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vendredi, 03 février 2006

Blessures inutiles

La circoncision, comme l'excision et l'infibulation, est une blessure inutile (les journalistes, les politiques et les prêtres de toutes les religions se cachent bien de la faire voir) affligée à l'enfant alors qu'il ne peut s'en défendre. Que faut-il respecter, une critique, même caricaturale, ou ces effusions de sang enfantin mutilantes à vie, et qui seront ensuite reproduites, et justifiées, par ces mêmes enfants une fois devenus adultes ?
Quelle en est l'exigence de respect de la personne ?
Où est le respect de la personne dans le port du tchador, du voile, dans la flagellation de l'adolescent lorsqu'il est surpris en train de discuter avec une fille ?
Où est le respect de la personne lorsqu'on lui tranche les mains parce qu'on l'a surprise à voler ?
Où est le respect de la personne lorsque la fille, ou la femme, est violée pour cause d'honneur masculin ?
Où est le respect de la personne lorsque la femme est considérée comme "impure" lorsqu'elle a ses règles ?
Et patati, et patata.

Prêtrise

Je concidère les informations sportives comme l'hostie de la fin de messe cathodique, "les infos", où les journalistes sont les prêtres de cette société : c'est à dire qu'ils l'expliquent, la corroborent, l'assertissent, en travestissent la réalité, par le prêche ; outre qu'ils pèchent par pensée, par omission et par action et confessent dans le même temps de cette société les péchés et les leurs, dont ils donnent une mesure horaire lors de la réalisation de l'exécution de leur culte de l'excitation.

Leur choix ambigu relativement à cette idiote histoire de "blasphème", qui est un terme religieux (ce qui les existent au plus haut point) et non pas laïc, se comprend, donc, puisqu'ils craignent eux-mêmes qu'on formule à leur égard une critique qui puisse faire apparaître leur bêtise et la collusion, leur cooptation à cette société, dont on connait les méfaits. Ils s'en régalent et vous en gargarisent à la régalade. L'intérêt des prêtres a toujours été de perdurer coûte que coûte, c'est-à-dire de maintenir les conditions d'existence dans laquelle ils peuvent se manifester en "liberté". La confusion leur est le maître mot, le mensonge leur point d'appui, l'escamotage leur méthode, le travestissement leur manière de respirer.