dimanche, 31 octobre 2010
Mal de pieds
Pour se rencontrer il faut d’abord se croiser ; pour se croiser il faut se trouver au même endroit, à la même heure et sensiblement dans deux directions opposées. Ce n'est que de cet instant-là que la rencontre est possible en brisant le sens du mouvement inducteur pour en faire un mouvement déducteur à la mesure de la grandeur d’un étonnement ou d’une surprise qu’il faut avoir perçue, sinon c’est lettre indifférente ou morte. Ainsi, on croise une multitude de gens sans qu’il y ait pour autant de rencontre.
Depuis un bon bout de temps, j’ai remarqué qu’il y a un rythme dans le croisement des gens (pas la rencontre : le croisement des gens) et cela m’intrigue. Il arrive souvent de croiser des personnes alors qu’on se rend quelque part pour une course ou un rendez-vous et que lorsqu’on revient de cette course ou ce rendez-vous, on croise, en sens inverse, la même personne qui, elle, a eu aussi sa course ou son rendez-vous, et sensiblement -- à quelques dizaines de mètres près -- au même endroit. Cela arrive assez souvent, dès lors, bien sûr, où on n’a pas le nez dans le guidon de la vie quotidienne ou les yeux au-dessus de grosses poches de fatigue pour pouvoir le remarquer. Le temps, l’espace de temps entre les deux événements n’a pas de règle précise : il peut être de l’ordre de la vingtaine de minutes aux deux heures bien tassées. Mais pendant tout ce temps, il s’est passé deux choses de totalement différentes, dont un des résultats est ce re-croisement furtif. Amusant, non ?
Si je ne me suis pas encore arrêté, c’est que je ne sais pas trop ce que je pourrais faire avec précisément ces personnes, sinon que leur poser des questions qu’elles ne comprendraient pas, je suppose. Je suis un peu bête, parfois, je l’avoue, ou pas assez courageux. Et pour ce qui est d'aborder une femme, dans de telles conditions, c’est comme si vous alliez, pour elle, directement lui demander de lui monter dessus, en ces temps de liberté chérie, ou plus simplement vous porter au devant de recevoir un dédain, un mépris ou une moquerie à vous cacher sous terre pour une simple affirmation : « je vous ai croisée tout à l'heure et croyez bien que cela m'intrigue ».
Bien sûr que cela m’intrigue de l'avoir remarquée ! Si je réfléchis « prédestination », je ne vois pas où elle me mènerait dans l'impasse que j'ai dite tout à l'heure ; si je réfléchis « hasard », ce croisement n’a aucun intérêt en soi : il se passe, sans plus et sa fréquence est de l’ordre de la courbe de Gauss matérialisée par l’aboutissement de plusieurs billes tombant d’une hauteur et retardées par des obstacles régulièrement disposés ; si je réfléchis « humain », je n’ai pas de réponse sinon que de dire : « ça arrive ! » à quoi je réponds : « Oui, mais, à une telle fréquence ? » car il arrive certains jours où on croise trois fois la même personne qui vous était auparavant inconnue.
Les croisements sont donc nombreux, repérables et fréquents, mais, bien que tributaires de ces croisements, les rencontres sont d’un autre ordre. Et là aussi, il y a des choses à remarquer. Il y a des périodes où on croise telle ou telle personne et on se doute bien qu’il y a comme une politique derrière tout ça dont on est le sujet, parfois bénéficiaire ou maléficiaire, ou bien elle de quelque chose de vous. C’est très lol ! Il y a comme un message à transmettre de l’un à l’autre, à un moment donné dont on ne doute pas, lorsqu’il est bénéfique, qu’il est tout à fait opportun et le contraire dans le cas contraire… mais qui est Là pourtant ! En y songeant un peu, on se dit qu'il est évident que, dès ce moment où l’on est un sujet de l’humanité, l’humanité se manifeste à vous en tant qu’objet intégrant. Mais pour autant, on ne rencontre pas n’importe qui n’importe quand !
Très lol, comme je disais tout à l’heure. Je ne vois pas cela comme un fortuit, bien que j’y sois obligé par la nature du hasard (billes-chemin-obstacles) ; disons que j’aimerais bien que cela ne soit pas fortuit pour me sentir comme intégré dans une immense toile de relations dont je ne suis pas toujours à même de percevoir l’enchevêtrement ou les relations causales, car ça me fait comme du bien de ne pas me sentir seul dans ce grand tout, ce grand chaudron qui contient une soupe si bigarrée, polyglotte et multiculturelle, où je le suis pourtant, affectivement. C’est se placer comme centre du monde en sachant qu’on ne l’est pas, et supposer que tout le monde se pose en centre du monde en sachant qu’il ne l’est pas ; simplement pour tenter de répondre à une question qui pourrait très bien ne pas être formulée puisqu’elle ne tient que sur l’hypothèse que l’on est le centre du monde alors qu’on sait très bien qu’on ne l’est pas tant !
Et pourtant, s’il n’y avait pas ces croisements, il n’y aurait pas de rencontre possible. La rencontre comme résultat d’un croisement particulier mène à penser que le croisement a pour but la rencontre, parfois ; selon des critères que je cherche à percer ! Imaginons que je réussisse à rendre translucide ce phénomène du croisement, combien de croisements ne provoquerai-je pas pour que les gens se rencontrent ! Les journaux titreraient, en gras : « Le maniaque de la rencontre a encore frappé » comme chapô d’article qui contiendrait en gros ceci : « Encore une fois, le maniaque de la rencontre a frappé : muni de sa théorie qu’il pense, ce fou, infaillible, il a encore poussé deux personnes à se rencontrer. Hélas, ne maîtrisant qu’à moitié son sujet, cette rencontre s’est encore soldée par une rupture : les deux personnes, initialement bien disposées l'une à l'autre, les yeux en larmes, le cœur blessé, ont dû se séparer pour partir dans des directions opposées, l’une au couchant, l’autre au levant, une main tenant un mouchoir et l’autre le vague à l’âme comme le couteau damassé des émotions fortes dont elles ont fait usage, tâché de sang cordial. Pourquoi donc, tel de piètres journalistes ou les politiques à l'âme morte, ne retient-il pas de la rencontre que le but, le peu qu'ils savent vivre ne leur permettant pas d'y percevoir davantage que les fins, pour que, comme eux, avant la fin, il n'y ai rien ? Ni la découverte, ni l'aventure du vécu, celle des approches, l'évolution et les changements, l'adaptation volontaire et celle, curieuse, involontaire dont on retire parfois des délices insoupçonnés ou des erreurs qui se retournent à vous comme des claques cinglantes, les imaginations fausses et les intuitions géniales, les déductions faramineuses et les totaux abruptement brutaux, les tentatives de solutions, leur échec comme leur réussite, les bonheurs fugaces et leur tenace persistance, ces douloureuses expériences qui s'effacent comme la brume au soleil qui se décide enfin à apparaitre, en bref la masse — dont on ne pourrait se dispenser de vivre sinon que mort — de l'histoire de ces personnes, qui se trouve à leur yeux dépourvue d'existence compréhensible ou plus simplement, plausible ou envisageable, si fatigués qu'ils sont d'avoir si peu vécu tant de petitesses ! Quand allons-nous arrêter cette folie qui crée tant de malheur dans nos foules de solitude ! Que fait la police des solitaires ! Pourquoi amener les gens à vivre vraiment ce qu'ils ont dans le cœur et qui peut avec tant d'aisance apporter accessoirement le bonheur autant que le malheur ? Combien devrons-nous subir de ses lacunes que ce démoniaque nous montre, acerbe, dans la gouverne communication mentale, dans les brochures et les sites ad hoc, dans la presse et la télévision qui n’en parlent pourtant quasiment jamais ou de manière si vicieuse ! Elles en parlent déjà trop, de cette tendance qu’ont les gens à se laisser emporter par la moindre des poésies malhabilement placardée sur les murs léchés par l’ombre sombre de nos villes. Nos efforts pour rendre malade la rencontre, en réussissant que les gens ne se croisent que toujours, sans fin occupés à une occupation inexorable et futile, resteront-ils vains tant de temps ? Que cesse cette infamie, que l’on passe à l’autodafé cette théorie mortifère pour notre morale ! Que cela cesse ! Que l’on nous protège de la rencontre ! ».
Hélas, croyez bien que si je pouvais être un tel bandit, je me donnerai avec plaisir à une telle vergogne, d’autant que je serais moins seul… encore qu’on affirme souvent que le cordonnier est le plus mal chaussé.
10:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, poésie, rencontre, solitude
vendredi, 29 octobre 2010
À narchie, anarchie et demi
Pour ne plus se faire entuber par ceux-ce qui veulent tout s’accaparer pour eux, je propose une ou deux solutions.
Préambule :
Les gens aiment qu’on les hypnotise par les paroles, par les images, par les sons. On ne peut pas faire autrement, sinon le monde ne serait pas ce qu’il est ; les gens aiment oublier leur condition d’être humain par ces moyens et d’autres encore : on ne peut rien y faire, c’est la nature de l’humain. L'humain a besoin de se savoir et de se sentir plus vrai que nature et ce vrai est l'affectivité sociale qu'il reçoit. L’humain n’est ni bon ni mauvais, il EST selon lui-elle : point. Il doit cependant se méfier de lui, de ses réactions, comme de ses décisions dès lors qu’il lui est attribué une responsabilité, car il aime aussi dominer : l’ivresse du pouvoir est d’un attrait irrésistible pour beaucoup trop d’entre nous et elle est la plus dure des drogues, plus dure encore que celle du vin et celle de pouvoir faire souffrir légitimement l’autre.
Il est indiscutable que nous devons nous organiser et, en conséquence, trouver une organisation pour cela. Dès qu’un humain, à d’extrêmement rares exceptions quasi-mythologiques, est mis au pouvoir, il se corrompt : à penser que l’humain et le pouvoir, ça ne va pas ensemble. Mais pour autant, il est besoin d’une organisation collective, c’est-à-dire de gens, de personnes à qui on délègue, car on ne peut soi, s’occuper de tout, de telle et telle tâche qui font parties de l’organisation normale de notre société. S’il faut un pouvoir, il faut un contre-pouvoir. Mais les gens se lassent et sont paresseux : la passion du commandement n’entraîne que quelques lambins qui veulent faire les lanternes. On peut pourtant poser une ou deux règles.
L’objet de ces règles est de protéger l’humain contre lui-même. L’humain, pris collectivement, doit savoir qu’il est nuisible à son genre et doit l’admettre, le reconnaître pour prendre des dispositions qui restreignent cette aptitude. L’humain tue, éventre, castre, circoncit, infibule, meurtrit, torture, maltraite par mille chemins divers ; il sait que cela doit cesser car cela l’incommode, mais il ne sait comment. L’humain n’est pas un « ange » ni un « démon » qui sont des vues de son aptitude à la création d’images qui le rassurent sur ses propres pensées diffuses desquelles il ne peut rien faire et ne sait généralement rien faire. De plus, il aime la cachotterie, la dissimulation, l’intrigue, les affaires, les scandales, le sang et les affrontements et est friand de ce qui se rapporte à la sexualité des autres, mais cela ne doit pas nous empêcher de vivre chacun notre vie comme on l’entend.
L’organisation politique simple que je propose vise à ce but de sorte que cette disposition de l’humain voit sa nocivité diminuée notablement. Mais c’est surtout lui qui doit trouver des solutions pour qu’il se rende des comptes sur cette nocivité, devant tous car c’est un problème commun de tous à tous contre tous. En conséquence, y trouver une solution conviendra à tous. L’humain doit pouvoir se donner à ses vices comme à ses vertus sans poser de problèmes de danger général.
La problématique se situe au niveau de l’amour social, de l’affectivité sociale. Cet amour ne se manifeste aujourd’hui que dans les supporters sportifs et les adhérents d'associations : ça donne une mesure de ce dont je parle et de ce qui est ; comme on voit son antithèse dans la xénophobie et les diverses ségrégations, classes politiques, coteries, etc.
Et c’est ici que la correspondance entre l’amour individuel et social, celui qui est socialement donné, se retrouve. L’amour social correspond exactement à l’ensemble, manifesté comme une entité, des possibilités d’amours particuliers. Que l’amour particulier se manifeste « égoïstement » (accaparement de l’affectivité de la progéniture, dédain pour l’autre sexe, pour son propre sexe, mépris de l’enfance, de la femme enceinte, de la parturiente, orientation de l’affectivité de l’enfant vers un but, une fin, une prédestination, l’amour particulier quoi ! comme celui qu’on éprouve pour un chien que vous faites déféquer dans les jardins publiques ou les rues !), l’amour social, la manière dont l’humain, comme manifestation collective de lui-même, manifeste son amour pour lui-même et ses modalités, y correspondra comme une moyenne arithmétique de l’ensemble des amours qui le composent. C’est dire la qualité de l’amour des particuliers, aujourd’hui, dans certaines parties de cette planète ! J’ai bien dit « arithmétique » : le grand amour particulier existe, mais il se diluera dans l’amour social pour ce qui est de sa manifestation sociale, tout comme le scandale amoureux de la torture et de l’assassinat ; et comme dans ce jalon de mesure de la douleur qui s’étale de 1 à 10, il pourra se situer à gauche de l’amour ou à droite de la haine autour du chiffre 5 qui n’est pourtant pas encore de l’amour.
Le plus gravitique problème que doit donc affronter l’humain, est de revivifier l’amour social qui est lui-même relatif à l’amour particulier. Rude tâche. La solution commence par la critique du TRAVAIL puisque c’est ce qui le relie immédiatement à sa propre condition d’animal, d'être existant. L’humain travaille parce qu’il s’ennuie et il ennuie tout le monde, toute la planète avec son satané travail. Il s’ennuie parce qu’il ne sait pas aimer, parce qu’il ne s’aime pas et surtout socialement. Socialement, certains inventent des tâches imbéciles, humiliantes, délirantes que d’autres, beaucoup plus nombreux, pourtant, exécutent bêtement, stupidement, opiniâtrement ; et qui pleurent parce qu’ils n’auraient pas leur part du gâteau qui résulte de LEUR travail ; l’astuce consistant à leur faire penser, que dis-je CROIRE qu’ils ne sont responsables de rien de ce qu’ils réalisent, mais ceux qui les payent qui ne sont responsables de rien, pas même de leur propre maladie sociale qu’ils étalent aux yeux de tous par les moyens modernes de communications, comme à l’époque grecque où l’énergie de la vapeur était utilisée pour hypnotiser le peuple par des cérémonies religieuses et non pour soulager sa tâche car elle aurait supprimé l’esclavage ou au Moyen-Âge où les seigneurs empêchaient les progrès techniques agricoles à seule fin d’éviter que le peuple s’émancipe en refusant sa pauvreté : il suffit toujours pour cela d’accabler ce peuple, détenteur de la plus grande part de l’affectivité sociale, de TRAVAIL en l’assommant d’impôts de toutes sortes, c’est-à-dire en capturant une équivalence sociale à son travail uniquement en raison directe de sa soumission, avec son esclavage affectif très généralement, comme dans la famille, certifié par la peur des coups.
La petitesse d’espace qui est donnée, individuellement, au résultat de sa propre activité, salariée ou non, est la prison monétaire de sa révolte. La « dialectique du maître et de l’esclave » a montré que ce sont les deux pôles de ce couple infernal qui sont malades, chacun l’un de l’autre, en tant que système, que mode de relation affective, sociale. La mesquinerie en est le miroir le plus évident et le plus immédiat, tant dans la relation entre ce maître et cet esclave et inversement, que dans la conception même que l’un demande à l’autre, et inversement, de la Vie, l’usure comme système et comme modalité injectée dès la naissance de ce qui va bientôt exister, dès la conception même de tout. On a saisi que le mot « usure » a deux sens, bien gras : le sens monétaire et le sens mécanique.
En conséquence, le monde doit faire d’abord avec ce qu’il est et non avec ce qu’il voudrait être ; l’idéal est une idée, pas un but. Ainsi, il doit faire avec la paresse, la fainéantise, le vice, tout autant qu’avec la vertu, la générosité, la grandeur d’âme. Les plus disposés à l’entendement se doivent de composer avec ceux qui en ont le moins, non pas pour les exploiter, les avilir ou les écraser, mais pour les sortir de leur crasse : l’intelligence est un moyen, pas une fin, l’affectivité est une fin et un moyen, c’est lorsqu’elle fait défaut qu’elle est la fin de l’intelligence.
L’humain n’a pas le choix d’être bon, sinon il le serait déjà depuis belle lurette ; il ne le sera jamais, il faut donc faire avec et prendre des dispositions pour que ce mal-bon fasse, chez d’autres, le moins de dégâts possibles. Les rêves humains sont trop grands pour la petitesse et la faiblesse de l’énergie affective qu’il met à les réaliser, car plus il est écrasé et plus il rêve et plus ses rêves deviennent grandioses moins il peut les réaliser, et ainsi de suite : son énergie affective s'évapore dans ses rêves. L’humain doit se désabuser quant à sa condition qu’il croit être relative aux cieux où, j’en suis persuadé, on doit vous demander une obole pour uriner dans un endroit ad hoc, comme au Carrousel du Louvre où tant de modernité insiste à coups d’enseignes de lumières, à faire oublier tout simplement que vous vivez, que vous êtes doté d’une vitalité qui a des conséquences immédiates… et monnayable, c’est-à-dire une chose-âme morte hissable au stade des dieux de sa fumée.
Par ailleurs, ses grands rêves sont si ténus qu’il suffit d’un ou deux discours pour les rendre totalement inefficients, sans substance : quand on est encore jeune, une claque; quand on a un peu plus vieilli, quelques gendarmes, un loyer et un emprunt ; plus vieux encore, les enfants dont on doit s’occuper à faire vieillir le plus rapidement possible ; vieux avant l’âge, on n’a plus la force de même s’en souvenir et vieillard, ils restent ce qu’ils ont toujours été : des rêves. Bien sûr, l’humanité évolue, mais ce n’a jamais été qu’indirectement, à cause de ce qui la plombe, l’argent, la modalité de recherche effrénée du profit dont on veut toujours ignorer que, pris ici, il est soustrait là et d’autant que la masse est importante, comme dans les vases à osmose inverse.
L'humanité n'a évolué qu'à cause de la technologie qu’implique la marchandise comme mode de fonctionnement : la classe sociale diffuse qui ne demande qu’à se défaire d’une conséquence pour elle aussi fâcheuse y est passive. Ses rêves doivent être plus terre-à-terre, moins soutenables pour être durables, ce durable dont elle doit cesser de faire l’économie. C'est l'hygiène de l'eau qui est technique, qui a éradiqué les maladies d'une époque ; c'est l'hygiène mentale, affective, qui est relative aux conditions affective de la vie sociale, qui amoindrit la crasse intellectuelle.
Loin d’évoluer directement à cause de son affectivité (qui est encore de l’ordre de Louis Capet dit le quatorzième), l’affectivité de l'humanité évolue indirectement à cause de sa technique : l'humanité n'a pas encore d'emprise directe sur son affectivité sociale. Et le peu qui est entrepris pour améliorer cette « chose » dont parlait Charcot lorsqu’il évoquait l’hystérie à Freud, est si infime, si minime, si dérisoire que cette humanité qui va dans le mur à cause de cet aveuglement, va droit dans ce mur avec un sentiment d’impuissance irrévocable, soutenable et indéniable. Certains pleurent déjà de la catastrophe, à chaudes larmes, d’autres veulent l’ignorer, mais le résultat est le même : on ne fait rien pour changer cette lacune fantastique de l’entendement humain sur lui-même et le monde dans lequel il vit et qu’il détruit à coups de hache, de bulldozer, de parkings à supermarché, de raffineries de pétroles, de pneus dont la gomme s’en va dans les égouts à chaque pluie et des fuites d'huiles de ses individu-mobiles, de pesticides, de poisons, d’usines à poisons, de guerre, de violence à l’enfance, d’ignorance, de petit Jésus sans sexe et de Vierge sans pénétration ni même de tâche de sperme, de coups de matraque, de règles salariales et syndiquées, d’affamement, de bouffe dégueulasse, et j’en passe comme de devoir déshabiller une pomme de sa robe pour ne pas être empoisonné par la pelure de la marchandise. Le résultat est là, devant les yeux, le nez, le goût, les oreilles de tous, mais l’ensemble ne fait rien. L’humain est sans doute bon en tant qu’individu – si si, pour une très grande majorité – , mais en tant qu’ensemble, en tant que collectif, il est impotent. C’est un étrange animal qui se renie en tant que tel, animal, pourvu d’un pouvoir de nuisance incommensurable n’ayant pour limite que la numération inverse de son nombre, et encore ! qui rêve de soumission pour les autres – et fanatiquement pour ses enfants ou son chien qui lui servent d’instruments de mépris – et lorsqu’il ne le peut, de se soumettre au moins pire avec une déférence à la mesure de son hypocrisie, cette crainte de ne pas être ce qu’on ne voudrait pas paraître ne pas être : un pleutre face à cette « chose » que Freud a développé plus tard dans ses essais sur la sexualité enfantine, enfance dont Reich disait qu’on n’y comprenait rien parce qu’on ne comprend rien à la Vie. Et, pourtant, la vie est là, ici et maintenant et partout, comme la vérité.
La politique sera donc ce qui regarde l’humain en tant que collectif et la manière dont il comprend, agit sur et réagit à ce collectif pour qu’il nuise le moins possible à chacun qui est doté de la liberté, dès la naissance, qui, dès sa naissance, est doté de la libre disposition de soi.
Ligne de conduite :
La première règle concerne la DURÉE du mandat politique : un mandat pour une action, une tâche, etc. ne doit durer qu’une année et une seule. On va me dire : « oui, mais un an, ce n’est pas suffisant pour faire quoi que ce soit » : obtus, répondis-je, car ne penses-tu pas que 1 - c'est TOI qui délègue, 2 – pour UN mandat, 3 – que tous tes délégués actuels sont INCAPABLES en CINQ ans de faire quoi que ce soit qui eut pu amélioré ton cas et donc, qu’un mandat de un an n’aura pas plus d’inefficacité qu’un de cinq ou sept ans.
Ces mandats sont des MANDATS, c’est-à-dire des ORDRES du peuple pour effectuer telle ou telle chose, pas des desideratas de particulier. Le contre-pouvoir est là pour constater que ce mandat est correctement exécuté et que seul CE mandat est exécuté. Aux gens donc de discuter du mandat à exécuter : c’est de cette manière et de cette manière seule qu’ils auront le pouvoir sur LEUR vie en prenant les décisions qui les concernent au moment où elles doivent être prises et où elles sont prises en vue d’être réalisées.
La seconde règle : Nul ne peut prendre plus d’une fois le MÊME mandat politique. : il lui est loisible de se charger d’autant de mandats successifs qu’il veut, mais jamais deux fois le même. Non pas qu’il ait pu se montrer incompétent ou non pour l’exécution d’un mandat, mais que nul ne doit devenir spécialiste politique sous peine de massacrer l’organisation sociale, l’humain en tant que collectif, on le sait. Il ne doit plus y avoir de spécialiste politique, la politique doit se diluer dans les gens, dans le peuple. Il serait étonnant que soit élu à un poste quelqu’un de vraiment incompétent : si tel est le cas, le contre-pouvoir a le pouvoir de restreindre, comme son propre mandat l’autorise, la marche du mandaté qui n’exécute pas son mandat, ou le dévie.
Puisque les gens l’ont choisi, c’est le mandaté qui adopte la forme et les moyens de l’exécution de son mandat ; si la tâche se voit devoir être orientée dans une autre direction que celle initialement posée car à l’exécution, comme bien souvent, il se présente une solution plus aisée, il est de la responsabilité du mandaté de la réaliser (une durée de mandat de un an ne peut mener à de grandes catastrophes) selon cette nouvelle forme et ces nouveaux moyens. Le mandaté n’engage pas seulement SA responsabilité, il engage aussi celle de l’humanité et de ses choix.
Chaque différend d’ordre politique est porté devant un Conseil formé de trente trois personnes élues ou tirées au sort qui juge de l’opportunité de porter l’affaire devant tous, sinon il statue. Cette affaire, portée devant tous, est jugée par tous. Les différends d’ordre privé sont réglés par un Conseil formé de trente trois personnes élues ou tirées au sort qui juge de l’opportunité de porter l’affaire devant tous, sinon il statue.
Je peux ajouter d’autres règles, annexes :
- nul ne peut détenir plus d’un logement (un logement comprend ce qui est nécessaire pour être confortablement logé : salle de bain, cuisine, buanderie, cave, deux pièces par personne plus une commune). Chacun est autorisé à avoir son propre logement dès une année et une seule, après sa puberté, à charge de pouvoir l’entretenir dans le cadre de la collectivité. Des logements collectifs sont possibles. Chacun fait ce qu’il veut chez soi, sauf à gêner son entourage.
- pour ce qui est de la monnaie : le prêt à intérêt est interdit, l’intérêt est aboli : il n’est pas autorisé de faire de l’argent sur de l’argent, de créer de l’argent à partir de l’argent par l’usure sous quelque prétexte qui soit. Nul n’est autorisé à détenir plus de la richesse cumulée que celle des trente trois personnes les plus pauvres (à eux de les enrichir !). L’héritage en numéraire est interdit ; l’héritage en biens est soumis à un Conseil, spécialement élu pour un an, comme les autres Conseils, de sorte que la richesse passée ne s’accumule pas à celle du présent qui doit être toujours suffisante.
- chacun fait de lui-même ce qu’il veut, l’esclavage est aboli, il y a autorisation de production artisanale libre, sans emploi de travail salarié. Le salariat est aboli. Il n’y a pas d’ennemis du peuple à moins que le peuple soit impotent auquel cas, sa soumission le regarde. Il est accordé la liberté de la parole et de presse à tous, sans exception. La liberté de réunion et la liberté d'association est octroyée à tous, sans exception. Une association de personnes ne peut revendiquer de propriété de quelque nature qui soit, seule la Commune peut se dire propriétaire de biens communs, qui appartiennent à tous et dont tous sont responsables. L’État ne possède rien. La rotation des lieux de juridiction permet de régler le problème de l’entretien des bâtiments à usage collectif, comme les lieux de réunion de pays. La police est une organisation des gens pour régler les problèmes, pas en créer : il n’y a donc pas de corps payé pour faire la police. L’enfant ni la femme, ni l’homme ne peuvent être soumis, arrangeons-nous. Les criminels de quelque nature doivent être compris comme des affectivités socialement dérangées.
- la terre : celui qui veut s’occuper d’une exploitation peut revendiquer un droit d’appartenance jusqu’à dix hectares de labour, de prés et/ou de bois, dont il fait ce qu’il veut. Il ne peut avoir de salarié. S’il peut s’occuper de plus de dix hectares, il doit le prouver pour assurer une appartenance, sinon n’importe qui peut revendiquer ce surplus pour l’exploiter soi-même dans cette limite des dix hectares d’occupation totale. Un Conseil de dix personnes nommées pour un an, règle les différends.
- la question de l’argent et de la publicité des mandats. Ceux-ce qui sont riches ? Modérer la richesse : une personne ne peut pas être plus riche que, mettons, dix personnes ensemble prises parmi les plus pauvres, même si ces pauvres le sont volontairement à ne vouloir pas s’activer pour l’obtention des richesses. Le riche est tributaire des pauvres, de toutes les manières, ici cela ne changera rien, sinon que d’en limiter les dégâts.
L’expérience (Asturies, Communes, Kronstadt) montre qu’il n’y a pas nécessité pour les mandatés de recevoir compensation pour leur mandat, ce qui pourrait doubler le sujet de leur possibilité de corruption. Il n’y a de progrès social qu’affectif, la résignation est la résignation de l’affectivité à ne pas vouloir être ce qu’elle est ; point.
12:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique
mardi, 26 octobre 2010
En faim, le baiser qui tut parle
Outre ses cheveux fins et blonds comme les rayons du soleil, son sourire, les battements éclectiques de son cœur, sa malice et son angoisse féminine, Annie était tout simplement la femme la plus baisable que j’ai rencontrée de ma vie… et qui me le rendait bien ! Elle est aussi grande que moi, blondinette, un agréable visage et sourire, pas grosse, les fesses juste ce qu’il faut pour être très jolie : ni garçonne ni popotin, et ses seins ont grossi assez fortement lors de notre fréquentation. Et c’est là que se pose le problème : la satisfaction sexuée. Car, cette satisfaction et ses conséquences la gênaient beaucoup : de voir ses seins devenir si beaux la dérangeait, de même que de voir son visage s’adoucir, d’avoir envie de laisser pousser ses cheveux, de porter des robes ! et peut-être même des jupes : de devenir un peu plus féminine, en somme.
Je me pose la question souvent de savoir ce qu’une femme a besoin de guérir en moi qui lui fait me fréquenter : il me semble que, pour cette fois-ci, la guérison venait de moi et qu’elle a été refusée pour ses conséquences. Car la féminisation de la femme conduit à plus de féminin encore, c’est-à-dire à devenir amoureuse à cause de ce féminin et non plus seulement à cause d’une idée directrice, si je puis dire, morale. Si Annie a reconnu en moi une part de son « masculin » qu’elle pouvait exprimer, elle a reconnu que ce masculin implique SON féminin pour s’exulter et cela l’a gênée. Je me souviens d’un rendez-vous à la campagne où nous devions passer une semaine ensemble. Je dois préciser qu’elle était mariée mais que son mari ne l’avait pas touchée depuis les deux ans, au moins, précédant notre rencontre… alors qu’ils dormaient dans le même lit. J’ai un peu tiqué, intérieurement, sur ce fait, car, généralement, la disposition d’un tel refus vient de la femme (un homme quitte le lit lorsqu’il ne veut plus de sa compagne) et j’ai trouvé comme un trait de sadisme à se refuser de si près puisque déductivement, son homme, toujours dans ce lit, attendait d’elle son ouverture. Mais enfin… lorsqu’on trouve une telle femme, il est bien difficile de ne lui pas laisser comme des flous volontairement entretenus pour profiter de ce que l’on a, sur le champ et qui vous donne tant de plaisir partagé. Cette fois-là, donc, à la campagne, Annie a été complètement sèche, tant des lèvres du haut que celles du bas et les baisers impossibles à poser : la culpabilité était si forte de pouvoir prendre tant de liberté sexuelle – aller avec un amant pour profiter de son amour – aussi bien vis-à-vis de son mari que de ses enfants (qui devaient, dans cette tournure d’esprit, prendre un soupçon d'illégitimité) – tout cela lui a été insupportable. La liberté du vivre est insupportable pour la culpabilité.
Et puis, j’avais remarqué que plus nous avions de plaisir au lit (ou ailleurs, comme couple) et plus une forme pernicieuse de distanciation s’opérait. Je l’avais prévenue du fait que l’orgasme, lorsqu’on n’y est pas trop habitué, fait peur, que l’on doit absolument le savoir pour pouvoir remarquer les réponses négatives que l’on peut avoir vis-à-vis de l’amour qu’on éprouve et qui se trouve dégradé pour des raisons ; et par des réactions ambiguës d’acceptation, de pleurs et de dénégation alternativement qui sont le pendant de la bataille qui se mène en vous de l’acceptation pleine de ce que vous vivez de bon, d’adapté à vous et vos besoins, opportun. Mais, quoi qu’on dise, il faut un sacré caractère déjà porté sur le plaisir pour réagir favorablement à de telles recommandations parce que, généralement, suivant les dispositions de cette société vis-à-vis du plaisir (genre ce qu’entend wikipédia de l’orgasme, de l’hétérosexualité, de la pornographie) le départ est faussé, et de loin pour une arrivée plus heureuse. Ainsi, on ne remarque pas qu’on adopte des attitudes sensiblement « hystériques » sur des points de détails qui ont, certes, une base légitime, mais dont on ne perçoit pas immédiatement que l’adoption est négativante, comme un ballon (le détail) trop gonflé qui éclate au moindre contact (le baiser) et vous fait refuser la sensation du don et de sa perception. Attention ! je ne suis pas bête : cet argument ne cache pas mes propres incapacités à donner de l’amour, à comprendre les besoins de mon amante et à m’y adapter ! Il s’agit du laisser-aller confiant, comme un don de soi au plaisir que l’on éprouve et que l’on doit mettre bien plus haut que bien des contingences qui jouxtent souvent des rejets de ce que l’on vit, ici & maintenant, comme quasiment inacceptables du point de vue de la morale que l’on n’oublie pas comme étant celle du sacrifice (dont l’Économie marchande est la démonstration parfaite). D’ailleurs, dans le cadre de cette morale, tant que la femme reste dans ce sacrifice, elle y trouve raison et autorisation de plaisir : cette société ne lui laisse que cette forme de légitimité (mais à la fois, lorsqu’elle regimbe à cette obligation, elle oublie aussi que tous les hommes ne sont pas totalement en faveur d’une telle morale et qu’ils éprouvent, eux aussi, des difficultés à s’y soustraire !).
J’avais, pour moi, rencontré en Annie, LA femme. Il n’est pas aisé de comprendre qu’un homme est un être entier, qu’on a cela parce qu’il est ceci à côté, en bon ou en moins bon et que l’amour vécu relie entre elles ces parties que l’on croyait éparses et que c’est avec grand plaisir que cela se passe. Il en est de même de la femme, bien évidemment, mais avec SA spécificité sociale. Ce n’est que tout dernièrement que j’ai compris pourquoi je l’aime tant et qu’elle me reste tant en mémoire (qui est chez moi physique) : parce que Annie est la femme la plus baisable que j’ai jamais rencontrée de ma vie (ce qui signifie, pour les obtus : celle que je peux le mieux aimer et dont j’éprouve le plus de plaisir à aimer et vivre AVEC – si le plaisir est une cause, il est aussi une conséquence) ; et je comprends aussi pourquoi j’en ai tant de nostalgie jusqu’à me dire que cette séparation est une bien grande punition que m’inflige la vie, punition que je ne comprends évidemment pas, mais qui est là quand même. Je ne nie pas que je suis moi-même un peu compliqué et que mes calculs sont assez souvent nébuleux, encore qu’avec Annie, j’ai adopté comme ligne de conduite de toujours peser le bon que j’en recevais, de tout ce que je pouvais trouver de séparateur, et il y en avait : l’un surpassant l’autre, je n’ai eu aucun choix à faire. Je ne peux pas dire que ce genre de sacrifice (ceci contre cela) à l’amour a été trop loin en balance de ce plaisir et qu’en conséquence, il ne tient qu’à moi d’en pâtir, effectivement. Mais je sais aussi que celui-ci qu’elle a fait en pleurant à chaudes larmes de renier le plaisir que nous avions ensemble, sacrifice basé sur le contradictoire de devoir choisir entre une « fidélité » à son mariage (dont elle exclut sa sexualité) et le bonheur d’un homme (illégitime puisque non socialisé) et ce paraître femme débauchée car tant versée sur l’amour dit « physique », en préférant, aujourd’hui encore (ce me semble) vivre seule plutôt que bouleversée, me spolie d’un présent de la vie dont j’aurais pu parfaitement profiter.
Et je vais vous dire pourquoi : quand LA femme en arrive à un tel point de participation à l’acte d’amour qu’importe le moment ou le lieu qu’il en est très généralement réuni de la satisfaction car le commun ne se pose plus comme question mais se manifeste comme certitude, il y est perçu comme une humiliation d’être moralement tombée si BAS ; et c’est faire faute, corrélativement, à ce que son homme perçoit de soi qui ne correspond pas à ce qu'on attendait de si haut et qu'il vous arrive de partager pourtant. Pareillement du rire, de la cuisine, de la beauté des choses ou d’autre ; et qu’à la compréhension que le défaut de satisfaction provient d’un entêtement à dire un muet « Non ! » et de ses conséquences qui vous suspendent à une incompréhension qui vous dépasse, on s’aperçoit tout à coup du LIEN qui vous retient et qui peut facilement devenir une chaîne au bout de laquelle, non pas allégé par une plume, mais balourdisé par un boulet, comme ce muet « Non ! » qui vous oblige à la traîne… on a peur que cela soit. Ce « Non ! » muet n'est que rarement relatif à l'amour des corps ou des âmes, mais toujours à des choses du quotidien : c'est là qu'est le paradoxal : l'attente du désir confronté au besoin, des représentations devant lesquelles on ne sait quoi faire, auxquelles on ne s'attendait pas et qui ne correspondent pas à ce qu'on attendait de soi dans la vie. C’est un manque flagrant de confiance en la vie, en soi, en l’autre (le contexte social y est pour énormément). Et c’est pourtant cette fragilité qui vous a permis cette ouverture à propos de laquelle on ne reste toutefois que sur le seuil.
On retombe alors dans cette faculté du pardon face à la perte irrémédiable, à la façon de la réparation qui vous laisse désappointé souvent, que l’on égare pour ne plus savoir les réaliser et vous donne ce sentiment d’impuissance devant cet amour que vous éprouvez comme un claudiquant… que vous ne voulez plus être par amour-propre. Soupire. Pour moi, tout cela est une erreur, bien sûr, car fondé sur des dispositions relatives à sa position sociale que l'on ne veut pas perdre, alors qu'on ne perd rien, sinon qu'une image, un paraître qui semble, je dis bien semble, d'une importance telle qu'elle vaut toutes les autres pertes ; comme le cinéma 3D n'est que la colorisation de l'ombre.
10:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, amour, tristesse, nostalgie

