Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 12 mars 2006

Otages du désespoir, révélez-vous !

Ce pauvre Nicola Vilpail, le « preneur d’otages » qui , après moultes démarches sociale auprès de ses paires, de sa famille, du maire de sa ville, n’a plus entrevu, pour montrer sa détresse affective, la béance de son âme, que de se faire remarquer en « prenant en otage » (on est loin, du point de vue matériel, de Human Bombe, tout de même, ce qui lui a sans doute laissé la vie sauve) une classe d’élève de 20 élèves de 16 à 18 ans et de deux surveillants.
Ceux-ci, face à un pistolet à billes, dans le même genre de démarche enfantine désepérée (il est vrai qu'il faut pouvoir comprendre l'autre) ont tout attendu des instances policières pour se sortir de cette situation : l’espoir dans les deux cas vient de cet autre. Pour l’un il est venu de la force publique, pour l’autre il ira le chercher dans l’asile psychiatrique.
Cela dit, chers amis désespérés, les moyens de se faire remarquer devenant de plus en plus élémentaires, devant l’impuissance de cette société à comprendre et résoudre les problèmes de ses habitants, essayeons le pistolet à flêches (encore moins dangeureux pour les autres) et on pourra vous garantir la venue de l’armée, et non plus celle du GIGN pour un pistolet à billes : vous réussirez ainsi à montrer du doigt la qualité du dialogue possible entre vous et le pouvoir.
N’espérez pas, cependant, que votre problème soit pris en considération : vous entrerez tout au plus dans les intérêts des médias, sans aucun doute, mais si éphémèrement et pour si peu !
Tout cela parce qu'étant tant abimés affectivement, vous ne vous sentez plus capable, ou en force de vous prendre en main, vous-même : mais n’est-ce pas là, justement ce qu’on attend de vous, bien que vous montriez par votre geste l’extrême de cette situation ?

samedi, 11 mars 2006

Retournement sémantique

Le problème dans l'antisémitique (on disait auparavant antisioniste, beaucoup plus précis) c'est que ces gens jouent sur deux plans, qu'ils se dispensent bien de séparer clairement : ce mot, dans leur acception, signifie aussi la religion hébraïque. En fait lorsqu'on dit le mot "juif", on ne sait si on s'adresse à l'ethnie ou au religieux : ça c'est pas clair du tout.
Un droit, qui ne devrait plus être constitutionel puisque la France a ratifié les « droits de l’homme » et la « convention pour la protection de l’enfance », a été institué par Napoléon en même temps qu’il les a accordé le fait d'avoir leur propres cimetiaires, autorise les religieux hébraïques à pratiquer le rite, la mutilation de la circoncision sur leur enfants mâles.

Je ne suis pas anti-religion par essence, car chacun se console comme il peut, mais je ne puis admettre qu'on m'impose une religion, la sienne ou celle d'un autre. Je respecte la personne, mais ses agissements peuvent porter à critique. S'il s'agit d'un sémite, cette personne va très vite me dire que je suis antisémite alors que je critique ses agissements religieux à mon égard ou à l’égard des enfants nés intègres : elle profite trop de cette confusion entre les deux significations (données à tord ?) au mot juif, alors que c’est bien souvent l'aspect religieux qui est en cause ; vous comprenez ? D’ailleurs, le mots « dieu » et « légitimation par dieu » existe dans la Constitution de l’État d’Israel.
Ce sont ces religieux qui, il y a à peine quatre ou cinq ans, voulaient supprimer du répertoire théatral la pièce de Shakespeare "le marchand de venise", vous vous souvenez ? Est-ce que aujourd'hui "la critique de la raison juive" passerait ? Et le livre de Marx sur "la question juive" ? Ils possèdent tout de même une pertinence, non ?
De même, le mot "islamophobie" a été inventé par les Islamistes pour se protéger de la critique de leurs agissements, et il fonctionne incroyablement bien !!! alors qu'on ne peut être phobique de l'islam à moins d'être malade psychiatriquement : comment des religieux peuvent-ils juger que je suis ou non psychiatriquement malade ? Ce serait tout de même le monde à l'envers... et C'EST le monde à l'envers !!!
Ce n’est pas les agissements des personnes qui démontrent que ce monde va en décrépitude, c’est ce monde qui se prouve à lui-même, par l’agissement des personnes qui le composent, qu’il part en décrépitude.

vendredi, 10 mars 2006

Autovérification des complémentaires

Suivant l'un ou l'autre sexe (il n'y a que deux sexes au monde), la perception qu'à l'un et l'autre sexe de soi et de l'autre est différente dans notre société. Cela donne quatre possibilités de séparation**, d'absence de correspondance entre les deux sexes.
Ce que représente l'un ou l'autre des deux sexes pour l'autre sexe est faux majoritairement dans notre société. D'autant que notre société matchiste (olé !) donne une prépondérance à l'entendement mâle de la relation entre les deux sexes.
Je dis bien TOUT est fait pour que cette indifférence, cette confusion règne, et demeure dans son règne, c'est à dire que peu, très peu, et toujours sous forme individuelle (qui consiste à parler entre nous de ce que nous sommes et représentons réciproquement l’un pour l’autre, dès l'école) est fait pour qu'elle disparaisse : c'est que cette confusion est vitale pour la société, cette organisation des relations entre les humains qui la peuplent, non seulement parce que cette société est précisément matchiste (olé!) , mais aussi parce que cette frustration de l’entendement harmonieux, au moins dans son désir, est le moteur de cette organisation.

** a) ce que tu penses de moi, b) ce que je pense de toi, c) ce que je pense que tu penses de moi et d) ce que tu penses que je penses de toi ; toutes ces « pensées » sont sans vérification ou, à un autre extrême, frisent le porno, ce qui revient au même.

jeudi, 09 mars 2006

L'étiquette des uns et des autres

On cache maintenant tout derrière une étiquette ; et de l’étiquette il n’y a à dire que la forme et la couleur, car le contenu est partout identique. Le pain, le lait, du vin, un parti politique, un médecin, un syndicaliste, un directeur de MJC, un voyage, une salle de bain : tout est derrière une étiquette ; on pourrait même parler de l’étiquette de l’étiquette, sujet qui passionne les publicistes.
L’étiquette n’est pas vraiment mensongère puisque c’est d’abord celui qui la lit qui en est la dupe, celui qui l’écrit le sait bien, puisque c’est lui qui donne les règles de sa rédaction, de son contenu et de sa forme. Celui qui sait la lire voit tout de suite, au nombre de lignes à la case composition ce qui est derrière l’étiquette, c’est à dire ce que veut vous vendre celui qui a créé ce produit et l’a fait ainsi étiqueter.
Il faudrait même rester poli de sorte à la respecter, cette étiquette : on sait ce que cache la dévotion à l’étiquette ! L’étiquette qui consiste dans le respect du pouvoir, elle, sera de vous confronter, sans les caillasser, à ses polices spéciales (CRSs, Gendarmes, GIGN, bientôt le retour de la police montée) pour vous la faire comprendre, pour peu que vous y faillissiez.
D’ailleurs « Je trouve inadmissible qu'on ait pu ces jours derniers donner la parole à un barbare et à un assassin présumé sur une grande chaîne de télévision », a dit M. Sarkozy (AFP 07.03.06 | 16h21). Ici l’étiquette se situe précisément dans le mot présumé : il y a des présomptions, spéciales elles aussi, qui vous ôtent un droit, celui de parler, même dans un pays où chacun a droit de s’exprimer, selon l’étiquette, bien sûr. Quelle sarcosicature ce Saint Nicolas de la représentation des gens !
Cette étiquette empêche de connaître les deux aspects d’une chose, lorsqu’on la met ainsi en avant, celui qui apparaît et celui qui est caché contient justement ce qu’on ne veut pas qu’on découvre : la mesure du respect qu’on a pour celui à qui le respect de l’étiquette est obligé ; en somme.

mercredi, 08 mars 2006

Travail anti-travail

Le droit à l’avortement à nouveau interdit dans deux États des USA. Les gouvernants souhaitent que leur coup de force, car illégal, soit porté au Conseil d’État, espérant le réussir grâce aux futurs nominations de Bush à ce Conseil.
Et ce Bush de dire hier (tient un autre Vil'pin ? ou le barkozi Sargeot) : "L'Amérique aidera les femmes à se dresser pour leur liberté, où qu'elles vivent", au cours d'une cérémonie organisée à la Maison Blanche à la veille de la journée internationale de la femme.
La femme n'est pas seulement l'avenir de l'homme, elle est surtout son présent : là il y a du taf ! du vrai travail, passionnant, pour tous, du travail humain.
Le monde ne manque pas d'idéologies : il en a trop, de sorte qu'il ne perçoit plus l'évident, tel le présent, il se force à se projeter dans le futur lointain, sans en percevoir le plus proche, le futur immédiat qu'il craint comme une chimère ; et n'a plus que faire de son histoire tant la sienne, qu'il vit en prise directe, lui est incompréhensible et déplorable.

mardi, 07 mars 2006

Poudre de votation

46% des gens sont contre le nucléaire mais 77% des députés sont pour ; 41% des gens se foutent de dieu, on entend son nom partout ; 56% sont pour le paire-à-paire, le gouvernement guillotine sa propre loi en l’étêtant de l’article qui le gêne ; pareil pour le CPE, ça passera quand même** : à quoi ça sert les gens ? A quoi ça sert leur avis, même quand on le leur demande ? Sont-ils capables de savoir et de reconnaître ce qui va dans le sens de leur propre bien, eux qui se satisfont de tels bêtises télévisionesques, des manipulations dont ils sont l’objet chaque jour dans les « informations » ?
La vieille bourgeoisie trouvait toujours une sorte de justification de sa domination par une demande de participation de la population, aujourd’hui on lui crache à la figure quand elle est contre l’usage que l’on fait de ce qu’il lui reste de liberté, quand elle est trop rétive à comprendre qu’on fait tout pour son bien, malgré elle. Cette ancienne justification participative est elle-même devenue excessive, maintenant, pour réguler le monde de la marchandise, de l’Économie autonome, elle est devenue génante pour les bornes de ses adulateurs.
Ces artistes ? À ce qu’ils demandent, je me demande, moi, à quoi ils servent, lorsqu’ils désirent la même chose que cette Économie : il faudra maintenant payer, au prix fort, sa propre aliénnation ! Et pour cela aller chercher cet argent en tremblant pour le soir qui vient, dont on est incertain. Fini le travail à la p'tit' semaine ! vive le péonage !
Faudra bien que les gens se prennnent en main, un jour, sans aucun doute, lorsqu'on leur laissera le temps d'essuyer ces taches de cambouis : l'auront-ils à ce rythme ? Faudra-t-il s'y mettre sans se préoccuper d'avoir les mains propres ?
Car pendant ce temps là, la critique du travail passe à la trappe.

** (bien que ce CPE soit conçu pour ne pas avoir à notifier le motif de la rupture du contrat de travail, il suffira d'en ajouter l'obligation : on trouvera bien un tortillon pour faire que cette motivation demeure légalement inefficace)

lundi, 06 mars 2006

Héritage

Étant enfant, toute mutilation physique ou psychique à vous infligée, amène à une réflexion spéculative, car il est réellement impossible d'autrement comprendre ce qui vous est arrivé.

Ce qui a pour conséquence, ensuite, de donner aux relations innées, c’est-à-dire basées sur la réciprocité (directe ou différée), sur la confiance en soi et en l'autre, sur les largesses de la vie (nature comme auto-production) une autre texture à la communication : on se retrouve alors spéculativement confronté à la méfiance, au doute systématique, à la supputation ; à l'intérêt (aussi bien au sens physique de l'argent, de la rente que sous l’aspect du système psychique de quédemande à l'autre, ou de l'autre, la revendication) ; à l'obligation (que ce soit vis-à-vis de Bons du Trésor ou d'imposition que de devoir envers un tributaire, qui est généralement celui-là même qui vous a infligé cette mutilation) ; à la valeur (l'espoir de gain du cambiste) injectée à des actes et des choses qui servent ensuite de médiation dans les relations humaines, pour vous être imposés comme tels.