dimanche, 18 mai 2008
L'amer bétonnerie
Les ciments Lafarge et Italcimento, en état de pénurie de sable pour bétonner le littoral et les terres de Bretagne, ont discuté avec les Élus du cru (qui sont restés bien cois sur cette affaire jusqu'au moment où ce vent puant de la compromission est passé par les narines des citoyens concernés) pour se permettre de puiser dans les cotes situées entre Quiberon et Grâves leurs fonds marins sablonneux. L'font vraiment dans le durable du duraille, ces cimenteux pour ce qui est de la destruction par la construction, pour sûr, dans cette continuelle perspective de l'immédiat à deux chiffres !
Il y a UN moyen de se passer du ciment de Lafarge et consorts : la brique de terre compressée : simple, élégant, quasi gratuit, peut consommateur d'énergie, solide, durable, facilement destructible si besoin est, isolant thermique excellent (un des meilleurs disponibles), régulateur hydrométrique de qualité. Basta le ciment concentrationnaire d'actions passives !
14:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique, écologie
vendredi, 16 mai 2008
L’espoir des uns et des autres
En visionnant « La double face de la monnaie » de Vincent Gallard et Jérôme Polidor (DVD : 3700246902416 @ www.lamare.org) j’apprends que, selon les Nations-Unies, la richesse cumulée des 225 personnes les plus riches correspond à celle cumulée de plus de 2 500 000 (2,5 milliards, soit un tiers des gens de cette planète) des personnes les plus pauves.
J’y apprends aussi qu’au cours d’une seule journée, en Allemagne, la somme d’argent qui circule pour nourrir la spéculation (qui se nourrit, par définition, d’elle-même) s’élève à 2 milliards d’euros (par jour). Le commerce, correspondant aux échanges réels effectués dans des magasins réels, génère, en UN an, la circulation (l’échange de main à main, en chèque ou CB) de la somme de 8 milliards d’euros (par an).
Dans un pays, lorsque 1 milliard d’euros appartient à ceux qui travaillent (cette somme est générée par leur travail, le temps qu’ils consacrent à cette activité réelle), c’est-à-dire à 80% de la population, il est redistribué aux 10% de la population qui peuvent faire travailler cet argent, selon des dispositions sociales ad hoc. Cet argent n’appartient plus aux 80% des gens qui génèrent cette somme par leur activité mais à ceux qui s’en sont accaparé. Autrement dit : la « valorisation » de l'activité de 80% de la population est diminuée de 10 à 80 (elle ne vaut plus que 1/8ème de sa réalité par cette « valorisation ») par 10 % de cette population. Et comme c'est cette « valorisation » qui gère l'ensemble de cette activité, des résultats et des relations qui en résultent, on comprend pourquoi il y a tant de pauvreté dans cette activité, ses résultats et nos relations.
L’organisation de la société est entièrement tournée autour de ce fait : la spéculation, l’espoir de gain et non pas la création réelle générée par l’activité réelle de l’être humain qui se voit spolié, par l’intérêt composé, l’intérêt à payer sur l’intérêt, par le nourrissement, non pas de lui-même, non pas de l’être humain, mais de cette spéculation.
Le fait que la richesse matérielle, réelle, produite (la matière transformée pour nourrir, loger, vêtir, distraire l’être humain, et le reste) soit transformée à son tour en monnaie qui ne nourit plus qu’elle-même, répond à une disposition d’esprit, tant du côté du riche que du côté du pauvre qui travaille à travailler cette richesse. L’espoir réside ici comme là dans un espoir de gain : les uns l’obtiennent, les autres le rêvent !
Finalement, le pauvre ne travaille plus pour le riche mais pour la monnaie que le riche ne sait quoi en faire sinon qu’à la nourrir ; et le riche ne s’accapare pas de la richesse produite par le pauvre, mais du temps que ce pauvre consacre à ne pas s’occuper de lui, à supprimer réellement (alors qu’il travaille à cela) sa pauvreté. L’espoir de gain, la valeur, est l’élément central de cet état d’esprit.
C’est cet état d’esprit qui régule la manière de faire, le procédé de la pensée, des actes et des omissions. L’argent, moyen d’échange, est ici et maintenant, exclusivement un moyen de valeur, un espoir de gain ; et cette exclusion exclut toute chose en dehors de lui, même celui qui l’a créé. C’est dans « l’esprit de l’esprit », l’intérêt composé, qui nécessitait il y a peu le calcul logarithmique, qu’il se trouve.
Il ne s’agit plus de « valeur » d’échange et de « valeur » d’usage, il s’agit de supprimer l’espoir de gain dans l’échange ou l’espoir de gain dans l’usage ; il s’agit de MOYEN d’usage et de MOYEN d’échange. La valeur, l’espoir de gain, s’est glissé dans l’échange et l’usage, qu’on y songe !
08:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique
mardi, 13 mai 2008
Pergélisol qui dégèle = méthane à forte dose
Un article du Fig d'aujourd'hui me laisse particulièrement songeur.
Le 26 janvier 2009 : deux autres liens
Le permafrost et 2050
Réchaufement de l'Arctique
et non moins plus optimiste : les arbres qui transforment ce "CO2" qui dégénèrent.
17:18 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, écologie, santé
lundi, 12 mai 2008
Journée de l’enfance sans en-fer
On parle de la Journée passée instituée pour commémorer l’Abolition de l’esclavage. Et, étrangement, on rencontre beaucoup d’hommes à la peau sombre qui se revendiquent comme étant des « fils d’esclaves ». Faut-il oublier, pour leur laisser ce plaisir du martyre, le fait que les chefs des tribus noires ont participé activement à la « livraison » de leurs congénères contre DU pouvoir sonnant et trébuchant devant lequel, initialement, ils se courbaient ? En fait, une bonne partie de l’esclavage n’aurait pas pu avoir lieu sans la participation active de ces caciques et l’approbation précédant le moment des vendus.
De plus, pour autant que l’on soit un « fils de l’esclavage », je ne vois pas en quoi il y a un avantage, sinon qu’indirect ; je veux dire : comme recherche d’un gain, une tentative de s’octroyer une « valeur », d’une manière ou d’une autre, une manière de chercher des bonbons, en somme, pour adoucir une souffrance passée qui se répercuterait dans le présent immédiat : aïe aïe aïe ! Il vaudrait énormément mieux ne s’en revendiquer PLUS LONGTEMPS ! Il vaudrait bien mieux ne plus se revendiquer comme « fils ou fille d’esclave » de sorte à passer effectivement à autre chose.
Même si une partie de la partie à la peau noire de notre humanité est pour l’heure maltraitée du fait de cette couleur dont nul ne peut se défaire, il n’y a que confusion d’y trouver une historicité à laquelle eux seuls s’évertuent d’y trouver un poids de référence. Tous les peuples ont souffert de la bêtise humaine, les « Blancs » comme les « Noirs » comme les « Jaunes », et le reste. Il ne faut pas se tromper ! L’exploitation de l’enfant, de la femme et de l’homme par l’homme trouvera perpétuellement un « prétexte » dans l’arc-en-ciel de sa pensée grisâtre et violente pour justifier son exploitation.En faire référence à son tour, en tant qu’opprimé, ne sert qu’à conforter son ennemi (c’est-à-dire à s’affaiblir SOI) faute de l’avoir correctement identifié.
Ensuite, il y a bien des sujets aussi personnels qui portent une tension affective aussi forte, sinon plus. Dans ce sens, moi, je revendiquerais l’institution de LA « Journée de la disparition de l’Enfant battu », dans l’espoir, pour rester dans le même esprit, que l’esclavage ou l’enfant battu cessât d’exister sur notre planète. À moins, évidemment, que l’on batte, soi, son enfant, je ne vois pas pire dans la transmission de l’aliénation : la perte de la liberté du vivre inscrit dans les cris, aussi bien, de l’Histoire, la nôtre !
18:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique

