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jeudi, 28 février 2008

La hauteur de la petitesse

On voit la largeur de l’esprit, et la hauteur de ses préoccupations, aux personnes auxquelles il se penche, que notre Nicozy Sarko-là centralise, pour les rendre nôtres, ses principales revendications : une loi spéciale qui outrepasse les Règles de notre Constitution pour à peine et au mieux, une trentaine de personnes (et à qui, plus tard ? On connaît les « dérives » de ce genre de loi : aujourd’hui le moindre quidam est identifié policièrement par son ADN) affectivement malades jusqu’à ne plus pouvoir se maîtriser (le viol-meurtre certes est grandement inférieur à l’insulte), et un déplacement personnel à la frontière d’un pays lointain pour UNE personne « otage » d’un autre système policier. C’est proprement minable : 41 individus tiennent le haut du pavé alors qu’on lit ici et là que nous sommes (nous, les Français) 7 millions d’indigents, 2,5 millions de SMIGards, que les prisons sont occupées à 120%, et le reste. En fait, cela revient à ces étranges proportions : la richesse cumulée de 1% des personnes les plus riches de la planète correspond à celle cumulée des 55% des plus pauvres. Il affectionne les très petites parties de notre population, d’un amour profond, eux, les « martyres du bas peuple ».

lundi, 25 février 2008

La gueule de bois dans l'eau bénite

Les pieds dans le tapis, il plonge la tête dans le bénitier pour passer sa gueule de bois. Président à l'eau bénite qui nous montre là ses amours à l'eau bénite en bénissant des diacres déjà bénis à l'eau bénite. Qu'attendre d'un tel président : de l'eau bénite ? Un bénitier à l'entrée du palais présidentiel ? Un châle sur la tête des femmes pour couvrir la sensualité de leur chevelure ? La circoncision dans la Constitution ? Une police spéciale pour faire accepter ces conneries par la persuasion de la prison psychologique ou physique ?

Sur le simple fait républicain : en quoi est-on obligé de serré la pince d'un type qui ne vous plait pas ? Et doit-on pour cela se faire insulter par le prétentieux parce qu'on vous dit pourquoi, même si c'est fantaisiste… et d'autant plus que c'est fantaisiste ? Est-ce là un acte sensé pour un être sensé que de répondre par l'insulte à une fantaisie ? Seul l'insensé peut répondre par une telle réaction à un acte fantaisiste, un acte aussi insignifiant pour une personne de la politique ; ou montrer son incapacité à dissimuler son ridicule.

Au hasard de l'Internet, j'ai trouvé un drôle de film qui relate le genre de relations entre l'eau bénite et le pouvoir : entre sabres et goupillons, sur ZaleaTV. C'est un peu dense, mais intéressant.