samedi, 02 février 2008
Des uns et des sens
On nous montrait comme des pervers-pépères les ceux-ce qui, sous le manteau, proposaient des photos osées. La plupart étaient des trucages de clichés pour aguicher le chalan. Et parfois il s'agissait des épouses des personnages politiques afin de les ridiculiser, les discréditer, etc.
Avec le mariage dernier présidentiel, tandis qu'un publicitaire est poursuivi pour l'usage "sage" d'une image, nous pouvons trouver l'épousée dans des revues avec des poses lascives en étant dénudée, vous foudrayant du regard pour mieux vous séduire, comme dans les dernières pages du dernier n° de Sports, par exemple.
Ce qu'un pornographe aurait hésité à utiliser pour attirer l'argent des poches vers les siennes, aujourd'hui ce projet est corrompu à la base de ses démarches. Resterait, peut-être, d'être plus crue encore, pourquoi pas ? Ce ne serait pas là seulement persévérer dans le même sens, mais nous montrer ce que le passé a déjà donné d'un des sens au présent.
16:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique
vendredi, 01 février 2008
Le consom-spectateur
Selon Marie Grenier-Pezé, docteur en psychologie et psychanalyste, in Message n°620 de janvier 2008,page 11, à propos du harcèlement du patron sur les personnes qu’il emploie dans un travail, « la violence faite à autrui s’est banalisée et s’énonce cyniquement comme nécessaire (…) 90% des harcelés ont laissé faire un harcèlement sur quelqu’un d’autre dans les six mois précédents. » Autrement dit : ne pas s’être imposé CONTRE un harcèlement vous montre et vous fait montrer à un patron que vous êtes suffisamment faible pour qu'il puisse vous en demander plus fort.
Ou bien : faire le mort face à une injustice, non seulement dénonce votre peu de vitalité à protéger LA vitalité (et entre autre la vôtre) mais revient aussi à ne rien dire sur sa propre condamnation à mort, six mois plus tard. Ou encore : ne pas s’opposer à un harcèlement dont on a connaissance, pour des raisons multiples et quelqu’elles soient, induit au moins DEUX morts : celle qui se présente devant vous et la votre dans six mois.
Ayons le courage de lire le livre de Marie-France Hirigoyen : Le harcèlement moral (Pocket). Il ne s’agit pas seulement d’un acte de courage individuel, mais de se permettre de comprendre pourquoi un patron ou un de ses sous-fifres attend de vous que vous soyez soumis à ses exigences qu’il dégage sous la forme de celles qu’exige le travail. On n’est pas obligatoirement malade d’être patron, mais alors on ne harcèle pas ! Et ce n’est pas obligatoirement un patron qui harcèle, mais un sous-fifre, encore qu’il en est responsable.
Le harcèlement est un contexte comprenant au moins trois personnes : un pervers, une victime et un voyeur ; s’il y a plus de trois personnes, c’est généralement le nombre de spectateurs qui augmente et qui se comportent dans la vie comme devant leur téléviseur, en passif, en consom-spectateur.
13:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique
jeudi, 31 janvier 2008
Cette satanée société adore la violence
L’interdiction du Mosento810 s’est faite au prix d’un « échange » : la communauté scientifique s’est vu dotée d’un budget additionnel de 45 millions d’euros pour l’étude des plantes transgéniques.
Et cette communauté attend de la prochaine loi sur la réglementation de telles plantes (c’est-à-dire leur protection) une plus grande sévérité à l’égard de ceux qui manifesteront trop impétueusement leur désaccord sur cette forme de transformation du vivant.
Car il faudra toujours et encore en faire la culture en plein champ, de toutes les façons. (Le Figaro du 19-20 janvier 2008, page 14).
Et pourtant, nul n’est besoin de ce genre de transformation du vivant puisqu’on peut lire dans le Monde du 19 janvier page 7, de la même année qu’un maïs enrichi en vitamine A a été mis au point sans le recours à la transgénèse, selon les moyens du simple croisement statistique habituel. Quelle obstination !
On a préféré investir dans le nucléaire pour ne pas investir dans ce qu’on nomme « énergies douces », on préfère investir dans le transgène car on veut ignorer d’autres moyens de parvenir à d’autres manières de gagner moins violement de l’argent. Cette satanée société adore la violence.
17:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, écologique
mercredi, 30 janvier 2008
Le fil de la trame de la SG
En conclusion d’une petite enquête, je peux imaginer ceci :
— Dispute au Conseil d’administration de la SG : le Conseiller Robert A. Day met sur le marché boursier 85,7 millions d’euros d’action qu’il possède sur la SG et commande à la Robert A. Day Fondation et la Kelly Day Fondation de mettre en vente respectivement pour 8,63 millions d’euros et 959066 euros d’actions de la SG (Métro de mardi 29/01/08 p. 2). Je n’ai pas réussi à savoir la part que cette somme représente en fonction de la capitalisation de la SG.
— La SG plonge de 22% sur les marchés dans la journée qui suit, le 9 janvier 2008.
— Le reste du Conseil d’administration de la SG se voit pris à la gorge : en sus de ces pertes, un contrôle de routine pour reconnaître sa solvabilité englobe aussi les courtages en cours. Ce Conseil s’aperçoit que cette solvabilité est en péril du fait des sommes mises sur le marché (si la vente avait eu lieu AVANT le 9 janvier, avant que le Conseiller Day mette sur le marché une part importante de la richesse de la SG, ce qui lui donne sa réelle solvabilité, sa capitalisation, ou un peu après la descente, c’est-à-dire la remonté générale des cours, le gain eût été POSITIF).
— Le Conseil décide de vendre les courtages en prise pour ne pas mettre davantage la solvabilité de la SG en danger RÉEL. Seulement cela doit être dissimulé car la confiance en la SG serait alors elle AUSSI mise en péril. On décide de mettre en accusation un trader ; et au début, c’est tout timide.
— Il arrive que l’ensemble de la trame apparaît à tous, en désordre. La mise en vente de ces acquis de courtage fait plonger l’ensemble du marché, ce qui augmente encore plus les pertes.La Banque états-unienne sauve la mise en descendant son taux d’argent. Le reste on connaît.
En fait, un individu met sur le marché sa participation dans une grande banque. Cette participation est assez gigantesque (en tout quelques 95 millions d’euros ! mais… d’où vient tout cet argent, punaise ??? Comment l’a-t-il acquis ?). Ce acte issu d’un seul individu met en péril l’ensemble d’une banque. Pour le cacher, lui, son action et ses conséquences, c’est un clampin qu’on accuse de malversation alors qu’il est payé pour être malveillant, pour gagner de l’argent virtuel.
13:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique
mardi, 29 janvier 2008
Pas Carrément Bon
Il est interdit, par arrêté préfectoral de manger du poisson et des anguilles de la Seine, celle-ci étant trop polluée par des PCB (polychlorobiphényle), ce qui rend ceux-là immangeables.
Non pas pour nous protéger d’une contamination, non ! Car 58% de nos enfants et 20% de nos adultes sont déjà contaminés et dépassent les doses journalières d’absorption. « Pour protéger les consommateurs, il faudrait abaisser les seuils de concentration en PCB dans les aliments à des niveaux tels qu’on serait obligé d’interdire la commercialisation de 40% des poissons d’eau de mer et presqu’autant les viandes… Faute de mieux, on s’oriente vers des doses admissibles en fonction des catégories spécifiques : enfants, adultes mâles, femmes en âge de procréer… » (60 millions de consommateurs de février 2008, page 23.) Pareil pour les minima du nucléaire, de la pollution par hydrocarbure, pour les pesticides, les gaz d’échappement des bagnoles, les insecticides, les trucs, les machins, les bidules, la pollution en règle générale, les risques bancaires et le reste, le temps de travail, pourquoi pas !
D’ailleurs, si on ne cure plus ni les canaux ni les rivières c’est à cause de la dose que contient la vase en métaux lourds, résidus de pneumatiques (une bagnole-mobile a 4 pneus et il y a 48 millions de bagnole-mobile en France ; un pneu fait environ 100 000 Km. Ça s’use et la gomme s’en va dans les rivières à chaque pluie), les hydrocarbures (les huiles, le gas-oil, etc.) et les produits chimiques divers agricoles ou industriels qui forme notre civilisation, c’est que lors de ce curage, le nuage que cette vase formerait dans l’eau tuerait toute vie, sauf celle qui résiste à de telles agressions, évidemment.
Il y a 400 millions de tonnes de cette substance PCB disséminés dans notre environnement. Elle ne se dégrade presque pas (c’est pour ses propriétés de stabilité qu’elle intéressait l’industrie), elle est liposoluble et se concentre dans les graisses. Troubles neurologiques, métaboliques, reproductifs et immunodépresseurs. « Certains PCB sont mutagènes et l’ensemble de ces toxiques est classé “ probablement cancérigène pour l’homme “. »
C’est amusant : en cas de pénurie alimentaire, ce coup-ci, ce sera les plus débrouillards qui crèveront d’abord !
10:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, écologie

