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lundi, 30 juillet 2007

Empathie : totale abscence

Concupiscent individu dont la circonférence sociale se mesure à l’espace inter-pointeuse où il acquiert un tantinet de pouvoir sur l’autre parce qu’il « travaille », au cercle de sa famille où il détient un zest d’autorité, à l’habitacle de son automobile où il affirme son être comme individualité autonome et au périmètre de son crottoir où il va faire chier son chien sur le gazon d’herbe où je ne puis plus poser mon pied sans rencontrer sa merde : celle qu’il laisse sur ce gazon et celle qu’il vit.

jeudi, 19 juillet 2007

Certitude du présent de l’être

Mon neveu se tourne vers moi et me dit :
- Papa, tu sais combien je t’aime...

Je lui réponds :
- Tu sais mon cher ami combien je suis content de passer ce moment avec toi, combien ce soleil qui souligne les lignes du temps que nous passons ensemble m’ai chaud et cordial et combien la poussée de mon affection pour toi déborde mon cœur de sorte que je ne sache pas si je puis un jour te la faire comprendre (mais je sais que tu la ressens avec plaisir pour aussi faible qu’elle soi). Néanmoins, je dois te dire ceci :

Je ne suis pas ton père. Tu as un père qui est seul et unique, indispensable à ton existence tout comme tu as ta mère seule et unique et pourvoyeuse des premiers plaisirs de ta vie. Tu n’as qu’un père duquel je ne voudrais pas, dans ton affection profuse et adaptée au temps que tu vis comme l’eau au poisson, que tu m’y mélanges.

Tu es issu du mélange unique et désiré des gamètes de ce père et de ceux de cette mère, dont je ne puis et ne suis rien.

Et ce mélange, toujours aléatoire puique deux sœurs ou frères ne sont jamais identiques, est la seule chose dont tu puis te revendiquer comme, toi-même, unique résultat et qui fait qu’en ce moment présent tu m’affectionnes, être du présent, autant ou plus que ton père... et tu en as le droit.

Mais je ne suis pas ton père : en plus d’être le frère de ta mère, au mieux, et j’en suis profondément fier, je puis être ton ami et de cette amitié reçois-en la reconnaissance, fils de la vie !

lundi, 09 juillet 2007

Quand on en a peur, comment l’admettre ?

N’allons pas croire que je regarde cette affaire de haut. Non. Sinon, peut-être, du haut de ma tristesse.

Toute la vie organisée sur cette planète, à part de rares petits lieux quasi négligés, est rompue à la moindritude de la vivacité. Toute la vie sur cette planète, là où règne un état plus ou moins évolué du patriarcat, qui va jusqu’à nos jours dans la gestion des simples apparences pour substrat d’objets sans qualité sinon que celle d’une simple apparence, est dominée par l’obstination tenace, titique et enracinée de devoir amoindrir la vitalité dont on est pourvu dès le plus jeune âge ; et sans aucun doute dès l’instant même du zygote. Alors que j’eusse eu grand plaisir à constater le contraire.

Nourriture dévitalisée de supermarché, drogues « purifiées » ; « où est-ce que tu as mis tes mains, encore : elles sentent le pipi » ; le micro-onde ― qui, du point de vue de la vitalité, est comparable à l’explosion de radiations nucléaires des années 50, avec cette proximité particulière que cela se passe chez soi ― ; travail sans intérêt (travail, donc !) ; pesticides dès le lait maternel ; moindre croissance du fœtus en relation avec les micro-particules issues du moteur diesel ; irrespect de l’autre ; claustration familiale ou clanique des pensées ; outillage gangrené par l’usure pré-calculée ; ce fameux réchauffement de la planète, qu’il y a seulement dix ans, malgré « un fort faisceau de certitudes » était encore incertain pour les plus obstrués par le pouvoir régissant l’organisation et la régulation de la circulation des marchandises, c’est-à-dire sa production matérielle par des imbéciles qui refusent de ne plus l’être ; fruits de la terre nourrie par le soleil gavés de chimiquerie qu’ils ne se peuvent conserver plus de trois jours à l’air libre ; soleil que cette puce organique prétentieuse parce que dotée d ‘une « réflexion de la pensée sur elle-même » veut sans fin imiter dans des dépenses énergétiques démentielles que ce même soleil a pourvu, pourvoit et pourvoira au surplus qu’il dépense comme un damné de lui-même ; la corruption des alcools et le reste.

Et après cela on va dire que les alcooliques sont des parasites humains et ennuyeux ! Mais, ces drogues, qu’on autorise ou qu’on interdit, sont précisément des moyens d’amoindrir une vitalité devenue SOCIALEMENT intolérable de vivre.

Ces transports « en commun » où l’on doit ne pas mettre la main là où on sent qu’elle serait acceptée, plus ou moins alors que l’on est si proches l’un de l’autre, car on y est tant pressés qu’on n’y peut plus bouger : n’est-ce pas là une dévitalisation de la vie rendue encloisonnée par le mur des autres humains pour des « raisons » obscures de salariat, d’achat(s), de soumission à une idée du temps, de productivité mortelle ou mortifère ?

Tout, je vous dis : tout, est fait pour amoindrir la vitalité, des bancs d’école, à la salle d’accouchement, de la police à la bureaucratie, de la justice à la liberté. Tout. Et rien pour (je n’ose pas dire « la grandir » mais plutôt :) la « maintenir » en vie.

samedi, 07 juillet 2007

Ce n'est pas moi qui suis devenu dérisoire, c'est ce monde, faute de dérisoire.

Ce n'est pas moi qui suis devenu dérisoire : c'est ce monde, faute de dérisoire.

vendredi, 06 juillet 2007

La valeur « travail »

Le fétichisme c’est l’idée dans les choses.

C’est un rapport de choses à travers une idée qui y est incluse. La valeur est le fétiche particulier de la marchandise, la forme particulière du fétichisme de la marchandise.

Cette idée que contient la valeur et qui est ensuite incluse dans les choses est que la chose possède un pouvoir social, c’est-à-dire un pouvoir physique, relationnel et capable de satisfaire au moins deux personnes. La chose humaine contient toujours ce pouvoir : c’est sa fonction sociale.

La fétichisation de ce pouvoir social est la valeur, dissocié de la chose qui n’en devient plus que le simple contenant ; et par-là même, l’humain ne devient plus qu’un possesseur de valeur. Or le pouvoir social de la chose est la satisfaction (nourriture, service, etc.) c’est-à-dire, non seulement en tant que chose mais aussi en tant que moyens de relation sociale, qui sont une réalité humaine. Tandis que la valeur, elle, s’accapare cette relation en ne laissant plus aux choses qu’une idée des relations humaines.

D’idée, de qualité, la valeur, fétiche particulier, s’est à son tour changée en quantité. Une personne a alors désiré davantage de valeur, plus de relation sociale sous forme pré-matérialisée, dans un rapport social préétabli, rapport dénonçant une relation de quantité entre les êtres humains. Chacun être humain se voit doté, dès la naissance, d’une quantité de valeur qui lui donnera une position sociale préétablie.

Cet établissement des relations entre les êtres revient à une obligation dès lors où elle n’est plus que la forme prééminente dans les relations. Car la satisfaction vécue alors par les deux personnes n’a pas d’équivalence qualitative : elle a perdu cette équivalence des qualités pour ne plus reposer que sur un rapport de quantité. Et cette quantité idéelle, fétichiste (on n’a jamais pu mesurer dans une chose de la valeur, elle n’est pas visible au microscope, son odeur n’est perceptible que dans la forme de la transformation de la chose ― gaz d’échappement, radioactivités, pollutions chimiques et le reste ― mais pas en tant que telle, etc.) ne peut se retrouver que dans la quantité de ce qui fait la relation humaine à travers la chose ; et on retrouve cette quantité affective dans la production devenue folle de choses dépourvues de qualité, de choses uniquement succeptibles de contenir une valeur, une immense quantité de choses devenues des fétiches.

Et comme le fétichisme a lui aussi une forme à laquelle il faut répondre, un caractère figé de relation humaine, une quantité non moins importante de variété de choses doit être aussi produite... avec le déchet que cela implique.

D’une relation humaine basée sur l’indispensable chose, objet de nécessité, nous en sommes rendus à une relation de choses entre elles puisqu’elles n’ont plus de relation qu’un rapport : autrement dit, la relation humaine qui se retrouvait satisfaite ne satisfait plus que le rapport des choses entre elles à travers la valeur, le fétiche qu’elles sont devenues. Et ce qui faisait le substrat de la relation humaine, cette sorte d’utilité dont la chose était dotée (et qui en est toujours plus ou moins dotée, mais plus souvent sous une forme affective à elle attribuée) n’est plus qu’une relation des choses entre elles. L’argent (la monnaie) est le fétiche des fétiches, la valeur des valeurs et la comparaison de tout et de rien.

mercredi, 04 juillet 2007

Paradoxe du cinéma, paradoxe des images, de l’imaginaire !

Pour autant, toutes les femmes et filles que j’ai rencontrées, aucune n’a jamais correspondu, même de loin, à une seule de celles que le cinéma montre. Jamais.

Pour autant ce serait assez précisément ce que me montre des femmes et des filles le cinéma qui correspondrait assez à ce que je désirerais vivre.

Aussi, devant ce phénomène contradictoire, flagrant et indubitable, je dois prendre une fâcheuse décision : qui a raison de la réalité et du cinéma ?

La réalité, bien sûr.

Le corollaire à cette réponse sera donc : le cinéma est :
- soit un baise -couillon (moi),
- soit une fumisterie,
- soit une flagornerie, une billevesée, une étourderie, un mesonge,
- soit un anesthésiant des désirs réalisables,
- soit un évocateur trompeur et fallacieux,
- soit que la montre de femmes ne correspondant pas à ce qu’on attendrait d’elles,
- soit que les femmes y sont ce qu’on attend d’elles mais ne pas être ce qu’elles sont ou seraient,
- soit le cinéma se fait un cinéma sur les femmes,
- soit les femmes se font un cinéma sur le cinéma,
- soit...
bref ça ne concorde en rien, sinon que par bribes minuscules, éparses et disparates. Les gens sont bien plus plats, inimaginatifs et terriblement beaucoup plus niais que ne le montre le plus niais des imbéciles (homme ou femme) qui figurent sur la pellicule superficialisée d'un écran.

Ce n’est pas que les gens ne soient pas intelligents, aussi tant qu’au cinoche, non, c’est que le cinoche n’a rien à voir avec ce que vivent les gens : c’est « précisément » cela qui m’intéresse, enfin.. si cela vous intéresse !

Ce que je pense, c’est que les gens qui regardent de cette ferveur rétribuante tous ces films est qu’ils attendent qu’on leur montre de ce qu’ils seraient capables de faire et ce qu’ils entendaient être. Pauvres cons dépourvus de vie propre qu’ils doivent trouver ailleurs qu’en eux, que chez eux pour y trouver un attrait. Car il faut vivre une vie sans attrait, vraiment, pour aimer tant ce que me montre le cinéma, LEUR cinéma, celui qu’ils font de leur vie propre et que l’on reproduit pour qu’ils s’y réflettent dans toute la grâce adipeuse de leur immobile vie.

Le malheur des gens est de bien plus profond que tout ce que peuvent ces images montrer. Le malheur des gens est profond. Le malheur des gens, au regard des images qu’ils nous montrent de leur assentiment rétributif, c’est leur solitude (faute de commun), l’amour qu’ils aimeraient donner et dont ils ne savent pas vivre l’expression. Le malheur des gens c’est la mort qui règne dans leur cœur, dans leur âme duquel ils ne savent se défaire qu’en visionnant des fadaises : le rêve de l’absence d’immobilité.

On est toujours jaloux de ce que l’on voudrait vivre, toujours, mais ce « ce que l’on voudrait vivre » n’aura JAMAIS de réalité, car on ne peut que le vivre par soi-même et, dès lors, nous n’aurions plus aucune raison d’en être jaloux.

dimanche, 01 juillet 2007

Mozart-Czernowin

Je viens de visionner un mixte (ISBN 0 44007 34252 7) DVD etc. : Zaide-Amada : du tonnère de dieu. Excellant. La bureaucratie gagne. Qui dit mieux ? Ayez confiance : c’est très très bon. De longtemps je n'avais vu une chose aussi intéressante.