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dimanche, 26 février 2006

Calotine liberté

Quand on vous disait que les religions sont stupides avec toutes les caricatures !

Quelle stupidité d’avoir gerbé celles des mouvements d’extrême-droite : ici se situe précisément leur intolérance.
Et tout cela sur un mensonge, qu’elles ont elles-mêmes créé, et bâti avec l’aide des journalistes et que ne sais-je encore !

C’étaient bien évidemment ces mouvements qui se ridiculisaient en participant à ce genre de manifestation (qui ne résoudra rien, par ailleurs, mais alors, rien de rien) et non pas elles en les acceptant, ce qui donnait une mesure de leur intelligence.

Toutes les religions, ces cultes voués à la personne, à des idées ou à des chimères, haïssent la liberté, même celle d’expression, qu’elles disent pourtant libre, mais selon leur modalité !

Cache-misère

Dans tous les cas, dès qu’on parle de religion, dès qu’on met la religion sur le devant de la scène et uniquement elle, comme une irrationalité qui cache une rationalité, c’est pour cacher une autre misère. Aujourd’hui, je ne puis pas précisément dire laquelle, mais c’est de toutes façons pour cacher une misère, pour empêcher que les gens se penchent practiquement sur un problème en passe d'être résolu, car solvable.
C'est aussi reporter à plus tard cette solution.
Il y a qu'à force de report, l'avenir en bourré de solutions qui concernent le présent, s'agglutinant les unes aux autres, devenant nébuleuses, de sorte qu'on ne sache plus, finalement, en distinguer une de l'autre et par laquelle il faut commencer !

Pour un voleur, toute personne qu’il vole est plus riche que lui, sinon il ne trouverait pas, intellectuellement, à la voler.

samedi, 25 février 2006

Investissements circulaires

Nos gouvernants ont plusieurs manières de faire perdurer ce monde : ce sont eux qui orientent, dirigent, gèrent les options qui pourraient nous en sortir.
C’est que leurs intérêts ne sont pas les nôtres. Le fait qu’ils répondent à d’autres intérêts que les nôtres, en disant que les intérêts auquels ils répondent sont des nôtres, n’a de mystère que la qualification du pouvoir, qui ne répond qu’au pouvoir.

Ainsi, pour les énergies dites nouvelables : si les investissements consentis au nucléaire l’avaient été dans ce genre d’énergie, il n’y aurait quasiment plus d’usage du nucléaire. Ce ne sera que lorsqu’un pouvoir, qui sera uniquement économique, se manifestera en puissance dans l'utilisation de ce genre d'énergie douce, que l’on portera, alors, son intérêt à la chose… mais il sera déjà beaucoup trop tard.

Les médias participent aussi à cette sauce du camouflage, bien sûr, puisqu'ils suivent, et en profitent, ces cachoteries délétères, s'en repaissent même, su que leurs choux gras se formulent dans la constance de l'expectative, de l'ambivalence, du paradoxe : le maintien de l'ambigüité, en tout.

La persistance du dépourvu fonctionne ainsi aisément, avec les moindres heurts, dans une société bien policée, auto-policée même pour ce qui concerne les médias. Cette paix sociale parait à tous si évidente, comme l'acceptation de ce monde, que lorsqu'apparaît une ou deux "déviations" à ce statu quo, la mayonnaise monte à la panique.
Il est vrai que cela étonne tout un chacun, puisque tout devrait tourner rond !

vendredi, 24 février 2006

Mortelle mortalité

77 morts causés par le chikungunya sur 130 000 cas de contamination par ce virus, cela donne :
59 morts pour 100 000 comme taux de mortalité.

Le taux de mortalité générale en France, par exemple, pour l'année 1999-2000 est de
1776 morts pour 100 000 habitants.

Reste-t-il la possibilité à la mort de mourir ?

Le fait religieux

L’explication du monde par un religieux sera toujours religieuse : le religieux est incapable de comprendre autrement le monde. Il a devant le nez la vérité − fluide comme le vent − , il la contournera en trouvant une de ses explications qui ne sera compréhensible que dans le cadre religieux et logique uniquement dans ce seul cadre.
Il fera toujours en sorte que l’explication qu’il donnera du monde concorde avec son fait religieux, à la fois, donc, parce qu’il est incapable de penser autrement et à la fois parce que l’explication rationnelle du monde montre les aspects irrationels de son fait religieux, ce qui correspondrait , en bref, à dénier son fait religieux.

La qualité première d’un fait religieux est bien d’être, hélas ! religieux : il est incapable de penser autrement que sur le fondements de son fait religieux, qui est dieu : c’est cela le fait religieux. Il y a réponse à tout dans le cadre de la religion.

Une religion n’est pas une race, ce n’est qu’une manière de penser le monde. Une race est un type humain, avec du sang chaud dans le corps : la religion n'aime pas le sang chaud, sinon que pour le refroidir. Je contiens dans ma constitution même toutes les races humaines et ne détient qu’un type.

« La torture [par exemple] a été condamnée comme crime contre l’humanité mais environ 48 000 viols [féminins, masculins] sont commis en France chaque année dans l’indifférence générale (dont environ 40% sur des mineurs) »

C’est précisément parce que le fait religieux, qui est une torture à la fois physique et psychique infligée dès le plus tendre âge et affirmée comme étant le seul moyen de vivre le monde, contient en soi cette forme de maltraitance psychique et physique, qu’il met en exergue sa propre souffrance sur tel ou tel point de la réalité, voulant oublier qu’une atteinte à l’humain est une atteinte à l’humain, pas à la religion, quelle qu’elle soit ; pour oublier par cette action qu’il est religieux, pour le faire oublier comme évidence, pour montrer qu’il souffre du fait de cette action (c'est à dire combien c’est douloureux d’être religieux), montrer qu’être religieux c’est souffrir avec passion et combien on le fait souffrir d’être religieux !!! Moi je ne veux faire souffrir personne, bien évidemment, mais le fait religieux me fera souffrir de me montrer sa réalité.

jeudi, 23 février 2006

Le bogue du virus

L’excellence de la vie c’est le mouvement, qui se manifeste, par la traversée du temps, dans la transformation, le passage vers une autre combinaison composant un ensemble précis d’éléments interagissant dans un ensemble plus vaste d’éléments selon un cadre, lui aussi précis.

La vie c’est la transformation. Elle transforme et tout se transforme. La mort est une fonction de la vie qui se transforme, car chaque chose (du minéral, du végétal, de l’animal) est un phénomène de transformation de l’unité particulière qu’elle manifeste, intégrée dans un ensemble sans lequel elle ne pourrait exister et dans lequel elle puise pour vivre ; et cette particularité ne puit pas se transformer en utilisant les éléments dans et par lesquels elle est intégrée dans un plus vaste ensemble, sans permettre aux autres particularités d'elles, aussi, se transformer : bien qu’infinie, la vie est limité, bornée.

Dans son mouvement, tout un chacun a remarqué que les choses naissent, croissent et meurent après un paroxisme de vitalité plus ou moins long, suivant un terme global qui lui est dévolu.

Dans cette extraordinaire vivacité, l’être humain est la vie qui transforme, c’est la transformation qui transforme. C’est l’évolution de la transformation arrivée à un tel état de transformation qu’elle transforme à son tour. Cela l’être humain doit le comprendre, car si c’est encore infini, c’est aussi borné ; outre que ce soit une mirifique responsabilité.

Il comprendra alors que ce qu’il nomme la maladie est l’action et la réaction d’un être particulier à l’ensemble des autres vies dans et par lesquelles il vit. Ce n’est pas qu’il n’a plus de force pour lutter pour "survivre", mais plus assez de force pour harmonieusement correspondre avec le contexte dans lequel il vit, en tant que particularité.

Dans la maladie il se protège donc contre sa propre désintégration, et non pas « lutte » contre un élément qui utilise cette désintégration pour vivre. Ce que présentement on nomme « maladie » est le stade achevé d’un phénomène de la vie qui est depuis longtemps en marche dans l’être, c’est à dire soit un dernier recours vers la guérison, soit l’ultime recours par la mort.

Comprendre la maladie n’est pas seulement comprendre les symptômes de telle ou telle maladie, c’est comprendre comment on en arrive à se protéger d’une désintégration de son être, c’est comprendre ce qui se passe de beaucoup plus loin en amont que les seuls symptômes. Car la désintégration, comme l’harmonie, de toute particularité est partie intégrante du mouvement de la vie.

L‘humain qui transforme donc la transformation infinie mais bornée, doit donc aussi comprendre que son ultime transformation passera par la mort, tout simplement, pour comprendre que cette mort est aussi une harmonie dans le mouvement de la vie, et qu’il vit pour vivre harmonieusement, qu’un virus n’« attaque » pas, mais profite.

La maladie, pour l’être qui transforme la transformation, devrait être pour lui l’occasion de reconnaître en quoi sa transformation est débilisante, qu’il emplâtre ses erreurs. Il ne le fera jamais, ou trop peu : il moura, donc, et non plus seulement comme particularité, mais comme genre ; et au lieu d’une mort paisible, harmonieuse, dans les souffrances qu’il sait si bien générer dans la pensée mécanique, ou mystique, qu'il a du mouvement de la vie, qui l'effraie tant.

mercredi, 22 février 2006

Hydre, crapaud, baudroie, scorpène

Il faut montrer du doigt où se cache le fondamentalisme religieux : si on le laisse couver, si on ne fait pas assez pour le mettre en évidence, il ira démesurément.

En le laissant se manifester, on leurre les gens qui n'en connaissent rien (ou qui n’en veulent rien connaître), car le fondamentalisme monodéïste est dangereux pour les personnes : maltraitance à l’enfance, dépréciation de la femme, répression de l'amour, avilissement de la sexualité, etc. vous comprenez ?

Le besoin de dieu comme être de pouvoir est indispensable aux gens du pouvoir qui se croient investis d’une mission, dans un monde où ils consentent tout, et principalement les éléments qui leur permettent de rester au pouvoir.

C’est parce qu’on est allé crier dans les églises au cours des année 50 « dieu est mort » qu’on a fermé sa gueule au catholique. Maintenant il faut courir vite car l’aliénation est devenue légale, protégée par la loi.

La religion est une représentation de l’humain dans son monde duquel il est séparé, c’est l’opium qui lui permet de rester dans sa misère. Je n’ai pas le désir, ni le besoin, de rester misérable, d’autant plus si on m’y oblige en me gavant de religieux.

Le fait religieux se rabiboche la réalité en la rendant fausse, en tordant le cou de l’évidence, en lapidant la mesure du bon sens, en travestissant sa beauté, en affirmant qu’il n’y a que par lui que le bonheur est possible, alors qu’on connaît ses œuvres millénaires.

La vie disparaît sous le voile du fait religieux. Le fait religieux refuse d'admettre que je sois responsable de ce qui m'arrive, que l'humain soit responsable du monde créé par l'humain.

mardi, 21 février 2006

Manifestation religieuse contre le racisme discriminatoire des tortures

Des malfrats, sans foi, ni loi, enlèvent une personne soupçonnée d’être riche, ou d’avoir une communauté familiale riche (sinon quel intérêt pour eux de l’enlever : on est malfrat mais on est pas bête pour autant). Elle est torturée pour la pousser à formuler sa détresse de sorte que cette communauté filiale paie plus promptement sa rançon. Dommage, elle meurt, pas bellement.
Mais c’est étrange, n’est-ce pas, cette personne s’avère être par ailleurs de confession juive. Les personnes de cette confession, d’elles-même, font l’amalgame (puisqu’ils y répondent positivement) selon lequel être juif équivaut à être riche, puisque potentionellement kidnapable !!
Et les membres de cette confession, en toute logique, d’aller manifester dans la rue une demande de protection particulière envers eux (qu’importent ceux qui ne sont pas de cette confession, finalement, puisqu’ils ne font pas partie de ces supposés riches) afin de n'être plus, eux, le prix d’une cible aux yeux des malfrats ; car ils réalisent quand même qu'ils sont considérés comme riches, comme d’autres dans d’autres confessions, ou sans confession.
C’est étroit d’esprit car un malfrat de ce genre atteint là où il suppose de l’argent, c’est son métier, que diable ! Il ne s’agirait donc pas de protéger certaines personnes plus égoïstes que d'autres mais d’éviter de donner le change à ces malfrats, bien sûr.
C’est la durée de la détention qui a tué le séquestré, pas sa confession qui, au pire, n’a fait qu’exacerber les tensions que cette durée a générées. C’est donc la pingrerie des riches et la couardise du voisinage qui en sont la cause indirecte, pas la confession.
Et dire que la justice se veut indépendante devant le pouvoir politique... !

Programme

C’est que chaque revendication particulière flirte avec une « aliénation » particulière, une fixation revendicatrice bio-affective personnelle qui, dans sa quasi-cécité, peut avoir le malheur de se retrouver dans une revendication collective d'un moment (il suffit qu’un chef, qu’une idole en sache faire la synthèse) et alors devenir extrêmement dangereuse pour le genre humain.
Et chaque revendication particulière étant une protection par elle-même contre une agression affective, se protège aussi des autres pour se sauvegarder et cherche à se retrouver dans une solution sociale valable.

Aussi l’évolution de la société vers une satisfaction de vivre ne marche-t-elle que péniblement dans un jeu de balance entre ces deux extrêmes.

Mais l’objet même de la revendication est toujours éloigné de son but, car on ne peut demander à une revendication, qui est par soi une aliénation, de régler le problème de la satisfaction, du bonheur (sinon que parfois par erreur) puisque le bonheur est pour une grande part un phénomène social, global.

Il existe pourtant deux aliénations, qui sont présentes en tous car elles englobent tout, dont on peut revendiquer l’exécution ou bien la disparition, que tout un chacun peut prendre sur soi, car la solution de ces deux aliénations sera toujours positive : je veux parler du travail, du labeur, à travers la pollution que génère ce labeur borné dont on commence à prendre conscience, et pour le moins la sauvegarde de la satisfaction de vivre enfantine de l'enfance, qui une fois arrivée à l’âge adulte saura alors trouver d’autres solutions plus efficaces et radicales à ces deux problèmes.

Dès lors, toute personne, tout syndicat, tout parti politique, toute religion qui revendique plus de travail, c’est à dire n’a rien compris à l’urgence de la planète dont les cris multiples s’éteignent ; et évite par tous les moyens dont on se sait capable de trouver des dispositions pratiques (genre Summerhill, ou au minimum genre Montessori, Freinet, etc.) pour sauvegarder les plaisirs de l'enfance, sont des traitres, et bon à mettre à la poubelle. On ne peut leur faire confiance pour accéder à un avenir moins pourri, disons en deux générations, au genre humain et de son milieu ambiant.

C'est surtout de savoir qu'on ne peut alors faire fausse route.

lundi, 20 février 2006

Profil changeant

Le porte-avion est retiré du marché indien, car le Conseil constitutionel a confirmé son statut de déchet ; pas les centrales nucléaires, sans doute parce qu’il s'agit de déchets neufs.

L’humain est capable de résoudre ses problèmes « énergétiques », et ils seraient en grande partie résolus si les investissements consentis au nucléaire l'avaient été, justement, ailleurs. Notamment, comme réduire l'énormité de cette hémorragie énergétique.
L’énergie développée doit être consumée, et on en produit pour la consumer. Et elle ne se peut être consumée que par le travail, le labeur !

Les suppositions de Charles Baudelaires sont devenues des certitudes : cette planète est devenue un débris pour une cause qu'il a assez bien identifiée :

car « parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grondants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un grand baillement avalerait le monde ;

C’est l’
travail ! – l’œil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
– Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère !
»

On ne s'en débarassera certainement pas par la simple consumation.