dimanche, 19 mars 2006
Rue de la République
Loi de la rue contre loi de la République : ha ! les tarés ! Avec ses représentants de l’Assemblée qui ne représentent pas 15 % des habitants adultes de notre pays ? Un président de la république par défaut ? Des représentants des gens qui font de leur mandat ce qu’ils veulent, ce qu’ils en entendent, sans avoir à se justifier devant leurs mandants de l'éxécution exacte de leur mandat ? Le vote une démocratie ? Ha ! je rigole ! République démocratique ? Où le sport est l’une des préoccupations des médias (les gens le laisse faire !) telle que la place que prend ce résulat des compétitons est plus grande et plus vide que ce qui décrit ce que vivent directement les gens, eux, de leur vie à eux : cela montre combien on en est si peu maître ! Grève ! La Rue !
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samedi, 18 mars 2006
Liberté de sens et sens de la liberté
Il en est de même des étudiant satisfaits qui portent plainte contre les ant-CPE qui bouclent leur chère usin... houps ! université de ce qu'on appelait il y a un temps des jaunes, c'est à dire des obtus, des personnes qui pensent qu'ils s'en sortiront individuellement, qu'ils n'ont pas besoin des autres pour y arriver, qui ne veulent pas comprendre que l'adaptation à ce que la société demande, ce que demande les organisateurs de cette société, va à leur encontre, car ils sont satisfaits de leur sort et en veulent satisfaire les autres autant qu'ils s'en satisfont.
C'est vrai que, logiquement, la liberté est pour tous, et aussi bien pour ceux qui tiennent les matraques, ceux qui tiennent à ce qu'on la déprime, qu'à ceux, ces négatifs de la raison, qui n'en ressente que le gourd, n'est-il pas ?
Par exemple, la liberté est du genre de celle qu'envisage ce député qui, il y a une quinzaine, a déposé un projet de loi "visant à interdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions", qui est celui de la conserver, volontairement, de sorte qu'elle soit non seulement aliénée, mais en plus gourde.
07:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique
vendredi, 17 mars 2006
Rognage du squelette
La tournure que prend la loi sur les téléchargements Internet est exactement le schéma de ce qui advient de la défense de la liberté contre la marchandise : la liberté, encerclée par la marchandise n’a plus que les mots pour vivre.
La marchandise c'est payer pour acquérir. Le patron paye, achète le travail (et la responsabilté du travailleur sur l'effectivité de son travail) pour acquérir cette fonction humaine ; et pour payer les marchandises produites par ces vendeurs de travail sous les impulsions du patron, il faut payer : chouette, on devient patron à son tour : quelle satisfaction ! Si t'es pas d'accord, on saura t'y obliger, lorsque tu sais ce qu'est d'être responsable d'une fonction humaine : l'échange, en dehors des critères du patronat, de la marchandisation des fonctions humaines.
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Distingo dans l'amalgame
Je me suis trompé, hier, en disant qu’il fallait faire attention à « l’amalgame » qu’on allait faire entre les « casseurs » et les « étudiants » : le changement du politiquement correct de la sarcosicature de Nicolas aurait dû me faire prévoir le contraire : un casseur n’est pas un étudiant, et un étudiant n’est pas un casseur, l’un est gentil et sait rester dans les basquettes du bienscéant ; l’autre est un rustre, un barbare, à qui on ne devrait pas même donner la parole : la police saura faire la différence, et elle en a l’autorisation.
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Anthropie de la politesse
Une jeune fille, ce matin, à la radio :
« Je suis encore au lycée ; pour avoir de l’argent, j’ai décidé de travailler à côté de mes études. Alors je fais la caissière. Cest surtout le samedi que c’est difficile : je me lève à 5h30 le matin pour faire la mise en rayon à 7h00 puis je prend la caisse le reste de la journée. Comme j’ai droit à 4½ mn par heure de pose, alors pour sortir plus tôt après 10 heures de travail, je ne prends pas mes poses. C’est très fatiguant, mais je suis contente : j’ai de l’argent à moi. Aux vacances, je travaille plus, mais j’ai plus d’argent. Bon, je fais que ça mais…
Le journaliste au politique : qu’en pensez vous ?
Le politique : c’est très positif, elle est courageuse cette jeune fille, il faudrait plus de petits-travails (sic) pour ce genre de personne, qui sont vraiment courageuses.
Une autre : je poursuis des études d’ingénieure. Dans ma ville, je vois ces jeunes qui ne veulent pas continuer les études, les « sans avenir » comme on les appelle. Ils n’aimaient pas l’école, alors à 16 ans ils sont partis et ils vivent de petits riens, dans la rue en tenant les murs. C’est que nous, qui venons de la banlieue, aux entretiens d’embauche, on est pénalisé par notre langage, la manière de se tenir ; c’est plus facile pour les bourgeois : ils portent tout de suite ce qu’on demande, et leur langage est celui qui faut. Nous on fait caricature.
Le politique : C’est positif, cette jeune fille a un projet professionnel, elle y arrivera.
Il y au moins deux commentaires à faire : un sur la compréhension du travail par ce politique (aparemment, lui ne travaille pas, ne sait pas ce qu’est le travail), un autre sur son d’empathie face aux variances des comportements humains (lui seul sait ce qu’il faut faire de sa vie, et c’est sa manière à lui), mais cela serait cacher son esclavagisme de fait, qu’il voudrait qu’on adopte de soi-même pour le satisfaire. Effectivement, pour exprimer une colère vis à vis de ce genre de personnes, qu’on soit ou non « étudiant », on devra rester poli puisque c'est elle qui en donnent l'exemple, puisque c'est elles qui donnent le sens de la réalité à la vie.
08:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique
jeudi, 16 mars 2006
Continuité dans les diversités
Ce à quoi il faut s’attendre, maintenant :
- un « attentat terroriste », d’un groupe soit d’extrême gauche, soit d’extrême droite, ça n’a pas d’importance (le terrorisme est une manière de gouverner un pays devenu ingérable dans ses revendications) tue des gens pour stupéfier les millions de survivants et les faire douter de la véracité de leurs revendications ;
- une déclaration de guerre à l’étranger, de sorte à crisper les esprits revêches, ou un truc affreux qui a lieu à l’étranger (les guerres sont une manière de gouverner par solidarité internationale) ;
- le passage à l’heure d’été : une heure de sommeil en moins (pour ceux qui y obéissent) est terrible pour l’énergie vitale ;
- des accusations encore plus fallacieuses sur les agissements des manifestants (ça, on sait, mais…) donnant à penser que des actes extrêmes ont eu lieu (genre l’attaque d’handicapés, d’infirmières, un vieux ou une vieille, une femme enceinte, je dis bien une, ou deux, bref : l’ « anarchie » vue par les politiques, les syndicalistes, les policiers secrets, les journalistes et que sais-je ?) ;
- ou bien donner une importance excessive aux actes des « casseurs » (comment garder des maisons d’intérim ? des bars ? des magasins de bibelotteries ?) ;
- la prise par le cœur : les CRSs sont des pères de famille, comme les commissaires de polices, etc. ;
- on donne des « avantages » à ceux qui déjà un travail pour qu’ils, ces salariés, moralisent (c’est à dire se travestissent en jaune) ceux qui n’en ont pas ;
- autre chose qui dépassera mon « omnipotence », qui a les limites de ses observations et du temps qui se répète.
Dans tous les cas, l’objectif est toujours de ramener au travail, peut-être avec une cuillérée de miel en plus et des gnons en moins pour ceux qui profitent de ce travail.
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mercredi, 15 mars 2006
Passation des savoirs
Le fait que le projet de loi du CPE soit porté devant le Conseil constitutionel pour qu’il juge de sa validité est intéressant en ceci que lorsqu’il sera approuvé, alors l’objet de la bataille servira non plus à désapprouver un gouvernement en particulier mais, en tant qu’instance décisionnaire, l’État lui-même. Car, que cet organe prégnant de notre organisation sociale le retire alors signifiera une défaite de l'État et non plus seulement d'une de ses instances gouvernementales, qui en sert de fusible.
Quoiqu’en leur temps ils aient beaucoup détruit des acquis des gens, ces socialauds sont vraiment des incapables en tant qu’hommes d’État : aucune prospective dans l'acte de demander cet avis au Conseil législatif suprême : soit ce dernier acquiesse et met l'État en danger, soit il désaprouve et met son instance gouvernementale à mal. Si vous avez été capturé par cette habitude démocratique, la prochaine fois faut voter pour cette engeance : les gens pourraient s’apercevoir plus vite qu’ils peuvent encore mieux faire qu’eux pour organiser d’une autre manière notre temps ; et le faire savoir.
J'aime ces jeunes qui ont l'impression de prendre en main leur présent lorsqu'ils s'affrontent sciemment aux forces de l'État qu'ils poussent à se montrer dans sa policière violence pour protéger ses malversations : c'est réel, la liberté a encore des bras et des cervelles ! Manifestoyons !
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mardi, 14 mars 2006
Obtuse irresponsablilité
Du boulot il en faut pour les patrons, pas pour l’ouvrier, c’est là l’inversion, car c’est le patron qui organise ce boulot, aujourd’hui, en créant les conditions qui sont à même d'amener l’ouvrier à être obligé de travailler pour lui, voyons… pas le contraire !
C’est le patron qui établit le montant de loyers (on va dormir où ? Pas dehors, tout d’même !), le prix des denrées (on va pas mourir de faim ! Faut d’l’argent pour vivre !), des vêtements (on ne veut pas vivre tout nus), les formes de la poésie, etc. C’est donc l’ensemble d’un système qui organise les modalités du travail, et il est organisé uniquement dans l’optique, dans l’objectif du travail, de l’obligation au travail.
Pour cela il faut trouver des moyens de faire travailler, d’amener, au moindre prix, les gens au travail, les yeux (vous avez vu la laideur du monde humain dans cette architecture délirante, l’auto-rue, les crottoirs piétonniers, par exemple ?), le nez (vous avez vu comme il pue ce monde humain ne serait-ce qu’à la sortie de ces divers tubes, même filtrés ?) le goût (chaque jour on sent l’insipidité étrange de la nourriture produite par ce travail industrieux dans les supermarchés), tout cela fermé, comme son entendement car il ne s’en ressent absolument pas responsable, rejetant cette responsabilité sur l’obéissance qu’on lui demande pour exécuter ce travail, l'obéissance du salaire.
C’est ce travail présent qui produit ce monde, selon des modalités avec lesquelles nul n’est d’accord (à moins d’être un jaune), et que l'humain exécute pourtant pour lui-même, ses congénères et ses enfants : il en est responsable, l’obtus.
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lundi, 13 mars 2006
Multiplication par 4
Je ne veux pas faire le cheveu dans le plat de la contestation du CPE, mais j’ose rappeler que c’est le travail qui est à reconsidérer, avant de savoir comment on va s’en servir, et d' en envisager les modalités ; sinon les choses, et leur État, continueront de se repoduire à travers ce travail dont on veut imposer les conditions, que chacun (ô chère clairvoyance des gens !) s’aperçoit du caractère stupide. Cette stupidité cache les possibles de notre temps, de notre organisation du temps : prenons le temps d'y consacrer notre temps retrouvé dans les grèves !
Méfions-nous des syndicats, toujours prêts à prolonger d'un millénaire notre souffrance pour garder le métier de la défendre.
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