dimanche, 01 novembre 2009

C'est pas moi qui le dit, pour une fois !

"... cette terre magnifique, aux mille beautés encore inconnues que la patiente évolution a fait éclore et que notre hubris dévaste à jamais. Nous nous sommes crus « Maitres et possesseurs du monde ». Nous n’en sommes en réalité que les bourreaux implacables et inconscients, incapables de comprendre et respecter le miracle de la vie, ce gigantesque et multiforme réseau d’interactions et d’équilibres dynamiques d’innombrables êtres dont nous ne connaissons qu’une infime partie. En massacrant allégrement des pans entiers du vivant, c’est la vie elle-même dans sa totalité que nous mettons à l’agonie, nous les furieux barbares, toujours aussi incultes finalement, mais que l’évolution, puis nos sciences et le déchainement de notre technique, pilotée désormais par la seule avidité sans borne, ont promu au rang de nuisibles suprêmes. L’humanité était pourtant porteuse d’autres promesses. Combien de temps reste-t-il pour nous en souvenir, et les ressaisir ?"

L'"hybris" est le terme grec désignant la séparation d'avec l'organisation harmonique du monde.

 

jeudi, 08 octobre 2009

Pfeu !

Le ciel s'ouvre comme une pluie de senteurs
qui surgit des couleurs des coquelicots
germination d'un cœur sans gènes
et scansion de nous l'alternante étrenne.

lundi, 05 octobre 2009

Faits sots de cirque, Constance

Si j'entame une convergence de différentes informations, avec un parti-pris - mettons un instant que j'affectionne particulièrement de friser les cheveux de la paranoïa, si vous le voulez bien - selon lequel une bande de malades, pas très nombreux (la fortune cumulée des 225 personnes les plus riches correspond à celle cumulée de 2 milliards et demi des plus pauvres), tente sans fin d'assoir sa main-mise sur l'ensemble de la population à travers tous les moyens dont qu'elle dispose en technologie (dont elle est capable d'orienter les finalités), en personnes (puisque tant qui sont dans le besoin sont tant disposer à faire n'importe quoi pour combler ce besoin, fut-il sollicité par la publicité dont les idées émanent de ces nantis eux-mêmes), en temps, en logistique (dans laquelle je range les "moyens de communication" : journaux, télés, livres scolaires et universitaires, radios, jeux promotionnels, etc.), j'en arrive assez facilement à me poser la question de savoir si ces gens, par leur manière d'agir sur ma vie, directe et indirecte, n'en voudraient pas à ma vie dont il voudrait défaire comme une sorte d'indépendance vis-à-vis d'elle, cette bande de personnes malades pas très nombreuses.

Alors je me dis que le meilleur moyen de vérifier est, pour dominer le monde, de penser comme eux, pour voir si, dans la réalité, je retrouverais de ces idées de parti-pris "paranoïaque".

La première chose que je ferais serait de m'accaparer des moyens que les gens ont mis en place comme réalisation pratique de la division du travail et des recherche d'équivalence entre ces travaux : de m'accaparer de la monnaie en la transformant en argent. Je contrôlerais l'argent de sorte que les gens, sans qu'ils le sachent, s'en voient démunis, à l'aide d'une opération arithmétique simple : le crédit sur réserve de banque. Ainsi, plus les gens en possèderont, et plus ce qui leur appartenait deviendra cet argent qui deviendra à son tour plus virtuel ; de sorte que cet argent n'aura absolument plus rien à voir avec ce pourquoi la monnaie était à la base destinée (une mesure de la division du travail) et que la valeur sociale de ce travail soit transformée en pure valeur fiduciaire. Sur ce point, ça baigne.

Du fait que ce soit les gens qui détiennent la réalité de cet argent par leur active production et par la réalisation du crédit que j'ai inventé pour eux selon mes conditions, je les tiendrais sous la main du remboursement qu'ils ont signé de l'intérêt de leur sang. S'ils s'en trouvent incapables, je créerai de lieux pour les en punir et puisqu'ils se sont, dès l'initial, destinés à perdre leur temps à créer les réserves, ces bases de crédit, sur lesquelles je m'appuie pour renouveler celui de leurs confrères et consœurs, je demanderai à ces confrères et consœurs de maltraiter ceux qui ne rentrent pas dans ce que j'ai réussi à faire passer pour leur jeu alors que c'est, et ce n'est que, le mien. Ces endroits se nommeront "usines et bureaux" ; parfois plus simplement "prisons" où leurs conditions de vie se verra correspondre vraiment à ce qu'ils sont : des riens (des gens qui n'ont pas voulu correspondre à cette création de l'argent fictif).

Parallèlement, je disposerai des moyens pour qu'ils puissent diluer à nouveau le crédit octroyé dans des endroits, eux aussi spécialisés, tel que des supermarchés, par exemple ou tout autre misère que mon imagination pourra faire émerger. A nouveau, ma publicité (qui maintiendra l'entendement des gens dans un état d'esprit œdipien, de sorte qu'ils ne cessent jamais de penser et d'agir en enfant, c'est à dire dans le souci permanant de la castration du désir incompris) créera les besoins nécessaires en suscitant des désirs inassouvissables, sinon qu'en image, que j'aurais provoqués par un matraquage psychique poursuivant un conditionnement à sa réception accueillante et favorable.

Ensuite, je ferais en sorte que les gens puissent le moins possible réfléchir, penser par eux-mêmes. Pour cela, toutes les productions intellectuelles passeront par une condition : la survie que je leur accorderai selon leur correspondance avec ce que j'attends d'elles. Le moyen sera encore l'argent (c'est-à-dire, le crédit que je leur accorde), cette fois-ci, en passant par la publicité, par exemple, ou autre moyen de propagande énonçant que le désir, alors que simple idée du besoin, est un besoin insatisfait devenu indis-pensable, impérieux, en somme autonome ; ou plus simplement par le salaire des journalistes auxquels j'aurais posé le piège imparable de devoir payer un loyer pour se protéger d'un toit, la nuit. Il faudra que tous se sentent libres, pour autant, bien que tous doivent payer un loyer : là encore une organisation adéquate des images, leur durée, leur moment, le lieu où elles s'immisent dans leur vie, ce que j'aurai soignement pesé d'évocation, contribura à cette sensation de liberté, perçue comme celle d'aller et venir.

J'entretiendrai la mainmise la plus totale sur l'énergie électrique et sa production : rien que de fossile et de minéral, rien d'autre, car c'est de leur extraction que je me rendrai potentat, en écartant tout autre possibilité de n'en pas produire ou user. Je créerai des outils de consumation de ces "énergies fossiles et minérales", tels que l'automobile dont je ferais passer pour raffinement du meilleur goût qu'elle devienne électrique, même si c'est une pure aberration ; de fusées pour aller sur d'autres planètes du système solaire sous prétexte de "science & progrès" ; des trucs qui dépensent en une journée, la consumation d'une mégapole en une année.

Tout l'indispensable devra tourner autour de ce que j'en conçois et le reste sera voué aux gémonies par l'intermédiaire, soit des journalistes, soit d'un silence assourdissant. Je créerai des médicaments et ensuite des maladies pour correspondre à ces médicaments, maladies qui n'existaient pas, bien évidemment, auparavant de la création des médicaments auxquelles elles doivent correspondre. L'usage millénaire des plantes (sur lesquelles je poserai un brevet d'exclusivité pour en restreindre l'usage, ou le non-renouvellement d'une qualité pouvant en approfondir les effets thérapeutiques) pour les maladies qui n'existaient pas encore avant cette intrusion du commercial dans la vie des gens, passera pour de la pure crétinerie d'illuminés substransitionnels (il faut inventer un mot, toujours, pour ce qui na pas d'autre existence que ce mot) ; et le raffinement de leur usage restera en catimini, derrière les grands panneaux publicitaires ou les petits panneaux publicitaires du « petit écran » vantant des "molécules" miraculeuses dont ne sait précisément où se situe le "miracle", sinon que de transformer, par l'alchimie de la pensée mercantile, la vie en argent.

Je focaliserai l'attention des dépités de la santé, dont l'état d'esprit sera amenuisé par la pollution présente dans les aliments et l'air, les animaux et l'eau, la radio-activité (des explosions des bombes en vue de préparer la paix et celle qui s'échappe des centrales nucléaires selon des doses légiférées), dans la manière même de formuler sa pensée suivant ce qu'on a nommé un jour la "dialectique" (le devenir des choses et des êtres dans leur parcours vers l'homéostasie (leur être) qui est si sensible au déséquilibre puisque situé dans un environnement), de sorte que les gens ne trouveront plus à se comprendre vu qu'ils ne se comprendront plus eux-mêmes ; je focaliserai, dis-je, l'attention des malades de l'entendement mental sur des détails de la quotidienneté, principalement en usant de procédés pornographiques ou toromatchiste (le chiffon rouge !).

Lorsque des problèmes d'ordres sociaux se manifesteront, et pas seulement dus à la contestation des conditions que cette emprise impose à la vie, mais principalement pour remettre à plat le fonctionnement même de ce projet dans son ensemble, ou encore, si une partie du monde n'est pas disposée à en adopter les formes, je soulèverai des guerres entre des peuples de langues différentes (il ne faut pas qu'ils puissent s'expliquer en dehors de moi !) ou de couleur de peau ou d'une autre caractéristique de localisation géographique. Cela permettra de coiffer les consciences, soit par la police (que des lois ont établies comme légitimes) ou par la terreur (que des lois décriront le plus vaguement possible pour les voir s'étaler le plus largement possible sur la vie courante) ou par le fusil, puisque des personnes déjà prédisposées au peu de retour sur soi que sont les militaires, sont prêtes à réaliser l'Ordre que je trouverai le plus favorable à ma satisfaction.

Ou bien, je peux créer d'autres paranoïas. Haaa ! Hahaha ! Rien n'est plus simple, puisque la vie craint sans fin pour elle-même, jusque sa mort, c'est sa nature. S'il le faut, j'en peux augmenter l'ampleur par la faim, les meurtrissures, la dénégation ou une maladie, par exemple, mise au regard d'anciennes maladies que l'humanité a dues combattre pour sa survie (il y a seulement, que l'humanité n'est pas morte, sinon que des personnes qui devaient, soit disant, d'un autre jour mourir). Pour créer ce contexte de crainte irrépringible, rien n'est plus aisé que de frustrer sexuellement (de transmuter la liberté en licence), puisque l'angoisse que génère cette frustration demande impérativement un substrat extérieur à elle-même pour se rassurer.

Je créerai donc un contexte mondial de maladies affectives dont le panel (qui obstrue l'entendement, le retour sur soi de l'esprit) sera en totale correspondance avec la propre maladie affective de mon petit groupe (la fortune cumulée des 225 personnes les plus riches et organisées correspond à celle cumulée de 2 milliards et demi des plus pauvres) ; pour cela, point n'est besoin d'une grosse entente entre nous : c'est un projet qui est, lui, prédéterminé par cette forme d'affectivité : l'incapacité d'admettre la vérité de l'autre dans sa réalité comme potentiellement équivalente à la mienne... ce que je veux éviter à tous prix, diantre oui ! puisque cette maladie, c'est le moi dans sa plus grande crainte de l'autre comme étranger à soi.

C'est sans doute cette prédestination que je, comme membre de ce groupe, veux combattre en organisant le monde selon ces vues, car rien n'est plus terrible, n'est-il pas, que de devoir subir une telle raideur d'esprit : être obligé de : autant que ce soit les autres qui en pâtissent.

En fait, je n'entreprend pas de complot contre le vivant, il n'y a qu'une défense du mort pour ne pas être vivant, qu'une défense du sclérosé affectif contre la disparition de sa sclérose affective. Ce n'est pas un complot, ni une machination, ce n'est rien qu'un moyen du mort de porter la mort selon sa mesure. Et quand je parle de mort, je parle de celle qu'il traîne depuis sa résignation face à l'amour, tous comme les assujettis, au cours de sa précoce enfance et corroborée par une adolescence de délire, comme une tache qui confond sa vue du soleil : obnubilé par cette image fripée de son possible passé à la trappe de la douleur profonde du cœur restée sans solution, il ne voit plus ce qu'il tente de cacher et va tenter, bien évidemment, de détruire ce qui lui en montre la vision : l'enfance, la jeunesse, la beauté, la poésie, le vin et la vieillesse.

Comme je le sais, j'ai raison d'être parano puisque ce filtre de la vision du monde me le montre bien tel qu'il est : j'espère seulement que les faisceaux ne vont pas me fustiger de circonstances !

mardi, 29 septembre 2009

L'ombre des instants

La vous voile ombre le ralenti
une ligne après l'autre
plongée dans la grandeur de te contenir

Le sang est battu de nos débats

Une solution océanne du loin de l'autre
Pas si résolue
Regarde le convexe alternatif aux cambrures
Aux pudeurs immergées des deux sexes
Miroir mouvant.

Puis détumescence des sens et des forces
Arabesques endiablées, jadis, et
Finitudes d'entrelassement.

Résiste une marge d'histoire
Qu'une emprunte interne, une splendeur externe
Ayant acquis le fonds si
Fiduciaire des âmes et persistance du port
Alors que l'âme saute et devient cœur.

Pousse le remord d'un inacquit fors de son présent
Doré comme le Veau jadis
Au moment des perdus initiaux instants.

mercredi, 23 septembre 2009

Mansuétude des temps

Une fine couche de verre fusionnelle
forme propédeutiquement une chrysalide.

L’occident tréssautte sans fin de sa fin
son agitation spasmodique.

A l’orient, domaine des poètes
où le corps n’est plus qu'un long court
où le moindre frémissement d'entre
l'antre de leurs séismes,
fonde la ronde insortelle, leur feu.

Est au milieu un cocon
qui à cette vapeur s’étiole,
bombardé par les neutre-ons d’un réel
de chaleur sale, distendue
par la forge d’attraction
du verbe infortunable.

Je cherche à en sortir un nous
au milieu : contemptation.

jeudi, 10 septembre 2009

Déjà usé est l'usé

C’est sans fin le même refrain : les pannes programmées dans tous les outils, des aciers merdeux pour l’outillage, des vêtements déjà usés, antennes micro-ondes pour téléphones portables, nucléaire : tout cela c’est pour satisfaire le peuple, ses convoitises de prestige de plouc, ses nikes et ses tocs.

Rien n’y fera ! D’ailleurs, les ouvriers qui SE tuent à ce TRAVAIL s’habillent de même, ont les mêmes désirs d’apparence pour ces appâts rances.

Télé, bagnole sans alcool, fringues d’apparat, on dépensera sa VIE pour l’image de soi, et même son soi-même pour qu’il ne correspond plus à ce que l’on est, mais à ce qu'on veut que l'autre voit de soi. Chacun s’oublie dans la transe de l’apparence, tant est vide l’âme qui vous anime.

Société de pacotille, de fétiche.

On ne meurt pas de faim parce qu’il n’y a rien à manger, mais parce qu’il faut ACHETER à manger. Il en est de même du reste. La perception de la dijonction entre le besoin identifié et la satisfaction possible ne sera possible que par décision, détermination et constance ainsi qu’un certain je-m’en-foutisme pour les réalisations que cette société trouve des plus importantes.

Pour cause de renouvellement précipité, tout est déjà vieux avant l'âge, car déjà vieilli dès le giron de l'existence, essentiellement pour faire travailler davantage, en pure perte.

jeudi, 27 août 2009

Le temps de l'étang

Le vent frissonne par nappes

la surface de l'eau

dynamiquement.

Et on voit ces plis résonnant le ciel

s'évanouir, pas même sur la berge.

La libellule semble portée sur

des glissements d'air sans la

lasser de ne jamais y tomber.

Des circulations d'ondes sillonnent

la face du ciel, des arbres et des ombres

toutes fluettes que, subrepticement, un rayon

de soleil vous fait identifier

comme le mouvement saccadé

d'un insecte flottant.

D'autres décrivent des volutes aériennes

dans la poursuite souvent éphémère

de l'attraction d'un sexe pour l'autre et

revient flotter à deux doigts du glacis

des eaux en balancements élégants !

Toujours frissonnant, le reflet du ciel

contraste celui des déclivités

dans les verts feuillus des arbres.

Je suis , depuis deux heures et

quatre bières, contemplant le temps qui

passe à l'ombre d'un grand frêne.

Tout se passe et repasse sans cesse

sans se reproduire pourtant

sans que cesse le temps.

Je suis hors du monde des

bruyants - ho ! combien bruyants ! -

humains mécaniques à 4 temps.

Déjà le vent gire, comme la lumière

ne vient plus à gauche et le frêne

trop haut pour me protéger

plus longtemps

de l'ardence du soleil : quittons

plus loin cet étang du temps.

vendredi, 17 juillet 2009

L'immature et son creux relatif

Une vidéo présentant une jeune fille énoncer des désirs de mieux-être à l'Assemblée de l'ONU circule depuis début juin, sur l'Internet. Cette vidéo a été tournée en 1992. Le discours qui semble pourtant bien étayé, n'a servi à rien : l'état du monde a même empiré.

D'ailleurs, aujourd'hui, la police ne permettrait pas une telle "altercation" à des gens d'aussi bonne compagnie, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé à Strasbourg, dernièrement, et le spectacle creux du G8 en Italie. Et la police (ou sa forme plus achevée : l'armée) est justement orientée et entraînée dans ses dispositions comme dans ses actions, par ceux qui font du gain une chose si âpre dans sa démesure.

Déjà, en 1974, René Dumont, disait la même chose dans son livre "À vous de choisir : l'écologie ou la mort". Et rien n'a bougé sinon qu'en pire, entre nous et le "reste" du monde pillé pour du gain effréné et âpre ; ou un petit mieux du point de vue des relations entre nous, les humains.

En 1974, nous étions environ 4 milliards, en 1992 (date de cette vidéo) nous étions environ 5 milliards et aujourd'hui nous en sommes à 7 milliards et on sait que 5% de cette population détient la richesse cumulée de 85% du reste des gens. Plus on naît et plus il y a de misère et dans tous les cas on naît pour aller au travail, au moindre coût, sous les coups, la corde de la police ou de l'armée ou de la famine au cou… rien n'a été résolu ! ça continue !

La psychologie de l'inconscient, venant juste après une critique du travail et de son organisation sociale par Karl Marx, avait commencé à ouvrir une brèche dans la bêtise humaine, en reliant cette bêtise à la satisfaction sexuelle sans forme (Freud : Trois essais sur la sexualité). Mais nous en sommes toujours à souder bêtement cette satisfaction à la reproduction de l'espèce, espèce qui se reproduit dans la violence, reproduit sa misère, le travail et son résultat en évitant de reconnaître quelles sont les implications de son action sur le monde dans lequel elle vit, quelle est la FORME de SA vie. Le caractère révolutionnaire du livre de Freud a vite été piétiné pour n'être plus qu'une référence lointaine (c'est-à-dire : seulement psychologique), à cet "inconscient" de lui-même qu'est l'humain. Cette approche de la vie humaine a montré que la pulsion de l'amour, qui palpite tout autour de nous dans sa rutilance généreuse, a une fonction, et est rejeté par l'être qui sait SE raconter des histoires après qu'il ait appris à la craindre, parfois dès le giron, dans les *images* mêmes qui lui servent à raconter ses histoires.

Une multitude de livres renommés ont mis à l'évidence la relation entre l'âpreté au gain (qui implique l'irrespect de l'autre, comme inégal à soi, c'est-à-dire toujours inférieur à soi) et une sexualité délirante, *immature* à l'âge adulte. Il en est de même de la perception "écologique" de la vie : dans les intérêts de cet "inconscient d'humain", la vie vivante n'est que vétille et sans commune mesure avec ce qu'il désire et n'atteindra jamais. Elle est gênante, même, car il faut s'en occuper… et il trouvera la solution, à nouveau, dans l'âpreté au gain qu'il trouve naturelle, lui : le film "Home" a été financé par Pinaut, par exemple, qui va donner à sa production une *valeur* écologique dont il détiendra l'exclusivité : personne d'autre que lui ou sa bande, n'aura son mot à dire sur la question.

Cette vidéo, finalement, est gentille : elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, alors que c'est cette production sans fin d'objets sans finalité qui submerge de ses détritus la planète, épuise de son creux la planète, obstrue de sa pollution radio-active (25 ans de nucléaire, 250 000  ans de déchets), chimique et biologique le vivant de cette planète. Elle resurgit dans l'actualité sans aucun doute pour appuyer une action spectaculaire (creuse) d'un de ces gouvernants qui sont là, avec fierté, détermination et responsabilité pour organiser cette destruction, en faire encore et plus accepter une forme, celle que cet "inconscient d'humain" ira le mieux gober. Ce n'est pas les décisions des puissants qui polluent la planète, c'est la réalité de la production des gens, celle que les gens, eux-mêmes, font de leur production ; c'est l'obéissance de personnes immatures qui pollue la planète : pour cela il suffit de leur raconter des histoires correspondant à leur maturité… sexuelle.

Elle ne parle pas du travail et de son organisation sociale, ni des âpres intérêts de ceux qui en sont si préoccupés qu'il est impossible de penser autre chose et autrement. Elle montre les intérêts d'une enfant immature qui parle d'une voix enfantine à notre enfance à d'autres, absolument différents qui n'y verront qu'une sorte de poésie qui ne sera toujours pour eux qu'une histoire d'enfants immatures à laquelle ils applaudiront et ils s'en iront ensuite continuer leur ouvrage. C'était il y a 17 ans et c'est "bon-enfant".

Ce sera sans fin car l'humain a peur de lui-même, il SE fuit sans fin comme il fuit la perte du temps alors qu'il en réalise l'effectivité. Il craint ce qui est profond alors qu'il s'éloigne toujours plus loin dans des explications de la nature dont il n'a que faire, sinon qu'un déplacement de son affectivité vers des *objets*, sans expliquer jamais sa propre nature. On bien, d'un autre côté, on le voit expliquer le monde avec des dieux auxquels il faut faire allégeance, par les coups et la meurtrissure corporelle s'il le faut, qui seraient eux seuls responsables de ce qui EST : dédouanement de la conscience de la peur de soi. Il affectionne des *images* qu'il prend pour réelles.

Et tout ce beau monde immature perçoit bien quelque part que quelque chose cloche, mais il ne voit pas ce qu'il fuit, sa profondeur, le creux de son âme désirant l'amour profond de l'âme qui est liée à la maturité sexuelle satisfaisante ; et il fuira d'autant plus tout ce qui évoque cette profondeur, ou bien l'annihilera. Il est adulte pourtant, il prend des décisions, il travaille, comment donc peut-il ne pas se comprendre ? Il approchera la compréhension de la misère quand il aura compris et résolu sa misère, sa fuite de lui-même.

Et c'est peut-être cet aspect qui plaît tant dans cette vidéo : qu'une personne très jeune et sexuellement immature (sinon elle ne présenterait aucun intérêt particulier) exprime son ressentiment face à la catastrophe régentée par d'autres gens sexuellement matures d'après l'âge mais irresponsables, c'est-à-dire affectivement immatures. Et, effectivement, c'est sans cesse l'enfance qui pâtit des bêtises de l'adulte de son temps, qui l'a engendré sans rien y comprendre pour autant… et qui paraît plus sensé dans sa maturité affective !

mardi, 30 juin 2009

Plus loin mon cas !

Notre manière de nous en sortir, de nous sortir de cette atroce réalité, sur laquelle nous ne voulons avoir qu'une emprise enfantine, qu'une emprise d'adulte doté d'une sexualité immature, est de se disposer à la voir "dans le cadre bien délimité d'un appareil produisant des images" jusqu'au moment où sans prévenir, l'appareil imaginaire (qui a pris, en nombre immense, mesure de son rêve dans chaque foyer) se casse et où la réalité apparaît (enfin !).

Et qu'en ferons-nous de cette réalité pourrie, produit direct de cette sexualité immature, de cette affectivité d'enfant à l'âge adulte ?

Que cela se passe de manière fortuite, sur un sujet photographique "hors champ" qui n'a pas à voir avec le conflit que ce cadre veut cacher et qui nous protège de la laideur de notre monde, de la réalité jusque là, et tout tombe dans la folie. La confiance misée dès l'enfance dans la rigueur des affections et des privations inutiles, se trouve tout-à-coup sans repos tangible, sans l'assise que cette confiance donnait à cette image encadrée de la vie. Dès lors que cet élément étranger est entré dans le cadre, on ne peut plus dire "ce n'est pas à moi que cela arrive… " et on est rattrapé par l'horreur de la réalité.

On croyait qu'il en était ainsi, dur comme bois ou fer de cadre, aussi dur que l'affectivité impliquée dans l'existence même de ce cadre : la morale sociale qui est sexuelle, c'est-à-dire, affective. Et puis : pouf !!! plus rien ne reste de cette certitude… et comme on n'a appris à ne se fonder sur rien d'autre que sur ce FAUX (puisqu'il disparaît devant la lumière du vrai, de ce qui est sans lui et dont il est un élément voilant) il ne vous reste plus que ce fond sans fond du désespoir qu'on nomme plus gentiment "dépression".

Généralement, à ces moments là, on plonge dans la psychose comme moyen de se protéger de cette horreur RÉELLE : la mouche et l'asticot.

Il faut se défaire consciemment de cette initiale défense du "cadre de la photo" pour éviter d'USER de la défense inconsciente de la psychose.

Pour sa plus grande part, cette peur de la réalité tient sur la puissance de l'amour que ce cadre photographique se montre apte à focaliser : l'imagination que l'on a de l'amour (même s'il n'existe pas !) que l'on NE veut PAS perdre est précisément enceint dans le périmètre du bois de ce cadre de la réalité photographique, dont les jointures sont faites d'une cheville pornographique, d'un encollage hypothécaire et d'un équerrage soporifique des moyens possibles pour cette réalisation de l'amour qu'on désire évident.

Généralement, pour résumer, tout cela tourne autour de la frustration (c'est-à-dire la RÉALITÉ de ce qui n'a pas été atteint de nos désirs, et premièrement, la princeps marque de l'amour qui est la nourriture du sein, le bon-soin et les caresses) de nos rêves plaisants : "le monde du rêve est le rêve du monde".

Bien souvent, ce n'est qu'une question de "dispositions des lumières", d'éclairage ou bien, peut-être est-ce dû au fait que ce cadre donne une consistance à cet engouement à son éviction, au BARATIN qui accompagne l'image qu'il se dispose à montrer ?

Probablement que l'information que l'on m'a transmise, pouvait me laisser supposer la non-réalité des choses (étant ce qu'elles sont : ignobles), mais je ne savais pas où poser ma pensée : dans la société du spectacle, le problème du prolétariat réside principalement dans SA gestion du DOUTE qui est du même ordre que celle du doute en amour en matière de complicité pour attenidre son but : le plaisir matériellement partagé !

vendredi, 01 mai 2009

À bas le travail !

À bas le travail ! Il faut en finir avec cette activité frénétique, destructrice et débile, origine de tous nos déboires, de ceux de la seule planète sur laquelle nous posons nos pieds et nos dos, activité de la vie changée par sa soumission au salariat en argent, l'âpre gain et la misère.

L'argent qui affame lorsqu'on en a pas et oriente la finalité de cette activité humaine uniquement vers sa propre et unique production. On ne meurt pas, on n'est pas mal logé, mal vêtu faute d'activité mais faute d'argent. Tout est organisé autour de ce travail or la vie n'a que faire du travail sinon que rendre TOUT malade de travail.

La maladie affective qui monopolise les esprits des possédants comme des possédés est l'accumulation de cet argent qu'il nous faut comprendre : comprendre ses relations avec la sexualité malade.

S'il y a du pain sur la planche que ce pain soit NOUS ! À BAS LE TRAVAIL ! ARRANGEONS-NOUS !

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