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dimanche, 05 avril 2009

Le silence est un cri autre

D'une souche étincelle, cellule,
Le corps qui s'embrase en baisers
Déchire le ténèbre des chairs
De ses plaisantes bouillances

À consommer et à jeter,
ailleurs, on consume à tarir.
Nos ailes déchicaturent de nos strictes
La croisée des fantaisies désincarnées.

Que serait notre candeur
au temps du conditionnel ?
Même au présent, une page imperméable
à l'aune de l'encre du temps !

Repassons en nous nos songes
Où tout ce qui est se résorbe
Tel un coup simple d'éponge
que l'amour dans son tout absorbe.

Six prix ne valent mou y hure, parfois !

De mon rêve agile, vient s'absoudre un sourire
Où mes lèvres se baignent au vase sensible
Qui offre son gazouillis à mon désir discible
Qu'une montée de sang fait promptement rougir.

Au bleu de méthylène de tes beaux yeux d'amant,
Amoureuse je me noie à demi-dévêtue
Ma cyprine d'attente vers toi pré-tendue
Se prolonge du plongeon que de toi j'attends.

En robe d'appariée, auréolée d’un "je t'aime",
Debout avec moi-toi, des plaisirs prête à l'aile,
Je savoure l'orgasme que l’astre de nous frémit.

Et puisque de la coupe aux lèvres vogue un blasphème,
Que les anges déchus viennent y mouiller leurs ailes
Afin de nous enivrer de ce péché toujours insoumis.