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dimanche, 29 novembre 2009

2 pi racine de l sur g

Je ne renie pas que, dans le cadre de l'écriture, tout semble bien plus intense que ce qui est ; et le lecteur, la lectrice n'en attend pas moins de l'écrivain pour s'y retrouver. Cependant, si je puis leur faire ressentir mes voyages en car entre Nantes et Fromentine, les halètements de mes pensées si incertaines toujours et néanmoins toujours sensibles aux moindres des regards perceptibles qui m'enfonceront rapidement dans le néant de l'improbable ou de l'inachevé, car sans fin réductible, le temps qui passe et qui passe encore gomme de ses minutes, au moyen de ses secondes, le manque qui va selon ses heures et ses jours.

samedi, 28 novembre 2009

Grippe viagère

Chaque année, il y a entre 250 miles et 300 miles morts par la grippe ; chaque année. Et on vient nous brouter le mou avec 68 morts d’une variante de la grippe en trois mois. Mais qui cherche-t-on à baiser dans cette affaire et pourquoi ?

On meurt. On meurt un jour, tôt ou tard et de circonstances qui le plus souvent vous échappent, puisque désireriez-vous ne pas mourrir que vous mourrez de la mort tout de même.

Que cherche-t-on à nous insinuer :
- que la mort n’est pas un fait de la vie qu'ainsi l’on se doit de prolonger dans ces putains de souffrances ;
- que la femme n’enfante toujours pas dans la douleur du blanc médical de l’indifférence non consentie à tel point rendu "privée" qu’elle est toujours et encore seule face à cette engeance de la médicalisation de la vie ;
- que l’enfant ne grandit pas sous les coups de la morale des cons - nous ne sommes pas *complémentaires* mais individualistes - ;
- que la sexualité n’est pas brimée dès le plus jeune âge : "ça bouge !" ;
- que le produit de son travail au travailleur ne lui passe pas au travers des doigts de son salaire, un peu plus tard et qu'il n'en pleurt pas ;
- qu’il n’a de maîtrise sur rien de sa vie, sinon qu’en soudoyant un chien qu’il va promener pour faire sa crotte lorsque lui le veut ;
- et qu’arrivé à la vieillesse, il perd tous les avantages qu’il a acquis au cours de force lutte ?

CELA ce n’est-il pas cette souffrance vivante que l’on veut dissimuler derrière des images d’un malheur plus terrifiant, plus terrible quoi qu’anodin et sans faille ?

Le drap est lavé : il faut le mettre à sécher au soleil de nos possibles et pour cela débarrasser le ciel des nuages de leur "travail de misère".

Qu’on me lâche la grappe avec ces morts de rien du tout : il meurt, PAR JOUR, environ 15 milles personnes en France : c’est quoi ces 68 ou neuf là ? A quelle panique correspond cette hantise de ces quelques morts neufs ? quelle est la nouveauté de cette forme de la mort ? H1N1 ?

Il en est mort dix fois plus par accidents de la route au cours du même mois (sans que l’on supprime la voiture), du même nombre par bavures (sans qu’on supprime les matraques et autres tasers ou plus simplement les Forces de l’Ordre) et cent fois plus de tentatives de suicide chez nos adolescents (pour ne pas avoir trouvé de solution à leur détresse affective) ; sans compter les accidents du travail (sans qu’on songe à le supprimer, ce travail).

lundi, 23 novembre 2009

La grippe H1C1

Le virus H1N1 a muté chez les chiens !

Le décès de la Finlandaise de le semaine dernière, semble avoir été causé par une mutation du virus H1N1 que l'on a retrouvé chez quatre de ses chiens. Ces chiens n'en sont pas morts, car ils semblent être immunisés contre cette variation du dangereux virus de la grippe qui a fait jusqu'à ce jour, un peu plus d'une centaine de morts sur les quelques dix milles quotidiennes en Europe.

On apprend de l'Institut Pasteur de Helsinki, la découverte d'une mutation du virus si redouté H1N1 chez le chien : son propriétaire ayant contracté la grippe de ce type semble en en avoir été un révélateur qui lui a été fatal. Cette nouvelle mutation a reçu le nom de H1C1 (C comme canin).

De source sûre, les conséquences économiques de cette mutation semble colossale pour la marche de l'économie de notre civilisation occidentale où l'animal de compagnie, et particulièrement le chien, tient une place importante auprès des personnes esseulées qui y trouvent le réconfort des relations sociales perdues, que des personnes qui ne trouvent plus d'autorité sur leur vie que d'en avoir une sur un animal de compagnie. La question qui se pose est de savoir, si, face à cette épidémie de H1C1, il ne va pas falloir abattre toute cette variété de nos chers amis les bêtes que l'on amène deux fois par jour déposer sur la voie publique le dû de leur rejet obligatoire.

Va-t-il falloir abattre tous nous "amis" ? Cela serait catastrophique et génèrerait des pertes d'emplois à n'en plus finir. C'est que l'industrie de la nourriture pour animaux qui produit une nourriture industrielle d'une qualité parfois supérieure à celle produite pour les humains, s'en ressentirait gravement, tout autant que les os en peau traitée, l'industrie des colliers de promenades, etc.

On apprend en haut-lieu que les gouvernements, mis au courant de cette explosion de grippe H1C1 qui laissent en vie nos amis les animaux tandis qu'elle s'acharne avec les douleurs que l'on sait sur leurs maîtres, qu'on hésite à prendre une décision immédiate. Doit-on euthanasier ces animaux innocents ou laisser leurs propriétaires prendre la responsabilité de se voir ou non contaminés par ce virus H1C1 ? Et de voir s'il ne vaut pas mieux suivre le cours de la nature et trier ainsi les plus faibles en les affaiblissant qui laisseront la place aux plus forts, face à notre économie déjà si mise à mal qu'il a fallu produire la hantise du virus original H1N1 ?

C'est que notre économie ne pourrait résister à une telle perte : l'industrie qui tourne autour du bien-être de nos chéris, est essentielle à sa survie et la question qui se pose est celle-ci : ne vaut-il pas mieux que les animaux soient bien nourris, bien mieux que ceux qui n'en possèdent pas en d'autres lieux, et que les maîtres puissent aller toujours au supermarché se procurer de cette nourriture qui leur est indispensable ? Le dilemme est prégnant relativement aux exigences de l'économie et du travail qui lui est indispensable pour son expansion.

On attend de voir l'évolution de la propagation du virus H1C1 pour prendre les décisions plus précises qui conviennent. Dès lors l'industrie pharmaceutique a proposé ses services aux gouvernements des pays de l'Europe et s'apprête à mettre sur le marché un vaccin contre le H1C1 dont on protègera d'abord, devant la grandeur d'âme de leur propriétaire et puisque qu'il en sont le vecteur porteur, nos animaux chéris. Les services spécialisés des gouvernements, réunis à Bruxelles, sont en train de mettre au point une stratégie de communication de sorte que la population puisse, au regard des couacs de celle faite autour de la grippe H1N1, une information à l'aide des psychologues les plus réputés et des services médicaux mis en alerte maximale. La campagne va être rude.

Peut-on envisager un avenir plus sombre où seuls les chiens restent après nous et se mettent à dominer par leur nombre la planète ? Ne seraient-ils pas perdus sans nous ?