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vendredi, 31 mars 2006
L'exploitation du fainéant
Cette société, qui est bâtie sur le travail**, ne peut quantitativement fournir de travail à tous (et ne l'a d'ailleurs jamais fait), et ne veut pas pour autant se dispenser du labeur, c’est à dire du travail-travail (vous savez ce truc, là, que quand vous rentrez chez vous le soir, vous ne savez pas ce que vous avez fait de votre journée, unique).
Travailler cela veut dire produire ; « produire » cela veut dire « rentrer des sous dans la caisse », car on en a dépensé pour produire ; « rentrer des sous dans la caisse » cela veut dire « faire acheter » avec des sous. Mais faire acheter quoi (bonne question : des Ipods qui vous isolent d’un monde dont vous ne voulez plus entendre parler ? des télés de 3mètres de large pour mieux vous perdre dans l’écran ? des bagnoles pour vous sentir enfin maître de quelque chose ? etc ?) et avec quoi : t’es riche toi pour acheter une telle production de tant de gens, en tant d’endroits et durant tant de temps et une production de si mauvaise qualité ? La déraison est dans le travail, pas dans les fainéants, et la fainéantise ne peut organiquement se réaliser que collectivement, avec mesure, celle qui la rend possible, à tous et par tous.
C’est le seul avenir possible, à moins de continuer à pêter la planète.
Pour faire tourner cette machinerie, on produit du caca-pipi (syndica-ca-pi-pitaliste), qu’on achète à prix d’or, qui est celui d’avoir été aller chercher ses sous au prix d’un temps minable à un prix minable (stagiaire, travail d’usine, tiroir-caisse, sans consistance, SMIC, CNI, CPE, taf, turbin, gratte, boulot, RER, délinquance, dodo, pollution diurne et nocturne, etc.) et ce caca-pipi (sans compter les emballages pour le rendre plus beau et/ou pour vous empêcher de le chaparder) on le retrouve dans les poubelles 100 fois plus vite que les produits d’il y a un siècle, parce qu’il faut faire tourner cette machinerie de timbrés. La grippe aviaire a bon dos, quand on est le plus gros didon d’une très grosse farce ! farce planétaire.
** l’exploitation du travail est, elle, l’espoir de gain du travail : je suis un cran en dessous.
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jeudi, 30 mars 2006
L'objet du travail
Le gouvernement tient dur comme fonte à ce CPE car il ne sait pas quoi faire d’autre, à la fois pour amener les gens au travail, et à la fois pour amener du travail au gens dans les condition des employeurs. C’est à dire que l’Économie est arrivé à un tel point de sensiblité qu’il n’est plus loisible à un gouvernement, dont la destination est de réguler (en tirant une partie de la couverture à soi, puisque si les ouvriers travaillant, ils peuvent en récupérer de grosses parts) le rapport entre les patrons et les ouvriers qui ne sont pas d’accord sur ces modalités de travail, de moduler les conditions d’applications des rapports entre ces patrons et les ouvriers. L’Économie en est arrivé à une telle sensiblité que ce gouvernement doit rester sur sa rigueur quant aux modes réglementés pour faire travailler les gens... qui ne veulent pas de cette forme de travail, sinon que dans une société de travail, pour s’en sortir pas trop mal.
Si les gens acceptent ces conditions, ils savent qu’ils mettent le doigt dans un engrenage qui les emportera dans leur âme, qu’ils n’existeront plus en tant que personne (pour peu qu’il en reste quelque chose) mais, comme je le disais cruement avant-hier, comme objet du travail, l’emploi qui est l’emploi qu’ils font de leur temps unique.
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mercredi, 29 mars 2006
La forme irréductible du travail
La nourriture de cette organisation sociale c’est le travail, NOTRE travail : c’est lui qui fait marcher cette boutique qui vend du vent, sans qu'on nous en laisse la forme ; d'ailleurs eussions-nous eu une autre proposition de forme qu'elle laisse absolument indifférent. On ne laisse aucune brèche pour que nous en soyons, individuellement, responsable, tandis que la globalité de ce travail nuit à l’ensemble.
Et collectivement la représentation qu’on donne au monde, à l'effectivité de notre travail sur le monde, est elle-même (elle l’affirme tous les jours, les heures de ce temps qui passe, les journalistes sont là pour le confirmer) irresponsable ; coupable, certes, mais irresponsable.
Bien sûr, je ne parle pas de la nourriture saine et goûteuse, du logement agréable et spacieux, de l’habillement confortable et accessible, de l'air frais et vivifiant que nous respirons dans nos villes tout aussi saines et fraîches, des loisirs que l’on se crée soi-même avec l’amitié, bien sûr, je parle de tout le reste, et ce n’est pas peu, en comptant le travail lui-même, activité vitale qui est décomposée par cette irresponsabilité : ce monde est ainsi car est ainsi notre irresponsabilité, chacun, personnellement, de ce qu’il produit de sa vie, unique.
Poser la réponse c'est avoir la question.
14:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
mardi, 28 mars 2006
Le caractère fétichiste de la valeur
Déficit signifie débiteur qui signifie créditeur. De fait c'est le créditeur qui donne la consistance du déficit, car s'il ne considère plus son débiteur comme solvable, bien entendu il perd son crédit.
En d'autres mots, quand un déficit est très important, le considérer dans sa réalité revient à décréditer, c'est-à-dire auto-décrédibiliser le créditeur : donc le créditeur continuera à créditer le débiteur, ne serait-ce que dans sa confiance, qu'il sait pertinemment ridicule. Si le créditeur, dans ce système économique, prend vraiment conscience de la fatuité de son débiteur (par exemple le décifit extérieur des Etats-Unis), ce n'est pas qu'il perde de l'argent qu'il sait perdu, mais qu'il n'a plus, lui, le crédit de créditeur ; c'est ce crédit qui lui donne une consistance sociale dans ce monde de l'économie.
C'est uniquement pour cela qu'on tient dur comme pot-de-terre à la dette du tiers-monde : pour conserver son crédit, c'est-à-dire sa position sociale dans le monde de l'économie.
La guerre du Golf a pour base le fait que le dictateur Saddam (on attend la fin de la dictature de l'Economie...) voulait créer une bourse au pétrole créditée en euros, dans la région du Golf : le résultat immédiat qui découlerait de sa réalisation, est le décrédit du dollar, qui est la forme de payement qui détient le plus de confiance, de fiduciarité malgré sa fatuité ; ce qui induirait que les créditeurs en dollar voyaient leur débit (ce qu'ils sont sensés détenir) déprécié. La dette des Etats-Unis est le ciment à la fois des croyances en cette économie particulière états-unienne, et en l'Economie tout cours, qui ne restera que la poursuite effrénée à l'échelle mondiale d'un "espoir de gain".
Cet espoir de gain trouve sa réalisation dans la valeur qu'on donne aux choses, à l'activité des êtres et à leurs relations. Je peux affirmer que la guerre est une confrontation de deux formes qu'on accorde à la valeur, suivant la confiance qu'on accorde à l'une où à l'autre ; mais ce serait oublier que l'histoire va un cours, et il s'agira donc de la guerre que fait une vieille conception de la valeur à une nouvelle. A ceci près que, dorénavant ce sera à l'Economie, qui ne tient que sur la valeur, l'espoir de gain, qu’on doit faire la guerre, et ça c’est une autre paire de manche, mais un super programme que de s’attaquer à cet espoir de gain (est-ce une maladie ? induite par quoi, alors ? Est-ce naturel, inné à l’humain ? Peut-on voir les choses autrement ? Etc.), à cette valeur cet espoir de gain !
10:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
lundi, 27 mars 2006
Néo-barbares
Si le CPE est une période d’essai pour l’emploi, l’humain est alors l’outil de test de cet emploi : encore moins d’une serviette, quelque chose proche du papier-toilette, vu que je considère le travail de cette société pour ce à quoi sert ce papier : vous comprenez ?
C’est quoi cette manière gouverner qui met à feu et à sang le pays ? Pour l’emploi, l'outil du travail ?
13:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Le ciel sous terre 2/2
On nous présente les informations sportives comme l'hostie de la fin de chaque messe cathodique, "les infos", l'office des journalistes où ils expliquent notre société, la corroborent, la certifient, en travestissent la réalité, par le prêche et en savent récompenser leurs ouailles de ses résultats... sportifs ; outre que leur métier leur permet de pécher par pensée, par omission et par action ils confessent dans le même temps de cette société les péchés et les leurs, dont ils donnent une mesure horaire lors de la réalisation de l'exécution de leur culte de l'auto-excitation.
La météo arrive en prime : c’est la forme aussi vide de sens que leur messe qu’ils énoncent comme un ite missa est.
Le terme « interactif » est amusant car il s'agit d'octroyer la possibilité au public le choix entre des bêtises qu’on a auparavant sélectionné pour lui, car il n’y a pas d’autres choix que celles-là, sinon ce serait dénoncer de cette « interactivité » une bêtise qui ne veut tromper qu'elle-même.
La soumission, donc, de ces critiques qui ne voient pas plus loin que le bout du scoop, de ces journalistes du quotidien qu'il faut mettre en éveil pour garder en éveil l'attention du public assoupi dans sa quotidienneté, coûte que coûte, nous amène à ce résultat déplorable où elle veut à toutes les âmes ôter l'indépendance, le sens de soi, la vérité sans meurtrissure, sans torture, saine et vivante. Voilà une jolie démonstration du salariat pour des sponsors, des hyper- ou sous-patrons, des publicitaires qui, sous de multiples prétextes argumentés par ces journalistes (religieux, monétaires, sécuritaires, économiques, obligation au travail au moindre coût, etc.) ont tout supprimé pour construire et maintenir dans notre monde un désert en pleine prospérité, où l'on creuse pour cacher les résidus de sa production dont il faudra s'occuper pour quelques millénaires : comme si, à un tel rythme, il pouvait espérer survivre à tant de temps et de bêtise, lui qui fait du temps qu'il vit au présent une telle déchèterie !
09:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
dimanche, 26 mars 2006
Ensommeillement
C'est ce Giscard qui avait, en 1977, si j'ai bonne mémoire, introduit cette satanée heure d'été, pour faire des économies d'énergie, lui qui a lancé le programme nucléaire français (62 centrales à ce jour, sans compter celles construites à l'étranger passées, et à venir).
Elle me fatigue inutilement cette heure d'été, et elle m'agace.
Même le sénat a sorti un rapport à son propos. Il y est dit dans la conclusion :
"Il ressort de l'ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l'heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations.
En conséquence, la logique conduit à souhaiter l'abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel du temps. "
C'est que les gens sont fatigués, déjà par une multitude de détails, d'ennuis de toutes sorte, s'il fallait encore raler pour celui-là !
Mais les enfants, eux, ils ne sont pas assez adultes pour énoncer leur avis sur la chose : on voit manifestement, pourtant, durant bien trois semaines, des lourdes et sombres cernes sous leurs yeux endormis, des problèmes de digestion, des fautes d'attention, des évanescences.
Ca n'a pas d'importance : eux aussi faut les élever à l'obscure, invérifiable et pourtant sans pitié loi de la répu-publique au service de quoi, je me le demande ? Ha oui ! de la poudre aux yeux, qui pique pour dire qu'il faut aller se coucher.
Dans quelques jours on dira que le mouvement anti-CPE se sera essouflé !
21:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Le ciel sous terre 1/2
A quelqu'un qui n'est pas respecté, quand il se sent provoqué à nouveau, il reste trois solutions : la soumission, l'indifférence ou la violence.
Les journalistes protestent, eux aussi, mais d’être maltraités par les casseurs, et s’en offusquent. On ne fait que notre métier, finalement, laissez-nous travailler, que diable ! C’est vrai que ces journalistes ne s’offusquent en aucun cas de la maltraitance qu’ils font de ce que peuvent dire et disent ces casseurs, et ne comprennent pas, eux qui ne font que leur métier, que respecter ceux qui vous ne respectent pas c'est ne pas vous respecter. A moins d'être un moraliste (et on connait la résistance de la morale aux cailloux) maltraiter du journaliste semble, honnêtement, respectable lorsqu'on ne connait ni la soumission ni l'indifférence, pour avoir eu trop l'occasion de connaître l'une et d'être fatigué d'user de l'autre, donc, sinon que pour un faux-cul toujours du côté du pouvoir, avec un micro, une caméra, des articles de journaux.
Le journaliste n’est pas seulement un prêtre du pouvoir pour le plaisr d'être du côté du plus fort… enfin de qui a un pouvoir, mais principalement parce qu’il est absolument ignare de ce que peut être la vie pour ne l’avoir jamais vécue que derrière ce micro, cette plume ou cette prise de vue, devant les autres. On le constate à ce sur quoi il s’étonne, à cette manière de se rendre compte de certains aspects de la vie, lorsqu’ils lui sont portés à la connaissance.
Dans le monde journalistique, ce qui est évident sera interdit de certitude : la bouffe y est un simple composé commercial étiquetable, la pollution nucléaire y est une aberration d’illuminés, la prison y est une sorte de purgatoire thérapeutique, une révolte en acte le fait d’une horde sauvage, la liberté une licence bureaucratique, les médecins-mécaniciens-organiques comprendraient tout de la vie qui bouge ou qui ne bouge pas ou plus, la police se voit dotée des plumes de l’ange Gabriel qui, on le sait, a les plumes un peu dures, et les politiques sont des êtres compétents prêts à tout pour vous satisfaire, vous qui ne demandez pourtant pas grand-chose.
Il discute de la misère, des conflits sociaux, de l’amour, mais n’en sait rien, ni de leurs aspects sociaux, ni de leurs aspects physiques, ni de leurs aspects psychiques, affectifs ; ni des relations que ces trois aspects de la vie saucissonnée entretiennent entre eux.
Ce qui l’intéresse c’est les paillettes, les couleurs, les variances, ce qu’il considère comme des extravagances, mais même ici comme seules curiosités, jamais comme profonde réalité. Ce ne sont pas les choses qui ont une signification pour lui, mais ce qu’il peut en penser et comme ignare il pense à côté, à la mesure de son ignorance, celle du côté du pouvoir.
À la différence de son copain le politique qui détient un petit sens historique, le journaliste voit venir à lui les choses dépourvues d’histoire, toujours nues, comme est racontée la venue au monde du premier couple humain, cette seule fois là dépourvu de nombril, dans un livre aussi vieux que la prostitution.
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samedi, 25 mars 2006
Remember a lot

"On a pu rien faire, vu les circonstances". Si, ils ont fait : filmer sans âme une mort que des millions de personnes ont pu voir sur leur écran. J'avais à l'époque une télé N&B récupérée d'une poubelle, je n'ai pas vu la mort de cette jeune fille, j'ai juste vu à peine une demi-minute d'image pour comprendre tout de suite ce qui se passait. Le résultat effectif je l'ai entendu à la radio. Je n'ai fait que briser de colère quelques meubles et les portes de mon appartement à coups de pied. On ne m'a pas vu au travail durant plus de deux semaines. Nous n'avons pas été nombreux, ces semaines là, à nous mettre en grève sauvage : tout le monde a été stupéfié, mais tous sont retournés sagement au travail.
Hé bé, ce qui nous a été présenté individuellement, vu qu'on a tant laisser faire l'infâmie, on nous le laisse tranquilement anticiper et globalement, à l'échelle de la surface de cette croute que nous habitons.
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vendredi, 24 mars 2006
Ca coule !
J'aime ce pessimisme qui se trouve dans cet article :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=369495 : sincèrement, que penser, tudieu! de tous ces gens à naître qui vont devoir vivre ce qui les attend, qui est prévu ?
Cela me fait penser à un suicide général, mais dont chacun rejetterait sur un autre, ailleurs, la responsabilité : tant qu'on est pas, soi, mort, y'a d'la vie, n'est-ce pas ?
C'est comme du nucléaire : on laisse aux générations futures les déchets dont on se dit qu'elles auront l'ingéniosité de savoir, elles, se défaire. Punaise ! mais quel monde on leur laisse ! Cela laisse, inductivement, penser que le progrès résoudra tout, alors même que c'est CE progrès qui génère toutes ces insanités. Soyons honnêtes, que diable !
Mais si nous étions honnêtes, il n'y aurait pas toutes ces insanités, car l'honnêteté ne veut pas savoir qu'elle produira un mal à l'autre, en connaissance de cause, et agirait en conséquence.
20:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
Défêtiste
J’ai entendu, hier, à la radio, que chaque habitant de notre pays est responsable de la production de 1 kilogramme de déchets nucléaires, dont 5 grammes d’extrêmement radioactifs. Je suis désolé, mais même en comptant large, c’est à dire avec les colatéraux sociaux, je ne peux pas dire que j’en suis vraiment responsable : je n’ai pas de micro-onde (vous savez ce truc qui transforme des choses en les « chauffant » pour préparer vos enfants à des temps de mutations plus intenses), ma machine à laver lave froid, je n’ai pas de frigidaire (ça consomme une énergie folle ce truc là, pour manger du pas frais, du vieux refroidi en vous permettant d’aller travailler cinq jours par semaine), je cuisine au gaz, je n’ai pas de voiture, juste un vélo, je n’ai pas de télé. Je ne m’éclaire pas à la bougie, non plus. Certes j’ai l’Internet, avec un ordinateur, une petite radio à pile et un bel instrument de musique. C’est donc qu’il y a des gens qui doivent sérieusement consommer de l’énergie électrique : c’est profondément irresponsable lorsqu’on sait le résultat de cette consommation : 1 kilogramme de déchets nucléaires, dont 5 grammes d’extrêmement radioactifs par personne, et notre pays est peuplé d'environ 62 millions de personnes.
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jeudi, 23 mars 2006
Articulation anticipative
Aujourd'hui on utilise d'autres méthodes légèrement différentes de domination des pensées : il s'agit de découvrir ces nuances, de les décripter, si possible, de les montrer, de les décrire. Certes en se servant de l'Histoire, mais aussi en reconnaissant que notre Histoire a assez peu tendance à se reproduire précisément suivant les mêmes schémas. Le tendu de mon esprit est de les déceler pour qu'on ne s'y plante pas : découvrir le nouveau dans l'aliénation qui se reproduit sans fin, apparemment, alors même qu'elle tente de se résoudre. Car si l'aliénation change de forme, même si les souffrances qu'elle génère sont identiques, il nous faut admettre que c'est là aussi son point faible.
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mercredi, 22 mars 2006
Don, échange, argent et usure
Le don est antérieur à l’échange, car aucun moyen d’évaluation n’est possible sans la parole (en usant des coups on s’accapare : il n’y a ni échange, ni don). L’échange est une altération du don.
Antérieurement à la parole, il ne pouvait être que du don. Après la parole, il pouvait encore être du don dans l’échange. L’échange à réciprocité différée et indirecte au moyen autre que la parole, au moyen de l’argent, la « marchandise des marchandises », ne contient plus du tout de don.
La parole est-elle le moyen de l’échange qu’elle ne supprime pas pour autant le don.
Si la parole est le moyen d’évaluation de l’échange (le don détruit par la contrepartie) et l’argent le moyen de cet échange en tant que moyen de réciprocité différée et indirect, alors l’argent a pris la place de la parole, qui dans ce cas ne sert plus d’évaluation à la réciprocité mais de moyen de l’évaluation, que comme moyen d’expression de l’argent : le détenteur de la parole devient alors un moyen de l’argent.
Ainsi, dans l’argent, non seulement le détenteur de la parole a perdu le don, mais il a aussi perdu sa parole. La publicité (une sorte de religion de l’esprit de l’argent) en est un joli exemple et le travail le tuteur.
Ce qui distingue, dans l’argent, la parole de l'accaparement de parole, est l’intérêt qu’on lui porte : je veux précisément dire à la fois l’intérêt pour la chose même de l’argent primant la parole, mais aussi le contenu de l’argent qui n’a plus besoin de la parole : l’usure.
Un moyen, donc, de passer d’une société d’échange d’argent à une société d’échange entre des personnes détentrices de leur propre parole, est de supprimer l’usure, l’argent de l’argent.
Ce moment correspondra sans aucun doute à un changement radical de la représentativité de ces personnes redevenues détentrices de leur parole.
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mardi, 21 mars 2006
Claudication nécessaire
Les lois de la République ne sont pas révocables : hahaha** ! La France a peur des réformes : ha ha ha ! À qui profitent-elles, systématiquement ? Combien d’acquis ont été dissouts, révoqués dans le cours des 15 dernières années, avec la complicité des syndicats ? Au profit de qui, de quoi ?
À chaque fois qu’on propose quelque chose, on octroierait des droits, en plus : mais c’est quoi ce plus : du moins : le droit au chômage, à la formation, etc. dans ce CPE ne valent rien, sur ces points comme sur d'autres.
Il ne s’agit pas de savoir si ça marchera ou non (l’humain n’a pas à être un cobaye pour tester des mesures économiques), il s’agit des conditions selon lesquelles ça marchera effectivement et ces conditions sont de plus en plus déplorables.
Ce truc là est fait pour que le travail marche, pas pour les humains, pour que le travail marche et facilite l’emprise sur le monde de sa grande copine, l’Économie.
**n'est-on pas revenu sur cette loi sur "l'oeuvre positive de la colonisation", rapidos ? Le problème est justement là : devoir se désavouer une deuxième fois en si peu de temps parce qu'on montre ainsi son incompétence, c'est trop !
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lundi, 20 mars 2006
Le caché tu
Il m’apparaît que le CV anonyme est synchrone au CPE, dans le temps de l’histoire ; cela a une signification : puisque le CPE ne demande pas de justification du motif du licenciement, qu’importe à un employeur que le CV soit, ou non, anonyme : il fait ce qu’il veut. Ce CV anonyme est du blabla du fait du CPE ; autrement dit, c'est parce que le CPE est possible, que le CV anonyme l'est aussi.
Mettons une jolie beur que son patron lui caresse les fesses, le saligot : la nana n’est pas contente (je ne le serais pas moins à sa place), elle proteste, elle est mise à la porte sans que le motif ne soit à justifier ; sinon il en profite.
La même qui revendique le paiement de ses heures sup’ : à la porte : le patron ne paye rien et il a un « mauvais élément » gênant en moins.
La même, ou un/e autre, qui ne veut pas utiliser sa voiture perso quand l’entreprise dispose de voiture de fonction : à la porte sans justification.
Etc. La compromission a libre cours. C'est naturel pour des êtres corrompus d'imaginer que de telles dispositions sont naturelles, et d'y tenir mordicus, car toujours dans ce genre de chose il y a la chose avouable, et la chose inavouable : ici les deux seront tues, car elles ne nécessitent aucune justification. En pratique, déjà que la justification d'un licenciement n'est pas la vraie raison de ce licenciement, ici, le vrai n'a plus même besoin d'exister : tout est faux, par avance et légalement.
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dimanche, 19 mars 2006
Rue de la République
Loi de la rue contre loi de la République : ha ! les tarés ! Avec ses représentants de l’Assemblée qui ne représentent pas 15 % des habitants adultes de notre pays ? Un président de la république par défaut ? Des représentants des gens qui font de leur mandat ce qu’ils veulent, ce qu’ils en entendent, sans avoir à se justifier devant leurs mandants de l'éxécution exacte de leur mandat ? Le vote une démocratie ? Ha ! je rigole ! République démocratique ? Où le sport est l’une des préoccupations des médias (les gens le laisse faire !) telle que la place que prend ce résulat des compétitons est plus grande et plus vide que ce qui décrit ce que vivent directement les gens, eux, de leur vie à eux : cela montre combien on en est si peu maître ! Grève ! La Rue !
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samedi, 18 mars 2006
Liberté de sens et sens de la liberté
Il en est de même des étudiant satisfaits qui portent plainte contre les ant-CPE qui bouclent leur chère usin... houps ! université de ce qu'on appelait il y a un temps des jaunes, c'est à dire des obtus, des personnes qui pensent qu'ils s'en sortiront individuellement, qu'ils n'ont pas besoin des autres pour y arriver, qui ne veulent pas comprendre que l'adaptation à ce que la société demande, ce que demande les organisateurs de cette société, va à leur encontre, car ils sont satisfaits de leur sort et en veulent satisfaire les autres autant qu'ils s'en satisfont.
C'est vrai que, logiquement, la liberté est pour tous, et aussi bien pour ceux qui tiennent les matraques, ceux qui tiennent à ce qu'on la déprime, qu'à ceux, ces négatifs de la raison, qui n'en ressente que le gourd, n'est-il pas ?
Par exemple, la liberté est du genre de celle qu'envisage ce député qui, il y a une quinzaine, a déposé un projet de loi "visant à interdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions", qui est celui de la conserver, volontairement, de sorte qu'elle soit non seulement aliénée, mais en plus gourde.
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vendredi, 17 mars 2006
Rognage du squelette
La tournure que prend la loi sur les téléchargements Internet est exactement le schéma de ce qui advient de la défense de la liberté contre la marchandise : la liberté, encerclée par la marchandise n’a plus que les mots pour vivre.
La marchandise c'est payer pour acquérir. Le patron paye, achète le travail (et la responsabilté du travailleur sur l'effectivité de son travail) pour acquérir cette fonction humaine ; et pour payer les marchandises produites par ces vendeurs de travail sous les impulsions du patron, il faut payer : chouette, on devient patron à son tour : quelle satisfaction ! Si t'es pas d'accord, on saura t'y obliger, lorsque tu sais ce qu'est d'être responsable d'une fonction humaine : l'échange, en dehors des critères du patronat, de la marchandisation des fonctions humaines.
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Distingo dans l'amalgame
Je me suis trompé, hier, en disant qu’il fallait faire attention à « l’amalgame » qu’on allait faire entre les « casseurs » et les « étudiants » : le changement du politiquement correct de la sarcosicature de Nicolas aurait dû me faire prévoir le contraire : un casseur n’est pas un étudiant, et un étudiant n’est pas un casseur, l’un est gentil et sait rester dans les basquettes du bienscéant ; l’autre est un rustre, un barbare, à qui on ne devrait pas même donner la parole : la police saura faire la différence, et elle en a l’autorisation.
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Anthropie de la politesse
Une jeune fille, ce matin, à la radio :
« Je suis encore au lycée ; pour avoir de l’argent, j’ai décidé de travailler à côté de mes études. Alors je fais la caissière. Cest surtout le samedi que c’est difficile : je me lève à 5h30 le matin pour faire la mise en rayon à 7h00 puis je prend la caisse le reste de la journée. Comme j’ai droit à 4½ mn par heure de pose, alors pour sortir plus tôt après 10 heures de travail, je ne prends pas mes poses. C’est très fatiguant, mais je suis contente : j’ai de l’argent à moi. Aux vacances, je travaille plus, mais j’ai plus d’argent. Bon, je fais que ça mais…
Le journaliste au politique : qu’en pensez vous ?
Le politique : c’est très positif, elle est courageuse cette jeune fille, il faudrait plus de petits-travails (sic) pour ce genre de personne, qui sont vraiment courageuses.
Une autre : je poursuis des études d’ingénieure. Dans ma ville, je vois ces jeunes qui ne veulent pas continuer les études, les « sans avenir » comme on les appelle. Ils n’aimaient pas l’école, alors à 16 ans ils sont partis et ils vivent de petits riens, dans la rue en tenant les murs. C’est que nous, qui venons de la banlieue, aux entretiens d’embauche, on est pénalisé par notre langage, la manière de se tenir ; c’est plus facile pour les bourgeois : ils portent tout de suite ce qu’on demande, et leur langage est celui qui faut. Nous on fait caricature.
Le politique : C’est positif, cette jeune fille a un projet professionnel, elle y arrivera.
Il y au moins deux commentaires à faire : un sur la compréhension du travail par ce politique (aparemment, lui ne travaille pas, ne sait pas ce qu’est le travail), un autre sur son d’empathie face aux variances des comportements humains (lui seul sait ce qu’il faut faire de sa vie, et c’est sa manière à lui), mais cela serait cacher son esclavagisme de fait, qu’il voudrait qu’on adopte de soi-même pour le satisfaire. Effectivement, pour exprimer une colère vis à vis de ce genre de personnes, qu’on soit ou non « étudiant », on devra rester poli puisque c'est elle qui en donnent l'exemple, puisque c'est elles qui donnent le sens de la réalité à la vie.
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jeudi, 16 mars 2006
Continuité dans les diversités
Ce à quoi il faut s’attendre, maintenant :
- un « attentat terroriste », d’un groupe soit d’extrême gauche, soit d’extrême droite, ça n’a pas d’importance (le terrorisme est une manière de gouverner un pays devenu ingérable dans ses revendications) tue des gens pour stupéfier les millions de survivants et les faire douter de la véracité de leurs revendications ;
- une déclaration de guerre à l’étranger, de sorte à crisper les esprits revêches, ou un truc affreux qui a lieu à l’étranger (les guerres sont une manière de gouverner par solidarité internationale) ;
- le passage à l’heure d’été : une heure de sommeil en moins (pour ceux qui y obéissent) est terrible pour l’énergie vitale ;
- des accusations encore plus fallacieuses sur les agissements des manifestants (ça, on sait, mais…) donnant à penser que des actes extrêmes ont eu lieu (genre l’attaque d’handicapés, d’infirmières, un vieux ou une vieille, une femme enceinte, je dis bien une, ou deux, bref : l’ « anarchie » vue par les politiques, les syndicalistes, les policiers secrets, les journalistes et que sais-je ?) ;
- ou bien donner une importance excessive aux actes des « casseurs » (comment garder des maisons d’intérim ? des bars ? des magasins de bibelotteries ?) ;
- la prise par le cœur : les CRSs sont des pères de famille, comme les commissaires de polices, etc. ;
- on donne des « avantages » à ceux qui déjà un travail pour qu’ils, ces salariés, moralisent (c’est à dire se travestissent en jaune) ceux qui n’en ont pas ;
- autre chose qui dépassera mon « omnipotence », qui a les limites de ses observations et du temps qui se répète.
Dans tous les cas, l’objectif est toujours de ramener au travail, peut-être avec une cuillérée de miel en plus et des gnons en moins pour ceux qui profitent de ce travail.
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mercredi, 15 mars 2006
Passation des savoirs
Le fait que le projet de loi du CPE soit porté devant le Conseil constitutionel pour qu’il juge de sa validité est intéressant en ceci que lorsqu’il sera approuvé, alors l’objet de la bataille servira non plus à désapprouver un gouvernement en particulier mais, en tant qu’instance décisionnaire, l’État lui-même. Car, que cet organe prégnant de notre organisation sociale le retire alors signifiera une défaite de l'État et non plus seulement d'une de ses instances gouvernementales, qui en sert de fusible.
Quoiqu’en leur temps ils aient beaucoup détruit des acquis des gens, ces socialauds sont vraiment des incapables en tant qu’hommes d’État : aucune prospective dans l'acte de demander cet avis au Conseil législatif suprême : soit ce dernier acquiesse et met l'État en danger, soit il désaprouve et met son instance gouvernementale à mal. Si vous avez été capturé par cette habitude démocratique, la prochaine fois faut voter pour cette engeance : les gens pourraient s’apercevoir plus vite qu’ils peuvent encore mieux faire qu’eux pour organiser d’une autre manière notre temps ; et le faire savoir.
J'aime ces jeunes qui ont l'impression de prendre en main leur présent lorsqu'ils s'affrontent sciemment aux forces de l'État qu'ils poussent à se montrer dans sa policière violence pour protéger ses malversations : c'est réel, la liberté a encore des bras et des cervelles ! Manifestoyons !
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mardi, 14 mars 2006
Obtuse irresponsablilité
Du boulot il en faut pour les patrons, pas pour l’ouvrier, c’est là l’inversion, car c’est le patron qui organise ce boulot, aujourd’hui, en créant les conditions qui sont à même d'amener l’ouvrier à être obligé de travailler pour lui, voyons… pas le contraire !
C’est le patron qui établit le montant de loyers (on va dormir où ? Pas dehors, tout d’même !), le prix des denrées (on va pas mourir de faim ! Faut d’l’argent pour vivre !), des vêtements (on ne veut pas vivre tout nus), les formes de la poésie, etc. C’est donc l’ensemble d’un système qui organise les modalités du travail, et il est organisé uniquement dans l’optique, dans l’objectif du travail, de l’obligation au travail.
Pour cela il faut trouver des moyens de faire travailler, d’amener, au moindre prix, les gens au travail, les yeux (vous avez vu la laideur du monde humain dans cette architecture délirante, l’auto-rue, les crottoirs piétonniers, par exemple ?), le nez (vous avez vu comme il pue ce monde humain ne serait-ce qu’à la sortie de ces divers tubes, même filtrés ?) le goût (chaque jour on sent l’insipidité étrange de la nourriture produite par ce travail industrieux dans les supermarchés), tout cela fermé, comme son entendement car il ne s’en ressent absolument pas responsable, rejetant cette responsabilité sur l’obéissance qu’on lui demande pour exécuter ce travail, l'obéissance du salaire.
C’est ce travail présent qui produit ce monde, selon des modalités avec lesquelles nul n’est d’accord (à moins d’être un jaune), et que l'humain exécute pourtant pour lui-même, ses congénères et ses enfants : il en est responsable, l’obtus.
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lundi, 13 mars 2006
Multiplication par 4
Je ne veux pas faire le cheveu dans le plat de la contestation du CPE, mais j’ose rappeler que c’est le travail qui est à reconsidérer, avant de savoir comment on va s’en servir, et d' en envisager les modalités ; sinon les choses, et leur État, continueront de se repoduire à travers ce travail dont on veut imposer les conditions, que chacun (ô chère clairvoyance des gens !) s’aperçoit du caractère stupide. Cette stupidité cache les possibles de notre temps, de notre organisation du temps : prenons le temps d'y consacrer notre temps retrouvé dans les grèves !
Méfions-nous des syndicats, toujours prêts à prolonger d'un millénaire notre souffrance pour garder le métier de la défendre.
13:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
dimanche, 12 mars 2006
Otages du désespoir, révélez-vous !
Ce pauvre Nicola Vilpail, le « preneur d’otages » qui , après moultes démarches sociale auprès de ses paires, de sa famille, du maire de sa ville, n’a plus entrevu, pour montrer sa détresse affective, la béance de son âme, que de se faire remarquer en « prenant en otage » (on est loin, du point de vue matériel, de Human Bombe, tout de même, ce qui lui a sans doute laissé la vie sauve) une classe d’élève de 20 élèves de 16 à 18 ans et de deux surveillants.
Ceux-ci, face à un pistolet à billes, dans le même genre de démarche enfantine désepérée (il est vrai qu'il faut pouvoir comprendre l'autre) ont tout attendu des instances policières pour se sortir de cette situation : l’espoir dans les deux cas vient de cet autre. Pour l’un il est venu de la force publique, pour l’autre il ira le chercher dans l’asile psychiatrique.
Cela dit, chers amis désespérés, les moyens de se faire remarquer devenant de plus en plus élémentaires, devant l’impuissance de cette société à comprendre et résoudre les problèmes de ses habitants, essayeons le pistolet à flêches (encore moins dangeureux pour les autres) et on pourra vous garantir la venue de l’armée, et non plus celle du GIGN pour un pistolet à billes : vous réussirez ainsi à montrer du doigt la qualité du dialogue possible entre vous et le pouvoir.
N’espérez pas, cependant, que votre problème soit pris en considération : vous entrerez tout au plus dans les intérêts des médias, sans aucun doute, mais si éphémèrement et pour si peu !
Tout cela parce qu'étant tant abimés affectivement, vous ne vous sentez plus capable, ou en force de vous prendre en main, vous-même : mais n’est-ce pas là, justement ce qu’on attend de vous, bien que vous montriez par votre geste l’extrême de cette situation ?
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
samedi, 11 mars 2006
Retournement sémantique
Le problème dans l'antisémitique (on disait auparavant antisioniste, beaucoup plus précis) c'est que ces gens jouent sur deux plans, qu'ils se dispensent bien de séparer clairement : ce mot, dans leur acception, signifie aussi la religion hébraïque. En fait lorsqu'on dit le mot "juif", on ne sait si on s'adresse à l'ethnie ou au religieux : ça c'est pas clair du tout.
Un droit, qui ne devrait plus être constitutionel puisque la France a ratifié les « droits de l’homme » et la « convention pour la protection de l’enfance », a été institué par Napoléon en même temps qu’il les a accordé le fait d'avoir leur propres cimetiaires, autorise les religieux hébraïques à pratiquer le rite, la mutilation de la circoncision sur leur enfants mâles.
Je ne suis pas anti-religion par essence, car chacun se console comme il peut, mais je ne puis admettre qu'on m'impose une religion, la sienne ou celle d'un autre. Je respecte la personne, mais ses agissements peuvent porter à critique. S'il s'agit d'un sémite, cette personne va très vite me dire que je suis antisémite alors que je critique ses agissements religieux à mon égard ou à l’égard des enfants nés intègres : elle profite trop de cette confusion entre les deux significations (données à tord ?) au mot juif, alors que c’est bien souvent l'aspect religieux qui est en cause ; vous comprenez ? D’ailleurs, le mots « dieu » et « légitimation par dieu » existe dans la Constitution de l’État d’Israel.
Ce sont ces religieux qui, il y a à peine quatre ou cinq ans, voulaient supprimer du répertoire théatral la pièce de Shakespeare "le marchand de venise", vous vous souvenez ? Est-ce que aujourd'hui "la critique de la raison juive" passerait ? Et le livre de Marx sur "la question juive" ? Ils possèdent tout de même une pertinence, non ?
De même, le mot "islamophobie" a été inventé par les Islamistes pour se protéger de la critique de leurs agissements, et il fonctionne incroyablement bien !!! alors qu'on ne peut être phobique de l'islam à moins d'être malade psychiatriquement : comment des religieux peuvent-ils juger que je suis ou non psychiatriquement malade ? Ce serait tout de même le monde à l'envers... et C'EST le monde à l'envers !!!
Ce n’est pas les agissements des personnes qui démontrent que ce monde va en décrépitude, c’est ce monde qui se prouve à lui-même, par l’agissement des personnes qui le composent, qu’il part en décrépitude.
09:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
vendredi, 10 mars 2006
Autovérification des complémentaires
Suivant l'un ou l'autre sexe (il n'y a que deux sexes au monde), la perception qu'à l'un et l'autre sexe de soi et de l'autre est différente dans notre société. Cela donne quatre possibilités de séparation**, d'absence de correspondance entre les deux sexes.
Ce que représente l'un ou l'autre des deux sexes pour l'autre sexe est faux majoritairement dans notre société. D'autant que notre société matchiste (olé !) donne une prépondérance à l'entendement mâle de la relation entre les deux sexes.
Je dis bien TOUT est fait pour que cette indifférence, cette confusion règne, et demeure dans son règne, c'est à dire que peu, très peu, et toujours sous forme individuelle (qui consiste à parler entre nous de ce que nous sommes et représentons réciproquement l’un pour l’autre, dès l'école) est fait pour qu'elle disparaisse : c'est que cette confusion est vitale pour la société, cette organisation des relations entre les humains qui la peuplent, non seulement parce que cette société est précisément matchiste (olé!) , mais aussi parce que cette frustration de l’entendement harmonieux, au moins dans son désir, est le moteur de cette organisation.
** a) ce que tu penses de moi, b) ce que je pense de toi, c) ce que je pense que tu penses de moi et d) ce que tu penses que je penses de toi ; toutes ces « pensées » sont sans vérification ou, à un autre extrême, frisent le porno, ce qui revient au même.
09:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
jeudi, 09 mars 2006
L'étiquette des uns et des autres
On cache maintenant tout derrière une étiquette ; et de l’étiquette il n’y a à dire que la forme et la couleur, car le contenu est partout identique. Le pain, le lait, du vin, un parti politique, un médecin, un syndicaliste, un directeur de MJC, un voyage, une salle de bain : tout est derrière une étiquette ; on pourrait même parler de l’étiquette de l’étiquette, sujet qui passionne les publicistes.
L’étiquette n’est pas vraiment mensongère puisque c’est d’abord celui qui la lit qui en est la dupe, celui qui l’écrit le sait bien, puisque c’est lui qui donne les règles de sa rédaction, de son contenu et de sa forme. Celui qui sait la lire voit tout de suite, au nombre de lignes à la case composition ce qui est derrière l’étiquette, c’est à dire ce que veut vous vendre celui qui a créé ce produit et l’a fait ainsi étiqueter.
Il faudrait même rester poli de sorte à la respecter, cette étiquette : on sait ce que cache la dévotion à l’étiquette ! L’étiquette qui consiste dans le respect du pouvoir, elle, sera de vous confronter, sans les caillasser, à ses polices spéciales (CRSs, Gendarmes, GIGN, bientôt le retour de la police montée) pour vous la faire comprendre, pour peu que vous y faillissiez.
D’ailleurs « Je trouve inadmissible qu'on ait pu ces jours derniers donner la parole à un barbare et à un assassin présumé sur une grande chaîne de télévision », a dit M. Sarkozy (AFP 07.03.06 | 16h21). Ici l’étiquette se situe précisément dans le mot présumé : il y a des présomptions, spéciales elles aussi, qui vous ôtent un droit, celui de parler, même dans un pays où chacun a droit de s’exprimer, selon l’étiquette, bien sûr. Quelle sarcosicature ce Saint Nicolas de la représentation des gens !
Cette étiquette empêche de connaître les deux aspects d’une chose, lorsqu’on la met ainsi en avant, celui qui apparaît et celui qui est caché contient justement ce qu’on ne veut pas qu’on découvre : la mesure du respect qu’on a pour celui à qui le respect de l’étiquette est obligé ; en somme.
05:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
mercredi, 08 mars 2006
Travail anti-travail
Le droit à l’avortement à nouveau interdit dans deux États des USA. Les gouvernants souhaitent que leur coup de force, car illégal, soit porté au Conseil d’État, espérant le réussir grâce aux futurs nominations de Bush à ce Conseil.
Et ce Bush de dire hier (tient un autre Vil'pin ? ou le barkozi Sargeot) : "L'Amérique aidera les femmes à se dresser pour leur liberté, où qu'elles vivent", au cours d'une cérémonie organisée à la Maison Blanche à la veille de la journée internationale de la femme.
La femme n'est pas seulement l'avenir de l'homme, elle est surtout son présent : là il y a du taf ! du vrai travail, passionnant, pour tous, du travail humain.
Le monde ne manque pas d'idéologies : il en a trop, de sorte qu'il ne perçoit plus l'évident, tel le présent, il se force à se projeter dans le futur lointain, sans en percevoir le plus proche, le futur immédiat qu'il craint comme une chimère ; et n'a plus que faire de son histoire tant la sienne, qu'il vit en prise directe, lui est incompréhensible et déplorable.
09:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
mardi, 07 mars 2006
Poudre de votation
46% des gens sont contre le nucléaire mais 77% des députés sont pour ; 41% des gens se foutent de dieu, on entend son nom partout ; 56% sont pour le paire-à-paire, le gouvernement guillotine sa propre loi en l’étêtant de l’article qui le gêne ; pareil pour le CPE, ça passera quand même** : à quoi ça sert les gens ? A quoi ça sert leur avis, même quand on le leur demande ? Sont-ils capables de savoir et de reconnaître ce qui va dans le sens de leur propre bien, eux qui se satisfont de tels bêtises télévisionesques, des manipulations dont ils sont l’objet chaque jour dans les « informations » ?
La vieille bourgeoisie trouvait toujours une sorte de justification de sa domination par une demande de participation de la population, aujourd’hui on lui crache à la figure quand elle est contre l’usage que l’on fait de ce qu’il lui reste de liberté, quand elle est trop rétive à comprendre qu’on fait tout pour son bien, malgré elle. Cette ancienne justification participative est elle-même devenue excessive, maintenant, pour réguler le monde de la marchandise, de l’Économie autonome, elle est devenue génante pour les bornes de ses adulateurs.
Ces artistes ? À ce qu’ils demandent, je me demande, moi, à quoi ils servent, lorsqu’ils désirent la même chose que cette Économie : il faudra maintenant payer, au prix fort, sa propre aliénnation ! Et pour cela aller chercher cet argent en tremblant pour le soir qui vient, dont on est incertain. Fini le travail à la p'tit' semaine ! vive le péonage !
Faudra bien que les gens se prennnent en main, un jour, sans aucun doute, lorsqu'on leur laissera le temps d'essuyer ces taches de cambouis : l'auront-ils à ce rythme ? Faudra-t-il s'y mettre sans se préoccuper d'avoir les mains propres ?
Car pendant ce temps là, la critique du travail passe à la trappe.
** (bien que ce CPE soit conçu pour ne pas avoir à notifier le motif de la rupture du contrat de travail, il suffira d'en ajouter l'obligation : on trouvera bien un tortillon pour faire que cette motivation demeure légalement inefficace)
08:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
lundi, 06 mars 2006
Héritage
Étant enfant, toute mutilation physique ou psychique à vous infligée, amène à une réflexion spéculative, car il est réellement impossible d'autrement comprendre ce qui vous est arrivé.
Ce qui a pour conséquence, ensuite, de donner aux relations innées, c’est-à-dire basées sur la réciprocité (directe ou différée), sur la confiance en soi et en l'autre, sur les largesses de la vie (nature comme auto-production) une autre texture à la communication : on se retrouve alors spéculativement confronté à la méfiance, au doute systématique, à la supputation ; à l'intérêt (aussi bien au sens physique de l'argent, de la rente que sous l’aspect du système psychique de quédemande à l'autre, ou de l'autre, la revendication) ; à l'obligation (que ce soit vis-à-vis de Bons du Trésor ou d'imposition que de devoir envers un tributaire, qui est généralement celui-là même qui vous a infligé cette mutilation) ; à la valeur (l'espoir de gain du cambiste) injectée à des actes et des choses qui servent ensuite de médiation dans les relations humaines, pour vous être imposés comme tels.
13:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique
dimanche, 05 mars 2006
Bio-intimité
Dans la biométrie, et les papiers d’identification afférents, il s’agit de vérifier si une personne correspond à l’autenticité d’un fichier, lequel fichier contient un savoir dans lequel il est stipulé, si oui ou non, vous êtes conforme à ce qu’on attend de vous : si vous n’êtes pas un délinquant, si vous êtes autorisé à faire ceci ou cela, si votre tendance est encline à ceci ou cela pour prévenir l’État social des désagréments potenciels que vous pouriez lui causer, à cet État des choses ; en bref de savoir si vous êtes blanc ou noir, jaune ou vert et quelles est la couleurs de vos taches ; et d’une manière prédéterminée et définitive : bureaucratique, en somme.
Vous ne devez pas vivre par vous même ce que vous êtes, vous devez correspondre à ce qu’on attend de vous, sinon gare !
C'est aussi une manière de plus de rigidifier la vie, de la mettre à l'envers : l'autentique est l'inerte, l'invécu, le vivant est devenu le faux dont il faut prouver la véracité par rapport à l’invécu, au mort.
Un autre disait, il n’y a pas si longtemps : le travail mort domine le travail vivant par l’Économie : il n'avait pas prévu un tel flicage de ce vivant, ou de ce qu'il en reste encore.
On nous demandera bientôt une empreinte du fond de l’œil, à cet œil dont on dit qu’il est une émanation directe du cerveau : que contiendra ce « flash » enregistreur nécessaire pour la prendre, cette identicité d'emprunt ? Quelle naïveté dans la confiance qu’on accorde à ces policiers ! je veux dire à ces politiciens ! non... à cette Économie qu'il faut protéger, au prix de l'intime des gens.
Ce « flash » poura ne rien contenir, bien sûr, mais il vous aura pénétré jusqu'au fond de vous-même, à l'arrière-crâne, et vous n'aurez rien à y redire.
Moi, ce qui ne gêne le plus, c'est qu'on puisse inventer de telles insanités... pour le bien commun. Pouah !
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samedi, 04 mars 2006
L'universalité de la dureté des temps
Des agriculteurs en colère parce qu’ils ne peuvent utiliser des pesticides que d’autres utilisent : ce qui fait qu’ils produiraient moins de produits merdeux… à vendre : les pauvres, c’est si difficile de vivre en ce moment, ils sont tous sur la corde raide.
De ouvriers de l’armement en colère car la fermeture de leur usine les mettraient au chômage : les pauvres, c’est si difficile de vivre, en ce moment, autant continuer à construire des engins de mort.
Des industriels inventent des chimères (ogm) pour rendre possible l’utilisation d’un pesticide particulier qu’ils sont les seuls à avoir inventé et à vendre : les pauvres, c’est si difficile de vivre, en ce moment : imaginez tous ces gens au chômage, désemparés devant la vie qui les a fait naître face au souci permanent (ce sont des humains intelligents, n’en doutons pas, propres à comprendre et à agir en conséquence de ce qu’ils ont compris) de se nourrir, même sur la peau des autres.
Des industries pharmaceutiques (qui sont généralement les mêmes que celles qui fabriquent les pesticides, les fongicides, les défoliants, les herbicides) sont entrain de concocter des molécules pour renforcer les défenses « naturelles » des mamifères à station bipédiques de sorte qu’ils puissent supporter les produits utilisés par l’industrie agricole. Les mêmes études sont depuis longtemps déjà en cours pour le nucléaire… sans résultat probant : la thyroïde de certaines personnes est vraiment trop sensible, il n’y a qu’à l’ablater : les chirurgiens sont très doués pour ablater : un organe c’est un truc statistiquement démontrable comme abscond que l’on peut remplacer aisément par la dépendance à un médicament… fabriqué par ces industries pharmaceutiques. Et puis ce qui a disparu ne se voit plus, n'est-ce pas ?
Des députés votent une loi dispensant ces industriels de toute reponsabilité en cas de contamination et de l’environnement par ces chimères et des cultures des paysans bio, qui ont, eux, choisis (et ça marche) de ne pas utiliser de pesticides industriels : faut bien donner du travail à tout le monde, c’est si difficile de vivre en ce moment ! On créera des emplois dans le tri !
Des virus, qui existent bien avant que les mamifères n’existaient sur la planète (et il n’y a que celle-là sous nos pieds) devenus de dangeureux terroristes (quelle panique !!!), ou peut-être que ce sont les journalistes, je ne sais pas (93 morts sur 163 000 contaminés cela donne un taux de 57 pour 100 000 de mortalité, même ramené à l’année -684 morts- on est loin du cours normal de l’existence qui s’octroit 1776 morts pour 100 000 vivants). Bien sûr il y a la souffrance de la maladie, mais qui est exempt de maladie sur cette planète (et il n’y en a qu’une sur laquelle nous posons nos pieds) ? C’est ça qui fait que les temps sont durs.
Des volailles parquées à raison de 13 au m3 sont sensées être à même de se défendre contre un plus-que-microbe super malin car son pouvoir d’adaptation est super malin : mais comment faire pour nourrir tous ces gens ? On injecte des anti-dépresseurs aux cochons pour qu’ils périssent moins vite de neurasthénie en grossissant autant (vous avez parlez d’obésité ? Qui s’ennuie dans cette charmante société, à se faire du gras ? Les anti-dépresseurs dont le consommateur profite ainsi, l’estomac plein, tout cela ça rassure !) Les temps sont tellement ingras, n’est-ce pas ? Allez ! Cloisonnez-moi celles qui sont libres ! La liberté c'est la mort, tout le monde le sait, le sauvage ça tue, indistinctement et sauvagement !
Les gens sont cloitrés dans les croyances des autres auxquelles ils croient dur comme doute, mais on obéit quand même, vu que tout un chacun agit ainsi, toutes les images de la télévision nous le montrent en long, en large et en travers (quelle télé quand on en a pas !). On va même jusqu’à punir ceux qui n’ont rien à faire de ces fadaises de journalistes et de politiques, de pharmacopée délirante et d'agro-monnaie, par des lois spéciales (qu'on n'ose plus nommer liberticides, le mot lui-même est exsangue) édictées dans ce but, pour combattre et interdire leur comportement "abhérant, irresponsable et contagieux" ; pour eux les temps sont vraiment très durs car ce sont certainement eux, qui se prennent en mains, en charge et organisent la vie autour d’eux ainsi, qui sont les responsables de tout ce tas d’ordure, c’est sûr !
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vendredi, 03 mars 2006
Publicité mensongère
Lorsqu'on parle de sainte bible, de saint coran, de sainte torah, des saints pères de l'église, ou des Églises, la fête de tous les saints, les saints évangiles, le saint office, le saint-esprit, les saints-innocents, de guerre sainte, etc., il faut sans honte clarifier la définition du mot "saint".
Comme un panneau publicitaire cache un tas d'immondices, ne serait-ce que par l’image qu’il donne à montrer, cette sainté consiste essentiellement en la reconnaissance de l'auto-torture, de l'abstinence, de l'hypocrisie vis-à-vis de la vitalité de la vie vivante : comme si la vie pouvait être pure parce qu'on en a idéalement ôté la sexuation des êtres.
Rien de tout cela n'est "souverainement pur et parfait" ou "irréprochable" sinon purement l’aliénation de la sexualité. Un saint (ou une sainte) est un aliéné affectif qui est adoré parce qu’il correspond à ce qu’on demande des gens : qu’ils renient le plaisir de la vie physiquement, car ils ne peuvent faire autrement.
« Immaculée conception » veut tout simplement dire « qui n’a pas été entâchée de sperme », cessons d’être dupes.
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jeudi, 02 mars 2006
Solution "nul de conduite"
Il y avait eu aussi un projet hitlérien, dans le même genre, précurseur de tout le reste, en 1933-1935, qui avait eu, cette fois là encore, l'aval de la profession psychiatrique. Aujourd'hui, les gens sont un peu plus matures, semble-t-il, on aura plus de chance que cette insanité ne passe pas. Ces gouvernants, qui n'ont absolument pas le sens de l'histoire, n'ont aucun sens du commun, pour rester poli. Leur seul intérêt est la paix sociale, et ce projet voudrait y contribuer toujours selon la sempiternelle optique de demeurer en place, en fermant la gueule le plus tôt possible aux gens par la camisole médicamen-menteuse, car ici se situe bien la thérapeutique.
Et il faut faire oublier le sens de l’histoire.
Il est donc intéressant de noter que, avec une systématique qui frise l’obsessionel si elle se manifestait chez une seule et même personne, lorsqu'il se présente socialement les mêmes problèmes pour la société en place, la même brouille sociale, dont les enfants en bas âge ne sont précisément que des éponges affectives, les gouvernements se défendent d'une manière identique, dont les résultats sont toujours plus catastrophiques que les problèmes qu'ils veulent traiter.
Si les enfants qui ont des troubles du comportement, ce sont leurs tuteurs, incapables de les nourir correctement d’affectivité qui en sont les inducteurs ; et ils ne peuvent guère faire autrement puisqu'ils sont eux-mêmes affectivement déranger, par exemple en admettant des postes de police dans les lycées, comme « solution » au problème de la délinquance : où est ici l'apport à une « solution » de cette délinquance dont on refuse de comprendre le problème ?
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mercredi, 01 mars 2006
Retour aux sources : Abraham
Ce personnage est le pilier sur l'action duquel se fondent quatre religions monodéistes : l'hébraïque, la catholique (et l'orthodoxe), la protestante, et la mahométane. On situe son apparition vers 2000 avJC, sans chipotage à 1000 ans près, ça n'a pas d'importance.
Ce qui a de l'importance est sa symbolique : c'est, dit-on, Abraham qui a instauré la circoncision comme acte physique certifiant son asservissement au dieu patriarcal, cautionné par cette mutilation.
L’instauration de la circoncision par Abraham est l'histoire de la symbolique de cette mutilation. On ne trouvera pas exactement la solution de cette symbolique dans le comment elle a été instaurée (le sacrifice d'un fils changé par le sacrifice d'un mouton en échange de cette circoncision faite sur un autre, toujours : on ne connaît sans doute que des gens rendus fous qui se soient auto-mutilés, n'est-il pas ?) mais on trouvera le contexte dans lequel ceci est advenu : déjà l'élevage était systématisé en tant qu'institution sociale (et donc l'apparition des maladies qui y sont liées : la tuberculose et la peste) ; et tout son bardât patriarcal (chef de famille, chef de fratrie donc : hiérarchie des individus et répartition correspondante des richesses du monde ; amoindrissement de l'importance sociale de la femme, la prostitution, c'est à dire : séparation de la sexuation féminine en maternité d'une part et objet de plaisir d'autre part) avait recouvert de ses ailes la société humaine.
La fonction de cet acte fondamental n’est que la certification d'un état que l'on voudrait de fait pour asseoir physiquement son pouvoir (qui commence toujours par le pouvoir sur la femme qui en retransmettra la forme à leur progéniture) : la fonction de cet acte fondamental est le rejet physiquement matérialisé de toute volupté commune avec sa compagne, la femme, en prenant un dieu qu'on a auparavant inventé pour une telle justification.
Cette « symbolique » est essentiellement une réalité violente, d’une tristesse immense que l'on l’impose dès le plus jeune âge à l’enfant et mâle et femelle. C’est l’acte volontaire mâle (qui utilise donc sa force physique, musculaire) du vouloir perdre toute connivence avec la femme pour co-vivre le monde. La Genèse, le récit mythique de la création de l’humanité, correspond à cette époque, et on y raconte précisément que la femme est l’origine du malheur du monde. Un peu plus tard, ce reproche sera si prégnant qu’elle devra subir à son tour l’infibulation et l’excision, pour la même raison : le rejet, le refus physiquement marqué de la volupté de l’étreinte amoureuse ; d’êtres égaux devant cette étreinte, et au cours de cette étreinte.
Là réside l’importance de ce personnage, ou d’autres, prophètes à leurs heures d'une identique inégalité devant la vie qui va son cours.
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