dimanche, 12 février 2006
Blessure révocable
Depuis le jour où sa mère (ou son père), dans une crise de colère, lui a dit « Je vais te tuer ! » cet enfant est poursuivi par le cauchemar qui consiste à éviter à tout prix cette malédiction. Car sans qu’il ne connaisse ni les moyens ni le moment de son exécution, il est persuadé de son inéluctable détermination. Arrivé à l’âge adulte, il n’y pense plus, mais se comporte encore comme étant cet enfant pour une bonne part, qui a survécu jusque là.
On en arrive alors à ne concevoir de la vie qu’un aspect utilitaire : l’important est de survivre, c’est à dire que l’on doit en premier lieu subvenir à des besoins matériels, puisque protecteurs. On ne peut admettre que l’amour, qui vous a tant fait défaut dans cette malédiction, est justement ce qui vous manque le plus, et qui, par nature, résoudrait le problème de cette misère.
C’est que le sens même de ce mot « amour » contient cette malédiction : c'est un des aspects du sacré que de ne plus être accessible.
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samedi, 11 février 2006
Vomi froid
Les quatre religions monodéïstes, qu’elles circoncisent du prépuce ou du cœur, sont à la fois la pérénisation des mutilations qu’elles infligent et à la fois professent la justification de ces mutilations qu’elles veulent faire passer pour des évidences. Nous avons réussi à fermer leur gueule à trois d’entre elles (quoique le protestantisme, outre-atlantique, soit encore assez virulent, on en est moins dupe car il conserve des apparences) va-t-il falloir encore attendre longtemps pour que se close celle de la quatrième ? Si elle parle présentement entre ses dents parce qu’elle y enserre un couteau, faudra-il attendre jusqu’à l’an 1789 de l’hégire (dans 405 ans) pour qu’elle la tienne fermée par la crainte de devoir ravaler les malséances qui en sortent ?
11:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique
vendredi, 10 février 2006
Retard à l'allumage (bis)
Les mahométans scrupuleux ont réagi avec 4 mois de retard ; Bush, lui, qui est vachement intelligent (il a pigé rapidement les avantages du truc), mais est un peu plus lent, réagit 5 ans plus tard : chacun ses possibilités.
Et les journalistes de s'exciter sur la chose, mais juste sur la forme, pas sur la bêtise du fond : ils n'atteindront jamais la leur, semble-t-il.
13:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Politique
Banane
Que notre République donnât à la justice les moyens suffisants pour rendre son action efficace et effective et il est certain que le travail qui la dépasse aujourd’hui, c’est à dire la corruption de nos hommes politiques, leur collusion avec ceux du Capital et en règle générale le problème de l’argent « sale » et ses possibilités d’exister(**), serait grandement facilité. Cette décision est justement entre les mains de ceux qui la doivent prendre.
C’est amusant, n’est-ce pas ?
N'en rien faire est une excellente manière de bien se sentir au dessus des lois, de le rester et, ainsi, de laisser le reste du monde dans la mouïse.
-- Mais enfin... ! Puisqu'on vous dit que les gens sont incapables de se gouverner eux-mêmes, voyons...
(** OGM, nucléaire civil et militaire, primes de la PAC, autoroutes présents et à venir, paradis fiscaux de Luxembourg, Kerguelen, île de Man, vaccins, paramètres médicaux, maladies iatrogènes, etc.)
09:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Blog
jeudi, 09 février 2006
Lunettes noires
Cette liberte chérie, ce n'est pas qu'ils l'interdisent, dans la construction de tout et de rien, qu'il y a effectivement un complot contre elle, non, c'est qu'ils n'y pensent pas, qu'ils ne l'ont pas dans la tête, dans leur sang.
De même, ceux qui ne s'apperçoivent pas de son ammenuisement, qui ne voient rien, qui ne sentent rien. Il ne peut y avoir que là où la liberté n'est pas en soi qu'on peut agir pour la faire disparaître sans s'en appercevoir.
C'est pourtant la diversité qui donne la liberté, la richesse de la vie ; et on voit l'état de cette dernière à l'uniformité du moment, en tout : dans les désirs comme dans les satisfactions.
L'autonomie de la liberté actuelle n'autorise que l'agissement dans l'excitation pour admettre de vivre... en irresponsable, car dans cette excitation on s'autorise à vivre ce qu'on s'interdit autrement : c'est précisément là que c'est pauvre.
09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Blog
mercredi, 08 février 2006
Etreinte d'âme
Dans la pub on ne montre que des corps dont on nous laisse suggérer l'âme.
Quelle est cette âme dont on nous montre le corps ?
La satisfaction sexuelle possible, bien sûr.
Le fait que le bien-être féminin soit devenu un argument publicitaire prééminent, quand bien même le produit vanté n'aguicherait que l'humain mâle, dénonce que ce "bien-être" n'existe pas, et qu'il faudrait pourtant l'acquérir partiellement à prix d'argent, et uniquement de cette manière.
C'est prendre les gens pour des sots ou des étourdis ; à moins que les gens ne savent pas à quoi ressemble, non pas un argument, mais une réalité.
Il y a énormément d'étourdis en ce monde publicité qui sont à la recherche d'âme, vu le nombre de pubs qui en donnent l'image.
10:40 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Blog
mardi, 07 février 2006
Humm humm
Chez l'être humain, finalement, je peux dire que nous avons affaire, depuis qu'il existe sous sa forme sapiens, à des ères que l'on peut distinguer suivant le moyen dominant qu'il emploie comme levier de communication, d'échange.
Cela a commencé par le silex, ensuite est venue la poterie qui a mené à l'apparition de la fonte et à l'usage des métaux ; puis cela a continué par l'invention de l'écriture qui suit d'assez près la découverte de l'ivresse alcoolique, c'est à dire peu après l'invention du pain, pour en arriver à l'imprimerie et finir par parvenir à la maîtrise du silicium : l'image mentale étant, ne l'oublions pas, le centre, le pivot de cette communication.
Bon, cela ne résoud pas la problématique présente de la communication, qui est celle d'entre l'homme et la femme. Tout au moins, cela peut-il remettre le sujet à sa place : un objet de communication ; et même le contraire, remettre l'objet à sa meilleure place : face au sujet qui, lui, communique.
Mais est-ce suffisant lorsqu'il s'agit de deux sujets en vis-à-vis ?
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lundi, 06 février 2006
Bonne foi
C’est simple : si quelqu'un ne peut pas être représenté, n’a pas le droit d’être représenté, comment peut-on le reconnaître sur un dessin ? Je peux dessiner n’importe quoi et, de plus, inscrire dessous le mot « quelqu'un » et dire de ce fait que c’est une représentation d’icelui ; mais alors c’est quoi une représentation de quelqu'un ? Le fait de le reconnaître ? Absurde ! La prochaine fois je dessinerai un mauvais esprit, ça sera plus simple, plus direct et sans ambigüité.
Cela dit, s'il s'agit de détourner l'attention des misérables de leur vie de misère, rien ne vaut la bonne vieille foi, cela ne fait aucun doute.
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