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samedi, 07 juillet 2007

Ce n'est pas moi qui suis devenu dérisoire, c'est ce monde, faute de dérisoire.

Ce n'est pas moi qui suis devenu dérisoire : c'est ce monde, faute de dérisoire.

vendredi, 06 juillet 2007

La valeur « travail »

Le fétichisme c’est l’idée dans les choses.

C’est un rapport de choses à travers une idée qui y est incluse. La valeur est le fétiche particulier de la marchandise, la forme particulière du fétichisme de la marchandise.

Cette idée que contient la valeur et qui est ensuite incluse dans les choses est que la chose possède un pouvoir social, c’est-à-dire un pouvoir physique, relationnel et capable de satisfaire au moins deux personnes. La chose humaine contient toujours ce pouvoir : c’est sa fonction sociale.

La fétichisation de ce pouvoir social est la valeur, dissocié de la chose qui n’en devient plus que le simple contenant ; et par-là même, l’humain ne devient plus qu’un possesseur de valeur. Or le pouvoir social de la chose est la satisfaction (nourriture, service, etc.) c’est-à-dire, non seulement en tant que chose mais aussi en tant que moyens de relation sociale, qui sont une réalité humaine. Tandis que la valeur, elle, s’accapare cette relation en ne laissant plus aux choses qu’une idée des relations humaines.

D’idée, de qualité, la valeur, fétiche particulier, s’est à son tour changée en quantité. Une personne a alors désiré davantage de valeur, plus de relation sociale sous forme pré-matérialisée, dans un rapport social préétabli, rapport dénonçant une relation de quantité entre les êtres humains. Chacun être humain se voit doté, dès la naissance, d’une quantité de valeur qui lui donnera une position sociale préétablie.

Cet établissement des relations entre les êtres revient à une obligation dès lors où elle n’est plus que la forme prééminente dans les relations. Car la satisfaction vécue alors par les deux personnes n’a pas d’équivalence qualitative : elle a perdu cette équivalence des qualités pour ne plus reposer que sur un rapport de quantité. Et cette quantité idéelle, fétichiste (on n’a jamais pu mesurer dans une chose de la valeur, elle n’est pas visible au microscope, son odeur n’est perceptible que dans la forme de la transformation de la chose ― gaz d’échappement, radioactivités, pollutions chimiques et le reste ― mais pas en tant que telle, etc.) ne peut se retrouver que dans la quantité de ce qui fait la relation humaine à travers la chose ; et on retrouve cette quantité affective dans la production devenue folle de choses dépourvues de qualité, de choses uniquement succeptibles de contenir une valeur, une immense quantité de choses devenues des fétiches.

Et comme le fétichisme a lui aussi une forme à laquelle il faut répondre, un caractère figé de relation humaine, une quantité non moins importante de variété de choses doit être aussi produite... avec le déchet que cela implique.

D’une relation humaine basée sur l’indispensable chose, objet de nécessité, nous en sommes rendus à une relation de choses entre elles puisqu’elles n’ont plus de relation qu’un rapport : autrement dit, la relation humaine qui se retrouvait satisfaite ne satisfait plus que le rapport des choses entre elles à travers la valeur, le fétiche qu’elles sont devenues. Et ce qui faisait le substrat de la relation humaine, cette sorte d’utilité dont la chose était dotée (et qui en est toujours plus ou moins dotée, mais plus souvent sous une forme affective à elle attribuée) n’est plus qu’une relation des choses entre elles. L’argent (la monnaie) est le fétiche des fétiches, la valeur des valeurs et la comparaison de tout et de rien.

mercredi, 04 juillet 2007

Paradoxe du cinéma, paradoxe des images, de l’imaginaire !

Pour autant, toutes les femmes et filles que j’ai rencontrées, aucune n’a jamais correspondu, même de loin, à une seule de celles que le cinéma montre. Jamais.

Pour autant ce serait assez précisément ce que me montre des femmes et des filles le cinéma qui correspondrait assez à ce que je désirerais vivre.

Aussi, devant ce phénomène contradictoire, flagrant et indubitable, je dois prendre une fâcheuse décision : qui a raison de la réalité et du cinéma ?

La réalité, bien sûr.

Le corollaire à cette réponse sera donc : le cinéma est :
- soit un baise -couillon (moi),
- soit une fumisterie,
- soit une flagornerie, une billevesée, une étourderie, un mesonge,
- soit un anesthésiant des désirs réalisables,
- soit un évocateur trompeur et fallacieux,
- soit que la montre de femmes ne correspondant pas à ce qu’on attendrait d’elles,
- soit que les femmes y sont ce qu’on attend d’elles mais ne pas être ce qu’elles sont ou seraient,
- soit le cinéma se fait un cinéma sur les femmes,
- soit les femmes se font un cinéma sur le cinéma,
- soit...
bref ça ne concorde en rien, sinon que par bribes minuscules, éparses et disparates. Les gens sont bien plus plats, inimaginatifs et terriblement beaucoup plus niais que ne le montre le plus niais des imbéciles (homme ou femme) qui figurent sur la pellicule superficialisée d'un écran.

Ce n’est pas que les gens ne soient pas intelligents, aussi tant qu’au cinoche, non, c’est que le cinoche n’a rien à voir avec ce que vivent les gens : c’est « précisément » cela qui m’intéresse, enfin.. si cela vous intéresse !

Ce que je pense, c’est que les gens qui regardent de cette ferveur rétribuante tous ces films est qu’ils attendent qu’on leur montre de ce qu’ils seraient capables de faire et ce qu’ils entendaient être. Pauvres cons dépourvus de vie propre qu’ils doivent trouver ailleurs qu’en eux, que chez eux pour y trouver un attrait. Car il faut vivre une vie sans attrait, vraiment, pour aimer tant ce que me montre le cinéma, LEUR cinéma, celui qu’ils font de leur vie propre et que l’on reproduit pour qu’ils s’y réflettent dans toute la grâce adipeuse de leur immobile vie.

Le malheur des gens est de bien plus profond que tout ce que peuvent ces images montrer. Le malheur des gens est profond. Le malheur des gens, au regard des images qu’ils nous montrent de leur assentiment rétributif, c’est leur solitude (faute de commun), l’amour qu’ils aimeraient donner et dont ils ne savent pas vivre l’expression. Le malheur des gens c’est la mort qui règne dans leur cœur, dans leur âme duquel ils ne savent se défaire qu’en visionnant des fadaises : le rêve de l’absence d’immobilité.

On est toujours jaloux de ce que l’on voudrait vivre, toujours, mais ce « ce que l’on voudrait vivre » n’aura JAMAIS de réalité, car on ne peut que le vivre par soi-même et, dès lors, nous n’aurions plus aucune raison d’en être jaloux.