sont en correspondance avec votre cœur dont les dispositions ne sont pas toujours celles qu’on désirerait. Les rencontres se résument à des concordances éphémères où les amours que l’on voudrait propres se frottent à celles qui vous bouleversent pour vous émouvoir : on choisit ce qui vous mène au pire de ce que vous pouvez être sans jamais l’oser seul, car le partage est une jouissance communiquée (et alors communicable à plaisir) du fait que dans ce monde toujours emprunt d’angoisse, elle répond encore à une limite de permissivité, un encadrement duquel l’espoir de vivre se permet épisodiquement d’envisager un autre mode de plaisir plus simple et plus envahissant.
Oui, l’idée m’est venue d’une bibliographie vraie, mais l’écrire me fatigue déjà à l‘idée de l’établir : on ne boit pas impunément ! Le lecteur doit ainsi admettre, par sa propre expérience hydrique, que des fatigues ne sont pas toujours fertiles… pour son prochain. Je ne trouve donc confronté à cette sorte de résumé qui dit petitement plus que la quantité de mot qu’il emploie, mais qui n’en détient pas moins le poids de ce qu’il tend à affirmer : toute la littérature de mon temps, à de rares exceptions près, et ce depuis environ huit mille cinq cents ans, ne décrit qu’une seule et similaire angoisse de l’amour : celle de ne s’atteindre jamais dotée parfois de la profonde constatation de ne le pouvoir jamais profondément atteindre.
Point n’est besoin d’être grand clerc pour le dire ou pour l’écrire : cette persistance de cet impossible à atteindre a fleuré bon dans toutes les religions, tous les dieux, toutes les femmes violées et tous les hommes émasculés en symbole ou en tranchant. Et je ne suis pas le premier à mettre le bout de mon doigt sur cette affaire connue. Cyprine et mouillure sont les mamelles de la vie vivante.
L’occasion est de dire alors, sans aucune référence épistémologique par le singulier défaut de se montrer pléthorique, que le but, la recherche, la poursuite du plein amour, de l’orgasme extrait d’une prospection sempiternelle, de l’orgasme pulsionnel, battant du cœur et de l’esprit unis sans contradiction rédhibitoire, qui va et qui vient sans objet troqueur, ne se rétablit que par la reconnaissance de son impossibilité et la recherche effective, pratique et pratiquée de sa réalité… qui inclut ses défauts.
Ce que j’ai lu même ne me permet que de parler en quelque sorte que par énigme : respect de l’autre, incertitude personnelle, relativité des actes et des êtres qui les commettent. Moi même, ne suis-je pas qu’un simple poivreau… heu… poivrot ? Je vais vous raconter une histoire vraie.
À Paris, du côté des Halles rénovées, un contorsionniste fait sa planche (il s’exhibe pour gagner des sous). Des gens pourvoient à sa sébile, épatés par les formes qu’il donne à son corps. Passe un groupe de « jeunes » qui s’accapare en passant de l’argent entassé par le public. Le contorsionniste est stupéfait (mais on voit bien à son regard que ce n’est pas sa première expérience de l’affaire) et moi je suis outré de l’acte. Je proteste et m’interpose sur le chemin des ravisseurs. Je me trouve rapidement entouré et acculé à un grillage : on me demande des comptes ! Je négocie ma vie en jeu et reçois, comme un fauchage, un coup de pied au plexus d’un quidam de cette bande de pseudo-révoltés (en fait : des provocateurs d’émotions brutales et brutaux). Je fais triste mine : on m’oublie.Mais qu’en est-il des gens qui ont pourvu à la sébile et qui ont vu leur argent s’orienter vers une destination à laquelle ils ne l’avaient pas attribué ? RIEN, pas un geste, pas une moufte, comme on dit dans ce monde du réel.Pas un soutien, ni au frustré de l’objet de son travail, ni à une personne qui s’est offusquée de cette frustration. Des ploucs, comme depuis huit mille ans, la tête baissée sur leur incapacité de réagir opportunément aux actes de leur propre vie.Il en est de même de ces autres ploucs, aussi actuels, devant une télévision : le regard perdu, inactifs, devant le miroir de l’impossibilité qu’ils attendent de se voir refléter.
L’angoisse, à tout dire, ne se situe nulle part ailleurs que dans cet endroit du cœur qui craint de rejoindre son âme : l’orgasme. Si je suis qui je suis, c’est que je n’ai jamais, ô combien jamais, considéré comme une aventure le fait d’acheter quelque chose à prix d’argent et de toujours payer de ma personne pour obtenir ce que je désire.
En somme, un de mes résumés bibliographiques possible est de refuser le salariat comme alternative à l’angoisse, à celle qui, précisément, vous empêche de s’atteindre soi-même, à travers l’autre, la perte de l’angoisse. Le salariat est l’exacte mesure de la séparation des êtres comme proposition achevée à l’établissement de leur séparation.
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jeudi, 20 septembre 2007
Taxidermie des émotions
Le mystère le plus interrogeant est celui de la vie sous la forme d’être animés et inanimés. Chacun naît, vit et meurt... selon un processus. Reste une énigme de taille : qu’y a-t-il entre la mort et la vie en tant que sens, mouvement continu de la vie. S’il est connu, dans l’orientation du temps, l’aspect que prend la vie dans sa manifestation particulière qui va de la naissance (ou peut avant : la conception) à la mort (et à la décomposition du corps qui a vécu), rien n’est vraiment su de ce qui se passe entre la mort et... ce que l’on imagine qui est, car il n’y a rien après la mort particulière, bien sûr.
Ainsi, l’être humain, doté de son imagination qu’il s’imagine être à même de résoudre les problèmes qu’elle pose, c’est-à-dire qu’il se pose à lui-même, a-t-il véritablement inventé pour combler cet espace de vide, d’inconnu, d’angoisse qu’il a perçue, au moyen de sa pensée, dans la mort, des systèmes imaginaires. Il faut admettre que le problème a été évoqué par cette angoisse qui a obligatoirement un répondant, une correspondance dans le vécu même de cet être imaginatif. Je veux dire que le questionnement de reconnaître véritablement ce qu’est la mort et ses amadouements, les caresses qu’on lui prodigue en imagination (même s’il s’agit de rites, ceux-ci ne sont que les gestes de ces caresses) proviennent d’une angoisse qui est, elle, bien vivante et que l’on a bien du mal à maîtriser.
Mais pour l’heure, je vais revenir sur les procédés que cette imagination a créés, sans résoudre à proprement dit l’angoisse qui l’a générée, pour s’adoucir ce néant qu’est la mort.
Généralement, chacun de ces procédés sont des copies de dispositions adoptées alors qu’on est vivant. On renaît à la vie-dans-la-mort lorsqu’on est mort. On ne peut admettre que l’on disparaisse totalement ou partiellement à moins de compensations, alors que l’on meurt, et cela pour plusieurs raisons. La première est la mémoire que l’on a des morts auxquels on a soi-même assisté. Les parents, amis, etc. restent dans la mémoire, réapparaissent dans les rêves, ses manifestent dans les ombres. Mais cela n’est que pure imagination ! Le mort est mort et ne peut réapparaître, se manifester, trouver une réalité à son image. Et dans un monde qui prend l’imagination pour une réalité, le rêve pour de la pierre ou de la nourriture, on ne peut penser autrement que selon la réalité que l’on concède aux images.
C’est bien là le hic. La prise de conscience de la lignée à travers la naissance de grands-mères à mères à filles à petites-filles, la notion d’ancestralité, de naissance de la tribu proprement dite et de son originalité ne peut admettre, puisqu’on existe soi, la mort, la disparition de ce qui fait votre substance même, l’élément vivant de la chaîne des corporalités qui vous a donné naissance et à qui vous donnerez naissance.
Le souvenir, la mémoire des faits, la prise de conscience de l’antériorité (expérience commune à l’ensemble du monde vivant, de l’amibe à l’humain), sensation du temps qui passe dans et à travers sa propre existence en tant qu’élément intégré à un ensemble qui vous dépasse mais dont à conscience de la grandeur, de l’incommensurable, de l’innombrable, pose le problème de la reviviscence. Et l’être humain trouve dans le monde qui l’entoure, des éléments qui lui permettent, avec un peu d’imagination, de corroborer ses sensations : la mue des serpents et de certains arbres, le retour du jour et de la nuit, celui des saisons, la naissance proprement dite, et la mort à laquelle on ne croit pas, le retour annuel d’une crue, le printemps, l’été et l’hivers, et le reste.
Passons en revue le passage de la mort à la vie-dans-la-mort. A toujours lieu une nouvelle naissance qui est assez semblable à celle de la vie. À ceci près que le mort passe par une sorte d’initiation à cette re-vie. N’oublions pas que cela est purement imaginaire ! La mort est une étape de la vie dans un ensemble qui va parfois (mais non obligatoirement) d’une réincarnation d’ancêtre, (et obligatoirement) une naissance vraie, une vie vraie, une mort vraie, un chemin vers la revie et la seconde naissance de vie-dans-la-mort qui est, finalement, la naissance de la « vraie » (en imagination) vie, un moyen de ne mourir jamais.
Pour naturaliser tout cela, l’humain (le seul animal sur cette planète qui cherche à retrouver à dehors de soi la réalité de sa pensée) imaginera des précédés, donnera à voir l’image de ces procédés dans des rites mortuaires qui baveront jusque dans son existence même, lui donnant l’orientation adéquate afin de réaliser la vérité de cette imagination... imaginaire. Une sorte de taxidermie des émotions, en somme.
Les dieux sont des concrétions d’émotions, des concentrations d’émotions, des concrétisations d’émotions. Et ces émotions, quel que soit le peuple auquel on se réfère, relèvent toujours de la mort et de l’angoisse qu’elle manifeste, c’est-à-dire l’angoisse qui se stabilise dans les dieux, dans la vie d’angoisse de la vie. Le problème premier de l’être humain réside dans la perception de son angoisse en tant qu’élément séparé de la vie, en tant qu’élément distinct de la vie comme intégrité, entendue comme un tout. Ce qui revient à dire que l’angoisse que soulève la mort, et qui trouve une stabilisation plus ou moins sûre dans les diverses modalités qui entourent la mort, a pour genèse l’angoisse vivante et présente, actuelle, que traverse l’individu vivant, angoisse qui est devenue pour lui incoercible dans une, quelle qu’elle soit, solution tangible, qui la dissolve en réalité et non plus en imagination.
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dimanche, 09 septembre 2007
L'attention tierce
L'invention de Freud Sigmund, la psychanalyse, fut cette fois encore le triomphe de l'intelligence sur la chair*, la résolution des problèmes affectifs humains à l'aide uniquement de l'intelligence.(* L'apôtre Paul disait "le triomphe de l'esprit sur la chair".)
Lorsqu'ils travaillaient ensemble avec Breuer, diverses utilisations de contacts physiques pour résoudre la somatisation du psychisme, la racine somatique de la compréhension du monde, de l'intégration du sujet dans le monde dans lequel il vit et de son influence sur cette compréhension, passaient par le toucher, le massage, la suggestion, l’hypnose, etc. Il y a que ce contact est justement un contact physique et dans une époque qui abhorre le contact physique, cela est véritablement un scandale que de guérir la maladie affective à l'aide de ce qui la provoque, de guérir l'affectivité sans contact par le contact.
C'est ainsi que Freud, après un ou deux scandales issus de cette première méthode, s'est orienté vers une tentative de résolution du problème des contacts affectifs, (dans lesquels on peut inclure la grossesse, l'allaitement, la gentillesse, la douceur, etc.) par l’usage unique de l’intelligence et a bâti sa théorie sur l’absence de contact physique comme allant de soi, comme possible ; alors que la « guérison » passe et mène à l’admission par le sujet de l’indispensable de ce contact et sa résolution pratique : trouver, par exemple, un(e) amoureu(se)x avec l(a)elquel(le) on sombre dans l’amour par profond contact.
Le scandale de Wilhelm Reich et de ses successeurs (dont la plupart ont récupéré son point de vue en en soustrayant l’aspect génital, l’implication de la sexualité dans le contact) est d’avoir remis devant le nez du sujet le centre de son aliénation, son obstination, sa disposition musculaire involontaire, à éviter le profond contact avec soi, avec le monde, le cosmos, ses congénères ; et ses implications pratiques sur la société humaine et le monde.
Et nous en somme toujours et encore au même stade, peut-être avec une évolution, peut-être : on tente toujours de résoudre les problèmes de l’affectivité sociale, personnelle, familliaux par la seule intelligence, par le psychisme dépourvu de soma, séparé de son soma.
Le phénomène grandement important chez l’animal humain de la transmission des idées par des images (en tant que telles et principalement verbales) n’y est pas pour peu : comme au néolithique, nous en sommes toujours à résoudre nos problèmes en image, en pensée et à affirmer qu’ainsi ils sont résolus. Parce que nous pensons solvables les problèmes de contact, en y apposant l’image d’une solution, nous pensons qu’ils sont résolus.
Ces problèmes sont toujours et encore relatifs à notre position dans le monde, c’est-à-dire relatifs à la disposition que nous adoptons vis-à-vis de nous-mêmes. De nos jours, le résultat, pour aussi confortable qu’il soit avec les frigos, les voitures, les micro-ondes, la douche et le reste, n’a pas trouvé de solution satisfaisante car cette misère, que l’intelligence tente encore et toujours de résoudre sans la chair, est toujours prégnante, générale, totalitaire.
C’est que l’absence de contact est aussi l’absence de sa constatation. Déjà. Et ensuite, ce manque de contact n’est le plus souvent solvable que par l’amour, l’attention tierce, l’autre. Encore faut-il l’admettre !
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vendredi, 07 septembre 2007
Un boycot policier sur le sens des mots
Les syndicats de police appelle au boycot d'un vocabulaire mit en exemple dans un dictionnaire.
L'appel au boycot, en France, est strictement interdit par la loi : que fait la police ? le procureur de la République ? le ministre de la Justice, de l'Intérieur ?
Quelle est l'éthique de ces syndicats de police, de ces policiers ?
Que veulent-ils conserver de la LIBERTÉ de ce qui ne LEUR convient pas ?
Quel est le sens de ce mot "liberté" pour de tels syndicats, dans NOTRE République ? Peut-être est-ce la leur, après tout ?
Bouuuu !
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mardi, 04 septembre 2007
Sarko à la Berlu
Pour Eva Joly, qu'a pas les yeux dans la poche malgré qu'elle nous regarde de loin, Sarko fait de la politique à la Berlu... je me demande bien pour berner qui quand il agite ses petits drapeaux de couleurs ? Peut -être que la prochaine fois elle enlèvera un bas, qui sait ? pour faire plus impression.
10:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
vendredi, 24 août 2007
Le sens de l'histoire suit celui des maux
Ce matin chez la crémière, une vielle dame parle du temps présent et dit :
- Finalement, je préfère lorsqu’il y avait la guerre...
La crémière, guère plus jeune : - Ha ! tient : moi aussi !
Moi, un peu plus jeune : - Ha oui ? Et pourquoi donc ?
La dame : - Mais on parlait dans la rue, on s’asseyait pour bavarder ensemble, n’importe où ! Il y avait une entraide, une solidarité !
Moi : - Et il y avait des bals chaque semaine, et parfois même deux fois la semaine, j’en ai vécu la fin.
La dame : - Hé oui, c’est la télévision : les gens croyent vivre en regardant la télévision... ou l’Internet !
Étonnant non ? Nous sommes, nous vivons, selon des vieilles gens, dans une ambiance pire qu’à la dernière guerre, non pas à cause du confort que nous apporte notre époque, mais bien à cause de la solitude qu’elle génère, de l’isolation dans laquelle elle cantonne les personnes ; cette époque pourrie de communication !
Il n’y a que les vieux pour s’en appercevoir : les jeunes sont nés dedans, comme des serins dans une cage, et ne connaissent rien d’autre. Ils y ont baigné dès le giron, leur mère assise devant la télé, dans l’auto-mobile, dans la résignation. Qu’attendre du sens du mot « solitude » dans une telle ambiance ; de celui d’ « isolement » ?
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vendredi, 03 août 2007
Encore une image
On satisfait pas le désir de satisfaction, on satisfait le désir d’être satisfait : il y a encore loin de la coupe aux lèvres ! Et on se sent si peu capable d'atteindre la satisfaction que le vie n'est plus remplie que de ce seul désir de satisfaction.
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lundi, 30 juillet 2007
Empathie : totale abscence
Concupiscent individu dont la circonférence sociale se mesure à l’espace inter-pointeuse où il acquiert un tantinet de pouvoir sur l’autre parce qu’il « travaille », au cercle de sa famille où il détient un zest d’autorité, à l’habitacle de son automobile où il affirme son être comme individualité autonome et au périmètre de son crottoir où il va faire chier son chien sur le gazon d’herbe où je ne puis plus poser mon pied sans rencontrer sa merde : celle qu’il laisse sur ce gazon et celle qu’il vit.
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jeudi, 19 juillet 2007
Certitude du présent de l’être
Mon neveu se tourne vers moi et me dit :
- Papa, tu sais combien je t’aime...
Je lui réponds :
- Tu sais mon cher ami combien je suis content de passer ce moment avec toi, combien ce soleil qui souligne les lignes du temps que nous passons ensemble m’ai chaud et cordial et combien la poussée de mon affection pour toi déborde mon cœur de sorte que je ne sache pas si je puis un jour te la faire comprendre (mais je sais que tu la ressens avec plaisir pour aussi faible qu’elle soi). Néanmoins, je dois te dire ceci :
Je ne suis pas ton père. Tu as un père qui est seul et unique, indispensable à ton existence tout comme tu as ta mère seule et unique et pourvoyeuse des premiers plaisirs de ta vie. Tu n’as qu’un père duquel je ne voudrais pas, dans ton affection profuse et adaptée au temps que tu vis comme l’eau au poisson, que tu m’y mélanges.
Tu es issu du mélange unique et désiré des gamètes de ce père et de ceux de cette mère, dont je ne puis et ne suis rien.
Et ce mélange, toujours aléatoire puique deux sœurs ou frères ne sont jamais identiques, est la seule chose dont tu puis te revendiquer comme, toi-même, unique résultat et qui fait qu’en ce moment présent tu m’affectionnes, être du présent, autant ou plus que ton père... et tu en as le droit.
Mais je ne suis pas ton père : en plus d’être le frère de ta mère, au mieux, et j’en suis profondément fier, je puis être ton ami et de cette amitié reçois-en la reconnaissance, fils de la vie !
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lundi, 09 juillet 2007
Quand on en a peur, comment l’admettre ?
N’allons pas croire que je regarde cette affaire de haut. Non. Sinon, peut-être, du haut de ma tristesse.
Toute la vie organisée sur cette planète, à part de rares petits lieux quasi négligés, est rompue à la moindritude de la vivacité. Toute la vie sur cette planète, là où règne un état plus ou moins évolué du patriarcat, qui va jusqu’à nos jours dans la gestion des simples apparences pour substrat d’objets sans qualité sinon que celle d’une simple apparence, est dominée par l’obstination tenace, titique et enracinée de devoir amoindrir la vitalité dont on est pourvu dès le plus jeune âge ; et sans aucun doute dès l’instant même du zygote. Alors que j’eusse eu grand plaisir à constater le contraire.
Nourriture dévitalisée de supermarché, drogues « purifiées » ; « où est-ce que tu as mis tes mains, encore : elles sentent le pipi » ; le micro-onde ― qui, du point de vue de la vitalité, est comparable à l’explosion de radiations nucléaires des années 50, avec cette proximité particulière que cela se passe chez soi ― ; travail sans intérêt (travail, donc !) ; pesticides dès le lait maternel ; moindre croissance du fœtus en relation avec les micro-particules issues du moteur diesel ; irrespect de l’autre ; claustration familiale ou clanique des pensées ; outillage gangrené par l’usure pré-calculée ; ce fameux réchauffement de la planète, qu’il y a seulement dix ans, malgré « un fort faisceau de certitudes » était encore incertain pour les plus obstrués par le pouvoir régissant l’organisation et la régulation de la circulation des marchandises, c’est-à-dire sa production matérielle par des imbéciles qui refusent de ne plus l’être ; fruits de la terre nourrie par le soleil gavés de chimiquerie qu’ils ne se peuvent conserver plus de trois jours à l’air libre ; soleil que cette puce organique prétentieuse parce que dotée d ‘une « réflexion de la pensée sur elle-même » veut sans fin imiter dans des dépenses énergétiques démentielles que ce même soleil a pourvu, pourvoit et pourvoira au surplus qu’il dépense comme un damné de lui-même ; la corruption des alcools et le reste.
Et après cela on va dire que les alcooliques sont des parasites humains et ennuyeux ! Mais, ces drogues, qu’on autorise ou qu’on interdit, sont précisément des moyens d’amoindrir une vitalité devenue SOCIALEMENT intolérable de vivre.
Ces transports « en commun » où l’on doit ne pas mettre la main là où on sent qu’elle serait acceptée, plus ou moins alors que l’on est si proches l’un de l’autre, car on y est tant pressés qu’on n’y peut plus bouger : n’est-ce pas là une dévitalisation de la vie rendue encloisonnée par le mur des autres humains pour des « raisons » obscures de salariat, d’achat(s), de soumission à une idée du temps, de productivité mortelle ou mortifère ?
Tout, je vous dis : tout, est fait pour amoindrir la vitalité, des bancs d’école, à la salle d’accouchement, de la police à la bureaucratie, de la justice à la liberté. Tout. Et rien pour (je n’ose pas dire « la grandir » mais plutôt :) la « maintenir » en vie.
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samedi, 07 juillet 2007
Ce n'est pas moi qui suis devenu dérisoire, c'est ce monde, faute de dérisoire.
Ce n'est pas moi qui suis devenu dérisoire : c'est ce monde, faute de dérisoire.
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vendredi, 06 juillet 2007
La valeur « travail »
Le fétichisme c’est l’idée dans les choses.
C’est un rapport de choses à travers une idée qui y est incluse. La valeur est le fétiche particulier de la marchandise, la forme particulière du fétichisme de la marchandise.
Cette idée que contient la valeur et qui est ensuite incluse dans les choses est que la chose possède un pouvoir social, c’est-à-dire un pouvoir physique, relationnel et capable de satisfaire au moins deux personnes. La chose humaine contient toujours ce pouvoir : c’est sa fonction sociale.
La fétichisation de ce pouvoir social est la valeur, dissocié de la chose qui n’en devient plus que le simple contenant ; et par-là même, l’humain ne devient plus qu’un possesseur de valeur. Or le pouvoir social de la chose est la satisfaction (nourriture, service, etc.) c’est-à-dire, non seulement en tant que chose mais aussi en tant que moyens de relation sociale, qui sont une réalité humaine. Tandis que la valeur, elle, s’accapare cette relation en ne laissant plus aux choses qu’une idée des relations humaines.
D’idée, de qualité, la valeur, fétiche particulier, s’est à son tour changée en quantité. Une personne a alors désiré davantage de valeur, plus de relation sociale sous forme pré-matérialisée, dans un rapport social préétabli, rapport dénonçant une relation de quantité entre les êtres humains. Chacun être humain se voit doté, dès la naissance, d’une quantité de valeur qui lui donnera une position sociale préétablie.
Cet établissement des relations entre les êtres revient à une obligation dès lors où elle n’est plus que la forme prééminente dans les relations. Car la satisfaction vécue alors par les deux personnes n’a pas d’équivalence qualitative : elle a perdu cette équivalence des qualités pour ne plus reposer que sur un rapport de quantité. Et cette quantité idéelle, fétichiste (on n’a jamais pu mesurer dans une chose de la valeur, elle n’est pas visible au microscope, son odeur n’est perceptible que dans la forme de la transformation de la chose ― gaz d’échappement, radioactivités, pollutions chimiques et le reste ― mais pas en tant que telle, etc.) ne peut se retrouver que dans la quantité de ce qui fait la relation humaine à travers la chose ; et on retrouve cette quantité affective dans la production devenue folle de choses dépourvues de qualité, de choses uniquement succeptibles de contenir une valeur, une immense quantité de choses devenues des fétiches.
Et comme le fétichisme a lui aussi une forme à laquelle il faut répondre, un caractère figé de relation humaine, une quantité non moins importante de variété de choses doit être aussi produite... avec le déchet que cela implique.
D’une relation humaine basée sur l’indispensable chose, objet de nécessité, nous en sommes rendus à une relation de choses entre elles puisqu’elles n’ont plus de relation qu’un rapport : autrement dit, la relation humaine qui se retrouvait satisfaite ne satisfait plus que le rapport des choses entre elles à travers la valeur, le fétiche qu’elles sont devenues. Et ce qui faisait le substrat de la relation humaine, cette sorte d’utilité dont la chose était dotée (et qui en est toujours plus ou moins dotée, mais plus souvent sous une forme affective à elle attribuée) n’est plus qu’une relation des choses entre elles. L’argent (la monnaie) est le fétiche des fétiches, la valeur des valeurs et la comparaison de tout et de rien.
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mercredi, 04 juillet 2007
Paradoxe du cinéma, paradoxe des images, de l’imaginaire !
Pour autant, toutes les femmes et filles que j’ai rencontrées, aucune n’a jamais correspondu, même de loin, à une seule de celles que le cinéma montre. Jamais.
Pour autant ce serait assez précisément ce que me montre des femmes et des filles le cinéma qui correspondrait assez à ce que je désirerais vivre.
Aussi, devant ce phénomène contradictoire, flagrant et indubitable, je dois prendre une fâcheuse décision : qui a raison de la réalité et du cinéma ?
La réalité, bien sûr.
Le corollaire à cette réponse sera donc : le cinéma est :
- soit un baise -couillon (moi),
- soit une fumisterie,
- soit une flagornerie, une billevesée, une étourderie, un mesonge,
- soit un anesthésiant des désirs réalisables,
- soit un évocateur trompeur et fallacieux,
- soit que la montre de femmes ne correspondant pas à ce qu’on attendrait d’elles,
- soit que les femmes y sont ce qu’on attend d’elles mais ne pas être ce qu’elles sont ou seraient,
- soit le cinéma se fait un cinéma sur les femmes,
- soit les femmes se font un cinéma sur le cinéma,
- soit...
bref ça ne concorde en rien, sinon que par bribes minuscules, éparses et disparates. Les gens sont bien plus plats, inimaginatifs et terriblement beaucoup plus niais que ne le montre le plus niais des imbéciles (homme ou femme) qui figurent sur la pellicule superficialisée d'un écran.
Ce n’est pas que les gens ne soient pas intelligents, aussi tant qu’au cinoche, non, c’est que le cinoche n’a rien à voir avec ce que vivent les gens : c’est « précisément » cela qui m’intéresse, enfin.. si cela vous intéresse !
Ce que je pense, c’est que les gens qui regardent de cette ferveur rétribuante tous ces films est qu’ils attendent qu’on leur montre de ce qu’ils seraient capables de faire et ce qu’ils entendaient être. Pauvres cons dépourvus de vie propre qu’ils doivent trouver ailleurs qu’en eux, que chez eux pour y trouver un attrait. Car il faut vivre une vie sans attrait, vraiment, pour aimer tant ce que me montre le cinéma, LEUR cinéma, celui qu’ils font de leur vie propre et que l’on reproduit pour qu’ils s’y réflettent dans toute la grâce adipeuse de leur immobile vie.
Le malheur des gens est de bien plus profond que tout ce que peuvent ces images montrer. Le malheur des gens est profond. Le malheur des gens, au regard des images qu’ils nous montrent de leur assentiment rétributif, c’est leur solitude (faute de commun), l’amour qu’ils aimeraient donner et dont ils ne savent pas vivre l’expression. Le malheur des gens c’est la mort qui règne dans leur cœur, dans leur âme duquel ils ne savent se défaire qu’en visionnant des fadaises : le rêve de l’absence d’immobilité.
On est toujours jaloux de ce que l’on voudrait vivre, toujours, mais ce « ce que l’on voudrait vivre » n’aura JAMAIS de réalité, car on ne peut que le vivre par soi-même et, dès lors, nous n’aurions plus aucune raison d’en être jaloux.
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dimanche, 01 juillet 2007
Mozart-Czernowin
Je viens de visionner un mixte (ISBN 0 44007 34252 7) DVD etc. : Zaide-Amada : du tonnère de dieu. Excellant. La bureaucratie gagne. Qui dit mieux ? Ayez confiance : c’est très très bon. De longtemps je n'avais vu une chose aussi intéressante.
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jeudi, 28 juin 2007
Oui... jusqu'où ?
Vous voulez aller plus vite... mais jusqu'où, plus vite ? Et pour quoi ? Diantre ! Pourquoi ?
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mercredi, 27 juin 2007
L'autre insouciant
Je me demande si la joie de la femme ne venait pas du simple fait qu’elle n’est là que pour être ce qu’elle est... le plus plaisant possible auquel on mène la vie dure.
C’est à dire d’être l’être qu’elle est dans l’insouciance d’être. Car finalement qu’est ce que la vie pour la femme, sinon que le plaisir entre l’amour ??? Le plaisir d’être conjoint, absolument, de se sentir liée au monde... parfois à travers l’homme profondément.
Elle n’est pas un objet, une suivante, elle est une joyeuse participante à l’accomplissement de la vie qui va son cours. L’homme (le mâle de notre espèce) n’est pas un orientant, un dirigeant, il est l’évocation d’une idée du monde, car la vie est somme toute dérisoire, vraiment qu’elle vaille le coup d’être vécue dans l’oubli d’elle-même.
C’est pour cela que l’on peut demander à la femme n’importe quoi : de montrer son sexe, d’embrasser un autre acteur, et tout cela avec le sourire, car la vie contient ce dérisoire qui est annihilé par la joie de se donner à elle.
Je crois que la maladie affective de l’être humain a pour origine le fait d’avoir transformer les déboires de la vie en coups du sort, les aléas de la vie en avanie. Il y a longtemps, très longtemps, il n’était « matériellement » pas à même de se protéger, je veux dire que l’évolution de son intelligence n’avait pas suivi celle de ses capacités techniques pour se protéger « consciemment » des déboires de la vie, mais l’a précédé et de loin. Ce qui fait que la perception qu’il a de ces aléas, en fonction de ce qu’il aurait dû être capable (imagination), ne lui a permis de résoudre ce problème qu’en imagination, « en images » : ce qui revient à dire qu’il n’a RIEN résolu.
C’est l’angoisse du sort qui a provoqué l’angoisse d’orgasme, indirectement certes, mais indubitablement ; et à son tour l’angoisse d’orgasme a amplifié l’angoisse du sort.
À penser que le bonheur consiste pour une grande part à se laisser sortir de soi (musique, amour, poésie...) globalement, par l'activité d'une autre personne ; et que la sensation que l'on a de vivre revient alors à se dire qu'on participe à cette réalisation. Pas facile à décrire encore. Pas si facile de poursuivre le dérisoire pour le transformer en bonheur !
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vendredi, 22 juin 2007
Premièrement
Le scénario de Così fan tutti de W.A. Mozart, est intéressant : on y retrouve un schéma qui peut s’appliquer sur bon nombre d’événements de la vie quotidienne : relation parent-enfant, après apprentissage enfant-enfant et relation, bien sûr, adulte-adulte.
Il s’agit de cette histoire : un pervert veut prouver à deux prétentieux que la fiancée de chacun d’eux n’est pas si fidèle qu’ils le pensent. Ce pervert imagine une épreuve dont les fiancés eux-mêmes sont les acteurs : ce sera les fiancés qui soumettront à l’épreuve la constance de leur fiancée, à ceci près que l’un va aller à la fiancée de l’autre et inversement.
Ayant trouvé un prétexte d’absence, on les voit alors revenir sous un déguisement. Et chacun d’eux de travailler au corps la fiancée de l’autre pour qu’elle lui cède. Ici tous les moyens sont permis : chantage, mensonge, duperie, bassesse, villénie et le reste. Ils sont aidés en cela par la gouvernante même de nos jeunes filles.
L’une cède. Ha ! la faiblesse féminine ; et le fiancé qui l’a séduite de pérorer devant l’autre comme un paon. Le fiancé lésé qui est un des maîtres du jeu qu’ils ont tous deux instigué à la requête d’un pervert (ils sont de fait devenus eux-mêmes pervers avec pour base l’honneur, la tenue d’une parole, etc.) se met alors à conspuer son infidèle fiancée, à se donner une autorité sur sa vie jusqu’à vouloir sa mort.
Et ce fiancé lésé entreprend de pervertir à son tour la fiancée de l’autre pour qu’elle lui cède, qu’elle se donne à lui : qu’il mette sa pine dans son con, soyons clair, car le but de ce jeu dérisoire est bien celui-là : éviter le viol par le don d’elle ; c’est plus civilisé.
À son tour, le prétentieux trahi de vilipender cette femme qui a souffert les affres de l’indécision, de l’injustice, du désir, de l’eau du baiser, des caresses chatoyantes du fait du jeu même qu’il a institué pour se prouver à lui-même qu’il ne peut en être autrement que selon ses vues perverses ; alors qu’elle aurait dû restée de glace, comme une morte, en somme, dont lui seul aurait le droit de lui donner à vivre la pulsation de la vie. Si l’honnêteté avait guidé sa pensée, il aurait tout de suite refuser de mettre à l’épreuve ce qui ne prouvera rien du tout, sinon que son propre malheur et celui dont il se dit si cher.
Ce schéma donc (aiguillonner le mal pour en reporter ensuite l’origine sur une autre personne une fois que ce « mal » éveillé eut donné un résultat pire que celui auquel on s’attendait) est visible partout et à tout moment. La mère qui, le frère ou la sœur qui, le père qui, le mari ou l’épouse qui. Cela se passe comme si cela ne pouvait pas ne pas se passer, par une sorte d’obligation (peut-être un mauvais traitement au problème de l’ennui, à celui de la morale ? Je ne sais) d’exécution à travers laquelle tout doit passer, sous le joug bêtasse de qui tout doit trouver soumission et blessure, un malheur en somme inévitable bien que pertinemment construit pour trouver son effectivité.
Et cela tient sur la déresponsabilisation de soi des événéments que l’on provoque soi : c’est se défaire soi de la responsabilité que ce que l’on a provoqué soi. La tournure n’est pas si évidente à saisir parce que l’énergie saillante se manifeste dans la catastrophe alors qu’elle se charge dans la mise en place de cette catastrophe, en amont du temps. Et un regard aiguisé perçoit très vite le changement du sain en sanie qui amplifie son écoulement, et tentera aussi vite d’en faire cesser le débit par une démonstration prospective de ce qui va advenir.
Cependant, ce regard se demande aussi si la manière dont se déroulent les choses n’est pas comme une source de plaisir (celui de se rouler dans la fange du malheur ?) car même le cas d’une démonstration pertinente de ce qui va inévitablement advenir des prémices qui se passent devant nos yeux, l’animal humain en rajoute, comme s’il voulait absolument que la catastrophe montre ses malheurs réellement. C’est le plus étonnant.
Comme s’il voulait avoir une raison de pleurer, non pas de bonheur, mais de malheur... d’une manière indispensable ! D’ailleurs, vu la difficulté qu’il a de comprendre ce scéma qui pourtant lui est montré, démontré et souligné de mille manières dans ses romans, films et pièces de théâtre, il est peu capable de construire son bonheur, par lui-même, qui ne consiste tout simplement qu’à s’éviter des malheurs, premièrement.
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mercredi, 20 juin 2007
Masculine fidélité féminisée
Il faut bien le dire, la félicité n’irait que de la femme à l’homme, car c’est lui qui en est le plus susceptible de bonheur. Sinon on ne verrait pas tant de cul se promener dans la rue, mais autant de pudeur que de hardiesse.
Car de cet aspect des choses, la femme n’en est pas plus heureuse que celui qui lui court après et qui en attend sa félicité... tout autant qu’elle attend de bonheur de lui. Mais qu’en est-il de ces choses, socialement, dans précisément cette rue, veux-je dire.
Car il est un fait social qui tourne autour du permis, tel que je l’ai énoncé dans mon dernier message, de la fidélité de la femme et celle que doit l’homme à la femme.
La femme étant posée dans une situation sociale inférieure, l’homme a la permission implicite, et parfois explicite (hahaha, il a trompé sa femme ! le coquin, tant pis pour elle : il a posé sa pine là où il fallait, finalement, pour ― tenter d’― en prendre plaisir) d’aller voir ailleurs, alors qu’elle doit se morfondre dans sa contrition vaginale car empêchée, sinon de désir, au moins de réalisation de ce désir. Et elle doit le prouver, qui plus est : sa contrition vaginale est la preuve de cette fidélité tout comme la raideur pénienne est celle de l’infidélité de son homme.
Elle se devrait, de plus, d’accepter les assauts de celui qui voudrait la pénétrer, même sans son désir à elle, son acceptation, l’acceptation du plaisir de la réunion des corps : il devrait être, pour le mâle humain, légitime, que la femme s’ouvre à lui, comme de bien entendu, qu’elle l’accepte sans volonté personnelle, sans personnalité profonde, fondamentale et personnifiante. Il conçoit que la beauté n’est que pénétrable, alors qu’elle n’est, sans plus, qu’une manifestation du possible des êtres comme particularité dans un ensemble, et que la détentrice de cette beauté serait exempte des qualités que je nommais plus haut, de personnalité.
On raconte pour assertir ce « fait » bien des bêtises : j’ai lu quelque part que ce sont les roucoulements du pigeon qui induisait chez la pigeonne l’œstrus... qui la poussait à cause de l’inextinguible « devoir de reproduction » à accepter ses avances. Fils de pute de scientifique de merde. Pour avoir bien observé, afin de vérifier et découvrir, le comportement amoureux des pigeons, j’affirme que ces piètres trous du cul coincés n’ont rien VU : c’est la femelle du pigeon qui excaurte le pigeon à l’amour, et non l’inverse. Et je l’ai observé de plus et aussi bien chez le moineau, le cygne, le colvert, de mes yeux.
La différence essentielle entre les autres animaux et le genre humain, est que le mâle de notre espèce en impose à la femelle pour qu’elle accepte son désir de mâle et, dans ce but, utilise sa force musculaire ; ce qui n’existe nul part ailleurs que chez ce genre pollueur et travailleur. Ailleurs, il s’agira toujours de collaboration, jamais d’un pouvoir sur l’autre. Le plaisir y est pair(e). Piètre genre que ce genre humain qui se targue de supériorité : trou du cul qui pête dans un slip DIM ou DIOR.
Il est capable de contraindre la femme (dont le caractère de soumission possible étonnait déjà le poète Homère) à son désir par la force ou la ruse, la distorsion de son entendement. Et s’il n’arrive pas à ses fins, dans un contexte que lui seul aura construit, tout comme il frappe ses enfants pour les contraindre à l’obéissance à ses futilités, il l’obtiendra par la force des coups. Au mieux, il procèdera à un chantage des sentiments (auxquelles elle est sensible : Homère m’aideras-tu ici ?) pour arriver à mettre sa pine dans son con chaud, parfois.
Les femmes peuvent aussi être l’objet de pari sur l’amour qu’elles peuvent donner à l’homme ; il arrive de curieuses choses à ce propos.
On sait ainsi aussi qu’il suffit de parler adéquatement à la femme pour la faire « fléchir » sur cette fidélité, qui n’est somme toutes que la réponse intérieure que l’on a su suffisamment éveiller pour qu’elle trouve tout à coup le désir de sa réalisation. Mais, ici encore, il s’agit de détourner la femme d’une volonté (je la prends, comme une forteresse de volonté) et c’est sur ce point que je mets le doigt.
Soyons équitable, tudieu, que risquons-nous ? L’abstinence ? L’abstinence est bien plus futile que l’honnêteté ! Car, bien évidemment ! présentez un gâteau à un affamé revient à le lui faire manger ! La contrition vaginale n’est pas plus naturelle que l’absence de bandaison (pour ceux qui en ont encore : si t'allais pas tant au turbin, mon pote !) au petit matin !
Dans tous ces cas, l’un(e) comme l’autre sont ridicules. L’ACHAT de l’autre est ridicule même au prix de sentiments sincères, avenants et forts. On est loin de la réciprocité, suivant la spécificité de chacun, de la construction d’un ensemble éphémère qui toujours tend à se reconstruire comme neuf, dans ses sauts qualitatifs, résultat d’un commun ressenti de l’autre à travers soi, de plaisir qui passe par la solution du quantitatif amoureux.
Qu’on se le dise !... pour qu’on le sache bien. surtout pour cette affection que l'on éprouve (parfois comme des malades affectifs) aux enfants : la liberté est transmissible suivant les liens qu'on lui induit.
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lundi, 18 juin 2007
Féminine fidélité masculinisée
L’inversement des valeurs est tel que le rôle de chacun n’a plus rien à voir avec la spécificité qui fait son être. J’en veux pour exemple le rapport entre les deux (et uniques) sexes qui existent sur cette planète (et non pas de leur altérité).
La femme, par exemple donc, se devrait d’être fidèle à l’homme qu’elle aime et cette fidélité se résume « principalement » (ne soyons pas dupe, mesdames zet messieurs) à l’acceptation qu’elle fait dans son con de la bite de « son » mec. Je veux dire que la fidélité se résume, « factuellement » pour le mec à l’acceptation de sa bite, et uniquement elle, dans le con de sa nana. Combien étrange est cette disposition des choses !
Mais intéressante. Et elle doit prouver qu’il en est ainsi. J’en veux pour autre preuve qu’elle doit se garder « premièrement » (rester « vierge » jusqu’à lui) pour son mec, sinon il doutera de cette fidélité... à l’absence de plaisir sexué obtenu « avec beaucoup de plaisir » avec un autre mec que lui.
Il faut admettre que les conditions actuelles (et de longtemps passées, parfois bien en pire, sinon que pour la « fille de rien » : celle qui use de son sexe selon son bon vouloir) concidèrent le sexe fémnin comme un réceptacle appropriable exclusivement et exclusivement destiné à cette appropriation sous peine de bannissement SOCIAL.
De fait c’est la seule manière que lui concède le temps social d’expression pour un amour, à elle profond et sans partage, envers une personne qui le lui fait éprouver. Mais aussi une expression qui DOIT être sempiternelle : autrement dit : sans défaillance... qui se manifesterait, hélas (snif-snif) par le don de ce con à un autre amour qui ne serait, alors, que de passade.
Le mec, ce détenteur de la bite, complémentarité du con dont les frottements réciproques provoquent suivant une détermination qui saura se perdre dans un plaisir équivalant, au moins, à celui que les deux personnages en question peuvent en attendre, ne « sera » pourtant que le seul détenteur de ce plaisir sinon que dans certain cas où il serait plus précisément le centre. En bref, car je vois bien que l’on ne m’a pas bien compris (ce qui veut dire que je ne me suis pas bien fait comprendre, je vous le concède) le mec SEUL serait détenteur du pouvoir du plaisir commun ; autrement dit, que ce « commun » plaisir ne passe que par lui, le bougre. Or, on le sait bien, c’est une piètre erreur car il n’en est rien : le plaisir de l’orgasme est pair(e), dual, commun... ou moindre pour l’un des deux.
La fidélité (remémorons-nous-le : prescriptible par le mec comme transaction à l’amour qu’il puit lui donner pleinement, en confiance et exempt du moindre doute, s’il en est) que l’on demande de la femme de conserver de l’usage orgastique de son con à un plaisir exclusif, correspond à l’infidélité qui serait de prendre un plaisir commun avec un autre mec que celui à qui elle ne devrait pas se donner exclusivement (c’est le contrat de base de la fidélité) et qui serait, socialement, susceptible de lui donner TOUT le plaisir qu’elle en demande : et à de mec et à l’usage qu’elle fait de son con.
On sait bien qu’il n’en est pas ainsi.
Je ne veux pas dire que la femme ne SE doit pas d’unique mélange des corps avec son mec, là n’est pas mon propos : c’est une affaire personnelle. Je n’analyse ces choses que dans un contexte social auquel on doit des obligations : sont-elles, ou non, sensées ? .. suivant mon point de vue, bien sûr !
C’est que le plaisir est considéré comme une récompense. Or, il n’en est rien : le plaisir n’est PAS une récompense : c’est un résultat qui suit des démarches particulières consistant essentiellement à trouver l’autre à travers soi, et soi à travers l’autre, pour s’y perdre et soi et l’autre et la conscience qui entoure cet ensemble. En rien une récompense.
L’excitation, donc, OBLIGÉE de la femme, qu’elle doit ressentir de sorte à ne pas la faire sortir des gongs de la conscience sociale (« elle se donne à l’autre ») ne doit répondre qu’à ce seul déclenchement que lui octroie (pour le défoulement de ses émotions) CE mec à qui elle ne devrait que de la devoir (l’excitation de ses émotions demandant parfois de se réaliser dans l’orgasme : le plaisir du mélange à l’autre) de se manifester.
La femme ne serait apte à ressentir autrement qu’à travers CE mec, des excitations VIVANTES et VIVACES, VIVIFIANTES et VITALISANTES ; autrement qu’à travers lui qui, me faut-il l’avouer, dans ce caractère précisément possible des possibles, devient assez fortement rachitique. Seul l’amour que l’on porte à l’être que l’on aime donne la grandeur de ce qu’on éprouve pour lui, et par-là la grandeur de la satisfaction que l’on en obtient. Seul l'amour (même éphémère, du moment) est une grandeur.
Mais ces « passades »... ? Des errances de pétasses ? Que nenni ! N’est-ce pas un désir fantastique du mec que de « posséder » deux nanas à la fois ? (Si je le puis, cela ne sera que parce que je ne suis pas aussi bavard qu’elles et que j’adore entendre parler deux femmes ensembles amicalement... moi au milieu, bien sûr).
Alors... la femme ne se devrait-elle qu’au « sacrifice » ? Sacrifice qui est celui de son con à celui auquel elle se donne (bouh ! le vilain mot... tout à coup devenu) exclusivement pour satisfaire son absence de doute, autant dire la certification de sa certitude dans l’exclusive des orgasmes (mélange ponctuel des corps -- je n’ai pas mis de « s » à « mélange » pour ne pas trop perturber le mec auquel « on doit » cette fidélité) possible.
Sacrifice auquel elle s’immolerait car elle ne serait plus que la proie de ses émotions, celles que lui soulèvent son partenaire du moment, celui vers lequel (et lequel ressent pareillement) elle tend et tend ?
Pauvres menteurs de fidélisant obligatoires !
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vendredi, 08 juin 2007
Amour pour amour...
Une seule chose ne vaut d’être vécue dans cette vie d’humain : c’est l’amour que nous nous portons l’un à l’autre dans la mesure même de celui que l’on ressent pour autrui dans la résonnace que l’on en perçoit.
Tout le reste c'est d'la daube, ou de la marchandise, comme on veut ; ou de la politicardise.
Le problème c'est que l'amour est aussi lié à la sexualité qui, satisfaite, comble l'amour d'amour.
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